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[Cinéma] J’ai testé pour vous…les films musicaux cultes

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  • #46
    Purple Rain qui colle pas vraiment au milieu des autres je trouve, après aujourd'hui ils le sont tous, démodés, car ils représentent pour beaucoup une époque précise et ils ont été beaucoup copié pour certains, en particulier les scènes de danses qui sont devenues clichés.

    Après je ne les ai pas tous vu, loin de la, j'ignorais par exemple que Purple rain c'était un film, pour moi c'était juste un album de Prince.
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    • #47
      Cliché est un autre mot pour classique. Et ce qui est classique aujourd'hui a perdu de son originalité mais a posé les bases des références actuelles, le mètre étalon.
      Les films cultes peuvent avoir vieilli par endroits, il n'en demeure pas moins qu'ils conservent certaines qualités liées en général à ce qu'ils ont apporté de novateur.
      Même un film comme Purple rain est dans ce cas de figure; certaines scènes fonctionnent encore très biend u point d evue de l'émotion et le jeu de scène de Prince demeure hypnotique des années après.
      Et je n'ai jamais été intéressé par Prince ou ses chansons, c'est te dire la force qu'il dégage encore.
      Et l'album qui en a été tiré est resté mythique. C'est te dire ce que ça doit être pour ses fans.
      Si tu prends Tommy, c'est le contraire: je suis un fan de l'album d'origine depuis toujours et j'ai eu énormément de mal avec les changements apportés par le film. Il n'empêche que c'est un jalon important de l'histoire du film musical qui est un témoin précieux de l'ambiance culturelle des seventies.
      Je ne suis pas du tout un fin amateur de musique en général mais je pense qu'il ets toujours intéressant de découvrir le passé d'un art pour en apprécier davantage le présent, comme ton Lala land dont je ne doute pas qu'il est intéressant et que je finirai par le voir.
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      • #48


        Le danseur du dessus (alias Top hat, 1935)

        A Londres, dans un club de gentlemen dans lequel il est interdit de parler( !), un américain jovial attend son nouvel employeur.
        Danseur de claquettes de grande renommée, il a été embauché comme vedette d’une troupe chargée de se produire sur la scène de la capitale anglaise.
        Le producteur lui fait visiter la chambre qu’il va occuper dans l’hôtel luxueux dans lequel il loge et l’américain, emporté par sa passion pour la musique, commence à faire des claquettes.

        La voisine du dessous monte se plaindre du bruit en pleine nuit et notre danseur en tombe amoureux, entreprenant de l’initier à la danse et de la séduire à chaque fois qu’il la croise, quitte à provoquer les rencontres, ce qui semble en apparence déplaire à la jeune femme. Heureusement, c’est une ancêtre des tsundere telles que les conçoivent les américains dans les comédies romantiques. Sauf que d’habitude, les deux futurs amoureux s’envoient des piques et font semblant de ne pas être intéressés.

        Tout ceci n’est pas du goût de Beddini, l’Italien fat et orgueilleux qui est l’associé de la belle et lui fabrique ses robes en attendant de trouver une manière pour qu’elle accepte sa demande en mariage…


        Le danseur du dessus est une des premières et la plus célèbre des dix collaborations entre les danseurs et comédiens Fred Astaire et Ginger Rogers.
        C’est un film aérien et sans problèmes qui joue à fond la carte de l’optimisme, les problèmes étant plus causés par la bêtise de certains personnages (Beddini, le majordome pénible du producteur…) que par un destin capricieux. L’orage s’estompe bien vite et les malentendus nombreux et délirants qui parsèment le film pour le plus grand plaisir du spectateur qui aime les dialogues riches sont avant tout là pour ajouter des gags.

        Les scènes de danse sont un vrai bonheur à regarder, l’alchimie parfaite entre les deux acteurs principaux faisant des merveilles. Ils semblent parfois glisser sur une patinoire tant ils sont à l’aise sur la piste de danse.
        C’est un plaisir à contempler.

        En bref, ce film est fait pour ceux qui aiment les histoires drôles, charmantes et entrecoupées de chansons et de danses qui donnent la patate.
        Pas à dire, le savoir-faire hollywoodien en la matière, c’était quelque chose à l’époque.


        Histoire : 16/20 Une histoire simples aux situations burlesques bien écrites
        Personnages : 16/20 Avec une mention spéciale pour le grand Beddini, très drôle
        Réalisation : 17/20 Dans la droite ligne des comédies musicales de l’époque
        Bande-son : 16/20 Fred Astaire chante très bien et la BO est aérienne et enlevée
        Fun : 17/20 Un régal de légèreté qui donne le sourire
        Note finale: 16/20 Une comédie aux numéros musicaux travaillés qui respire la joie de vivre

        Le vrai titre du film : Quiproquos en série
        Si vous aimez : les claquettes, les duos à l’alchimie palpable, les comédies à l’ancienne, les quiproquos mémorables

        Deux morceaux de bravoure :

        "Cheek to cheek", la chanson la plus connue du film, avec un numéro de danse à la fin



        "Isn't This a Lovely Day (To Be Caught in the Rain) ", gros numéro de drague au kiosque à musique, avec une danse rythmée

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        • #49


          Chantons sous la pluie (alias Singing in the rain ,1952)

          Nous sommes en 1927 et un couple d’acteurs célèbres présente son nouveau film muet, un long métrage de cape et d’épée. Fuyant la foule qui veut ses autographes, la vedette masculine atterrit dans la voiture d’une jeune première, actrice au théâtre, qui le prend de haut malgré sa célébrité
          Les deux personnages tombent amoureux mais s’envoient des piques, dans la grande tradition des comédies sentimentales ricaines.

          L’avenir s’annonce radieux jusqu’à ce que le propriétaire du studio leur montre une révolution : le cinéma parlant.
          Cette innovation technologique va forcer tout le monde à s’adapter au mieux de sa capacités et pose un problème de taille : la vedette féminine a une voix de crécelle…


          Singing in the rain est considéré, à raison, comme le chef d’œuvre ultime des films musicaux à l’américaine.
          Difficile de trouver un défaut dans la cuirasse : le scénario est habilement écrit et intelligent, les dialogues sonnent juste et sont dynamiques et drôles, la réalisation frise la perfection et est d’une modernité étonnante plus de 60 ans après, les numéros musicaux et les chansons sont drôles et innovants, les acteurs sont attachants…

          Pour pinailler, et surtout après avoir vu la virtuosité de Fred Astaire et Ginger Rogers, Gene Kelly, Debby Reynolds (la mère de Carrie Fisher) et Donald O’Connor virevoltent moins bien que leurs illustres prédécesseurs, vraiment aériens dans leurs pas mais les trois acteurs compensent par leur chorégraphie variée, originale et qui ne se prend pas au sérieux.

          Les gags ont très bien vieilli et conservent un esprit moderne encore aujourd’hui. Quant aux chansons, elles sont restées dans l’histoire, avec leur rythme mélodique plein d’énergie.

          Pour faire simple, si vous n’avez qu’un film musical à voir dans votre vie, c’est celui-là.

          Histoire : 17/20 Une habile reconstitution de la période de transition du muet au parlant et du bouleversement qu’elle a engendré
          Personnages : 16/20 Des archétypes, mais très attachants et qui sonnent vrai
          Réalisation : 18/20 Eblouissante, on en prend plein les mirettes à chaque plan, notamment pensant les danses
          Bande-son : 18/20 C’est simple : il n’y a pas une chanson à jeter
          Fun : 18/20 Gags en série très amusants, énergie communicative…
          Note finale: 18/20 Un film qui n’a pas pris une ride

          Le vrai titre du film : L’arrivée du cinéma parlant
          Si vous aimez : les comédies musicales hollywoodiennes de la grande époque, les films qui gardent leur force des années après, la très bonne utilisation du technicolor, les films drôles et futés…

          Deux morceaux de bravoure :

          La chanson titre avec un Gene Kelly impérial. Cette scène me trotte souvent dans la tête quand il pleut



          "Good morning" avec les trois protagonistes en même temps. Un numéro de danse impressionnant et enlevé

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          • #50



            Evita (1996)

            Eva Duarte naît dans une petite ville et est la fille illégitime d’un notable local.
            Rêvant des feux de la rampe, elle séduit un chanteur à la mode qui lui sert de billet pour la capitale, Buenos Aires.
            Devenue une actrice de seconde zone bénéficiant d’un bon carnet d’adresses qui lui assure des rôles en quantité, elle séduit le tout nouveau dictateur, le colonel Juan Peron et devient une icône pour son pays, ses discours de soutien au militaire et son apparente volonté de changer la vie des plus pauvres lui assurant une dévotion sans pareil.

            Ce film aujourd’hui assez oublié connut un grand succès à sa sortie, en grande partie dû à la chanson « Don’t cry for me Argentina » dont Madonna enregistra plusieurs versions.
            Projet maudit qui mit trente ans à se faire, Evita est l’adaptation d’une fresque musicale de la fin des années 70. Alan Parker, qui l’a réalisé, avait d’abord refusé de le faire une première fois.
            Il apporte son savoir-faire en la matière (The commitments, Pink Floyd the wall, Fame…) et livre des images criantes de réalisme d’une Argentine des années 20 en proie à la crise économique et baignée de religion.
            Madonna livre le meilleur rôle de sa carrière et on la sent habitée par le personnage. Ça n’en fait pas une bonne actrice pour autant et on sent bien qu’elle plaque son image sur celle de la vedette idolâtrée. On a du mal à différencier Evita de Madonna, mais elle est diablement convaincante en manipulatrice et croqueuse d’hommes dont on ne sait pas si elle épouse les idées de Juan Peron et si elle défend vraiment les plus pauvres.
            Le film évoque brièvement son oeuvre sociale et ses discours à destination de ceux qui n’ont rien, contre la classe possédante et semble tout d’abord aller dans le sens que les peronistes continuent à donner à son action de nos jours mais elle est opposée à un Antonio Banderas impérial en conscience morale du pays, toujours présent lors des grands évènements dans différents emplois (journaliste, serveur, plongeur…).
            Il ne reconnait que peu de mérites à la femme du dictateur et encore, ceux-ci viennent à la fin du film.
            Il s’emploie à représenter ceux qui ne bénéficient pas du régime, les opposants politiques mais également les pauvres censément choyés par Evita. Il dénonce également le culte de la personnalité, presque comparable à celui de la vierge Marie, dont elle est l’inspiratrice sur une idée de son mari.
            Madonna assure la défense de la passionaria de la cause des pauvres, qu’elle ait cru ou non en ce qu’elle faisait.

            Jonathan Pryce, qui joue Peron, le rend effacé et presque sympathique, ce qui est un peu surprenant. A la limite, c’est Evita qui semble prendre ses défauts.
            J’ai lu que l’Argentine, en réaction à l’Evita d’Alan Parker, avait fait sa propre version pour « rétablir la vérité ». Comme quoi il est toujours difficile de conjuguer Histoire et religion…

            Histoire : 15/20 La vie et la mort d’Eva « Evita » Peron. Une découverte pour la plupart des non argentins
            Personnages : 14/20 Le film creuse trop peu les personnages mais peut-être n’en a-il pas le temps
            Réalisation : 16/20 La maîtrise de Parker est toujours là. C’est superbe.
            Bande-son : 15/20 Elle narre parfaitement l’action et tous les dialogues sont chantés
            Fun : 14/20 Le film est parfois un peu longuet
            Note finale: 15/20 Un film qui a plutôt bien vieilli et mérite le visionnage

            Le vrai titre du film : La vie d’Evita, version courte
            Si vous aimez : Madonna, les reconstitutions historiques bien fichues, les films entièrement chantés, Alan Parker

            Deux morceaux de bravoure :

            « Dont’cry for me Argentina », alias le méga tube de l’époque, dont Madonna a enregistré plusieurs versions



            "The lady's got potential". Banderas chante la prise du pouvoir pas les putschistes du GOU (Groupement des officiers unis). Et ça claque, paroles géniales comme musique entraînante

            Clip extrait du film



            Chanson complète

            sigpic

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            • #51
              Je me rappelais qu'Eva Peron était morte jeune d'un cancer mais je ne pensais pas que c'était à 33 ans à peine.

              Le film dans mes souvenirs se résume à la chanson Don't cry for me Argentina et la bonne prestation de Banderas pour le reste Madonna m'avait un peu laissée de marbre.
              Come and play with us, Danny …for ever, and ever, and ever

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              • #52



                French cancan (1954)

                J'ai profité de la diffusion hier soir sur Arte de ce classique de Jean Renoir pour le voir.
                C'est l'histoire romancée de la création du célèbre moulin rouge, en 1900 et les tribulations de son patron joué par l'excellent Jean Gabin, notre John Wayne à nous, habitué de la vie mondaine parisienne de la fin 19ème à la recherche d'un spectacle inédit apte à lui permettre de lancer son établissement.

                Un soir qu'il s'encanaille dans un bal populaire avec quelques bourgeois, dont une comtesse amoureuse de lui et très jalouse mais aussi son mari (badinage libertin for great justice), son regard est attiré par le talent d'une jeune blanchisseuse au talent et à la souplesse prodigieuse. Au grand dam du compagnon jaloux de celle-ci et de la comtesse, il ne fait pas que la recruter dans son spectacle modernisant la danse populaire du Cancan sous un nouveau nom...

                Un film d'une grande classe qui a le mérite de nous replonger dans une époque ancienne en appuyant sur son monde de la nuit. La légèreté des interprètes n'a d'égale que leur talent d'acteurs, avec un Gabin impérial en patron cool mais qu'il ne faut pas énerver. La chorégraphie autour des spectacles de French cancan et des numéros de cabaret est magistrale et permet d'apprécier des classiques musicaux français particulièrement beaux.

                Un des meilleurs films du genre par chez nous.

                Histoire : 16/20 Une histoire simple mais enlevée et bien écrite
                Personnages : 16/20 Bien brossés. Celui de Gabin est le plus attachant
                Réalisation : 16/20 ça claque toujours bien
                Bande-son : 16/20 Des classiques de la fin 19ème siècle et des standards d'Offenbach entre autres
                Fun : 16/20 Un film léger comme une flute de champagne
                Note finale: 16/20 Un bel hommage à la belle époque

                Le vrai titre du film : French cancan, une histoire romancée
                Si vous aimez : le french cancan, Gabin, les films à l'ancienne, le Paris de la fin 19ème siècle

                Deux morceaux de bravoure :

                La complainte de la butte, un classique de la fin 19ème siècle magnifiquement interprété



                Le film offre une minute d'Edith Piaf quand même!

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                • #53


                  Les demoiselles de Rochefort (1967)

                  A Rochefort, un vendredi, deux soeurs jumelles se préparent pour le grand festival de la ville et vont faire la rencontre de deux sympathiques forains, d'un marin romantique en train de finir son service militaire, croisent un marchand d'instruments et de partitions de musiques ainsi qu'un Américain en goguette.

                  A la recherche de l'âme soeur, leur vie va changer lors du week end mémorable qui débute...


                  Sorti en une période où le genre était déjà en désuétude et où le pari de sortir une comédie musicale était risque, Les demoiselles de Rochefort furent un immense succès du bouche à oreilles.
                  Rendant hommage aux comédies musicales américaines des années 50 (on y trouve un grandiose Gene Kelly parlant Français quand même!!!), ce film incroyablement fun respire la joie de vivre comme un "Chantons sous la pluie" auquel il emprunte ses chorégraphies joyeuses (supervisées par Kelly) et ses couleurs pétulantes.

                  L'histoire reflète très bien l'optimisme de l'époque, tout comme la bande-son absolument géniale de Michel Legrand. J'ai rarement été aussi conquis par toutes les chansons d'un film comme celui-ci. Il est quasi impossible d'en sélectionner uniquement deux, je vous jure!

                  Les deux soeurs sont jouées par Catherine Deneuve et sa soeur Françoise Dorléac, tristement décédée 3 mois après la sortie du film dans un accident de la route.
                  On y trouve également Danielle Darrieux, grande actrice française qui a fêté ses 100 ans hier, jour de sa diffusion par Arte, qui m'a permis de le voir enfin.

                  C'est pas compliqué: si vous voulez voir un film qui vous donne la pêche et vous rend euphorique, le "Chantons sous la pluie" français qui exploite magnifiquement bien notre belle langue dans les paroles de ses chansons.

                  Un film simple, romantique et beau.

                  Histoire : 15/20 Une tranche de vie remplie de personnages attachants dans un monde presque (tout est dans le presque) parfait
                  Personnages : 16/20 Des archétypes bien faits et beaux
                  Réalisation : 18/20 Des chorégraphies magnifiques et très dansantes
                  Bande-son : 18/20 Il doit y'avoir à peine une chanson que j'ai pas aimé et encore
                  Fun : 18/20 On ne voit pas le temps passer
                  Note finale: 18/20 Une énorme claque que j'aurais dû voir il y'a bien longtemps

                  Le vrai titre du film : Les jumelles de Rochefort
                  Si vous aimez : Chantons sous la pluie, les comédies musicales des années 50, Gene Kelly, Catherine Deneuve

                  Deux morceaux de bravoure :

                  La chanson phare du film, immanquable



                  Gene Kelly en grande forme et en Français!




                  Allez, je triche! Le vendeur du magasin de musique

                  Dernière modification par Giromu, 23 janvier 2018, 18h47.
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                  • #54



                    Les Parapluies de Cherbourg (1964)

                    Ce film se décompose en 3 actes et s'étale de 1957 à 1963, racontant la relation tumultueuse entre Guy, un jeune garagiste et Geneviève, la fille de la patronne d'un petit magasin de parapluies qui sont séparés par la guerre d'Algérie (Guy étant appelé 2 ans sous les drapeaux) et continuent d'entretenir la flamme vaille que vaille.

                    Film qui a convaincu Catherine Deneuve de faire carrière en tant qu'actrice, film préféré du réalisateur de La la land (si Lizandrya est dans les parages, il y'a une surprise pour lui dans les prochains jours), premier film français entièrement chanté et en couleurs, palme d'or 1964, un des premiers films à évoquer la guerre d'Algérie... N'en jetez plus!
                    Les parapluies de Cherbourg est une histoire d'amour marquante et un drame. Ceci imprègne le film dans ses chansons aux paroles et au rythme tristes dans l'ensemble.
                    On est loin d'un "Les demoiselles de Rochefort" qui le suit quelques années après et qui en aura les codes couleurs joyeux et l'ambiance mi réaliste mi enjouée graphiquement.

                    Un superbe film parfois un peu lent mais aux personnages très convaincants (j'ai un faible pour celui de Roland Cassard).

                    Histoire : 16/20 Une histoire simple mais très bien racontée
                    Personnages : 15/20 On ne sait pas grand chose d'eux malgré 4 seulement qui ont un rôle important
                    Réalisation : 17/20 Enlevé et triste quand il faut, parfois même mélancolique
                    Bande-son : 16/20 Moins variée que celle des demoiselles qui sortira quelques années après et c'est dommage mais la tristesse du thème imprègne de belle manière le film
                    Fun : 16/20 Quelques longueurs dues à la nature de fresque du film et à la simplicité des personnages mais on ne s'ennuie pas
                    Note finale: 16/20 Un film marquant mais que j'aime moins que les demoiselles de Rochefort (ça s'est vu, je crois )

                    Le vrai titre du film : Les amants de Cherbourg
                    Si vous aimez : les films de Jacques Demy, les histoires d'amour tristes, les films jazzy

                    Deux morceaux de bravoure :

                    La chanson culte du film!



                    Le thème du film version instrumentale puis, à 2'50, la visite chez le garagiste la plus jazzy que vous avez vue!

                    Dernière modification par Giromu, 23 janvier 2018, 18h48.
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                    • #55


                      La la land (2016)

                      De nos jours, à Hollywood, une actrice débutante travaille dans un café pour joindre les deux bouts et se désespère de réussir un jour. Un soir, elle fait la rencontre d'un pianiste qui rêve de monter son propre club de jazz et vient de divorcer. Il a lui aussi bien du mal à se relancer. Dans la plus pure tradition hollywoodienne, ils se détestent d'abord et s'envoient des piques puis deviennent inséparables. Parviendront ils à réaliser leurs rêves?

                      Le réalisateur clame partout qu'il est un fan des parapluies de Cherbourg (mon post précédent). Ben, ça se voit.
                      Le film est décomposé en 4 saisons (printemps, été, automne, hiver) et moult détails du film (le début du film, l'histoire d'amour, le ton mi joyeux mi réaliste, la fin) font clairement penser à ce film de référence. Par le ton général, il fait aussi énormément penser à un autre film de Demy, les demoiselles de Rochefort.
                      La la land est pourtant avant tout une déclaration d'amour au genre désormais désuet de la comédie musicale (les parapluies de Cherbourg référençait le début de Chantons sous la pluie, lui aussi) et à Hollywood, tentant de prouver qu'on peut moderniser ce genre (et au vu de la pluie d'oscars et du succès critique, il semble que l'objectif soit réussi).

                      Pour parler vrai, ce film est techniquement très réussi et la bande-son très sympathique et assez belle mais il ne m'a pas parlé. est ce que notre époque me parle moins que les années 60 à 90? Est ce que ce sont juste les deux personnages principaux qui m'ont trop agacé? EN tout cas, le film ne prend pas sur moi.
                      En tout cas, pas plus que ça. Peut-être que j'en attendais trop au vu des éloges qu'il a eus mais je lui reconnais pas mal de qualités quand même, malgré ses longueurs.
                      Je m'attendais aussi à ce que tout le film soit chanté et ce n'est malheureusement pas le cas...

                      Histoire : 14/20 Un décalque des parapluies de Cherbourg avec plein de références à Hollywood
                      Personnages : 14/20 Pas trop mal dépeints, mais ils m'ont agacé fortement. Ils ne m'ont pas touché
                      Réalisation : 16/20 Rein à redire de ce côté-là. Le réalisateur est très fort, avec des chorégraphies superbes et un très bel hommage à ses films cultes, dont il parvient à se différencier pour imposer sa patte
                      Bande-son : 16/20 De très bonne qualité, entrainante mais qui manque un peu de variété par instants (trop de variantes des deux thèmes principaux, certes les meilleurs)
                      Fun : 15/20 Si on excepte les deux quasi têtes à claques de héros, je me suis bien amusé, malgré quelques temps morts dus à la longueur du film
                      Note finale: 15/20 Un très bon film mais je n'ai pas le même avis que Lizandrya dessus...

                      Le vrai titre du film : Les parapluies de Cherbourg 2016
                      Si vous aimez : Hollywood et les mythes qu'il charrie, les films de Jacques Demy, les histoires d'amour tristes, les films jazzy

                      Deux morceaux de bravoure :

                      Le début du film met tout de suite dans le bain. Les bouchons seraient presque funs vu comme ça, avec le thème du film, repris souvent



                      Un passage rigolo avec plein de chansons des années 90 et que j'ai bien aimé. Il apporte un peu de variété musicale bienvenue



                      Bonus : le meilleur thème instrumental du film et l'un des deux thèmes les plus utilisés dans le film

                      sigpic

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                      • #56


                        Mamma mia! (2008 )

                        Une jeune femme va se marier sur une petite île grecque appartenant à sa mère qui y tient un hôtel et qui va accueillir une centaine de personnes. Sa mère étant une ex hippie adepte de l'amour libre, elle n'a pas connu son père mais a retrouvé son carnet intime de l'époque. Bien décidée à rencontrer son géniteur, elle invite à son insu les 3 géniteurs potentiels qui ont tous follement aimé sa mère...

                        Le scénario est navrant et les scènes non chantées le sont en général tout autant. Tiré d'un spectacle sur les planches monté à la fin des années 90 afin de relier les chansons d'ABBA entre elles, ce film est un nanar revendiqué (ou presque) qui séduit surtout pour l'enthousiasme de ses interprètes féminines (une Meryl Streep, qui a l'air de s'éclater, en tête).
                        Les comédiens hommes ont l'air de s'ennuyer dans ce film de copines qui vise assez clairement les femmes. Les numéros de chant et de danse sont en général très réussis et donnent la pêche tant ils débordent d'énergie.

                        Histoire : 09/20
                        Personnages : 12/20
                        Réalisation : 12/20
                        Bande-son : 16/20
                        Fun : 15/20
                        Note finale: 13/20

                        Le vrai titre du film : Abba, la comédie musicale inattendue
                        Si vous aimez : les chansons d'Abba, les ambiances vacances, les nanars détendus, Meryl Streep complètement en live

                        2 morceaux de bravoure :

                        Dancing Queen forcément



                        Et comme il y'a des Belges ici...

                        Dernière modification par Giromu, 05 mars 2019, 19h48.
                        sigpic

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                        • #57



                          West side story (1961)

                          Modernisation de Roméo et Juliette d'après un musical de Broadway sortie en 59, West side story raconte l'histoire d'amour impossible entre un jeune américain d'origine polonaise et ancien membre du gang des Jets d'une part et une jeune immigrée portoricaine dont le frère est le chef des sharks, un groupe de la même origine ethnique.
                          Le film a marqué son époque par ses très bons numéros de danse, ses chansons restée célèbres (America, Somewhere, Maria, Tonight...), son histoire simple mais prenante et réaliste, ce qui était assez rare à l'époque. Elle parle des problèmes de la société, pauvreté, intégration, violence...

                          Honnêtement, le film est un peu long mais en a encore sous le capot et vaut d'être vu au moins une fois. J'ai bien aimé, je dirais sans plus. La fin est assez forte et les chansons toutes excellentes ou presque. Les personnages sont simples mais marquants. La réalisation est impressionnante avec notamment un plan long impressionnant de survol du New York de l'époque

                          Histoire : 14/20 Ben, c'est Roméo et Juliette refait, quoi
                          Personnages : 14/20 Là aussi, c'est simple et classique
                          Réalisation : 17/20 Une maîtrise superbe avec beaucoup d'inventivité et de force
                          Bande-son : 16/20 Dans l'ensemble un peu datée, ça reste très bon
                          Fun : 13/20 Là où le bât blesse
                          Note finale: 15/20 Un bon film et même un très bon mais je me suis un peu ennuyé par instants

                          Le vrai titre du film : Un classique qui a bien vieilli
                          Si vous aimez : les films vintage, les films qui parlent de leur époque, les films très bien filmés, les chansons excellentes

                          2 morceaux de bravoure :

                          America reste la meilleure chanson et le meilleur numéro du film, un classique qui a inspiré des milliers d'artistes par son ironie humoristique légère et lourde à la fois. les paroles sont assez fabuleuses



                          Maria est un très beau numéro solo et une des meilleures chansons du film, celle qui m'a le plus marqué







                          Phantom of the Paradise (1974)

                          Ce film est fou! Ce film est une perle! Vendu à l'époque comme un film d'horreur gothique ET comme un Rocky horror picture show, il est à la fois les deux, une référence gratinée à trois classiques indémodables ET un film totalement barré qui ne pouvait que sortir à l'époque des hippies sous acide...

                          Swan est le mystérieux propriétaire de Death records et il fait la pluie et beau temps sur les tendances musicales de l'Amérique (et du monde occidental, quoi). Un jour où il cherche la sensation nouvelle qui lui permettra d'ouvrir enfin son studio d'enregistrement qui tient aussi de la boîte de nuit, le Paradise,il tombe sur le jeune Winslow Leach, un artiste aussi rêveur et passionné qu'ambitieux qui refuse de lâcher quoi que ce soit aux majors et de trahir sa musique et l'opéra rock qu'il a écrit. Swan décide de le dépouiller de tout ce qu'il possède et notamment sa musique et sa muse...Winslow va très vite revenir pour se venger et ça ne peut que mal finir.

                          Un film complètement barré par un jeune Brian De Palma en roue libre. Le scénario est un modèle de créativité. Il fait du neuf avec du vieux de manière très intelligente, usant et abusant volontairement de kitsch ringard, de clichés horrifiques, d'humour et de pathos. C'est bien sûr une critique acide de l'industrie du disque mais aussi des artistes en général, surtout ceux qui ne veulent rien lâcher. Les chansons, que je n'avais JAMAIS entendues auparavant, constituent une bande-son fabuleuse et la réalisation a de moments de pur génie. Facilement un de mes films musicaux favoris.

                          Histoire : 16/20 Un mélange de classiques très goûteux
                          Personnages : 15/20 Des archétypes simples mais marquants, assez extrêmes
                          Réalisation : 17/20 Le jeune De Palma était déjà un grand
                          Bande-son : 17/20 Franchement magnifique
                          Fun : 17/20 On ne s'ennuie pas une seconde
                          Note finale: 17/20 Un chef d'oeuvre

                          Le vrai titre du film : Le portait du fantôme de l'opéra faustien
                          Si vous aimez : les années 70 et leur folie créative, les films cultes, les références intelligences au répertoire classique, les OVNIS filmiques

                          2 morceaux de bravoure :

                          J'ai eu du mal à sélectionner tant le film en regorge

                          "Special to me". Jessica Harper est la seule voix féminine du film mais quelle voix!



                          La recréation de la voix du Phantom. Quelle meilleure métaphore de l'industrie de la musique?

                          sigpic

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                          • #58
                            Phantom of the Paradise fait parti de mes films fétiches. En même temps, je l'ai vu très très jeune. J'avais même pas 8 ans, alors un film d'horreur, à cet âge là, j'en avais jamais vu. C'était limite de la folie pour moi.

                            Sinon, pour la petite histoire plus que de l'industrie de la musique, De Palma critiquait surtout celle du cinema, après s'être fait évincer d'un film sur lequel il s'était beaucoup donné par un gros studio. Se sentant déposséder de son oeuvre, il en a fait ce film.

                            Autre truc marrant, le compositeur des chansons du film n'est nul autre que Paul Williams, akka Swan. Une situation des plus ironiques quand on se dit que son rôle est donc de voler ses propres musiques (d'ailleurs, dans la chanson Faust (robot), c'est la voix de Paul Williams qu'on entend chanter. C'est pour ça que Swan, ce grand amoureux de lui-même, dit "Perfect" )

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                            • #59
                              C'tait cool Phantom of the Paradise.

                              J'aime toudi bé.
                              sigpic
                              "Wijn is venijn, bier is plezier"

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                              • #60


                                Hair (1979)

                                Adapté de la comédie musicale du même nom, le film de Milos Forman est légendaire pour la chanson qui le clôt (Let the sun shine in) et aussi un peu pour celle qui l'ouvre (Aquarius). Y'a il autre chose entre les deux?
                                Un jeune fermier de l'Oklahoma veut visiter New York avant d'aller faire son "tour" au Vietnam en guerre. Il se lie d'amitié dès le premier jour avec des hippies de son âge qui lui font découvrir un univers inconnu...

                                Ode à une époque déjà révolue au moment du film, Hair idéalise les hippies et leur mouvement. Le film vaut surtout pour le jeu de Treat Williams, le charismatique George Berger, leader du petit groupe de contestataires. Très plaisant à suivre, il pâtit surtout de chansons très oubliables à l'exception des deux précitées. Celle qui donne son nom au film est notamment amusante mais un peu nanarde de nos jours.
                                La fin est très marquante et assez surprenante et les numéros musicaux, plutôt réussis, dont une scène de rêve surréaliste.
                                Au final, un bon film mais très dispensable. Marrant de se dire que la version française du spectacle a fait de Julien Clerc une star!


                                Histoire : 14/20 Simple et efficace
                                Personnages : 14/20 Sorti du héros et de Berger, ils sont assez fades
                                Réalisation : 15/20 ça reste du Forman donc efficace
                                Bande-son : 13/20 Des chansons décevantes à l'exception des deux gros hits
                                Fun : 15/20 On ne s'ennuie pas et le film est bien rythmé
                                Note finale: 14/20 Une bonne comédie musicale qui a un peu vieilli

                                Le vrai titre du film : Je fais ce que je veux avec mes cheveux
                                Si vous aimez : les films "historiques", la comédie musicale d'origine, les bons acteurs

                                2 morceaux de bravoure :

                                Aquarius : bienvenue chez les hippies new-yorkais! C'est le début de l'ère du verseau...



                                La chanson qui a fait la légende de Hair



                                et la VF très chouette de Julien Clerc

                                sigpic

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