+ Répondre à la discussion
Page 6 sur 6 PremièrePremière ... 4 5 6
Affichage des résultats 51 à 54 sur 54

Discussion: [Comics] Les comics hors univers DC et Marvel

  1. #51
    [MOD] Futaba fan forever Supreme Overlord Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Avatar de Giromu
    Date d'inscription
    January 2004
    Messages
    19 433
    Messages Remerciés / Appréciés
    Remerciements
    18 128
    Remercié(e) 29 443 fois dans 9 996 messages

    Par défaut

    Le cycle chevaliers de l’ancienne république (4 tomes lus sur 9 existants)

    Situé 4000 ans avant le film Star Wars 4 (« Un nouvel espoir », donc), ce cycle suit les mésaventures d’un padawan sur une planète reculée.
    Elève le moins prometteur de sa promotion, incapable d’arrêter un petit contrebandier comme son futur ami Gryff, il arrive en retard à une cérémonie jedi.
    Bien lui en prend, car il est le seul survivant d’un massacre de padawans orchestré par ses maîtres, des voyants jedi qui ont fait un pacte afin de l’éliminer, lui qui est annoncé dans leurs visions comme le sith qui ranimera le côté obscur dans la galaxie.

    C’est le début d’une fuite devant ses anciens maîtres et l’armée de l’ancienne république, qui le conduira à rallier une bande de marginaux hauts en couleurs et le fera participer à la guerre entre la république et les Mandaloriens, alors au sommet de leur puissance.

    J’ai seulement lu les 4 premiers albums de la série, car la bibli n’a malheureusement pas la suite. Je dis « malheureusement » car c’est pour l’instant le plus abouti et convaincant que j’ai lu.
    L’histoire est classique mais très bien racontée, avec un background riche et passionnant sur les riches familles de Coruscant mais surtout sur les Mandaloriens, croisement improbable mais réussi entre les space marines de Warhammer 40000 et la horde d’or de Genghis Khan.

    Tout ce qui concerne ces guerriers tenant aussi des spartiates de Leonidas est passionnant. On les voit enfin au faîte de leur gloire, pas à travers les yeux de leurs descendants comme Jango et Bobba Fett qui font franchement piètre figure à côté.

    On sent une menace diffuse sous cette guerre un peu artificielle entre républicains et nomades. Sûrement encore une machination sith.
    Le fait de ne pas savoir si notre héros est vraiment un messie sith est vraiment constructif car on se met à sa place tout en comprenant ses anciens maîtres, dont on ne sait jamais tout à fait s’ils ont été corrompus par le côté obscur à leur insu ou si ce sont juste des vigilants radicaux.

    En tout cas, je lirais bien la suite avec plaisir, car j’ai vraiment apprécié cet aperçu.

    Scénario : 15/20 C’est une histoire classique mais très convaincante, avec des persos archétypaux mais assez attachants.
    Dialogues : 15/20 Plutôt percutants et pas trop cliché.
    Dessins, encrage, couleur : 15/20 jan Duursema livre une belle prestation et est pour beaucoup dans l’intérêt de ces opus.
    Note finale : 16/20 Le cycle Star wars le plus convaincant que j’ai lu jusqu’ici.



    Le cycle Legacy (1 tome lu sur 10 tomes existants pour la saison 1 et un tome existant pour la saison 2)

    Nous sommes 130 ans après l’épisode 6 (« Le retour du Jedi ».
    Des nostalgiques de l’empire ont réhabilité le défunt régime qui couvrait un tiers de la galaxie.
    Celui-ci possède ses propres chevaliers jedi, les chevaliers impériaux et il a sollicité l’aide des siths (qui refusent de crever, quoi qu’on fasse et quelle que soit l’époque, apparemment) pour vaincre la république.
    Problème : ceux-ci se rebellent et leur chef, Dark Krayt, se proclame empereur, tandis que l’empereur légitime se replie dans un coin reculé avec ses fidèles. Désormais c’est empire contre empire, avec quelques rares jedi isolés, des contrebandiers et il doit bien rester quelques républicains, non ?

    Nous suivons un descendant de Luke Skywalker qui a survécu à l’explosion de son vaisseau lors d’un massacre perpétré par les siths et a été capturé par des pirates, devenant un mercenaire cynique.

    Les jedis alliés à son défunt père retrouvent sa trace et les siths vont le traquer car il convoie, forcé par les circonstances, la fille de l’empereur légitime.
    Derrière ce guerrier cynique et blasé se cache un grand guérisseur capable de faire revenir les mourants, ce qui menace de le mener du côté obscur à chaque fois.
    Ce personnage rebelle et blessé sera il le messie attendu dans la guerre contre les siths ? Vous posez vous vraiment la question ?

    La bibli n’a que le premier numéro et c’est bien dommage car c’est presque aussi convaincant que le cycle chevaliers de l’ancienne république.

    Les couleurs bien sombres sont particulièrement convaincantes. La sith traqueuse Dark Talon aussi. Ah oui, tiens, vu que c’est une Twi’lek, j’ai une question : le côté obscur, ça donne la peau rouge et des tatouages comme ceux de Dark Maul, c’est ça ?

    Scénario : 15/20 Une histoire rondement menée, avec de bons ingrédients. Ostrander est convaincant.
    Dialogues : 15/20 De bonne qualité.
    Dessins, encrage, couleur : 15/20 Encore du Jan Duursema en forme.
    Note finale : 15/20 Un très bon premier numéro qui donne envie de lire la suite.





    Le cycle nouvelle république (3 tomes lus sur 3 existants)

    Cette série finie est assez peu convaincante. Elle est située une quinzaine d’années après Star wars 6 (« Le retour du Jedi », donc). La nouvelle république, emmenée par la princesse Leïa a eu à affronter le grand amiral Thrawn (le cycle de Thrawn, que j’ai partiellement lu il y’a des années), le retour de l’empereur Palpatine via un de ses clones et les Yuuzhan vong venus d’une autre galaxie. Rien que ça !
    Me demande si l’univers de Star wars est pas un peu dystopique en fait ?

    Alors, nous avons affaire à 3 one shots de qualité moyenne qui s’attardent chacun sur un aspect de cette période de victoire totale (apparemment, ce sera la paix pour près de cent ans, vu que le titre Star wars legacy se passe à cette période)

    Le tome 1 nous emmène sur une planète reculée où un Luke Skywalker ayant pris un coup de vieux entraîne la génération suivante de chevaliers jedi, afin de garantir la paix dans la jeune république.
    La princesse Leïa, qui a pris la place de Mon Motma et a beaucoup de soucis, lui demande d’envoyer certains de ses élèves enquêter sur la disparition de toute communication avec les mineurs d’une planète reculée…

    Objectivement, ce volume est le plus faible des trois, notamment du point de vue graphique. Le scénario est peu intéressant et je dirais « sitôt lu, sitôt oublié ».


    Le tome 2 nous fait assister au mariage très politisé de Luke Skywalker et Mara Jade, l’ancienne « Main de l’empereur ».
    Une troupe d’anciens impériaux ne l’entend pas de cette oreille et tente de saborder le mariage.

    Le plus faible volume du point de vue du dessin mais un poil meilleur que le précédent du point de vue du scénario. Il ne se passe pas grand-chose et c’est bien le problème.

    Le tome 3 est dédié à la mémoire de Chewbacca, qui vient de décéder pendant la guerre contre les Yuuzhan Vong évoqués plus haut.
    C3PO et R2D2 retracent sa vie en interrogeant ses compagnons, anciens ennemis et amis, à la recherche d’anecdotes sur le défunt héros.
    Dans l’ensemble, c’est le meilleur volume des trois à l’aise. Il y’a différents dessinateurs, ce qui améliore l’aspect graphique de l’ensemble.

    Ce volume est un honnête hommage à un des personnages symboles de la série et de loin le plus convaincant du cycle le plus faible que j’ai lu jusqu’ici.

    Scénario : 13/20 Du classique, du classique et encore du classique.
    Dialogues : 14/20 Rien à noter.
    Dessins, encrage, couleur : 14/20 dans l’ensemble assez décevants. Le dernier opus relève la note à 14.
    Note finale : 13/20 Un cycle qui peut remercier son dernier numéro.


  2. Les 5 membres suivants remercient Giromu pour cet excellent message :

    Bal-Sagoth (15/03/2014), BaXter (15/03/2014), darkkoeurby (15/03/2014), jonathferri (15/03/2014), Kilik (16/03/2014)

  3. #52
    [MOD] Futaba fan forever Supreme Overlord Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Avatar de Giromu
    Date d'inscription
    January 2004
    Messages
    19 433
    Messages Remerciés / Appréciés
    Remerciements
    18 128
    Remercié(e) 29 443 fois dans 9 996 messages

    Par défaut

    Anthologie Creepy 2

    Encore un excellent volume, avec beaucoup de Steve Ditko dedans.
    Contrairement au premier, on trouve aussi deux histoires de Neal Adams et quelques dessinateurs un peu oubliés qui n’étaient pas présents dans le premier.

    Personnellement, je trouve que les planches de Ditko sont parmi les plus belles qu’il ait produites dans sa carrière et on y sent des réminiscences de ses Doctor Strange. En plus beau, oserai-je dire.

    Neal Adams est égal à lui-même, somptueux mais j’ai une préférence pour les travaux de Gray Morrow (premier dessinateur de Man-thing, ça explique beaucoup de mon intérêt) et Reed Crandall, qui a un style immédiatement reconnaissable.

    Les scénariis sont pour l’essentiel d’un Archie Goodwin assez inspiré sauf les histoires dessinées par Johnny Craig qui illustre ses propres idées, qui sont très bateau (jeu de mot foireux qui est aussi une allusion à deux de ses histoires présentes dans ce volume).

    Un volume d’intérêt égal au premier. J’espère tomber sur le Eerie 2 à l’occasion.

    Scénario : 16/20 De bonnes petites histoires bien troussées
    Dialogues : 16/20 Quand c’est du Archie Goodwin, très bons, mais quand c’est du Johnny Craig, assez bateau.
    Dessins, encrage, couleur : 16/20 Une belle brochette de dessinateurs qui justifie à elle seule la lecture du bouquin.
    Note finale : 16/20 Encore un très bon volume de Creepy !




    Monsieur Personne (The nobody)

    Un type couvert de bandelettes et portant des lunettes de soudeur se présentant sous le nom de John Gryffen (presque comme l’homme invisible d’H.G Wells, Griffin) et loue une chambrette de l’unique hotel d’une minuscule ville américaine.

    Il suscite l’interrogation puis la méfiance des locaux car il ne quitte presque pas l’hôtel et ne parle que le minimum possible.
    La jeune fille de l’unique restaurateur de la petite ville va peu à peu gagner sa confiance et son amitié. Mais les choses se précipitent quand l’associé de Gryffen veut le faire chanter pour récupérer la mystérieuse formule à laquelle il travaille d’arrache-pied et qui le rendrait invisible…

    Lemire livre un récit en 3 chapitres tout à fait dans le ton et la qualité habituelles de la ligne Vertigo. Il travaille autour de deux thèmes : celui, classique, du rejet d’un étranger par une petite communauté et celui, plus étonnant, de la perception qu’on a de l’autre et des à priori que l’apparence extérieure génère chez autrui.

    Tout le récit est construit de manière à nous faire attendre une histoire d’homme invisible : l’apparence du personnage, son nom d’emprunt, sa réclusion, ses formules de chimie…
    Pourtant, rien ne nous prouve qu’il s’agit d’un homme invisible, comme le souligne la conclusion : Gryffen n’utilise sa mystérieuse formule qu’une fois sur autrui et sans témoin. Il est seulement aperçu en tarin de trainer une charge invisible par un ivrogne, ce qui fausse le témoignage. Il fait des rêves dans lesquels il est invisible, mais là encore, aucune preuve tangible pour le lecteur.
    Il manque de révéler sa véritable apparence à son amie mais est arrêté en plein mouvement…

    La description de la petite communauté est très habile et évite les écueils des stéréotypes dans l’ensemble. Le graphisme très simple et un peu abstrait de Lemire charrie pourtant une grande force de description et une certaine intensité par moments.

    Un one shot (en VF) intriguant et réussi.

    Scénario : 16/20 Une histoire banale qui dissimule beaucoup d’idées originales
    Dialogues : 16/20 Très bons et réalistes. L’auteur joue justement sur ce réalisme et cette banalité.
    Dessins, encrage, couleur : 15/20 ça ne séduit pas de prime abord mais le dessin est parfaitement adapté au récit.
    Note finale : 16/20 Un très bon récit qui donne envie de lire du Lemire !


  4. Les 4 membres suivants remercient Giromu pour cet excellent message :

    Bal-Sagoth (21/03/2014), BaXter (21/03/2014), darkkoeurby (21/03/2014), Kilik (21/03/2014)

  5. #53
    [MOD] Futaba fan forever Supreme Overlord Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Avatar de Giromu
    Date d'inscription
    January 2004
    Messages
    19 433
    Messages Remerciés / Appréciés
    Remerciements
    18 128
    Remercié(e) 29 443 fois dans 9 996 messages

    Par défaut

    Rising stars(3 tomes lus sur 3 existants)

    J’avais revendu mes volumes Semic après leur faillite et n’avait jamais pu lire la fin. Ma bibli ayant le dernier tome et la conclusion de cette histoire que j’avais adorée à l’époque, je me suis relu l‘intégrale. Et c’est du lourd !

    En 1969, une boule de feu s’écrase à Peterson, dans l’Illinois. Quelques années après, 113 enfants manifestent des super pouvoirs, qui vont du vol à la super force en passant par la beauté enchanteresse.

    Le gouvernement charge le docteur Welles de les étudier et de les aider et ils vont être tout d’abord élevés ensemble, nouant de solides liens d’amitié.

    A leur sortie de fac, les « spéciaux » vont être intégrés dans la société américain, l’un devenant un flic haut en couleur, l’autre littéralement le porte étendard d’une grande entreprise…

    Un jour un spécial est assassiné. Poète découvre que sa mort a renforcé les pouvoirs des autres spéciaux et qu’à chaque nouvelle mort, leurs pouvoirs sont de plus en plus importants.

    Que va t’il se passer quand l’un d’eux décide de devenir président des Etats-Unis d’Amérique ?

    Rising stars est une maxi série ambitieuse et puissamment évocatrice de l’Histoire de l’Amérique, notamment depuis la mort de Kennedy. Straz met en scène des individus à superpouvoirs qui n’ont pour la plupart rien de super-héros, tentant juste de vivre leur vie au mieux en exploitant leurs pouvoirs, parfois pour des fins personnelles.

    L’histoire est racontée par Poète qui semble décrire un passé lointain. La clé de cette narration est livrée dans l’excellente conclusion de la série.

    Rising stars est selon moi une des plus grandes œuvres de Straz, peuplée de personnages attachants qui sortent des archétypes, dans l’ensemble.
    Il a particulièrement soigné sa fin, très « destinée manifeste ».

    Scénario : 17/20 Une histoire magistralement construite.
    Dialogues : 17/20 La narration par le spécial Poète est vraiment superbe et réussie.
    Dessins, encrage, couleur : 14/20 Je trouve qu’il y’a trop de dessinateurs successifs sur cette série et que tous ne se valent pas, malheureusement. De façon générale, je ne trouve pas le dessin très adapté au propos. J’aurais préféré un style un peu moins musclé et archétypal pour le coup.
    Note finale : 17/20 Une série maîtrisée, aux personnages forts et attachants. La fin est très belle.





    Wizzywig : portrait d’un hacker en série

    Portrait d’un hacker imaginaire, synthèse de la vie de divers hackers réels, mais pas de n’importe lequel : un des premiers, avant l’internet, à la fin des années 70 !
    De l’enfance à la sortie de prison, nous saurons tous de la vie de Kevin Phenicle, un enfant solitaire vivant dans une ville pourrie, entouré de débiles qui soutiennent les murs et le frappent pour s’amuser.

    Sa carrière de pirate commence en achetant une poinçonneuse et en falsifiant un billet de bus après un couteux voyage en ville, lui permettant de ne pas rentrer dans son patelin à pieds.

    Curieux de nature, passionné par l’idée de comprendre le fonctionnement des choses, Phenicle possède l’oreille absolue, une qualité très rare qui lui permet de distinguer parfaitement les sons et de les imiter en sifflant. Celui-ci va lui permettre de gruger les compagnies téléphoniques et de passer des appels à l’étranger gratuitement.

    Son seul ami est Winston Smith, qui n’a pas son génie mais est fasciné par l’audace et les idées de son hacker de pote. C’est avec lui qu’il tente un de ses premiers gros coups, en se faisant passer pour un ingénieur d’une compagnie télécom et en pénétrant le saint des saints de nuit, de façon à créer un réseau entre les ordinateurs de la ville et avoir la mainmise dessus.
    Sous le nom de Boingflop, acquiert en effet très vite un des premiers ordinateurs personnels et pirate pour s’amuser les comptes d’autres hackers, rendant certains téléphones publics gratuits et détournant le système à son profit mais aussi à celui de l’homme de la rue,.

    Phenicle est passionné par l’idée de contourner le système, d’en trouver les failles. Ses frasques vont vite attirer sur lui l’attention du FBI et il va devoir devenir un fugitif, vivant d’expédients et de petits boulots, tout en continuant à utiliser ses dons pour la gruge afin d’améliorer son ordinaire, trouvant par exemple le moyen de faire gagner des gens aux jeux radio afin de se partager les gains et de rester anonyme.

    L’auteur, Ed Piskor, excelle avec son dessin simple et parfois volontairement caricatural, à montrer la mesquinerie humaine, le sensationnalisme des médias, qui érigent Kevin Phenicle en ennemi public numéro 1.
    Il nous dresse un portrait sans concessions et assez déprimant de l’humanité avec ses portraits de hackers et de monsieur tout le monde moches et cradingues, donneurs de leçons et incapables de se remettre en cause. Ça fait beaucoup penser à ce qu’on peut lire dans les commentaires des sites d’info…

    Pour autant, il montre aussi les fidèles de Kevin, qui le défendent contre vents et marées, comme son indéfectible ami Winston Smith, dont l’émission radio dont le but est de défendre sa réputation connaît un succès croissant.

    Wizzywig portrait d’un hacker en série est une très bonne BD, qui parviendra à convaincre même les moins scientifiques d’entre nous, tant il est passionnant de se plonger dans ces débuts du hacking et tant le personnage de nerd touche à tout qu’est le protagoniste est attachant et humain.


    Scénario : 16/20 Un scénario dense et documenté, très intéressant.
    Dialogues : 17/20 Un travail très intéressant sur l’Amérique très moyenne. C’est extrêmement convaincant et réaliste, ces dialogues.
    Dessins, encrage, couleur : 14/20 Le dessin est simple mais efficace. Quelques très bonnes idées de mise en page et de narration.
    Note finale : 16/20 Un comic passionnant pour quiconque est doué d’un peu de curiosité.


  6. Les 4 membres suivants remercient Giromu pour cet excellent message :

    Bal-Sagoth (29/03/2014), darkkoeurby (29/03/2014), Kilik (29/03/2014), Valthognir (29/03/2014)

  7. #54
    [MOD] Futaba fan forever Supreme Overlord Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Avatar de Giromu
    Date d'inscription
    January 2004
    Messages
    19 433
    Messages Remerciés / Appréciés
    Remerciements
    18 128
    Remercié(e) 29 443 fois dans 9 996 messages

    Par défaut

    Rocketeer (intégrale)

    Dans les années 30, nous suivons un jeune pilote américain, Cliff Secord, qui récupère par hasard une fusée faite pour être portée par un homme. Celle-ci est d’origine nazie et à la fois recherchée par des espions teutons, le FBI mais aussi une tierce partie un peu plus étonnante.

    Aidé de son ami inventeur, notre intrépide héros entreprend de faire fructifier sa découverte en l’utilisant pour ses spectacles aériens. Mal lui en prend car il devient immédiatement l’homme à capturer.

    Il connaît également des déboires avec sa petite amie, sosie de la pin up Betty Page, qu’il soupçonne de le tromper avec le photographe qui lui a promis gloire et fortune et pour lequel elle réalise des photos de charme en petite tenue (notons que Stevens connut une partie de son succès grâce auxdites illustrations de la gironde demoiselle et devint même ami avec son inspiratrice)

    Dans la dernière partie de l’ouvrage, Cliff va faire la connaissance du Shadow et être amené à travailler pour une affaire de meurtres en série qui touche la petite troupe de cirque et de monstres à laquelle il a appartenu dans sa jeunesse.


    Cette intégrale de l’œuvre de Dave Stevens est vraiment réjouissante. Je ne connaissais du personnage que le film de Joe Dante, déjà très bon, mais j’ai été conquis par les magnifiques dessins de Stevens.

    Les pages sont d’un dynamisme époustouflant et regorgent d’énergie, c’est incroyable !
    Les couleurs, semble-il refaites, sont superbes et accentuent l’impression d’être devant un véritable dessin animé. J’insiste sur le mouvement qui ressort de ces planches car c’est ça qui frappe dans cet opus, comme le découpage somptueux et inspiré et les multiples et réussis hommages à l’ambiance de l’époque.

    Les séquences aériennes sont dignes des meilleures.
    En résumé, un de mes derniers coups de cœur en date.


    Scénario : 16/20 Un scénario classique mais très bien raconté, très inspiré.
    Dialogues : 16/20 Les dialogues sont très bons et bien dans le ton de l’époque.
    Dessins, encrage, couleur : 17/20 Des planches incroyables.
    Note finale : 16/20 Une très bonne intégrale qui a pour seul défaut de ne pas avoir eu de suite, l’auteur étant décédé prématurément.




    Eerie tome 2

    J’ai pu lire le tome 2 d’Eerie. Selon la préface, ce sont les derniers numéros scénarisés par Goodwin avant son départ pour DC.

    Pas grand chose de marquant à part cette histoire ultra réussie de sur un homme qui se réveille dans un monde apocalyptique peuplé de mutants et de cannibales, aux dessins incroyables, carrément sublimes. J’ai malheureusement oublié le nom du dessinateur et ai rendu le volume après ma lecture.

    Je relève aussi les histoires de Steve Ditko, tout bonnement à son meilleur dans ses réalisations pour Creepy et Eerie. Il est fait pour l’horreur, ce que je ne soupçonnais pas.

    Le reste du volume est toujours aussi bon dans l’ensemble, avec une qualité graphique impressionnante, une édition vraiment superbe et deux préfaces excellentes.
    Vivement la suite !

    Scénario : 16/20 Dans l’ensemble, des scénarios avec des chutes mémorables et étonnantes.
    Dialogues : 16/20 De très bons dialogues dans l’ensemble.
    Dessins, encrage, couleur : 16/20 La qualité graphique globale est impressionnante. C’était un grand magazine de comics, c’est net.
    Note finale : 16/20 Toujours aussi prenant et beau.



    Winter world

    Après un refroidissement climatique qui a tué la majeure partie des habitants des USA, les survivants se sont organisés vaille que vaille en micro communautés pour exploiter les rares réserves de nourriture ou les objets trouvés ça et là, employant majoritairement la violence pour ce faire. Nous sommes quelques générations après la catastrophe et plus personne ne sait trop lire ou exploiter les restes de l’ancienne civilisation disparue

    Certains sont devenus difformes ou ont perdu des capacités mentales, comme la troupe des ours, qui vit dans un Pizza hut et qui considèrent qu’il s’agissait du nom d’un grand homme.
    Nous suivons un marchand itinérant et débrouillard, accompagné d’un étrange animal (peut-être un blaireau ?) qui sillonne le pays dans son camion et troque des objets aux divers clans. Un jour sa route va croiser celle d’une jeune fille débrouillarde qui semble provenir d’une tribu qui a conservé certaines compétences scientifiques puisqu’elle affirme pouvoir voler dans une machine…

    Une étrange relation s’installe entre eux et notre marchand solitaire et cynique va à nouveau connaître des sentiments (d’amour paternel ? Autre chose ?) à son approche, se rendant vite compte qu’il tente, malgré ses dires, de la protéger.

    Cette intégrale d’une œuvre inachevée, décès prématuré du dessinateur oblige, comporte les deux volumes de Winter world et le volume Winter sea, qui raconte le retour de nos héros chez les parents de la jeune fille, ainsi que leur lutte contre des pillards cannibales attifés comme des vikings.

    Je suis un grand fan des travaux de Dixon et Zaffino sur le Punisher (« Assassins’ guild » et « Kingdom gone »). Le défunt dessinateur a une façon bien à lui de montre la rage qui anime les combattants et je trouve très marquant les visages aux dents crispés, emplis de haine, qu’il dessine. Presque des monstres !

    On retrouve le même traitement ici et il faut dire que le style très réaliste de Zaffino fait des merveilles en noir et blanc, bien plus qu’en couleur.
    Les étendues désertes de vie sont impressionnantes et les planches superbes.
    C’est un peu un dessinateur oublié de nos jours mais il mérite d’être redécouvert.

    Le scénario de Dixon est classique mais bien fichu, dans le genre « survie post apo ».

    Scénario : 15/20 Un bon scénario aux personnages intéressants.
    Dialogues : 15/20 Chuck Dixon livre une bonne copie d’un monde qui a perdu sa culture et son histoire, ce qui influe sur le langage de certains Hommes.
    Dessins, encrage, couleur : 16/20 Peut-être le travail de Zaffino le plus marquant que j’ai vu.
    Note finale : 16/20 Une très bonne intégrale.




    Lord Baltimore 3

    J’avais lu les deux premiers volumes il y’a bien un an et bien accroché aux aventures de ce chasseur de monstres anglais dans une Europe post Première guerre Mondiale, à la recherche du vampire qui a tué sa femme.

    Rappelons que la guerre s’est terminée par une invasion de monstres aux formes et aux tailles très variés, réveillés par les combats et que diverses maladies et horreurs se sont abattues sur le continent.
    Ce volume fait faire de très intéressantes rencontres au lord, comme ce village abritant un savant fou qui a crée ses propres horreurs en faisant des expériences humaines sur cobayes plus ou moins consentants selon l’époque ou cette troupe de théâtre qui officie en pleine peste noire devant les rares habitants sains d’une ville.

    On a également un meilleur aperçu des motivations et de l’origine de l’inquisiteur fanatique français qui traque Lord Baltimore, un fou religieux d’un beau calibre.

    Dans l’ensemble, cet album à l’ambiance poisseuse et étouffante est l’un des meilleurs de la série et une des meilleures exploitations du héros et de son univers.

    Scénario : 15/20 L’opus de la série le plus convaincant dans son ensemble.
    Dialogues : 15/20 Bien oppressants et tendus comme il faut.
    Dessins, encrage, couleur : 16/20 On sent l’influence du Hellboy de Mignola mais le style est tout de même très différent et réussi.
    Note finale : 15/20 Le meilleur album jusqu’ici.



    Le cycle Jedi (5 tomes lus sur 8 existants)

    Situé avant la guerre des clones, nous faisons la connaissance d’un jedi qui a perdu la mémoire. Du nom de Quinlan Vos, il est toujours à la frontière entre côté obscur et côté lumineux de la force, n’ayant plus les barrières morales de son enseignement de jedi.
    Cela le rend apte à mieux comprendre les forces et les motivations du comte Dooku et l’amener à devenir peu à peu un agent double très performant du conseil jedi, particulièrement dans le cycle qui fait suite à celui-ci, « clone wars ».

    Des cinq volumes que j’ai pu lire, je peux affirmer que c’est un de mes favoris, le personnage de Quinlan Vos étant très bien brossé par Ostrander et ses aventures étant toujours bien dessinés par Jan Duursema, même si son style semble ici moins affirmé et abouti que sur les séries « chevaliers de l’ancienne république » et « Legacy ».

    Cette série est pour l’instant très convaincante et permet notamment de découvrir l’étrange société Twi’lek. Et j’aime beaucoup le personnage de Wilye, le contrebandier devaronien au sens de la loyauté très personnel.

    Certains volumes n’ont pas Vos comme héros et, devinez quoi ?, ce sont les moins réussis du lot.

    Scénario : 15/20 Encore un scénario et un personnage réussis.
    Dialogues : 15/20 Ostrander livre de très bons dialogues qui exploitent bien les caractères des personnages.
    Dessins, encrage, couleur : 15/20 Duursema est moins convaincante que par la suite mais c’est convainquant.
    Note finale : 15/20 Un cycle dont j’espère lire la fin un jour.




    Le cycle Clone wars (10 tomes lus sur 10 tomes existants)

    Suite directe du cycle « jedi », nous y suivons la suite et la fin des aventures de Qunilan Vos. Grosse différence : il se bat désormais au côté des autres jedi du conseil dans une guerre ouverte contre Dooku et ses troupes séparatistes, notamment Obi wan Kenobi et Anakin Skywalker…
    Comme dans toutes les BD Star wars qui se rapprochent trop des évènements des films, ce cycle souffre d’un trop grand nombre d’histoires secrètes liées à la mort potentielle de personnages majeurs dont on sait qu’ils ne mourront pas car nous connaissons leur destin. A par noircir l’histoire de star wars, on y perd un peu en intérêt.

    Les chapitres dont les héros sont Obi wan et Anakin sont dans l’ensemble les moins réussis du lot, bien qu’il est intéressant de voir Palpatine corrompre ce dernier de manière un poil plus subtile que dans les films.

    J’ai également bien aimé les chapitres liés aux tractations au sénat et les manipulations des siths.

    Dans l’ensemble, il y’a à boire et à manger mais c’est un bon cycle, bien que moins homogène que « Jedi ».

    Scénario : 15/20 Des volumes excellents, d’autres assez moyens. L’un dans l’autre, voilà une bonne note moyenne.
    Dialogues : 15/20 Du Star wars bien fichu. Ostrander écrit bien ses persos.
    Dessins, encrage, couleur : 15/20 Les planches de Duursema sont très bonen mais elle est malheureusement pas toute seule.
    Note finale : 15/20 Un bon cycle.



    La coiffe de naissance

    Un texte poétique et assez mystique d’Alan Moore mis en images par son complice de From Hell.

    J’ai eu beaucoup de mal à rentrer dedans car si j’ai trouvé ça bien écrit, j’ai trouvé que ça manquait de structure et que ça partait un peu dans tous les sens.
    Il n’a pas de scénario à proprement parler, plutôt des réflexions sur la société, l’Histoire, les Hommes… C’est très dur à chroniquer.

    Ça reste une lecture intéressante mais que j’aurais bien du mal à conseiller.

    « Scénario » : 15/20 Un poème dense et assez prenant, très intriguant.
    Dialogues : Il n’y a pas ou si peu.
    Dessins, encrage, couleur : 15/20 Un beau noir et blanc même si le principe « une idée/une image » est parfois un peu tiré par les cheveux. A sa décharge, difficile d’adapter facilement un poème.
    Note finale : 15/20 Saluons le courage de l’éditeur français et son bon boulot.


  8. Les 4 membres suivants remercient Giromu pour cet excellent message :

    Bal-Sagoth (18/04/2014), BaXter (18/04/2014), darkkoeurby (18/04/2014), Kilik (18/04/2014)

+ Répondre à la discussion

Règles de messages

  • Vous ne pouvez pas créer de nouvelles discussions
  • Vous ne pouvez pas envoyer des réponses
  • Vous ne pouvez pas envoyer des pièces jointes
  • Vous ne pouvez pas modifier vos messages