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Discussion: Topic de l'actualité politique

  1. #881
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    Double post pour la bonne cause.

    La structure de Notre-Dame (tours compris) est sauvée dans sa globalité selon les pompiers.

  2. Les membres suivants ont remercié sisou pour cet excellent message :

    jonathferri (16/04/2019)

  3. #882
    Illegal Lolistep Vampireslayer Abdul Eternal Champion Abdul Eternal Champion Abdul Eternal Champion Abdul Eternal Champion Abdul Eternal Champion Abdul Eternal Champion Abdul Eternal Champion Abdul Eternal Champion Abdul Eternal Champion Abdul Eternal Champion Abdul Eternal Champion Avatar de Abdul
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    https://www.lemonde.fr/idees/article...2130_3232.html

    passionant

    Tribune. Alors que les fronts de la mobilisation pour le climat se sont multipliés au cours des derniers mois (marches, pétitions « L’Affaire du siècle » et le « Manifeste étudiant pour un réveil écologique », actions de désobéissance civile…), les grèves étudiantes et scolaires ont franchi un palier le 15 mars, avec la mise en mouvement de nouveaux participants. A Nancy, près d’un millier de jeunes se sont rassemblés. A Lille, ils étaient plus de 6 000 collégiens, lycéens et étudiants à se retrouver dans la rue, tandis qu’à Paris la manifestation a réuni 45 000 participants (selon le cabinet Occurrence, mandaté par une vingtaine de médias). Pour comprendre cette mobilisation, nous avons utilisé un questionnaire qui nous a permis de collecter 1 364 réponses, dont 598 à Paris, 458 à Lille et 308 à Nancy. Le premier résultat de l’enquête signale que les femmes sont très majoritaires dans ces mobilisations, à hauteur de 64 % des personnes interrogées.

    Nos études précédentes, menées sur les mobilisations d’octobre 2018 et de janvier 2019, dont les premiers résultats ont été publiés dans le journal en ligne Reporterre, indiquaient une surreprésentation des catégories supérieures. L’élargissement réussi de la mobilisation aux lycéens (51 % de notre échantillon) et aux étudiants (37 %) n’a pas modifié fondamentalement cette tendance. Les élèves des filières générales en situation de réussite scolaire, les étudiants des universités ou des grandes écoles sont surreprésentés. Parmi les lycéens, seuls 2 % appartiennent aux filières professionnelles et 4,5 % aux filières technologiques. Il est de ce point de vue remarquable que près de 70 étudiants, sur 500 interrogés, suivent des études de sciences politiques.



    Alors que l’origine géographique des manifestants s’est diversifiée par rapport aux précédentes mobilisations, avec une présence accrue des banlieues, les nouveaux arrivants dans les rassemblements sont plus souvent que les autres fils ou filles de « cadres et professions intellectuelles supérieures » (CPIS).

    Cette jeunesse ne s’est pas réveillée le 15 mars au matin. Si cette mobilisation s’inscrit dans la continuité de luttes écologiques vieilles de plus de quarante ans, elle est surtout le prolongement du mouvement pour le climat qui agite la France et l’Europe depuis septembre 2018. Cependant, la participation des manifestants aux précédents rassemblements diffère en fonction des villes. A Paris, 52 % des participants avaient déjà pris part à au moins une marche ou une grève pour le climat. Ils sont 46 % à Lille. C’est à Nancy, où la grève du 15 mars fut la moins massive (1 000 personnes), que le pourcentage de nouveaux participants est le plus élevé : 62 %.

    Nos premières enquêtes avaient mis en évidence la forte proportion des Parisiens intra-muros dans les mobilisations. On assiste aujourd’hui à un élargissement spatial du mouvement : la « grève pour le climat » agrège de nouveaux publics. Les nouveaux participants viennent désormais principalement de la banlieue parisienne (56 %). Cette évolution est également sensible à Lille, où 50 % de ceux qui ont déjà participé à une marche habitent la ville intra-muros, alors qu’ils ne sont plus qu’un tiers chez ceux qui se mobilisent pour la première fois.

    Cependant, cet élargissement géographique de la mobilisation que les organisateurs appelaient de leurs vœux ne témoigne pas d’une diversification sociale. Ce nouveau mode de participation ne parvient pas à mobiliser les classes populaires. Au contraire, il réunit les franges aisées de la jeunesse. La provenance des manifestants parisiens du 15 mars en témoigne : le cœur de la mobilisation reste constitué des arrondissements de l’Est parisien, mais les catégories nouvelles que la grève climatique entraîne dans la mobilisation viennent principalement de la banlieue ouest (Hauts-de-Seine et Yvelines). Si la banlieue nord s’est également mobilisée le 15 mars, sa participation est moins massive. Le recrutement en Seine-Saint-Denis, par exemple, s’effectue uniquement sur les communes limitrophes de Paris.

    De manière générale, l’importante homogénéité sociale du mouvement demeure et se trouve parfois renforcée par les nouveaux manifestants. Dans la grève de la région parisienne, environ la moitié des « déjà mobilisés » ont un père appartenant aux « cadres et professions intellectuelles supérieures » (CPIS) dans la nomenclature des classes sociales de l’Insee. Le chiffre monte à 57,5 % des personnes interrogées chez les nouveaux entrants. Nous retrouvons le même schéma dans le chef-lieu des Hauts-de-France, où 53 % des primo- manifestants ont un père CPIS, contre 47 % pour les autres. Ce résultat nous permet donc de relativiser l’idée selon laquelle la surreprésentation des classes supérieures serait l’exclusivité de la mobilisation parisienne.



    Dans les autres villes, le taux d’enfants d’employés et d’ouvriers est également très faible, à quelques différences près. Une partie minoritaire reste issue au moins partiellement de milieux populaires. Si l’on prend également en compte la profession de la mère, à Nancy, 36 % des jeunes mobilisés ont au moins un parent appartenant aux catégories « employés » ou « ouvriers » quand ils sont 30 % à Lille. A Paris, ce pourcentage chute à 21 %. Il existe donc des formes de participation populaires, particulièrement en dehors de la capitale. Conclure au désintérêt de ces catégories pour l’écologie serait une erreur, d’autant que cette mobilisation est un indicateur partiel de leur conscience écologique, qui peut trouver d’autres formes d’expression.

    Entre nouveaux et anciens participants, certaines évolutions politiques sont perceptibles : la grève du 15 mars a rassemblé des populations moins enclines à se déclarer « de gauche ». Chez les nouveaux participants, ils sont par exemple 50 % à se déclarer « à gauche » ou « très à gauche » à Paris, et 46 % à Lille, alors que parmi ceux qui ont déjà participé à la mobilisation, ils sont respectivement 72 % et 63 %. Constate-t-on une forme de réalignement au centre ? Ce serait à nuancer, car le positionnement politique de gauche reste tout de même largement majoritaire, et les disparités d’autopositionnement s’expliquent en partie par une différence entre lycéens et étudiants.

    Au-delà de leur positionnement politique, les participants interrogés affichent parfois un soutien à des actions radicales. Leur colère n’est pas tant dirigée vers les générations antérieures que vers la classe dirigeante, jugée incapable d’agir face à l’urgence climatique. Ainsi, 29 % des participants considèrent que le changement doit passer par « une action révolutionnaire ». Ils sont 47 % qui ont déjà pris part à des actions de désobéissance civile ou se déclarent prêts à le faire, tandis que 34 % ne se sentent pas prêts à y prendre part, mais déclarent soutenir ceux qui s’impliquent dans ce genre d’action. Cela témoigne d’une banalisation de ce mode d’action régulièrement utilisé par les militants écologistes – lequel ne fait pas partie du répertoire politique traditionnel. Cette relative radicalité rencontre toutefois des limites, puisque 77 % se refusent à soutenir des actions provoquant des dégâts matériels.



    Plus les participants se positionnent à gauche, plus ils soutiennent des actions radicales. Mais le positionnement politique ne détermine pas tout, l’avancement dans les études joue également. A titre d’exemple, les étudiants sont beaucoup plus enclins à admettre que les pratiques des individus ne sont pas les principaux responsables du réchauffement climatique. A 61 %, les lycéens questionnés sont d’accord avec l’idée selon laquelle le réchauffement climatique serait « avant tout la conséquence de mauvais choix individuels », quand 35 % des étudiants seulement soutiennent cette affirmation. Nous pouvons faire l’hypothèse que cet écart s’explique par des degrés de politisation différents. Les lycéens sont finalement moins enclins que leurs aînés étudiants à soutenir une critique systémique, du fait d’une expérience politique moins grande. Expérience à laquelle ce mouvement contribuera probablement.


    Le collectif Quantité critique, coordonné par Yann Le Lann, maître de conférences en sociologie à l’université de Lille, est constitué de chercheurs, doctorants et étudiants en sociologie et en science politique. Il s’est spécialisé dans l’étude des mouvements sociaux. L’enquête sur les mobilisations climat du 15 mars a été réalisée grâce à la collecte aléatoire, par 35 enquêteurs et enquêtrices disposées tout le long de chaque manifestation, à Paris, Lille et Nancy, de 2 834 adresses mail de participants aux mobilisations. Cette méthode a permis de rendre l’échantillon des adresses mail le plus représentatif possible des manifestants. Le refus de donner son adresse a été faible (moins de 25 %). Les questionnaires ont ensuite été administrés en ligne. Le taux de réponses exploitables, trois semaines après l’envoi, est de 48 %. Conformément à la loi Informatique et libertés, les collégiens et les moins de 15 ans n’ont pas rempli le questionnaire.

    Aparté : C'est très propable que dans ces jeunes, reproduction sociale oblige, font parti des décideurs de demain

    A titre d’exemple, les étudiants sont beaucoup plus enclins à admettre que les pratiques des individus ne sont pas les principaux responsables du réchauffement climatique. A 61 %, les lycéens questionnés sont d’accord avec l’idée selon laquelle le réchauffement climatique serait « avant tout la conséquence de mauvais choix individuels », quand 35 % des étudiants seulement soutiennent cette affirmation.
    Et les riches polluent plus que les autres . La question est ambiguë "Avant tout [...]". C'est un peu tricky comme question, car dans un sens, c'est évidemment la somme de choix individuels qui sont responsable de la pollution. La responsabilité du consommateur est éclatée entre tout les autres consommateurs. Affirmer que c'est "avant tout" c'est aller un peu vite en besogne, mais je trouve que y'a bcp de système de pensée qui gomment complètement la responsabilité individuelle et qui se cherche des bouc-emissaires
    Dernière modification par Abdul ; 18/04/2019 à 17h19.
    Necrobestial Sadobreaks

  4. Les 2 membres suivants remercient Abdul pour cet excellent message :

    darkkoeurby (Hier), sisou (18/04/2019)

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