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Présidentielles 2017: Le Pen et le FN

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  • Pfffffffffff pour le nouveau du nom du FN "vote des adhérents" ça va partir en banane...

    MLP :
    Le mot national doit y figurer impérativement
    [...] "Le Rassemblement National."
    Ovation

    NUL

    On sent la volonté d'effacer la référence au parti et de se transformer un mouvement comme (bizarre) tout les autres partis politiques aujourd'hui.

    D'après les journalistes de France Inter, le nom est trop long donc il sera réduit. J'espère en "Les nationaux" pour parachever le ridicule.
    Dernière modification par Abdul, 11 mars 2018, 16h26.
    Necrobestial Sadobreaks

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    • Déjà, ils ont pas préempté le mot "patriotes", c'est déjà ça. Pas comme "Les Républicains".
      Qu'est ce que ça me gave quand un bord s'arroge un adjectif. Du coup, ça m'oblige à parler du "parti Les Républicains" ou du "siège de les Républicains". C'est laid et pas Français mais pas question de les confondre avec les Républicains en général. Pareil pour les patriotes. Pourquoi seule l'extrême-droite aurait le droit d'utiliser ce mot? Ils sont nationalistes, surtout. Pas que patriotes.
      sigpic

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      • Parce que si tu regardes la majorité des partis d'extrème gauche sont contre le patriotisme et le nationalisme.


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        • En parlant du nom de Rassemblement national, beaucoup n'ont pas tardé à faire le parallèle avec l'ancien Rassemblement national populaire :

          https://fr.wikipedia.org/wiki/Rassem...onal_populaire

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          • Envoyé par Giromu Voir le message
            Déjà, ils ont pas préempté le mot "patriotes", c'est déjà ça. Pas comme "Les Républicains".
            Qu'est ce que ça me gave quand un bord s'arroge un adjectif. Du coup, ça m'oblige à parler du "parti Les Républicains" ou du "siège de les Républicains". C'est laid et pas Français mais pas question de les confondre avec les Républicains en général. Pareil pour les patriotes. Pourquoi seule l'extrême-droite aurait le droit d'utiliser ce mot? Ils sont nationalistes, surtout. Pas que patriotes.
            "Les patriotes" existent déjà, c le nom du parti eUH du MOUVEMENT de Philippot

            Parce que si tu regardes la majorité des partis d'extrème gauche sont contre le patriotisme et le nationalisme.
            Grand dieu ! Nullement ! C'est surtout qu'ils passent pas leur temps à utiliser la communauté nationale en étendard du racisme.
            Necrobestial Sadobreaks

            Commentaire


            • Grand dieu ! Nullement ! C'est surtout qu'ils passent pas leur temps à utiliser la communauté nationale en étendard du racisme.
              Hé non, la plupart des mouvements de gauches extrémistes sont anti-patrie, anti-nationalisme, justement parce qu'ils associent ces deux choses à du racisme.


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              • Disons que la gauche a inventé le patriotisme (sous la Révolution) puis s'en est peu à peu détachée, la droite le récupérant, tandis que la première évoluait vers un internationalisme socialiste et humaniste (fin 19ème siècle) avec en apogée la période communiste, qui luttait contre la notion de patrie (sauf quand ça arrangeait les gouvernants, genre Staline sous le Seconde guerre Mondiale, quand il fut attaqué par les nazis).

                De nos jours, le partiotisme est à tout le monde, même si il est vrai que ce sont plutôt les gens de droite (ou d'extrême-droite) qui utilisent cette notion, les gens de gauche se sentant plus "européens" ou même "citoyens du monde" en général, que ce soit pour des raisons communistes (NPA, LR...) ou humanistes, rattachant dans leur tête la notion de patriotisme (aimer et défendre son pays) à celle de nationalisme (qui a pris avec le temps et depuis les deux guerres mondiales une connotation très négative de "Right or wrong, my country")
                sigpic

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                • Que pensez-vous du nouveau nom du FN au fait ?
                  Necrobestial Sadobreaks

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                  • C'est aussi moisi que ce qui se fait en face.
                    "Les Républicains", "La République en marche", "La France insoumise"...J'ai la nostalgie des noms de partis qui avait de la gueule du style "Union pour un mouvement populaire", "Union pour la démocratie française", "Ligue communiste révolutionnaire"...ça avait quand même une autre gueule.
                    sigpic

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                    • Rassemblement nationnal. Tout ca pour ca?
                      sigpic
                      "Le plus bel hommage que nous puissions rendre à un auteur n'est pas de rester attachés à la lecture de ses pages, mais plutôt de cesser inconsciemment de lire, de reposer le livre, de le méditer et de voir au-delà de ses intentions avec des yeux neufs."
                      Charles Morgan

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                      • Y'a un truc que j'ai trouvé intéressant dans son discours, c'est que pour la première fois elle a introduit la sécurité des données. Y'a un gros soucis vis à vis de la collecte des données par les grosses entreprises, mais c'est l'genre de truc qui se mue en deux-deux en une nouvelle peur abstraite et irrationnelle ! Parfait.
                        Necrobestial Sadobreaks

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                        • changer de nom , ou comment on arrive encore de nos jours a faire oublier les affaire/réputation d'un parti avec un coup de baguette magique. pouf "vous avez vu , c'est plus nous , on a même changer de nom " :3
                          ne pas juger un homme d un simple regard apprend a le connaitre il deviendra ton ami(e), après il restera toujours des cons ...

                          /!\ Les loli ont un truc en plus dans leurs truc en moins. /!\

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                          • C’est dans la charte du boulet de changer de nom pour faire croire qu’il a changé.
                            sigpic
                            "Le plus bel hommage que nous puissions rendre à un auteur n'est pas de rester attachés à la lecture de ses pages, mais plutôt de cesser inconsciemment de lire, de reposer le livre, de le méditer et de voir au-delà de ses intentions avec des yeux neufs."
                            Charles Morgan

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                            • Envoyé par ADN san Voir le message
                              C’est dans la charte du boulet de changer de nom pour faire croire qu’il a changé.
                              c'est en plus, boucoup plus drôle pour un parti dynastique.
                              ne pas juger un homme d un simple regard apprend a le connaitre il deviendra ton ami(e), après il restera toujours des cons ...

                              /!\ Les loli ont un truc en plus dans leurs truc en moins. /!\

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                              • Passionnant!


                                5 octobre 1972 : quand le FN s'appelait (en réalité) le FNUF


                                Valérie Igounet est historienne, chercheuse associée à l'Institut d'Histoire du Temps Présent (CNRS). Elle est spécialiste de l'extrême droite et du négationnisme et auteur d'une histoire du front national "Le Front national : de 1972 à nos jours : le parti, les hommes, les idées" paru aux éditions du Seuil, juin 2014. Pour "l'Obs", alors que le parti d'extrême droite va probablement changer de nom, elle revient sur l'origine du Front national, de son nom et de son logo, la flamme.

                                Le 5 octobre 1972, le Front national pour l’unité française (FNUF) voit le jour à la salle des Horticulteurs, à Paris, dans le cadre d’une réunion privée. Les personnalités présentes approuvent "pleinement le programme d’action présenté par Jean-Marie Le Pen et François Brigneau", malgré les réticences affichées d’Ordre nouveau (ON).

                                La constitution légale du FNUF date du 27 octobre, jour du dépôt des statuts à la préfecture de police de Paris. L’objet du parti, domicilié à l’adresse de la Serp, est de "promouvoir et d’organiser la participation de ses membres à la vie politique sous toutes ses formes ainsi que l’application de tous moyens propices à la réalisation de son objet".

                                En d’autres termes, il s’inscrit dans le regroupement des forces de l’opposition nationale dans la perspective du renouvellement législatif. Son logo, une flamme bleu-blanc-rouge, plantée sur un socle rouge où le sigle FN se détache en lettres blanches, s’inspire de la flamme du parti néofasciste italien, le Movimento sociale italiano (MSI), créé fin 1946. À partir de 1972, la flamme FN bénéficie d'un usage continu et évolutif.

                                La génération des vaincus de l’histoire récente

                                Le FNUF se présente comme une fédération nationaliste unitaire. Il "souhaite tourner la page de tous les déchirements historiques du XXe siècle" et devenir une "structure d’accueil pour tous les patriotes afin que tous puissent se retrouver autour de cette logique d’abord nationale, et autour de la personnalité de Jean-Marie Le Pen". Il se veut indépendant de la droite classique.

                                Sa composition témoigne d’une propension à rassembler la génération des vaincus de l’histoire récente où l’on trouve certains anciens résistants "ou dits tels", d’anciens collaborateurs, d’anciens partisans de l’Algérie française ou encore des royalistes.

                                Si, sur le plan de la propagande, l’appellation FNUF est pour le moins difficile à utiliser, Jean-Marie Le Pen tient beaucoup à cette dénomination, purement statutaire mais symbolique, pour plusieurs raisons : la principale, c’est l’unité du pays "après l’épreuve algérienne. La deuxième, c’est l’unité des Français face au communisme qui pratique la division par la lutte des classes et la guerre. La troisième, c’est la réconciliation nationale pour le salut public. Au FNUF, toutes les personnes se fréquentent. Si le poids du passé est douloureux, il n’y a pas d’opprobre vis-à-vis d’eux", explique Franck Timmermans futur cadre du FN.

                                Statutairement, le FNUF devient le FN en 1995. Dans les faits, dès son apparition, le parti est appelé communément Front national.

                                Les alliances fragiles

                                Le premier Bureau politique (BP) se déroule mi-octobre. Ne voulant pas que l’histoire des comités Tixier-Vignancour se répète, Jean-Marie Le Pen exige un BP s’appuyant sur la théorie des trois tiers. Un tiers pour ON, un tiers pour lui et le dernier pour les formations qui viennent s’agréger au FN.

                                Ce BP s’établit sur des alliances fragiles. Jean-Marie Le Pen, le président, monopolise attributions et pouvoirs. François Brigneau est vice-président, Alain Robert, secrétaire général du FN et d’ON, Roger Holeindre, secrétaire général adjoint, Pierre Bousquet, trésorier, et Pierre Durand, trésorier adjoint. Ordre nouveau est sous-représenté bien que ce mouvement doive être considéré comme étant à l’origine de cette initiative.

                                Reste pour le FN à se faire connaître, diffuser ses idées et se vendre comme un parti respectable. Jean-Marie Le Pen conteste immédiatement l'étiquette extrême droite, qui assimilerait son parti aux mouvements néo nazis et/ou collaborationnistes. Il part en campagne en se réclamant de la "droite sociale, populaire et nationale".

                                "Mussolini sempre immortal"

                                Quelques jours après la création de son parti, le président du FN déclare au journal de 20 heures que son mouvement a choisi la flamme tricolore "parce qu’elle nous paraît la plus jolie sur le marché graphique". Sa conclusion ne prête à aucune confusion : il ignore totalement – et sciemment – les marqueurs idéologiques et les contacts de son parti avec le MSI.

                                Pourtant, la formation italienne représente - sur bien des aspects - une organisation phare pour le FN. Derrière cette similitude de logos se cache bien plus qu’une simple identité visuelle : le FN s’inspire politiquement du MSI et reçoit son soutien financier avec lequel il va pouvoir se lancer en politique.

                                L'appropriation de la flamme italienne par le FN ne repose pas seulement sur ce double emprunt, idéologique et financier. Elle symbolise également l’affiliation à une mystique fasciste. Le sigle MSI signifie, pour les initiés, "Mussolini sempre immortal" (Mussolini toujours immortel). Le socle de la flamme italienne représente la tombe de Mussolini éternellement renaissant.

                                "Ah, on vous l'a empruntée, on a soufflé dessus"

                                En octobre 2011, Marine Le Pen présente, en Italie, l'édition italienne de sa biographie À Contre-flots. Le dialogue qui s'instaure entre Assunta Almirante, la veuve de Giorgio Almirante, un homme de l'assistance et la toute nouvelle présidente du FN est révélateur :

                                - Assunta Almirante : "Elle le sait qu'on lui a donné notre symbole".

                                - L'homme : "Vous avez conservé la flamme".

                                - Marine Le Pen : "Ah, on vous l'a empruntée, on a soufflé dessus".

                                Les derniers mots reviennent à Assunta Almirante :
                                ""J'aimerai dire un mot à mon amie que je connais depuis de nombreuses années. Je vous rappelle que le FN a vu le jour avec Jean-Marie Le Pen et Giorgio Almirante. Nous sommes très heureux qu'elle prenne la relève de son père"."

                                Ce sont des propos, dénués de toute ambiguïté, qui sont adressés à Marine Le Pen. La présidente du FN écoute la vieille femme. Elle sourit, visiblement gênée. Peut-être pense-t-elle, à ce moment précis, à un mot : dédiabolisation.

                                Ratisser large et brouiller la marque

                                Créer une nouvelle force politique qui n'aura pas le même nom… Le FN ne sera pas le premier à tenter d’enclencher une énième dynamique pour l’histoire à venir et, pourquoi pas, mettre un point final justement à cette "dédiabolisation" entamée depuis les années 2000. Il s’agit de se défaire définitivement de l’image et de l’histoire d’un parti lié à Jean-Marie Le Pen et de deux lettres – FN - assorties de la flamme.

                                Le changement de nom parcourt l’histoire du FN. Il est rattaché à une stratégie politique pérenne. Depuis son émergence sur la scène politique, le FN adopte différentes dénominations pour les élections intermédiaires. Par exemple, en 1984, aux élections européennes, c’est sous l’intitulé de "Front d’opposition nationale pour l’Europe des patries" que Jean-Marie Le Pen conduit la liste couronnée de près de 11 % des suffrages exprimés.

                                Deux ans plus tard, il se jette dans la bataille des législatives en fondant le "Rassemblement national". En 1988, le nom du FN et son logo sont absents des affiches de la campagne présidentielle… tout comme pendant les campagnes présidentielles de Marine Le Pen.

                                Cette stratégie vise un double objectif : il est nécessaire de ratisser large, de brouiller la marque FN afin d’attirer une autre clientèle politique.

                                "Le parti du peuple"

                                En cette veille de XVIème congrès, celui de la "refondation", le parti lepéniste poursuit cette histoire. Pour Jean-Marie Le Pen, c’est une "trahison". Un peu plus d’un sympathisant du FN sur 2 serait favorable à cette idée.

                                Le changement de nom est évoqué depuis un bon moment. Il s’inscrit aujourd’hui dans un contexte précis : un Front national mal en point et une présidente dont l’image ne cesse de se ternir depuis son débat raté de l’entre-deux tours.

                                Quelle dénomination sera adoptée ce dimanche ? En 2013, le théoricien français de la Nouvelle Droite Alain de Benoist écrivait :
                                ""Il reste au FN à apprendre comment devenir une force de transformation sociale dans laquelle puissent se reconnaître des couches populaires au statut social et professionnel précaire et au capital culturel inexistant, pour ne rien dire de ceux qui ne votent plus. Le FN n’a de chances de l’emporter que s’il devient le parti du peuple. C’est même le nom que j’aimerais lui voir porter"."

                                Valérie Igounet
                                https://www.nouvelobs.com/politique/...e-le-fnuf.html
                                sigpic

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