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Discussion: [Humour] Pierre Desproges, ce grand!

  1. #1
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    Par défaut [Humour] Pierre Desproges, ce grand!





    En ces temps de censure humoristique, je me dis de plus en plus que le divinement drôle "On me dit que des juifs se sont glissés dans la salle"

    http://www.youtube.com/watch?v=NiFZv...eature=related

    serait infaisable.
    Non, mais admirez ce texte, chef d'oeuvre d'humour noir et de raffinement:

    On me dit que des juifs se sont glisses dans la salle ? On me dit que des juifs se sont glisses dans la salle ?
    Vous pouvez rester. N’empêche que.
    On ne m’ôtera pas de l’idée que, pendant la dernière guerre mondiale, de nombreux juifs ont eux une attitude carrément hostile à l’égard du régime nazi.
    Il est vrai que les allemands, de leur côté, cachaient mal une certaine antipathie à l’égard des juifs.
    Ce n’était pas une raison pour exacerber cette antipathie en arborant une étoile à sa veste pour bien montrer qu’on n’est pas n’importe qui, qu’on est le peuple élu, et pourquoi j’irais pointer au vélodrome d’hiver, et qu’est-ce que c’est que ce wagon sans banquette, et j’irai aux douches si je veux...
    Quelle suffisance !
    Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit.
    Je n’ai personnellement aucune animosité particulière contre ces gens-là.
    Bien au contraire. Je suis fier d’être citoyen de ce beau pays de France où les juifs courent toujours.
    Je sais faire la part des choses. Je me méfie des rumeurs malveillantes. Quand on me dit que si les juifs allaient en si grand nombre à Auschwitz, c’est parce que c’était gratuit, je pouffe.
    En réalité il y à deux sortes de juifs : le juif assimilé et le juif-juif.
    Le juif assimilé à perdu son âme en même temps que son identité. Il bouffe du cochon pas cacher en regardant Holocauste.
    Il est infoutu de reconnaître le mur de Berlin du mur des lamentations.
    J’en connais. J’en ai plein mes soirées. Ils sont la honte des synagogues.
    Ils n’auront même pas la consolation d’être reconnus par les nazis lors de la prochaine.
    Le juif-juif, c’est différent.
    Le juif-juif se sent plus juif que fourreur.
    Il renâcle à l’idée de se mélanger aux gens du peuple non élu. En dehors des heures d’ouverture de son magasin.
    Dès son plus jeune âge, il recherche la compagnie des autres juifs. Ce n’est pas facile.
    Depuis que le port de l’étoile est tombé en désuétude, il n’est pas évident de distinguer un enfant juif d’un enfant antisémite.
    Naguère encore, les juifs avaient les lobes des oreilles pendants, les doigts et le nez crochu, et la bitte à col roulée.
    Mais de nos jours ils se font raboter le pif et raccourcir le nom pour passer inaperçus . Voyez Jean-Marie Le Penovitch. Ne dirait-on pas un breton ?
    Tous les praticiens de la chirurgie esthétique sont juifs.
    Tous les médecins sont juifs.
    Tous les pharmaciens sont juifs.
    Tous les archevêques de Paris sont juifs.
    Tous le monde sont juifs.
    Pour les médecins, je suis sûr. Tous les médecins sont juifs.
    Enfin presque tous.
    Le docteur Petiot, c’est pas sûr... Le docteur Petiot, c’est ce médecin parisien qui a démontré en 1944 que les juifs étaient solubles dans l’acide sulfurique. Petiot n’est pas un médecin juif. Léon Schwartzenberg, si.
    D’ailleurs il n’y a aucun rapport entre Petiot et Schwartzenberg. Je veux dire que Schwartzenberg, lui, il fait pas exprès de tuer les gens. A propos, c’est pas vrai que les juifs sont vecteur de maladie : Schwartzenberg n’est pas cancérigène, comme disait Reiser, il suffit de ne pas trop s’approcher.
    Les juifs-juifs bien sûr ne se marient qu’entre eux.
    Je relisait récemment Juifs et Français* d’Harris et Sédouy.
    Les auteurs demandaient à une grande journaliste très belle et pleine de talent (que ma discrétion m’interdit de nommer ici) si elle aurait épousé Yvan Levaï dans le cas où ce dernier n’eut pas appartenu comme elle à la communauté israélite.
    Cette dame a répondu que non, qu’elle n’aurait probablement pas pu tomber amoureuse d’un non-juif.
    Je comprends aisément cette attitude qu’on pourrait un peu hâtivement taxer de racisme.
    Moi-même, qui suis limousin, j’ai complètement raté mon couple parce que j’ai épousé une non-Limousine.
    Une Vendéenne.
    Les Vendéens ne sont pas des gens comme nous.
    Il y a barrage des patois, fort lointains. Et puis, nos coutumes divergent, et divergent c’est énorme.
    Voilà une femme qui mange du poisson le vendredi en tailleur Chanel.
    Moi je mange de la viande le mardi en pantalon de coton.
    Il n’y a pas de compréhension possible.
    Nous avons notre sensibilité limousine.
    Nous avons bien sûr notre humour limousin qui n’appartient qu’a nous.
    Nous partageons entre nous une certaine angoisse de la porcelaine peu perméable aux chouans.
    Il faut avoir souffert à Limoges pour comprendre.
    (noir)
    *Grasset 1979
    http://tatias.free.fr/wdesproges/scene.htm


    Ce que j'aime chez Desproges, c'est que, à l'instar de Jean Yanne, il tape sur tout ce qui bouge!

    Autre sketch extraordinaire, "les rues de Paris ne sont plus sûres", infaisable de nos jours:

    http://www.youtube.com/watch?v=ejVrb...eature=related


    Les rues de Paris ne sont plus sûres.

    Dans certains quartiers chauds de la capitale, les arabes n'osent plus sortir tout seuls le soir.

    Tenez, mon nouvel épicier, M. Rachid Cherquaoui, s'est fait agresser la nuit dernière dans le XVIIIème.
    J'aime bien M. Rachid Cherquaoui. Il est arrivé dans le quartier il y a six mois.
    Il venait de racheter le fonds de commerce de M. et Mme Lefranc qui périclitait.
    Il faut dire que, pendant les heures d'ouverture de l'épicerie, Mme Lefranc se faisait pétrir par le boulanger.
    Tandis que M. Lefranc en profitait pour aller boucher la bouchère.
    Le reste du temps l'épicier se ratatinait sur des enfilades de ballons de muscadet, au Rendez-vous montmartrois de la rue Caulaincourt, en compagnie de M. Leroy, le boucher.
    Les deux hommes s'estimaient mutuellement.
    Outre qu'ils vaquaient aux mêmes trous, ils avaient en commun une certaine idée de la France faite à la fois de fierté municipale, de foie régional et de front national.
    Une haine tenace pour les grandes surfaces, les étrangers et l'eau minérale les rapprochait encore.
    Chaque soir, quand M. et Mme Lefranc réintégraient enfin leur commerce à l'heure de Collaro, ils se dépêchaient de fermer la boutique pour ne pas rater Bouvard.
    Tant et si bien que les clients, lassés de poireauter aux poireaux, avaient fini par reporter leurs instincts légumiers crépusculaires vers le supermarché.
    "Femme, dit un soir M. Lefranc, sur un ton solennel qui ne lui était pas coutumier, nous sommes pris à la gorge par les gros à la solde de l'étranger. Nous allons devoir vendre l'épicerie."
    Mme Lefranc opina du sous-chef car c'était une femme réservée.
    Hélas, l'épicerie, forcément, personne n'en voulait.

    A quelque temps de là, alors qu'il glougloutait ses petits blancs en maudissant le Maghreb, Vichy St-Yorre et les établissements Mammouth, M. Lefranc vit venir à lui un petit homme bien mis, quoique de style relativement basané.
    "Bonjour, monsieur, dit le petit homme. Vous êtes bien M. Lefranc?
    - Qu'est-ce qu'il veut, ce melon? lança M. Lefranc, prenant la salle à témoin de l'outrecuidance de l'intrus.
    - Je vous prie de m'excuser, mais je ne suis pas un melon. Je suis épicier, dit le petit homme. Je m'appelle Rachid Cherquaoui. J'ai vu que vous cédiez votre bail. Ça m'intéresse.
    - Merde alors, dit M. Lefranc en tapant sur la table. Ça me ferait vraiment chier de voir un fainéant de bicot dans mon magasin. Plutôt crever."

    Après s'être ainsi brillámment exprimé, M. Lefranc se dit qu'il ne tomberait jamais deux fois sur pareil gogo.
    Le lendemain, en toute discrétion, il signait la cession de son bail à M. Rachid Cherquaoui.
    Puis il prit le train à Montparnasse pour aller finir ses jours en Morbihan dans sa villa, Ker Mein Kampf en compagnie de Mme Lefranc qui se consolait de son ultime étreinte dans le pétrin en caressant déjà le projet de baratter le crémier de la rue du Varech de Quimperlot-les-deux-crêpes.
    On n'entendit plus jamais parler d'eux.

    Dans le quartier, nous sommes très contents du nouvel épicier.
    Pour des fainéants, c'est incroyable de voir à quel point les épiciers arabes se lèvent tôt et se couchent tard. C'est à se demander quand ils regardent les jeux de 20 heures.
    Pour nous, c'est vraiment pratique.
    Le dimanche soir, par exemple, M. Rachid ne ferme jamais l'épicerie tant que le quartier n'est pas rentré de week-end, Dimanche dernier, je suis allé chercher une salade et un pain de mie à 9 heures du soir passées. C'était encore ouvert.
    Il était en train de jouer aux dominos avec un autre Marocain qui lui ressemblait beaucoup.
    "C'est mon frère Mohamed. Mohamed, je te présente un client très gentil." (Je suis très gentil.)
    Je dis : "Bonjour monsieur Mohamed. Vous êtes aussi du quartier ?
    - Oui, monsieur. Je viens de racheter la boucherie de la rue Lamarck.
    - La boucherie de M. Leroy ?" Je m'étonnais que M. Leroy, qui avait la même fierté, le même foie et le même front que M. Lefranc, ait consenti lui aussi à céder son commerce à un individu de type non gaulois vachement prononcé.)
    "Au début, il a fait des difficultés, reconnut M. Mohamed. Il a dit qu'il ne traitait pas avec les melons.
    " Je lui ai dit : "Monsieur Leroy, on vous aura mal renseigné; je ne suis pas un melon, je suis blanchisseur."
    " Il a gueulé : "Quoi, ma boucherie ? Pour en faire un pressing ? Y sont pas bien, ces ratons !"
    " Et moi j'ai dit : "je ne suis pas un raton, monsieur Leroy, je vous dis que je suis blanchisseur. Raton laveur, à la rigueur si vous y tenez..." Alors bon, il m'a foutu dehors.
    " On a signé le lendemain."

    Je me rappelle que ce dimanche soir-là, avant de me laisser repartir avec mon pain et ma laitue, M. Rachid avait tenu à nous faire goûter un petit sancerre blanc de l'année, qu'il venait de recevoir. Encore un peu vert, mais très fruité.
    Lui-même ne s'en était servi qu'un tout petit fond de verre, par politesse, pour trinquer.
    Comme il dit : "Faut que je fasse attention.
    Je suis moitié musulman, moitié diabétique."
    Mais moi, je sais bien qu'il préfère les bordeaux rouges...

    Ce matin, pour la première fois depuis six mois, le rideau de fer de l'épicerie Cherquaoui est resté baissé.
    M. Mohamed, dans tous ses états, m'a appris que son frère venait d'être hospitalisé avec dix points de suture au visage.
    Il avait été attaqué au couteau, à la nuit tombée. Par des inconnus.
    Alors, M. Mohamed et moi sommes allés chez le fleuriste d'à côté faire l'acquisition d'une poignée d'anémones.
    Et je l'ai accompagné à l'hôpital.

    Les rues de Paris ne sont plus sûres...

    (c) PIERRE DESPROGES.
    http://michel.buze.perso.neuf.fr/lav...s_de_paris.htm





    Et "que choisir?", alors?


    Que choisir ? Oh, puis merde, j'ai pas tellement envie de me détruire, moi, finalement. Je vois pas pourquoi j'irais me foutre en l'air sous prétexte que j'ai rien à dire à une brassée de désoeuvrés qui viennent mater mes états d'âme, uniquement parce qu'il y a plus de place sur l'autoroute du Sud? Vous savez ce que vous êtes, tous, là? Vous êtes des voyeurs, voilà, je l'ai dit, ca y est! Et des voyeurs qui paient pour voir un exhibitionniste, eh bien, je vous le dis comme je le pense, c'est petit.
    Puis d'abord, le suicide, ça s'improvise pas comme ça... Qu'est-ce qu'y a pour se suicider Y a le gaz, la noyade, pffff! en ce moment, tu parles! Le pistolet, la corde... la corde...
    Hé! je dis exprès la corde, parce qu'il existe une superstition très tenace dans le métier de la scène, qui veut que personne, jamais, quoi qu'il arrive, personne ne prononce le mot de corde sur une scène, parce que ca porte malheur, à tous les coups. Ou c'est un projecteur qui tombe sur le public, ou alors le théâtre brûle, avec le pompier dedans, ah ben oui...
    Je m'en fous que ça porte malheur, j'adore le malheur, y a plus que ça qui m'excite.
    Alors, qu'est-ce que je disais? Oui, alors, le gaz, la noyade, pistolet, pfff! faut toujours choisir, c'est pas marrant... J'ai jamais su choisir.
    Et pourtant, il faut toujours faire un choix, comme disait Himmler en quittant Auschwitz pour aller visiter la Hollande, on peut pas être à la fois au four et au moulin! Mais ne vous moquez pas de Himmler, c'était pas un imbécile, Himmler. C'était un homme capable d'une grande concentration.
    Alors, le gaz, pfff! J'ai jamais su choisir. Tout dans la vie est affaire de choix, finalement, ça commence par la tétine ou le téton, ça se termine par le chêne ou le sapin, et puis d'ici à là, de sa naissance à sa mort, l'homme est en permanence confronté à des choix.
    Mais que choisir?
    Fromage ou dessert? La bourse ou la vie? La cigale ou la fourmi? Le sabre ou le goupillon? Jacob ou Combaluzier? Labourage de crâne ou pâturage de dents? La gauche ou Mitterand? Un baril de merde, ou deux barils d'une lessive ordinaire? Eh bien, je ne sais pas.
    Je suis dubitatif.
    Eh! C'est pas cochon, dubitatif. C'est en un seul mot, hein dubitatif. Ca veut pas dire éjaculateur précoce. Ca veut dire que je suis dans le doute, voilà. Je suis dans le doute. Tiens! le doute m'habite.
    Tout au cours de mon existence, qui n'aura été finalement qu'une féerie d'aventures extraordinaires et riches en rebondissements sur d'innombrables sommiers dont j'ai oublié le nom, tout au cours de cette existence, j'ai été maintes fois confronté à des choix très difficiles.
    Songez que j'avais trente-cinq ans en 1940... Si, si, c'est vrai, j'en ai soixante-dix neuf, là, aujourd'hui. C'est vrai! Quoique, je sais que je ne les fais pas.
    Si j'ai su, jusqu'à aujourd'hui, conserver ce teint de jeune fille, c'est que je prends soin de retarder le vieillissement de mes cellules, en menant une vie d'ascète, d'une part, et d'autre part, en consommant des bananes, car la banane vaut un steak, de cheval! Encore que, je préférerais un cheval entier à cause de la douceur du regard qu'on ne retrouve pas dans la banane.
    Bon alors, que choisir quand on a trente-cinq ans en 1940, disais-je lorsque je fus assez grossièrement interrompu par moi-même malgré mes remarques réitérées?
    Eh bien, pour être tout à fait franc, en 1940, j'ai longtemps hésité entre la Résistance et la collaboration.
    Il faut bien voir qu'en une période ennuyeuse comme le fut celle de l'Occupation - songez qu'en 1940 Patrick Sabatier n'était même pas né... Pour vous dire à quel point on pouvait s'emmerder! Qu'est-ce que vous avez tous contre ce jeune homme? Hein? Oui, moi aussi j'ai connu des topinambours qui avaient le regard plus vif! C'est vrai aussi que si on épluche un topinambour, en dessous, y a quelque chose! Bon enfin, on n'est pas là pour faire chier les rhizomes -, je disais que dans une période ennuyeuse comme le fut celle de l'Occupation, la seule distraction qui se présentait au Français, après la messe, c'était de faire ou de la Résistance, ou de la collaboration.
    Mais là encore, que choisir?
    Alors bien sûr, la collaboration, c'était le bon droit, la respectabilité, un prie-Dieu réservé à Saint-Honoré-D'Eylau, les amitiés de Pierre Laval assurées, les indulgences de Pie XII également, et puis des places de faveurs aux concerts de Tino Rossi et de Maurice Chevalier.
    Oui, mais la Résistance, c'était la vie au grand air, youkaïdi youkaïda!
    Oui, mais la collaboration, c'était la possibilité d'apprendre une jolie langue étrangère à peu de frais.
    Oui, mais dans la Résistance, on se cultivait pas l'âme, mais on rigolait bien. Boum, le train! Boum, la voie ferrée! Tagadagada, le petit viaduc, ouais j'l'ai eu, ouais j'l'ai eu!
    Oui, mais dans la collaboration, on faisait pas sauter des ponts, mais on pouvait sauter des connes!
    Oui, mais pour bien gagner sa vie, dans la collaboration, fallait dénoncer les juifs. C'est pas très joli, comme occupation, pour gagner sa vie, de dénoncer les juifs.
    Oui mais, dans la Résistance, on dénonçait pas les juifs, mais fallait vivre avec!
    Enfin, bref, à force de tergiverser, j'avais toujours pas pris de décision le 25 août 1944, quand j'ai vu soudain des centaines de chars déboucher dans la rue de Rivoli. Je me rappelle très bien ce matin-là : il faisait un temps magnifique, je me promenais sous les marronniers du jardin des Tuileries, quand soudain, c'est arrivé. Le fracas des chaînes des tanks faisait trembler la poussière. Une jeune inconnue s'est approchée de moi, elle était belle, blonde, au regard bleu.
    "Monsieur, s'est-elle écriée en me pressant le bras, avec des larmes de joie dans les yeux, monsieur, regardez, mais regardez, c'est l'armée française, la vraie, les Forces françaises libres, mais votre pays est libéré, monsieur!
    - Pourquoi dites-vous "votre pays"?
    - Oh! c'est que moi-même, monsieur, je ne suis pas française, je suis citoyenne helvétique, de Berne."
    Elle avait en effet un assez fort accent germanique.
    J'ai juste eu le temps de la tondre, les FFI arrivaient.
    http://tatias.free.fr/wdesproges/scene.htm#quechoisir


    La finesse, la culture, l'intelligence, la qualité d'écriture, Desproges c'est tout ça.
    Politiquement, c'était une sorte d'anar de droite, mais alors d'un anti lepenisme fanatique.

    Au tribunal des flagrants delires (sur France inter, tiens donc), son requisitoire contre Le Pen est une tuerie.
    http://www.youtube.com/watch?v=7BR4g...eature=related

    (attention, le lien precedent est un extrait)

    Réquisitoire contre Jean-Marie Le Pen
    par Pierre Desproges - 28 septembre 1982


    [ Les Réquisitoires du Tribunal des Flagrants Délires - Tome 1 - Seuil-France-Inter - 11-2003 ]
    Françaises, Français,
    Belges, Belges,
    Extrémistes, Extrémistes,
    Mon président français de souche,
    Mon émigré préféré,
    Mesdames et Messieurs les jurés,
    Mademoiselle Le Pen, mademoiselle Le Pen,
    Mademoiselle Le Pen, madame Le Pen,
    Public chéri, mon amour.
    Comme j'ai eu l'occasion de le démontrer, ici même, récemment, avec un brio qui m'étonne moi-même malgré la haute estime en laquelle je me tiens depuis que je sais qu'il coule en mes veines plus de 90 % de sang aryen et, moins de trois grammes de cholestérol, les débats auxquels vous assistez ici, quotidiennement, mesdames et messieurs, ne sont pas ceux d'un vrai tribunal. En réalité, je le répète, ceci est une émission de radio. Qui pis est, une émission de radio dite comique. Ou au moins qui tente de l'être.
    Alors le rire, parlons-en et parlons-en aujourd'hui, alors que notre invité est Jean-Marie Le Pen. Car la présence de Monsieur Le Pen en ces lieux voués le plus souvent à la gaudriole para-judiciaire pose problème. Les questions qui me hantent, avec un H comme dans Halimi sont celles-ci :
    Premièrement, peut-on rire de tout ?
    Deuxièmement, peut-on rire avec tout le monde ?
    A la première question, je répondrai oui sans hésiter, et je répondrai même oui, sans les avoir consultés, pour mes coreligionnaires en subversions radiophoniques, Luis Rego et Claude Villers.
    S'il est vrai que l'humour est la politesse du désespoir, s'il est vrai que le rire, sacrilège blasphématoire que les bigots de toutes les chapelles taxent de vulgarité et de mauvais goût, s'il est vrai que ce rire-là peut parfois désacraliser la bêtise, exorciser les chagrins véritables et fustiger les angoisses mortelles, alors, oui, on peut rire de tout, on doit rire de tout. De la guerre, de la misère et de la mort. Au reste, est-ce qu'elle se gêne, elle, la mort, pour se rire de nous ? Est-ce qu'elle ne pratique pas l'humour noir, elle, la mort ? Regardons s'agiter ces malheureux dans les usines, regardons gigoter ces hommes puissants boursouflés de leur importance, qui vivent à cent à l'heure. Ils se battent, ils courent, ils caracolent derrière leur vie, et tout d'un coup, ça s'arrête, sans plus de raison que ça n'avait commencé et, le militant de base, le pompeux PDG, la princesse d'opérette, l'enfant qui jouait à la marelle dans les caniveaux de Beyrouth, toi aussi à qui je pense et qui a cru en Dieu jusqu'au bout de ton cancer, tous, nous sommes fauchés, un jour, par le croche-pied de la mort imbécile et les droits de l'homme s'effacent devant les droits de l'asticot. Alors, qu'elle autre échappatoire que le rire, sinon le suicide ? Poil aux rides ?
    Donc, on peut rire de tout, y compris de valeurs sacrées, comme par exemple, le grand amour que vit actuellement le petit roi inamovible de la défense passive, ici présent. Elle s'appelle Marika, c'est la seule aryenne qu monde qui peut le supporter, ce qu'on comprendra aisément quand on saura qu'il s'agit de la poupée gonflable et peau de morue suédoise que sa tata Rodriguez lui a envoyé de Lisbonne en paquet fado.
    Deuxième question : peut-on rire avec tout le monde ?
    C'est dur… Personnellement, il m'arrive de renâcler à l'idée d'inciter mes zygomatiques à la tétanisation crispée. C'est quelquefois au-dessus de mes forces, dans certains environnements humains : la compagnie d'un stalinien pratiquant me met rarement en joie. Près d'un terroriste hystérique, je pouffe à peine et, la présence, à mes côtés, d'un militant d'extrême droite assombrit couramment la jovialité monacale de cette mine réjouie dont je déplore en passant, mesdames et messieurs les jurés, de vous imposer quotidiennement la présence inopportune au-dessus de la robe austère de la justice sous laquelle je ne vous raconte pas. Attention, ne vous méprenez pas sur mes propos, mesdames et messieurs les jurés : je n'ai rien contre les racistes, c'est le contraire, comme dirait mon ami le brigadier Georges Rabol qui, je le précise à l'intention des auditeurs qui n'auraient pas la chance d'avoir la couleur, est presque aussi nègre que pianiste. Dans Une journée particulière, le film d'Ettore Scola, Mastroianni, poursuivi jusque dans son sixième par les gros bras mussoliniens, s'écrie judicieusement à l'adresse du spadassin qui l'accuse d'anti-fascisme : "Vous vous méprenez, monsieur : ce n'est pas le locataire du sixième qui est anti-fasciste, c'est le fascisme qui est anti-locataire du sixième."
    "Les racistes sont des gens qui se trompent de colère", disait, avec mansuétude, le présidant Senghor, qui est moins pianiste, mais plus nègre que Georges Rabol. Pour illustrer ce propos, je ne résiste pas à l'envie de vous raconter une histoire vraie, monsieur Le Pen, cela nous changera des habituelles élucubrations névropathiques inhérentes à ces regrettables réquisitoires.
    Je sortais récemment d'un studio d'enregistrement, accompagné de la pulpeuse comédienne Valérie Mairesse avec qui j'aime bien travailler, non pas pour de basses raisons sexuelles, mais parce qu'elle a des nichons magnifiques.
    Nous grimpons dans un taximètre sans bien nous soucier du chauffeur, un monotone quadragénaire de type romorantin, couperosé de frais, et poursuivons une conversation du plus haut intérêt culturel, tandis que le taxi nous conduit vers le Châtelet. Mais, alors que rien ne le laissait prévoir et, sans que cela ait le moindre rapport avec nos propos, qu'il n'écoutait d'ailleurs pas, cet homme s'écrie soudain :
    "Eh bien moi, les Arabes, j' peux pas les saquer."
    Ignorant ce trait d'esprit sans appel, ma camarade et moi continuons notre débat. Pas longtemps. Trente secondes plus tard, ça repart :
    "Les Arabes, vous comprenez, c'est pas des gens comme nous. Moi qui vous parle, j'en ai eu comme voisins de palier pendant trois ans. Merci bien. Ah, les salauds ! Leur musique à la con, merde. Vous me croirez si vous voulez, c'est le père qu'a dépucelé la fille aînée ! ça, c'est les Arabes."
    Ce coup-ci, je craque un peu et dis :
    "Monsieur, je vous en prie, mon père est arabe.
    - Ah Bon ? Remarquez, votre père, je dis pas. Il y en a des instruits. On voit bien que vous êtes propre et tout. D'ailleurs, je vous ai vu à Bellemare."

    A l'arrière, bringuebalés entre l'ire et la joie, nous voulons encore ignorer. Las ! La pause est courte :
    "Oui, votre père je dis pas. Mais alors, les miens d'Arabes, pardon. Ils avaient des poulets vivants dans l'appartement et ils leur arrachaient les plumes rien que pour rigoler. Et la cadette, je suis sûr que c'est lui aussi qui l'a dépucelée. Ça s'entendait. Mais votre père, je dis pas. De toute façon, les Arabes, c'est comme les Juifs. Ça s'attrape que par la mère."
    Cette fois-ci, je craque vraiment :
    "Ma mère est arabe.
    - Ah bon ? La Concorde, à cette heure-là, y a pas moyen. Avance, toi, eh connard ! Mais c'est vert, merde. Retourne dans ton 77 ! Voyez-vous, monsieur, reprend-il, à mon endroit, à mon derrière, voulez-vous que je vous dise ? Il n'y a pas que la race. Il y a l'éducation. C'est pour ça que votre père et votre mère, je dis pas. D'ailleurs, je le dis parce que je Le Pense, vous n'avez pas une tête d'Arabe. Ça c'est l'éducation. Remarquez, vous mettez un Arabe à l'école, hop, y joue au couteau. Et il empêche les Français de bosser. Voilà, 67, rue de la Verrerie, nous y sommes. Ça nous fait trente-deux francs."

    Je lui donne trente-deux francs.
    "Eh, eh, vous êtes pas généreux, vous alors, et le pourliche !
    - Ah, c'est comme ça, me vengeais-je enfin, je ne donne pas de pourboire aux Blancs !"

    Alors, cet homme, tandis que nous nous éloignons vers notre sympathique destin, baisse sa vitre et me lance :
    "Crève donc, eh, sale bicot."
    A moi, qui ai fait ma première communion à la Madeleine !
    Voilà, mesdames et messieurs les jurés, voilà un homme qui se trompait de colère. Le temps qui m'est imparti socialiste, mais pas national, c'est toujours ça de pris, ainsi que la crainte de quitter mon nez rouge pour sombrer dans la démonstration politico-philosophique m'empêchent de me poser avec vous la question de savoir si ce chauffeur de taxi était de la race des bourreaux ou de la race des victimes ou les deux ou, plus simplement, de la race importune et qui partout foisonne, celle, dénoncée par Georges Brassens, des imbéciles heureux qui son nés qui sont nés quelque part :
    "Quand sonne le tocsin sur leur bonheur précaire,
    Contre les étrangers tous plus ou moins barbares,
    Ils sortent de leur trou pour mourir à la guerre,
    Les imbécil's heureux qui sont nés quelque part."
    Aussi laisserai-je, maintenant, la parole à mon ami Luis Régo, qui poussa, naguère, ici même, le plus troublant des cris d'alarme : "Les chiffres sont accablants : il y a de plus en plus d'étrangers dans le monde."
    Pierre Desproges
    [ Les Réquisitoires ont été prononcés par Pierre Desproges (le procureur) sur l'antenne de France Inter dans le cadre de l'émission Le Tribunal des Flagrants Délires, émission imaginée et produite par Claude Villers (le président) et Monique Desbarbat avec Luis Rego (l'avocat). ]
    http://pagesperso-orange.fr/felina/d.../desproges.htm


    Meme Le Pen etait mort de rire, selon ce qu'ecrit le "juge" de cet extraordinaire tribunal, Claude Villers, dans son livre fascinant sur cette emission culte.

    Je triche, mais cette chronique, dans la meme emission avec Le Pen, de Luis Rego, "la journée d'un fasciste", qui "defend" son client, est juste un des meilleurs sketchs du monde:

    http://www.dailymotion.com/video/x4h...n-fasciste_fun


    Les livres recensant les textes de Desproges sont aussi des tueries, comme les textes parus dans Charlie Hebdo sous le titre "les etrangers sont des nuls"

    Les anglais
    Alors que le porc et le français sont omnivores, l'anglais mange du gigot à la menthe, du thé à la menthe, voire de la menthe à la menthe.
    Les deux caractéristiques essentielles de l'anglais sont l'humour et le gazon. Sans humour et sans gazon, l'anglais s'étiole et se fane, et devient creux. Il tond son gazon très court, ce qui permet à son humour de voler au ras des pâquerettes.
    Comment reconnaître l'humour anglais de l'humour français ? L'humour anglais souligne avec amertume et désespoir l'absurdité du monde. L'humour français se rit de ma belle-mère.

    Exemple de flegme britanique :
    1. Quand une bombe de cent mégatonnes tombe dans sa tasse de thé, l'anglais reste plongé dans son journal et dit : Hum, ça se couvre.
    2. Quand il se met à bander, l'anglais reste dans sa femme et dit : Hum, ça se lève.


    L'anglais est-il un créature de dieu ?
    Nous sommes tous des créatures de dieu. Même le hyène et le chacal chafouin.

    Les irlandais
    Jusqu'à la fin du VIIIe siècle, l'Irlande était bourrée d'hérétique bourrés et de brutes vulgaires dont le cuir velu et la démarche de nageuse est-allemande répandaient la terreur sur la lande ingrate où soufflait l'âpre vent du nord.
    Mi-homme, mi-socialiste, l'irlandais moyen de ces temps honnis se ditinguait du loup-garou par son ample barbe rousse, sa culotte de velours et ses yeux quelconques.. D'une rusticité invraisemblable, il chassait le bébé phoque à la scie sauteuse, vivisectionnait les brontosaures à des fins mercantiles et se livrait sur les aigles royaux à de manipulations copulatoires et autres attouchements fébriles que la morale réprouve.
    Aujourd'hui, il y a deux sortes d'irlandais. Les irlandais du sud, qui sont à l'ouest de l'Angleterre, et les irlandais du nord, qui sont en dessous de tout. Les irlandais du nord se divisent en deux : les catholiques et les protestants. Comme ils croient que ce n'est pas pareil, ils s'entre-tuent avec vigueur pendant les heures de bureau.
    Alors [certains irlandais] vont au cinéma et s'en vont au milieu du film. C'est la grève de la fin. C'est très dur. On peut mourir.

    Les islandais
    L'Islande est un grand pays de 103 000 kilomètres carrés uniquement composé de glaciers et de volcans. Autant dire que quand on ne se les gèle pas, on se les brûle, ce qui explique en partie l'extreme lenteur du développement du tourisme islandais. En dehors des militaires américains de la base de Reklavik, qui font briller leurs bombes thermonucléaires avec un chiffon de soie en espérant sans trop y croire le déclenchement de la Troisième, seuls quelques mordus de la pêche à la morue se risquent à passer leurs vacances en Islande.
    En résumé, on peut dire que les islandais gagnent à être connus. alors que Julio Iglesias, non.

    Les grecs
    Les grecs s'appellent aussi hélènes : c'est dire à quel point ils sont pédés. Quelquefois, ils enculent même leurs chevaux et roulent des pelles aux poneyses.
    Les grec modernes, comme Theodorakis ou Moustaki, ne portent pas de soutien-gorge, alors que les grecs anciens, comme Démosthène ou Mélina Mercouri, ne portent pas de seins.
    Dans les années soixante, les grecs ont commencé à trop manger. Il a fallu mettre les colonels au régime. Car les colonels sont de grands enfants. D'ailleurs, dans Pinochet , il y a hochet .

    Les espagnols
    Les espagnols sont un peuple fier et ombrageux, avec un tout petit cul pour éviter les coups de cornes.
    À l'instar de la vache, l'espagnol va au taureau dès les premiers beaux jours. C'est la corrida.
    La corrida est une festivité espagnole gorgée de poussière frémissante et de somptuosité virile, au cours de laquelle on transperce un taureau fou avec des barres de fer pour faire sortir le sang en disant Olé ! . Quand le taureau tombe à genoux, les présidentes de cercle ont un orgasme fugace.
    Comme beaucoup d'étrangers, les espagnols éprouvent quelques difficultés à communiquer entre eux, car ils ne parlent pas français. C'est pourquoi ils sont obligés de parler espagnol. Contrairement à la langue allemande qui est rude et gutturale, la langue espagnole est rose et poitue, mais j'arrête ça m'exite.
    Sur un point purement scientifique, n'oublions pas que c'est à Isabelle la Catholique que nous devons l'invention de l'espagnolette, sans laquelle nul ne pourrait baiser la fenêtre ouverte.

    Les italiens
    Les italiens sont appelés ainsi parce qu'ils gesticulent en mangeant des nouilles.
    Plus encore qu'à Rome, c'est à Venise que le visiteur étranger s'esbaudit devant tant de splendeur offerte aux regards. Je ne parle pas seulement des filles, qui ont des gros nichons, mais des innombrables palais somptueux qui bordent la lagune vénitienne où la ville s'enfonce désespérément de jour en jour au rythme lent de sa propre décadence.
    Je viens de découvrir cette éblouissante cité agonisante et mon coeur se serre à cette évocation. En la quittant, je me suis dit : Jean, c'est à Venise que tu viendras mourrir. ( Depuis le 11 mai [81], quand je suis tout seul, je m'appelle Jean , en hommage à Jean Jaurès. )

    Les belges
    Les belges sont appelés ainsi parce qu'il prêtent à rire. Il y a deux sortes de belges : les wallons, qui sont assez proches de l'Homme, et les flamands, qui sont assez proches de la Hollande.
    L'hitoire de la Belgique est aussi insipide qu'une pensée de Bernard Hinault. Notons simplement que la France l'a annexée en 1795, et qu'en l'unifiant administrativement pour donner une impulsion décisive à son économie, Napoléon a plus fait pour l'éclat de la Belgique qu'Ajax ammoniaqué pour l'éclat de mes chiottes.
    Une-Fois 1r, le roi des belges, est totalement dépourvu d'intérêt.

    Les allemands
    Il y a deux sortes d'allemands : les allemands de l'ouest, qui s'entendent très bien avec les juifs, et les allemands des l'est, qui s'entendent très bien avec les russes. De toute façon, la loi protège très bien le juifs à l'ouest, et très très très bien les russes à l'est.
    Sexuellement parlant, les allemands de l'ouest, qu'on peut subdiviser en deux catégories, les hommes et les femmes, se reproduisent comme l'Homme.
    En revanche, chez les allemands de l'est, c'est plus compliqué. Il y a trois catégories : les hommes, les femmes, et les nageuses olympiques.
    Les nageuses olympiques est-allemandes ne peuvent pas se reproduire, bien qu'elles puissent éprouver une certaine jouissance, notamment en plongeant dans des piscines pleines.
    Les allemands sont très travailleurs. Contrairement au français, qui prendra sur ses heures de sommeil pour se reproduire, l'allemand prendra sur ses heures de baise pour bosser.
    Alors que l'anglais est flegmatique, l'allemand est cyclothymique, c'est-à-dire qu'il peut niquer sans tomber de vélo.

    Les suisses
    Les suisses sont appelés ainsi parce qu'ils sont vraiment très propres sur eux. Même les poux des clochards suisses se reconnaissent à la fraîcheur éclatante de leur teint scandinave.
    Il existe quatre sortes de suisses : les suisses allemands, qui parlent allemand, les suisses français, qui parlent français, les suisses italiens, qui parlent avec les mains, et les suisses romanches, qui feraient mieux de se taire. Je ne suis pas raciste, surtout depuis que je vis avec un Nègre.
    Les suisses s'appellent aussi les helvètes ? c'est un grand mystère. Normalement, un seul nom suffit. Est-ce que ma belle-soeur Fabienne s'appelle Claudine ? Est-ce que mon crayon Bic s'appelle Reviens ? Ah oui.
    En résumé, on peut dire qu'il y a encore plus de trous dans le gruyère que dans les suisses. Mais enfin bon, on n'est pas là pour enculer les meules. Alors, s'il vous plaît, je vous en pris.

    Les israéliens
    Les israéliens sont appelés ainsi parce qu'ils sont juifs.
    Les musulmans ne mangent pas de sanglier à cause des risques de maladies paritaire, je pense notamment au ténia de Rivoire et Carret : c'est un produit Solitaire, donc un produit sûr, mais c'est plus épuisant qu'une branlette quand on a pas vraiment envie.
    Israël est un pays assez laid et mortellement ennuyeux. Dedans, il n'y a rien, et autour, c'est plein d'arabes. La seule distraction des Israélien, c'est The Lamentation Wall , une boîte en plein air où on peut twister contre un mur en lisant un truc genre Coran dont le nom m'échappe à l'heure où, j'écris ces lignes, si tant est qu'on puisse appeler celà écrire. Ça ressemble au Coran, mais ce n'est pas le Coran, ni du Canada Dry .

    Les canadiens
    Il y a deux sortes de canadiens : les anglophones, qui parlent dans les angles, et les francophones, qui parlent normalement.
    Anglophones et francophones se vouent une haine tenace qui les incitent à s'entre-déchirer sans répis alors que la tempête fait rage et que les paquets de neige blafarde étouffent les cris moribonds du trappeur égaré dans l'immenseité insondable du Grand Nord d'où s'élève lugubre et âpre le meuglement désolé du canadadry, appelé aussi castor-tampax à cause de sa tête rouge et de sa petite queue blanche.
    Comment reconnaître un anglophone d'un francophone, quand on est sourd ?
    Portons un canadien à ébullition. S'il devient rouge, c'est un francophone. S'il ne devient pas rouge, c'est qu'il était rouge avant. C'est donc un anglophone.
    D'accord, direz-vous, mais comment reconnaître un anglophone d'un francophone, quand on est sourd et daltonien ?
    Je vous répondrai que si vous êtes sourd et daltonien, nous n'avons rien à nous dire. Pour avoir stagné une heure à un feu rouge derrière un sourd daltonien, je n'adresse plus jamais la parole à ces gens-là.
    Pourquoi les canadiens habitent-ils le Canada, alors qu'il fait un temps magnifique à Miami ?
    Tout simplement parce que les canadiens sont à la médiocrité ce que les têtes de cons sont à l'Île de Pâques : des monuments.
    [...] on sent d'emblée que l'homme est veule,mou, lâche, stupide et mesquin, voire socialiste.

    Les eskimos
    Les eskimos sont appelés ainsi pour que nous ne les confondions pas avec les phoques, qui s'appellent les phoques .
    Il existe des eskimos qui attaquent les ours blancs torse nu, au canif. C'est héroïque. Et l'héroïsme, c'est le seul moyen de devenir célèbre quand on n'a pas de talent. Dixit Bernard Shaw. Alors, s'il vous plaît, je vous en prie.

    Les qatareux
    Le pays où vivent les qatareux s'appelle le qatar.
    Mais on peut aussi écrire Katar , en hommage à l'impératrice Katarina qui préférait cacher son q plutôt que de se faire pilonner dans les dunes katareuses où les amantes imprudentes risquent à tout moment de contracter l'intolérable vaginite râpeuse des sables durs, dites aussi la violette du bédouin , par allusion à l'aspect purpurin que présentait la verge de Lawrence d'Arabie quand il sortait de sa chamelle râpée.
    Chez la femme, la vaginite râpeuse des sables durs provoque des douleurs intolérables, même pendant les vêpres, où l'activité sexuelle est pourtant réduite. Au plus fort de la crise, la malheureuse est prise de convulsions et ne peut retenir ses cris atroces. Le seul remède efficace est l'ablation des cordes vocales.

    Les turcs
    Observons une carte de la Turquerie. Que voyons-nous ? Nous voyons qu'en dehors de sa partie européenne, qui représente moins du trentième de la superficie totale, la Turquerie est un pays de hautes terres. La chaîne Pontique, au nord, le Taurus, au sud, enserrent le plateau anatolien, mais si je continue à recopier le Larousse, ça va finir par se sentir.
    Les turcs sont moins sauvages que la plupart des bougnoules. Certains même sont fonctionnaires, d'autre ont des gourmettes. N'oublions pas que ce sont les turcs qui ont inventé les chiottes, qui distinguent l'homme de la bête. C'est en effet en 612 après Jésus-Christ que le grand Archie Merde s'écria Eurêkaka ! en sortant de ses latrines. Il avait eu l'idée de baisser son pantalon avant de chier.

    Le monégasques
    La principauté de Monaco est administrée par un tyranneau bouffi dont la femme se faisait sucer la langue par Cary Grant dans les films d'Hitchcock avant que son père, parvenu dans les cimenteries américaines, ne l'oblige à épouser le magestueux, rondouillard susnommé.
    Les monégasques ont-ils âmes ?
    Pour le savoir, ouvrons un monégasque, grâce à la vivisection dont nous déonseillons vivement la pratique sur les chiens car c'est fort douloureux. Que voyons-nous ? Entre la médaille de la Sainte Vierge et les poils du pubis, le monégasque ouvert sent la merde chaude : c'est l'intestin. Mais d'âme, point.

    Les autrichiens
    Les autrichiens sont appelés ainsi pour faire croire qu'ils ne sont pas allemands. C'est grotesque, car les autrichiens ne rêvent que d'être envahis par l'Allemagne dès la prochaine guerre mondiale qui ne devrait plus tarder maintenant si tout va bien et si le temps le permet.
    En revanche, les autrichiennes ne rêvent d'être envahies que par Paul Newman, alors que, si ça se trouve, Newman , c'est même pas son vrai nom.
    La capitale de l'Autriche s'appelle Vienne. Le charme de Vienne est décadent, un peu comme les nichons de Jeanne Moreau. Des mémères emperlouzées suintantes de lipides viennent y bâbrer d'autres graisses grasses au fond des salons de thé précieux où elles posent en soufflant leur cul catastrophique qui s'aplatit en clapotant obscéniquement sur le cuir boursouflé des banquettes impériales.
    Parmi les autrichiens célèbres, on peut citer Richard Strauss, inventeur du tournis, Romy Scheider, inventeur du Zizi impératif, et Sigmund Freud, inventeur du Paranoïaque. Sans Sigmund Freud, l'Homme ne saurait pas qu'il a envie de baiser sa mère. Ce serait la fin du monde.

    Les chinois
    Les chinois sont extrêmement nombreux. On peut evaluer leur nombre à beaucoup.
    Penchons-nous sur un chinois moyen. C'est facile. Le chinois moyen est tout petit. Qu'observons-nous ? Le chinois moyen est exactement comme un japonais. On ne peut absolument pas distinguer un japonais d'un chinois. C'est vraiment pareil.
    Les deux sortes de chinois sont : les chinois communistes, qui mangent les enfants, et les chinois nationalistes, qui mangent des conserves Saupiquet, si ça se trouve.
    Comment reconnaître un chinois nationaliste d'un chinois communiste ?
    C'est impossible. On dirait des japonais.

    Les japonais
    Les japonais sont appelés ainsi pour que nous ne les confondions pas avec les carcassonnais. Il existe d'ailleurs un moyen mnémotechnique fort simple permettant d'éviter cette confusion. On s'aperçoit, en effet, lors d'une relecture plus minutieuse, que si le suffixe onais est commun aux uns et aux autres, les japonais, en revanche, n'ont pas de carcasse, ce qui leur confére une souplesse exceptionnelle dans la pratique des arts martiaux et lors des accolements fornicatoires dont ils restent très friands, malgré la sévère politique de dénatalité en vigueur au Japon.

    Les polonais
    Ami entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ... Je ne sais pas pourquoi, cette chanson me fait penser à Varsovie.
    Pourtant, dieu m'est témoin que je ne suis point exagérément polakophile. Quand j'organise un week-end international à la maison, je mets les russes dans la chambre d'amis et les polonais dans la chambre d'ennemis. C'est vous dire.
    À part ça, il ne faut pas dramatiser. Si j'en crois la dépêche AFP qu'on m'apporte à l'instant, les conversations russo-polonais devraient incessamment déboucher sur un accord. Nos entretiens se sont déroulés sur un pied d'égalité totale , a notamment déclaré M. Gromyko, ministre des Affaires étrangères de l'Union Soviétique, à l'issue de son entretien avec son homologue polonais, M. Petit-Myko.

    Les maltais
    Le maltais moyen est petit.
    Le maltais petit est minuscule.
    Il n'y a pas de grand maltais. Il n'y a que toi, Hélène. ( Message personnel. )
    Désuète et volontiers monogame, la maltaise a généralement la peau brune et pulpeuse, et ses hanches de guitare en font un instrument accorte, au lit comme à la place. Mais attention. Quand je dis instrument , qu'on ne se méprenne pas. Je ne suis pas pour la femme-objet, au contraire : j'aime bien quand c'est moi qui bouge pas.

    Les yougoslaves
    Après le Seconde Guerre Mondiale, qui lui coûta un million six cent mille morts, en comptant les femmes, la Yougoslavie était exsangue.
    Bien vite, le maréchal Tito réunifia son pays, obligeant les serbes à dire bonjour aux croates, et redonnait un nouveau souffle à l'extraction de la plus grande richesse naturelle du pays, le lignite. En 1979, la Yougoslavie conservait encore son rang de cinquième producteur mondial de lignite, avec 41.7 millions de tonnes extraites à la sueur du front des croates et des dessous de gras des serbes qui slavent moins.
    Le 3 mai 1980, Julio Iglesias donnait un récital hispano-gluant au grand théatre populaire de Belgrade. Le lendemain matin, Tito mourait, sans avoir repris connaissance après l'entrecte. Cela dit, ce n'est pas non plus parce que Julio Iglesias a survécu à Brassens qu'il faut soudain à douter de l'existence de dieu.

    Les swazilandais
    Les Swaziland est un pays riche par son agriculture ( record mondial d'excédent agricole par rapport au PNB ), par les réserves de son sous-sol ( 20% du PNB ) et le nombre de ses Nègres ( 100% du cheptel ).
    La principale culture du pays est le maïs, dont les swazilandais sont très friands. Alors que les eskimos sont très friands de phoque. N'est-ce point là la preuve tangible de l'infinie bonté de dieu ? Car enfin, cornecul, si dieu était méchant, il aurait fait les eskinos friands de maïs et le swazilandais friands de phoque, et la face du monde en eût été changée. Tandis que là, non, tout va bien.

    Les luxembourgeois
    Le Luxembourg est un pays tout à fait insignifiant. S'il disparaissait du jour au lendemain dans quelque cataclysme local, personne au monde ne s'en apercevrait. C'est comme les petits enfants du monde qui meurent par milliers sans pleurer, le ventre tordu et les boyaux collés entre eux par le vide. Dans le journal de 20 heures du dimanche, le tiercé et Saint-Étienne-Sochaux prennent beaucoup de place, on ne peut pas aborder tous les problèmes.
    Le luxembourb compte 335 000 habitants, femmes comprises. Les luxembourgeois parles trois langues. C'est grotesque. C'est langues sont : le français, l'allemand et un dialecte atroce dont un breton ne voudrait pas.

    Les sudafricains
    Les sudafricains sont appelés ainsi pour que nous ne les confondions pas avec les norafricains qui ont non seulement le tyep norafricain, mais la gonzesse aussi.
    En sudafricanie, tous les européens pratiquent la ségrégation, à tart Ted.
    La télévision sudafricaine est l'une des meilleures du monde. Non seulement il n'y a jamais d'émissions avec Giscard, mais il n'y en a pas non plus avec Mitterrand.
    Les villes les plus connues de la sudafricanie sont Johannesbourg, Le Cap, Pretoria et Durban. Les villes les moins connues sont Potchefstroom, Vereniging, Witbank et Thabazimbi.

    Les cubains
    Quand ils sont ronds, les cubains sont cubiques. C'est pourquoi on les appelle les cubains.
    Cuba est une île assez difficile à dessiner, par rapport à la Corse. Malgré un climat tropical tout à fait exquis et la douce luxuriance d'une flore admirable, c'est plein de communistes.
    Très sémillants dans leurs costumes kaki, les soldats cubains aiment intervenir dans les pays africain où ils font des trous dans les enfants qui passent, pour faire avancer la démocratie.
    À l'instar de ma soeur qui vivote grâce au soutien de Paulo Gomina, Cuba survit grâce au soutien de l'Union Soviétique qui lui rachète à pris d'or tout son sucre pourri, en échange de quoi Castro vote coco à l'ONU dès qu'il a cinq minutes. Conséquence première de cette politique castro-sucrière de l'URSS, cinquante millions de citoyens soviétiques souffrent de diabète, et sont envoyés au goulag où ils sont privés de dessert mais pas méchamment juste pour les guérir.

    Les chiliens
    Contrairement à ma soeur dont les rotondités boulottes exacerbent les sens des employés du gaz, le Chili est maigrichon et tout en longueur. Selon une récente statistique de la SOFRES , sur cent personnes qui se masturbent devant une une carte du Chili, une seule parvient à l'orgasme.
    Le chili est le premier pays producteur de papier journal d'Amérique du Sud. C'est un très beau papier, très fin, souple à la caresse, et d'un magnifique blanc laiteux. Quand on écrit dessus Pinochet est un con , il redevient tout blanc avant même d'arriver au kiosque. C'est un miracle.
    Cela dit, c'est grâce à Pinochet que l'inflation a diminué de 380% à 33% en quatre ans, et tant que la misère effroyable et les tortures abominable ne touchent pas les riches, qui s'en plaindrait ?

    Les singapouris
    La magorité de la population de Singapour est anglophone, c'est-à-dire qu'elle parle dans les coins, qui sont fort nombreux dans l'île où la densité de la population dépasse 4 000 habitants au kilomètre carré malgré les protestations des golfeurs. La minorité non anglophone ne peut évidemment pas parler dans les coins, mais elle écoute dans les angles. Ça compense.

    Les coréens
    La Corée est appelée ainsi pour que nous ne la confondions pas avec les couilles, qui sont deux elles aussi, mais qui vivent plutôt en bonne harmonie margré le légère différence de latitude. Je le précise à l'intention des éventuels lecteurs imbéciles ou socialistes, la situation d'un communiste évincé est intolérable dans la mesure où elle le met brusquement en état de manque. Privé de son parti, le communiste s'étiole, se racornit, tremble des pieds à la tête et grimpe aux rideaux en poussant des cris stridents tels que : Georges, oh, Georges, reprends-moi ! sans préciser s'il s'agit de Marchais ou de Wolinski.

    Les albanais
    L'Albanie est appelée ainsi en hommage à Albanus 1r, qui réunifia le pays au XIIe siècle, en même temps qu'il pacifia les provinces de Centre. Souverain juste et bon, il mit fin aux guerres de religion en pratiquant l'extermination systématique des croyants, qui fit environ deux millons de morts, en comptant les gaullistes et les Krishna.
    Au centre de la place de la Glorieuse Marche Victorieuse du Peuple de la Masse Prolétarienne ( ancienne place La Bite au temps de l'ancien régime dont les moeurs dissolues en dehors des liens sacrés du mariage activèrent la chute de l'empire ), se dresse la statue en faux marbre du Réunificateur, récemment rebatisée statue d'Albanus Artificiel après la récente visite du pape à Tirana, la capitale.
    Les albanais restent incosolables deouis la mort de Staline en 1953. Moi-même, j'avoue que je refoule mal un sanglot furtif en évoquant cette grande figure dont la disparition m'a laissé sans ressort ; de même que celle d'Adolf Hitler qui me toucha d'encore plus près, dans la mesure où j'ai, dans ma propre famille, un cousin peintre syphilitique très occidental.

    Les français
    Les français sont nuls. Pas tous. Pas mon crémier, qui veut voir la finale Le Pen - Marchais arbitrée par Polac à la salle Wagram, mais les français coincés chafouins qui s'indignent parce qu'on a dit prout-prout-salope dans leur télé. Changez de chaîne, connards, c'est fait pour ça, les boutons. Quand vous voyez trois loubards tabasser une vieille à Strasbourg-Saint-Denis, vous regardez ailleurs. Eh bien, faites pareil quand il se passe quelque chose dans votre téléviseur.
    Ça va mal. Les russes arrivent et je n'ai rien à me mettre, et Cavanna pointe à l'ANPE. C'est la fin du monde.
    http://bric-a-brac.org/humour/desproges/etrangers.php


    J'en oublie bien sur plein, comme St Georges terrassant le zeugma, une legende parmi tant d'autres illustrant l'unique illustration des differents articles du dictionnaire superflu à l'usage de l'élite et des bien nantis et bien d'autres!
    Dernière modification par Giromu ; 24/06/2010 à 20h23.

  2. Les 4 membres suivants remercient Giromu pour cet excellent message :

    Corran (24/06/2010), jonathferri (25/06/2010), Lyz (24/06/2010), Valae (24/06/2010)

  3. #2
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    J'ai acheté le livre Desproges L'Intégral, il faut que je le finisse, ça c'est du bouquin
    ça c'est de l'humoriste ! dommage qu'il n'y en ai plus de cette trempe TT

    Je conseille d'ailleurs la saga mp3 MAHA, fortement inspiré de Desproges et de son humour corrosif : http://misterfox.fr/download/download.php?cat=1

    Etonnant, non ?
    Qui suis-je ?

    Identifiant Starcraft II : Lyz#627

    :3 =
    ' :3 ' est un CHAT, pas un singe, pas des fesses, un CHAT

  4. Les 2 membres suivants remercient Lyz pour cet excellent message :

    Giromu (24/06/2010), jonathferri (25/06/2010)

  5. #3
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    Superman est il Français?
    http://www.youtube.com/watch?v=9ham4Q1HU28

    Dedicace à bal: comment reconnaître un communsite?
    http://www.youtube.com/watch?v=Xmt9K...eature=related

    Rentabilisons la colère de Dieu
    http://www.youtube.com/watch?v=BMmjC...eature=related

    Essayons d'apprivoiser un fonctionnaire sauvage
    http://www.youtube.com/watch?v=2wNg-...eature=related

    Chassons le naturel pour savoir si il revient au galop
    http://www.youtube.com/watch?v=N2-X0...eature=related

    Faisons exploser notre sensualité à peu de frais
    http://www.youtube.com/watch?v=5GPPE...eature=related

    Faisons succomber une bougresse
    http://www.youtube.com/watch?v=o5m9X...eature=related

  6. Les membres suivants ont remercié Giromu pour cet excellent message :

    Corran (29/06/2010)

  7. #4
    [MOD] Futaba fan forever Supreme Overlord Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Avatar de Giromu
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    Hiroshima, mon amour: Quel etrange cri!
    http://www.youtube.com/watch?v=SDcig17hh8A

  8. Les membres suivants ont remercié Giromu pour cet excellent message :

    Corran (29/06/2010)

  9. #5
    [MOD] Futaba fan forever Supreme Overlord Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Giromu Most fuckin' badass in the entire multiverse ever Avatar de Giromu
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    Spéciale Pierre Desproges sur France inter, avec des hommages au génial tribunal des flagrants délires!!! Toute la bande à Charline rend au maître ce qu'ils lui doivent.
    Désolé sisou, j'ai pas les textes.















    Desproges en 2018. 30 ans depuis sa mort le 18 avril 1988


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