Annonce

Réduire
Aucune annonce.

Un jour, un album

Réduire
X
 
  • Filtre
  • Heure
  • Afficher
Tout nettoyer
nouveaux messages

  • Un jour, un album

    C'était le principe d'une émission bouche-trou quelconque dans le temps, sauf qu'eux analysaient de la merde mainstream en essayant de nous vendre ça comme la perle du siècle.

    Ici pas question de vendre, si un album vous a plu, récent ou pas, vous venez le présenter ici, à raison maximum d'un album par jour.

    Plusieurs personnes peuvent présenter le même album, si les points de vue sont différents.

    Pourquoi ne pas faire ça en topic musique? Parce que c'est plus "ahaha j'écoute ça en ce moment [insert_X_links]", si on veut vraiment s'appensatir sur un disque précis d'un artiste donné et le "chroniquer", on fera ça ici, avec nos mots, notre feeling, pour présenter le bousin à d'autres.

    On essayera d'être assez précis pour donner une idée fiable du bousin même si bien sûr vous avez droit à la subjectivité si vous adorez.

    Si vous avez détesté un album et voulez le descendre, ça pourrait être fun également. Mais s'il vous plaît, pas d'albums de Céline Dion ou Lady Gaga. Ils se démolissent eux-mêmes, c'pas drôle de lire une critique méchante dessus

    Il n'y a pas de présentation type, mais essayez de donner un aperçu de chaque morceau quand même... Sauf si vraiment c'pas votre feeling. On est là pour partager un coup de coeur ou un coup de sang, pas pour faire "tHiS iS sErIoUs sTuFf lOl"

    On peut inclure les liens YT (ou un autre site du genre) des morceaux de l'album, mais inutile de le faire en format vidéo, ça fait ramer les braves gens aux petites connexions et ça ne déssert aucune cause, le but est d'entendre, pas de donner envie de voir le clip (qui dans l'idéal sera inexistant, mais c'est vous qui voyez).

    Aujourd'hui je ne sais pas si je l'ai déjà fait, mais c'est l'occasion de le refaire.

    Petite fiche signalétique d'abord.

    Groupe : Modrý Efekt [Blue Effect]
    Origine : Tchécoslovaquie [ajd. : Tchéquie]
    Album : Nová Syntéza
    Année : 1971 (an 2 du calendrier balien)
    Tracks : 5 [initialement], 8 [lors des rééditions CD]
    Genre : Rock progressif / jazz fusion


    Quand on pense rock, que voit-on? Des blancs aux USA. Et jazz? Des noirs, même endroit.

    Mais pour un groupe de jazz rock actif encore aujourd'hui et ayant débuté en 1968, la dernière chose qu'on verrait, ce sont des blancs tchécoslovaques...

    Nová Syntéza est un album de jazz rock prog instrumental sorti en 1971 qui possède des relents psyché des défuntes sixties avec un ensemble de cuivres ronflant typique d'un big band, avec le suivi qui s'impose niveau drums.

    Pour ceux qui ont connu, tentez de visualiser un mélange entre les génériques de séries télévisées d'action américaines des années 70 / début 80 et un style funky proche de la bande-son de films de blaxploitation (échantillon sonore : http://www.youtube.com/watch?v=gHj7ZDkDRNg) avec le funk dans la guitare et le jazz big band dans les trompettes.

    Tout ça en combinant savamment la touche intello et maîtrisée du prog des origines.

    Ma Hra le premier morceau terrasse littéralement par son inventivité et son incisivité, annoncé triomphant sur des notes de cuivre et un assemblage simple de notes au piano qui forment à elles seules un mini-hymne qui a par ailleurs été utilisé pour créer un morceau complet par un side-projet français d'electro-funk-jazz-rap dans les années 90 (Cool-T, qui fit carrément 3 morceaux juste avec des samples de Ma Hra).

    Bien vite le rythme s'emballe et on sent les croisements chaud / froid typiques du prog et dont Emerson Lake and Palmer s'étaient faits une spécialité.

    Tout ça sans jamais concéder quoi que ce soit de ce dévouement "big band", on n'est pas dans le registre "jazz cool" sur ce morceau, les trompettes s'égosillent et on monte au ciel avec leurs notes pour finir KO sur un ultime roulement de tambour ponctué de cuivres agonisants.

    Sûrement le chef d'oeuvre le plus sous-estimé de l'histoire du rock.

    http://www.youtube.com/watch?v=XWE_VC9DpK0

    Le deuxième morceau "Směr Jihovýchod" rappelle parfois la spontanéité de vieux Deep Purple ou Led Zeppelin, tout en combinant une partition de trompette lascive, c'est une invitation au chillout sans être soporifique, on sent le morceau structuré, carré, doté d'une belle épine dorsale solide, mais sans besoin d'aller dans les grands éclats, c'est une force tranquille, naviguant entre le feu et la glace avec un talent manifeste. N'eut été la partition de guitare on aurait vu ce morceau collé à Dick Tracy.

    http://www.youtube.com/watch?v=r246ykMQ7Bg

    Troisième morceau, "Popínavý břečťan". Là aussi, difficile de ne pas voir le générique de série d'action américaine avec des cool dudes bullet-proofs distribuant les bourre-pifs aux evildoers dans New York, Chicago ou whatever. Voir du buddy movie présenté façon comic animé ou sur un registre décalé genre la vieille série de Batman. Un peu comme un croisement entre le segment avec Samuel L. Jackson de Pulp Fiction croisé avec la vieille série de Batman. La guitare et les cuivres se donnent la réplique l'un à l'autre tandis que les drums structurent la trame narrative du morceau. Cet album a quelque chose d'impressioniste, comme l'impressionisme il se focalise plus sur le moment présent et la fugacité des évènements et phénomènes que présenter rigidement une certaine immuabilité artificielle.

    Le morceau bouge et est en constante évolution, il évolue autour de sa trame sans jamais la quitter mais en testant les limites de celle-ci.

    http://www.youtube.com/watch?v=hsIg-LqHz9k

    Le quatrième morceau se nomme "Blues Modrého efektu" et est presque un blues dont on aurait suivi la recette avec une méticulosité frisant l'obsession. Malgré son ton chaloupé et délibéremment lent, qui a un arrière-goût de fin de soirée agréable et bien arrosée, le morceau parvient à garder une certaine identité, en dépit d'un certain classicisme ou la guitare se fait discrète. En fait, ce morceau est plus une démonstration d'un élève doué à ses professeurs pour leur montrer qu'en dépit du fait qu'il préfère suivre sa propre voie, il n'en a pas moins maîtrisé impeccablement tous les fondamentaux. Sur les fins la guitare revient donner le challenge aux cuivres en leur prouvant sur une note goguenarde qu'elle est tout à fait à son aise sur un blues cool, et peut-être même que le blues n'a jamais été aussi complet que depuis l'adjonction de la guitare électrique. Encore une fois, Modry Efekt nous prouve que reposant ne signifie pas soporifique, et qu'on peut être reposant tout en donnant un coup de fouet tonique, le tout sans jamais s'énerver.

    http://www.youtube.com/watch?v=nnKX8lupHkU

    Le cinquième et dernier morceau (du moins sur le vinyl de 1971) est celui qui donne son nom à l'album et fait la synthèse de ce qu'on a entendu "Nová syntéza". Un blues / jazz avec du funk dans la voix, des cuivres guillerets qui chantent comme des pinsons sur une ligne à haute tension soutenus par une guitare malicieuse, les deux s'enroulant dans une spirale musicale complémentaire autour d'un pôle composé de drums. Ceux-ci se payent même un petit solo à peine marqué d'un claquement ou deux de guitare, comme si celle-ci était jalouse de se faire voler la vedette. C'est aussi le plus long morceau de l'abum avec ses 14 minutes 20. C'est ça aussi le prog, des morceaux interminables

    Le morceau est très minimaliste par certains aspects, avec une guitare qui décline ses variations de style selon un agencement toujours de bon gôut, accompagnée de claviers qui de bonne grâce acceptent de rehausser leur prestation tandis que les drums achèvent de donner une âme à l'ensemble. Et on s'y laisse prendre avec délectation.

    Par moments, le morceau se laisse aller à l'expérimentation narrative (toujours sans paroles : la musique est le langage universel), sans aller aussi loin que Magma ou Art Zoyd, mais il digresse et casse la trame pour y insérer des accords sans aucun sens qui finissent par le jeu de juxtaposions à former une seconde trame au sein de la première.

    http://www.youtube.com/watch?v=JFg_4-Y_OiI
    http://www.youtube.com/watch?v=-MjeTMeqIAw

    Les trois derniers morceaux sont chantés et pas mauvais, mais pas dignes d'être commentés car en rupture avec l'esprit de l'album et ajoutés tardivement.

    "Kingdom of Life"

    http://www.youtube.com/watch?v=8yWvzHtWygo

    Celui-là fait très "wild west"

    "You'll Stay With Me"

    http://www.youtube.com/watch?v=rGL36pyXTvA

    Un morceau sans grand intérêt.

    "Brother's Song"

    http://www.youtube.com/watch?v=Z-4gzn_tjrM

    Un morceau pop/rock mâtiné de funk, sympathique, louchant sur les prestations de rhythm'n'bluesmen noirs du même temps, sans toutefois parvenir au même niveau.
    sigpic
    "Wijn is venijn, bier is plezier"

  • #2
    Est-ce qu'on peut mettre des liens mediafire par inadvertance ?
    Necrobestial Sadobreaks

    Commentaire


    • #3
      Est-ce qu'on peut mettre des liens mediafire par inadvertance ?
      Copyright, toussa. En plus Mediafire ils sont méchants, t'as plus le temps de dire Lopadotemachoselachogaleokranioleipsanodrimhypotri mmatosilphioparaomelitokatakechymenokichlepikossyp hophattoperisteralektryonoptekephalliokigklopeleio lagoiosiraiobaphetraganopterygon que déjà ils ont pas viré ton lien, non, ils mettent "access denied" pour tout autre que toi.

      Et ils sont rapides.

      Mega est plus cool mais alors en tant qu'anonyme et avec un nom pas flag pour l'archive.

      Et, par exemple, tu ne donnerais ton lien qu'à des gens qui, toujours par exemple (clin d'oeil) mettraient un thanks à la personne en guise d'appel du pied ou viendraient carrément leur dire "bijour" en MP...
      sigpic
      "Wijn is venijn, bier is plezier"

      Commentaire


      • #4
        Non, pas de liens de partage. Aucun.

        " Et, par exemple, tu ne donnerais ton lien qu'à des gens qui, toujours par exemple (clin d'oeil) mettraient un thanks à la personne en guise d'appel du pied ou viendraient carrément leur dire "bijour" en MP... "

        Par contre ça, vous faites ce que vous voulez en privé, c'est le principe du truc


        Commentaire


        • #5
          Non, pas de liens de partage. Aucun.
          C'est ce que j'ai dit à Gabe huh
          sigpic
          "Wijn is venijn, bier is plezier"

          Commentaire


          • #6
            Juste que c'était pas dit explicitement, raisons légales, pas d’imbroglio comme ça pas de souci.


            Commentaire


            • #7
              Aujourd'hui, un album gratuit offert par Lolishit : http://www.mediafire.com/?gmmzw4ynnn2
              Vous pouvez trouver ses autres albums sur son blog myspace, en lien mediafire. C'est libre de droit. Ce mec est sûrement un gauchiste ou un franc-maçon.
              Artiste : Lolishit & dolls
              Origine : Japon
              Album : Illegal Lolistep (j'adore ce titre)
              Année : 2010
              Tracks : 8
              Genre : Lolicore/Breakcore/Dubstep/Breakbeat/Samplecore

              Globalement le lolicore est un méli-mélo de J-core(constitué de Hardcore, et de japanaiseries) de Breakcore, de Speedcore, de noise (comprenez pas là que c'est des sons ultra filtrés), et de Drum & bass/Breakbeat Hardcore avec des voix débiles d'animé. C'est un peu la boite de pandore de la musique.
              Le nom "Lolicore" vient sûrement du fait de la passion douteuse de ces musiciens pour le lolicon. Cela se manifeste la plus part du temps par des samples et par les titres de mauvais goût des albums et des tracks. La musique elle-même est d'ailleurs de mauvais goût, criarde et bruyante. Rassurez-vous, ce n'est pas toujours signe de médiocrité. Au contraire, pour le lolicore, c'est preuve d'une culture assez déjantées et d'une bonne dose d'humour.
              Il me semble que les artistes de lolicore sont généralement amateurs.

              Venons en au fait. La particularité de cet album, c'est l'usage intensif de wobbles caractéristiques de la dubstep (de la dubstep, pas de Skrillex) alliées (suppons que wobble est une fille) pas subtilement avec un débit pourri de breakcore bien gras. Traduction : ça grésille !

              L'album est très court (22 minutes), donc je vais décrire que les deux premier tracks, qui sont pour moi les plus représentatives des deux grandes tendances de l'album.

              Le premier titre, "Loli style rupture procedure" est surement le plus pop de l'album. Le son est relativement clair et joyeux, la mélodie est présente, et on y retrouve les fameux wobbles, les samples de loli et les drum qui se font encore discrètes. Les samples sont plaisants et répétitifs. En somme, une petite introduction bien sympathique pour entrer dans l'album.

              https://www.youtube.com/watch?v=cpSnQ30QtKA

              Avec "Saki Amano Corruption", on entre en guerre. C'est la même que la 1er, sans la mélodie, et en tout beaucoup plus agressif. La batterie saccade et bave et se rapproche beaucoup plus du son du breakcore. Les changements de rythme, accentué par les wobbles sont fréquents, une ambiance inquiétante s'installe grâce aux samples d'une petite fille chantant une comptine.

              https://www.youtube.com/watch?v=p9HcidolTZw

              Voilà, mis à part les envolées de hardcore que je n'ai pas mentionné (et si!),en gros, vous savez à quoi vous attendre.
              Necrobestial Sadobreaks

              Commentaire


              • #8


                La quintessence du thrash / death, à une époque ou l'Europe avait abandonné le death metal (au profit du black metal, car depuis 85 le death était vu comme trop racheté. Les cons), et venu d'un endroit dont on attendait rien (le Brésil).

                L'album date de 91, 4ème album du groupe après un "beneath the Remains" ou le groupe avait trouvé son style (Bestial Devastation et Schizophrenia ne sont pas inintéressants, mais comme oeuvres de jeunesse à voir avec du recul, un peu comme "A Black Moon Broods Over Lemuria" de Bal-Sagoth)

                Plus de satanisme à la con (les religions c'est pour les cons), que des craintes tangibles. La peur de l'holocauste nucléaire, des mutations post-apocalyptiques, des dérives de la science, des abus du gouvernement (à l'époque au Brésil, l'état n'appréciait pas les frères Cavalera), ...

                Cet album c'est du Fallout, c'est du 40K, c'est du post-apo hardcore, stripped bare, sans finauderies, mais carré. Une pure merveille qui a donné à un style ses caractéristiques.

                Et le jeu musclé de Igor Cavalera, the original traitor. (compliqué. Très. Les pérégrinations des Cavalera, entre Soulfly et le Sepultura 2.0 après Roots, la séparation de deux frères, ... Même Igor s'est finalement fait saquer du groupe 8 ans après sa trahison et a été remplacé deux fois en dix ans. Pour moi Sepultura a cessé d'exister en 97/9
                sigpic
                "Wijn is venijn, bier is plezier"

                Commentaire


                • #9


                  ARh, bande de pangolins hyposulfatés d'Afghanistan Septentrional!

                  ALESTORM a sorti son nouvel album! "NO GRAVE BUT THE SEA" ("Sans tombe sinon la mer")



                  Ca défonce des Cheetos turcs au fromage saupoudrés de barbituriques mes cochons gyroscopiques du Népal!

                  Bon, euh...

                  Originalité : 5.5% de volume d'alcool
                  Lyrics : 15% de volume d'alcool
                  Festivité : 65% de volume d'alcool au moins!

                  C'est hyper fun, comme d'hab', fidèle à ce que Christopher Bowes (le frontman) disait y'a deux albums "we are scraping the barrel, my friends" (on racle les fonds de tiroirs). Et donc, c'est de nouveau le même genre de déjection bourrée et festive que d'habitude, et c'est ça qui est bien! C'est chantant, dansant, festif, y'a des nains, on rigole bien. Et c'est sûrement mieux que Pirate des Carabistouilles 5.

                  Ils ont fait trois clips pour ce skeud, sympas mais pas aussi "poussés" que Drink, Keelhauled ou Shipwrecked.

                  Ils ont fait un titre au nom du groupe qui a un refrain très chantant et entêtant :



                  Rum, beer, quests and mead
                  These are the things that a pirate needs
                  Raise the flag and let's set sail
                  Under the sign of the Storm of Ale


                  Rhum, bière, quêtes et hydromel
                  Telles sont les choses dont un pirate a besoin
                  Hissez le drapeau et voguons
                  Sous la bannière d'une Tempête d'ale


                  (ale se conserve en français, c'est comme ça en général que les pays pas aussi culturés brassicolement que les belgicains appellent leurs bières spéciales de haute fermentation. Nous on dit juste des bières spéciales ou d'abbaye)

                  Je me vois parfaitement beugler ça beurré

                  Et une autre qui a un petit son 8-bits comme Bowes l'aime en début (voir ce qu'il a fait avec asdfgfa)



                  Avec des lyrics très inspirés

                  "When the quest is over and the battles won
                  There's a land far to the south where we go to have some fun
                  The wenches they are plenty, the alcohol is free
                  The party lasts all through the night AND THE ALCOHOL IS FREE


                  "Quand la quête est terminée et les batailles gagnées
                  Il y a une contrée loin au sud où on va pour s'en payer une bonne tranche
                  Les souillons sont légion, l'alcool est gratos
                  La fête dure toute la nuit, et L'ALCOOL EST GRATUIT


                  Et une petite dernière aussi festive, conne à mourir



                  Fuck you, you're a fucking wanker
                  We're gonna punch you right in the balls
                  Fuck you, with a fucking anchor
                  You're all cunts so fuck you all


                  Va te faire foutre t'es un putain de branleur
                  On va t'en coller une direct dans les roustons
                  Va te faire enculer, par une putain d'ancre
                  Vous êtes tous des cons alors allez bien vous faire mettre


                  Ca me fait penser à la chanson du Nuckelavee dans Bard's Tales

                  Le titre éponyme est très classique mais efficace, comme toujours!



                  Sail away, set sail into the blue horizon
                  Ride the waves, that guide our destiny
                  Sail away, today we fight and there will be
                  No mercy for those with no grave
                  No grave but the sea


                  Levons les amarres, voguons vers le bleu horizon
                  Chevauchons les vagues, qui guiden nos destinées
                  Levons les amarres, aujourd'hui nous nous battons et il n'y aura
                  Aucune pitié pour ceux sans tombe
                  Sans tombe sinon la mer


                  Brayf, album à ne pas manquer, pour assaisonner vos fins de soirée barbec / gnôle!

                  A consommer sans modération!
                  Dernière modification par Bal-Sagoth, 22 juin 2017, 18h00.
                  sigpic
                  "Wijn is venijn, bier is plezier"

                  Commentaire


                  • #10
                    Vous êtes des merdes et vous avez aucun goût...

                    4 mois après.

                    Chier.

                    Un album de ouf guedin...

                    Un de black metal gothique.

                    C'est parti.

                    Sorti il y a 21 ans, Dusk and Her Embrace (le crépuscule et elle, enlacés) est la quintessence du gothique en métal.



                    Le groupe, Cradle of Filth, a sorti masses bons albums après, dont le légendaire "Cruelty and the Beast", mais aucun de leurs albums n'égale celui-ci, même pas le superbe EP qui l'a précédé "V Empire : Dark Faerytales in Phallustein, Symbols and Signs to Know Us By"

                    C'est très dur à écouter pour les faibles issus du mainstream, à cause de concepts extrême mêlant mort et sexe, de thématiques hammeriennes (des fompires) et des vocaux puissants issus d'un petit homme.

                    Les gens standard ne supportent pas un growl bien métalleux, c'est même à ça qu'on les reconnaît...

                    Et le petit homme qui chante ici couvre une vaste palette de sons, du growl profond et abyssal de démon majeur au scream aigu de gobelin syphilitique, en plus d'avoir des lyrics très sympas et poétiquement dark, parce que le mec a pas fait masse études, mais a un gros diplôme en langue anglaise, ce qui lui permet de chier des trucs darkos comme s'il respirait.

                    Enfin, à l'origine, parce qu'après, il a un peu simplifié le boxon.

                    Faut savoir que le groupe, de base, était parti sur un trip transylvanien, mais pas avec Vlad III Basarab dit "Țepeș", l'empaleur, ou "Drăculea", fils du dragon. (parce que son pater se nommait Vlad II Dracul)

                    Mais avec une figure autre et aussi équivoque de la mythologie / histoire roumaine (sauf qu'elle était hongroise lol), Báthory Erzsébet ou Elisabeth Bathory en gros anglais.

                    En gros, c'une bourge frappadingue qu'a butté masse servantes e fait des trucs chelou avec leur sang. Quand on l'a spotté, on l'a emmurée vivante et elle a canné quelques années après.

                    Maiiiiiiiiiiiiiiis, le groupe a été fort inspiré par elle, au moins pour deux galettes et un EP.

                    Après ils ont flirté avec l'horreur lovecraftienne (mâtinée de baise sinistre), les classiques du Gothic Horror, et Gilles de Rais.

                    Et c'tait chouette aussi.

                    Mais ce qui distingue cet album parmi tous, c'est son ambiance.

                    Aucun autre de leurs albums n'a une ambiance aussi transylvanienne, c'est de l'atmosphère à la Hammer : pas ce qui se fait de plus graphique, assurément, mais de loin ce qui est le plus travaillé niveau ambiance.

                    Et d'entrée de jeu, on y est. Ce clavier gothique impitoyable, ces bruiments d'arbres sataniquement animés aux tréfonds d'obscures forêts hantées... Même ces quotes de classiques de l'horreur gothique...

                    "Even a man who is pure at heart and says his prayers by night may become a wolf when the wolfsbane blooms and the autumn moon is bright" (1941, "The Wolf Man")

                    "Listen to them, the children of the night. What sweet music they make!" (1897, "Dracula", le livre)



                    Cet album est la quintessence du black metal en ce qu'il a de plus gothique.

                    Son aspect travaillé lui a valu des reproches de "mainstream" de la part de vieux fans de black metal fauché enregistré en cave, et même si j'aime ça aussi, je dois avouer que la maîtrise de cet album est tout sauf mainstream.

                    Les lyrics sont superbes de métaphores et allégories, je les adore véritablement, j'ai essayé de les traduire, mais... Quand l'esprit des langues est à ce point subtil, le faire passer intégralement dans une autre langue c'estv essayer de faire passer un cercle dans un trou carré en l'adaptant au marteau.

                    Ici, c'est un vrai travail d'adaptation, et il est lourd, TRES lourd.

                    A un moment, j'ai refusé de travestir les paroles en français, parce que soit on peut les assimiler comme telles, soit on ne le peut pas. Ca se mérite.

                    La traduction déforce tout, de plus, les textes de base sont déjà terriblement imagés, ça nécessite plus que jamais des compétences en langue, car vous ne devez pas traduire, vous ne devez pas lire, vous devez visionner les concepts selon vos affinités.

                    Traduire revient à imposer un concept, et je ne peux pas savoir si c'est le bon. Tout est une série d'images puissantes accompagnées de leur cortège d'évocations sensorielles, de palpation, de senteur, de chaleur ou froideur, de toute la diversité de nos sens qui ne sont assurément pas que 5 (rien que la thermoception invalide les 5 sens, car is on peut parler de 5 groupes de sens, on ne peut pas tout réduire à juste 5 sens, de plus, il y a énormément de ressenti qui ne dépend d'aucun des 5 sens traditionnels sans pour autant parler "d'intuition" - le supposé 6ème sens -)

                    "Heaven Torn Asunder"

                    Rise, ablaze, libidinous
                    Devildom voyeurs
                    Ascend to smother the light
                    Nascent aeons confer....

                    Chaos is spat
                    From the black eternal sea
                    Serrated mountains of mad shadows
                    Carving towards misdeed

                    Stormchoirs gather
                    A pestilential hiss
                    Sunset evokes Luciferian fire
                    The skies are ruptured like a knifed orifice
                    Supernal vestments hang tattered
                    Cathedrals shriek to pulpit oratory
                    Invasions scale Babel's ivory towers
                    Poised to sodomise a world upon it's knees

                    (Victory spent
                    Breathe deep benighted scent)

                    We are as a flame born unto the darkness
                    Desires burning in palatial glades
                    And virtues once aloof, now worming beneath us
                    Shalt see their children, pleasuring as slaves....

                    Attack!

                    Wreak atrocities on those we have despised
                    Judgements be riven, from the skies
                    Darkness empower let us master prophecy
                    Fulfilling destiny - the promised fever

                    Bedizens eyes paralysed with blasphemy
                    Written in flesh across the howling ether

                    Artemis
                    Spread the bliss of this Lupercalia

                    With stars erased, throw wide the gates
                    The infidel soon unmasks her face
                    Neath silken shroud she waxes horn
                    Sharpened to skewer dawn....

                    I am as a plague, born to the priestess
                    The secret amour of her archangelic rape
                    Jaded-eyed when my lovers, possessed
                    Screamed out their agonies, upon the stake

                    "The most August sorcerers of Hades
                    Darkly seized for me a throne
                    And the upraised scythe so terribly scribed
                    Vengeance in Jesuit blood on stone

                    From this ransacked celestial temple
                    I hold the prophet's severed head unto all nations"

                    Tremble before us
                    Lords of the star-veiled red sepulchres
                    Rushing deathwards, our Tartarean fires
                    Kindle pandemonia to furnace the earth

                    "Our voices are opened graves
                    Through which the never-dead escape"

                    From dank, abyssic dream
                    Pursuing ascendancy....

                    The enemy has held three seasons
                    Imparadised, whilst we writhed
                    To psycho-dramas penned by aerial decree
                    Now freed to plunder....
                    Heaven torn asunder
                    "Funeral In Carpathia"

                    Candelabra snuffed prey - silhouette wedded
                    Nightfall take my hand
                    Seduce me with silky timbred limbs
                    Grant me thy dark command
                    Over the peaks framing tapestries
                    Of thick forest, dusk has filled
                    With Lucifugous kisses enwreathed in mist
                    Creeping like violations from the shadows
                    to kill

                    Lucretia
                    is my love in vein
                    When thy tears bleed sweeter
                    Thank the midsummer rain?
                    Bewinged, infested belfries
                    Toll o'er the sobbing throng
                    A writhe of lethargic, terrored nudes
                    Whipped and welted neath the barbed windsong....

                    (in saddean paradise
                    Ancestral legacies linger on....)

                    I am He
                    The crowned and conquering darkness
                    Satan robed in ecumenical filth
                    Livid Bacchus sustained by bridal echelons of sylph

                    This wintry eve when the snow glistens deep
                    And sharpened turrets wed the jewelless skies
                    I shrug off the shroud of preternatural sleep
                    Enbroided by these words Malaresia scribed....

                    "Beauty slept and angels wept
                    For Her immortal soul
                    In this repose, all evil chose
                    To claim her for their very own"

                    Carpathia
                    The pleasured dead speak of her
                    In necromantic tongue
                    When ambered daylights are done

                    Masterbating in their graves
                    On her zenith to come....

                    This catafalque night when awed stars report
                    Their absence from the heavenly brow
                    Crippled seraph shalt cower in illustrious courts
                    Whilsts the cloaked maelstrom resounds throughout

                    "How the storm it fulfills
                    My heart though unhealed
                    Celestial knifes ebonied
                    And wild woods thrill
                    Yet far fiercer still
                    Her lustre eviscerates me"

                    Carpathia
                    Priapic lovers twist in concert with Her
                    Covenants are struck, jagged lightning fellates
                    The path towards the castle weary innocence takes

                    I rule as Master here
                    Where feral hordes impart my temper
                    Love sank wounded when I, betrayed
                    saw death etch cruelly, upon my lineage

                    "Usher the spite seething Draconist
                    And commit this world to thy ancient
                    sovereignty"

                    Erunescent veil descend
                    Psalmed sunset thus portends
                    And laid to rest, I now am blessed
                    With this darkness.... Forever more

                    Supreme Vampiric Evil
                    C'est une pure merveille, tout est parfait.

                    Pas juste l'alternance des tons ou le recours à Sarah Deva Jezabel (une grosse qui livre parfois des performances gothiques correctes), pas juste le rythme calculé et variant, adapté à chaque émotion, ni même le clavier toujours juste et les riffs mémorables, plutôt un tout, une alchimie parfaite dans un mélange pourtant si chaotique!

                    C'est du métal extrême, c'est pas pour les faibles, mais il y a là une oeuvre qui transcende les limites du genre, une forme de perfection impossible et inhumaine jamais atteinte (même pas par Dimmu Borgir et pourtant ils ont essayé!), sur près d'une heure, chaque note sonne juste, à sa place, l'oeuvre dispose d'une intégrité rarement atteinte, aucun élément ne semble déplacé, c'est une aventure interactive.

                    Je me souviens que j'ai souvent écouté cet album comme transi, l'esprit fusant aux 4 coins du multivers, porté par la puissance évocatrice des morceaux...

                    Le chanteur, Dani, n'et pas sans rappeler Fitzko, le nain exécuteur des basses oeuvres de Báthory Erzsébet, déjà parce qu'il est petit et complexé par sa taille, ensuite, parce que comme un autre nain célèbre (et hongrois en plus! Le Sarko!), il est un piètre gestionnaire.

                    Il change quasi de lineup entièrement à chaque album et est rendu à utiliser des musicos de session pour gérer les concerts.

                    Dani est un vilain nain. Plus un leprechaun anglais un peu con, hélas, c'est le frontman, composer and lyricist du groupe... Il est très doué mais susceptible, avec un caractère de merde.

                    Il a fait fuir trois des meilleurs musicos du groupe : Gian "Gyan" Pyres (1996-2003), guitareux, Damien "Damian" Gregori, claviéreux, et surtout Les "Lecter" Smith, claviéreux...

                    Martin Powell (claviéreux) a fait du bon taf sur Midian, mais c'était déjà plus le même...

                    En dépit d'une "version définitive" que Dani a cru bon sortir 20 ans après, "Dusk and Her Embrace" est un monument musical d'une puissance incalculable, qui ne plaira qu'à peu, mais vous fait visiter tout ce que la Transylvanie compte de marais fétides, créatures impies et absurdes, maléfices antédiluviens et séduction paradoxale et absurde.

                    Un peu comme l'album "Fran Marder" de Arckanum en 1995, mais en beaucoup plus poli et ouvragé.

                    Le joyau de la couronne étant certainement le titre éponyme, qui en plus bénéficie de choeurs très efficaces et de one-liners marquants

                    "When the sun has wept upon the waveless lake
                    And the mists steal in with ease
                    Covened wolves are their eerie dissonant napes
                    In adoration of the moon and thee"

                    "Nocternity.... She shall come for me"

                    C'est une merveille à nulle autre pareil, un album d'une fragrance unique, procurant un ressenti fort, vibrant, puissant et âcre.

                    Mais, en français, "âcre", n'a aucun bon sens. Le mot anglais "pungent" dé"finit une odeur entêtante, généralement associée comme mauvaise, mais certains peuvent en être obsédés, et cette obsession peut mener à considérer cette fragrance d'une obscène puissance comme ravissante.

                    L'anglais offre tellement de nuances que le français ignore que toute personne douée pour les deux langues se refuse, par respect, de traduire certaines choses.

                    Après tout, même si le style de Baudelaire a apporté énormément à Poe pour que son oeuvre ait une présence même en français, rien ne vaut les fantômes qui hantent les lignes originales des récits de l'auteur.

                    Une bonne traduction n'existe que quand elle se borne à transcrire des concepts factuels.

                    Dès lors qu'on aborde le ressenti, il devient impossible d'effecteur une bonne traduction, simplement parce que, aussi doué que vous soyez, chaque langue dispose de son esprit, et il est impossible de passer l'esprit d'une langue dans une autre.

                    Parce que chaque langue a son histoire,sa culture, son individualité.

                    L'anglais est une langue qui permet tellement plus de nuances que le français... Pas que le français ne puisse être retors, circonvoluscent (ce n'est pas français. Preuve que la langue française est ridiculement étriquée), évocateur... Mais il est nécessaire de recourir à tant de périphrases et subterfuges linguistiques alors que le mot définissant une émotion ou une notion ignorée du français existe en anglais...

                    C'est ça la difficulté de la traduction : compenser pour la pauvreté de la langue finale.

                    Il y'a tant de concepts qui trouvent un mot, une expression, en anglais, qui n'a pas son égal en français, ou de loin...

                    Ca aussi contribue à l'excellence de cet album. La puissance évocatrice des mots, qui dresse un panorama complexe des idées, alors que, soumis aux instruments grossiers du français, le tout apparaît claudiquant et contrefait...

                    Il faut pouvoir le saisir dans son sens original et dans ses nuances subtiles pour l'apprécier. Le français ne fait que gauchir les notions et abrutir le sens.

                    Après cet album, il y en aura encore deux très bons, Cruelty and the Beast et Midian (basé sur un bouquin de Clive Barker, croisé avec du Lovecraft), ensuite une série en demi-teinte, jusqu'à renouer avec l'ambiance d'un Cruelty and the Beast sur "Godspeed on the Devil's Thunder"... Mais depuis, c'est pas vraiment le pied. Darkly Darkly Venus Aversa était standard et ennuyeux, au même titre que The Manticore and Other Horrors et Hammer fo the Witches.

                    Ils se trouvent dans cette zone grise et fade qui a vu naître Damnation and a Day, Nymphetamine et Thornography. 3 albums de merde, comparé à leur excellence... Je devrais écouter Cryptoriana – The Seductiveness of Decay qui est sorti cette année. Avec de la chance, l'album est bon.



                    (album très ominous)

                    Apparemment, le quatrième album après le dernier bon est toujours un gage de qualité...

                    Ecoutez au moins V Empire, Dusk and Her Embrace, Cruelty and the Beast, Midian et Godspeed on the Devil's Thunder. C'est du très bon.

                    Entre 1998 et 2000, j'avais des soucis pour m'endormir.

                    Comme berceuse, pendant deux ans, je mettais "Cruelty and the Beast" de Cradle of Filth et "On the Eve of the Grimly Inventive" de Ebony Lake. En boucle durant mon sommeil. Chaque jour.



                    Parfois, rarement, j'alternais avec "Soft Glow of Perishing Cold" de "Thy Withering Orchard".



                    J'adore ces albums, ils tranchent tellement avec ce que le Metal propose usuellement...

                    Je dormais spécialement bien avec Ebony Lake...

                    Aujourd'hui je ne supporte plus aucun bruit ni aucune lumière durant mon sommeil.
                    Dernière modification par Bal-Sagoth, 15 octobre 2017, 03h43.
                    sigpic
                    "Wijn is venijn, bier is plezier"

                    Commentaire


                    • #11
                      Je vais voir ce que ça donne.

                      Commentaire


                      • #12
                        Hey bande de poulpes plutoniques malaxés par les orteils mycosiques de vieux trans soixante-huitards!

                        ALESTORM revient avec un nouvel album!

                        Le 29 mai!

                        "Curse of the Crystal Coconut"



                        Leur premier titre connu n'est pas ouf de chez ouf même si correct.



                        Vivement le 29, j'avais bien kiffé leur album "No Grave But the Sea"
                        sigpic
                        "Wijn is venijn, bier is plezier"

                        Commentaire

                        Chargement...
                        X