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[Polémique] Reportage "la gueule de l'emploi"

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  • [Polémique] Reportage "la gueule de l'emploi"

    Avez vous vu ce fabuleux reportage sur des commerciaux chômeurs candidats à l'embauche au GAN pour un poste dont ils ne connaissent pas les spécificités et en entretien groupé sur deux jours?
    Moi, oui, et c'est à la fois hilarant et atterrant, un peu comme les sujets des films de Michael Moore.

    ça fait polémique car les recruteurs (mais pas que, certains candidats, comme Kévin qui porte bien son nom et Paul en tiennent une sacrée couche) sont vraiment les maîtres du jeu à un point difficilement imaginable dans cet entretien groupé, qui m'a soulevé le coeur (je précise que je connais le milieu des commerciaux, en ayant parmi ma famille la plus proche et parmi mes amis, et c'est pas un milieu tendre, certes, mais là on attteint un niveau assez abyssal comme embauche).
    Et surtout, ce reportage a eu un tel succès sur le net qu'une pratique assez gerbante, je trouve, commence à se répandre. des petits shérifs s'érigent en donneurs de leçons et diffusent les informations connues sur les recruteurs pour "qu'ils subissent les conséquences de leurs actes en étant confrontés à leurs voisins" (ou un truc du genre).

    Si ça en intéresse, j'ai récupéré l'intégralité du reportage par un poto. MP.

    Petite explication de texte par le nouvel obs:
    "La Gueule de l'Emploi" ou la gueule de la délation ?

    LE PLUS. A la suite de la diffusion du documentaire "La Gueule de l'Emploi" sur France 2, un site internet virulent est apparu, censuré depuis, invitant à s'en prendre aux recruteurs présents dans le film. Si on ne peut pas sortir indemne du visionnage de ce film, est-ce là la bonne méthode pour s'indigner des méthodes des cabinets de recrutement ?


    Le 6 octobre dernier, France 2 diffusait La gueule de l'emploi de Didier Cros. Illustrant les méthodes de sélection impitoyables d'un cabinet de recrutement pour le compte de la société Gan, ce documentaire choc a ému les foules avant même sa diffusion.

    Une dizaine de personnes y était soumise à deux jours d'entretiens musclés, face à un jury tout droit sorti d'une mauvaise téléréalité, cassant psychologiquement et personnellement les postulants, allant jusqu'à humilier les candidats non retenus.

    Depuis la diffusion de ce documentaire, un parfum de délation se répand sur les différents réseaux sociaux. Sous couvert de le diffuser au plus grand nombre, un message avec un lien nous renvoit vers un site de facture professionnelle, aux graphismes léchés et à l'illustration choc d'un homme pointant un revolver sur sa tempe.


    Capture d'écran du site La gueule de l'emploi
    D'emblée, les noms des recruteurs de la société Gan et du cabinet de recrutement sont affichés avec la mention "sont fiers de vous présenter la façon dont ils jouent avec les êtres humains" : le décor est planté.

    Tout d'abord, le site diffuse le film en question en rappelant que ce n'est pas une fiction et en souhaitant bon courage au visiteur pour ce qu'il va voir. Ensuite, jouant sur l’indignation réelle que provoque ce documentaire, le site demande au spectateur de faire tourner la bonne parole sur tous les sites sociaux à grands renforts de boutons de partage et pose cette question : "envie d'aller plus loin ?"

    Promesse tenue, les auteurs de ce site vont aller plus loin, beaucoup trop loin. Ils revendiquent que les recruteurs "doivent avoir affaire à l’indignation qu’[ils] suscitent, dans la vraie vie [...]. Des gens qui habitent le même quartier, doivent être en mesure de leur dire leurs quatre vérités, en face".

    En profitant du fait que les protagonistes du documentaire aient accepté d’apparaître à visage découvert, avec leurs noms à l'écran, chaque membre du jury recruteur a droit à sa fiche individuelle avec photo, coordonnées personnelles et professionnelles, et deux boutons pour les télécharger et les imprimer dans le but "de les déposer dans les zones géographiques où vivent ces personnes".


    Capture d'écran du site La gueule de l'emploi

    La naïveté réelle ou affichée des créateurs du site confine au ridicule lorsqu'ils invitent les visiteurs à utiliser les numéros de téléphone et adresses personnelles ainsi que professionnelles des protagonistes "de manière civilisée [...] pour leur faire connaître votre ressenti sur leur facon de se comporter".

    Effectivement, les méthodes de recrutement de ce jury sont révoltantes et on ne peut ressortir indifférent du visionnage de La gueule de l'emploi. Dans le contexte social actuel, les dérives de ces sociétés prêtes à tous les vices psychologiques pour recruter les éléments les plus malléables et leur offrir un Smic sont choquantes. Bien entendu, ces recruteurs nous sont antipathiques du haut de leur pouvoir et parés dans leur ironie. En ce sens, France 2 a parfaitement rempli son rôle de service public en ouvrant le débat. Il est effectivement souhaitable de propager ce documentaire, pour peut-être à terme légiférer sur ce qui est admissible ou pas lors des entretiens d’embauche.

    Mais livrer en pâture des personnes à la vindicte populaire et appeler à la vengeance par le biais d'un tel site dessert la cause de ses créateurs. Même s'ils s'en défendent, rassembler sous forme de fiche avec identification visuelle, des informations personnelles, disponibles de façon éparse sur le net va non seulement à l'encontre de la vie privée, mais rappelle surtout les heures les moins glorieuses de notre histoire récente.

    Dans la rubrique "Foire aux questions" (en bas de la page) les créateurs soulèvent la question : "vous y allez un peu fort vous ne trouvez pas ?" et la balaie par "nous n’avons pas l’impression d’y aller plus fort que les recruteurs dans le documentaire." Alors pourquoi n'ont-ils pas le courage de signer et restent-ils dans l'anonymat, contrairement aux protagonistes du film ? Et pourquoi ne figure-t-il pas une fiche avec leurs coordonnées personnelles ? Nous aurions pu "leur faire connaître [notre] ressenti sur leur façon de se comporter".
    http://leplus.nouvelobs.com/contribu...-delation.html


    et par le monde:

    « La gueule de l’emploi » : un document choc sur le recrutement



    Photo extraite du documentaire "La gueule de l'emploi", diffusé sur France 2, le 6 octobre. Un film sur "la comédie de la cruauté du travail", selon le réalisateur Didier Cros (c. Zadig Productions)
    France 2 a diffusé jeudi soir 6 octobre à 23 h 30, dans l'émission "Infrarouge", un documentaire sur les méthodes employées par l'assureur GAN pour recruter sa "force de vente" intitulé "La Gueule de l'emploi".
    Le réalisateur, Didier Cros a filmé, sans commentaires, une session collective de recrutement de deux journées, pendant laquelle dix candidats passent différentes épreuves : jeux de rôles, tests et enfin, pour les trois candidats sélectionnés, entretiens individuels, aboutissant à deux embauches.
    Quinze jours après, le réalisateur a recueilli les commentaires des candidats, heureux ou malheureux, sur cette expérience : ces témoignages entrecoupent les séances "live" de la session de recrutement.
    A priori, rien de plus banal pour tout salarié ou demandeur d'emploi passé par ce type d'épreuve, ou pour tout recruteur qui applique des méthodes plus ou moins classiques pour "tester" les candidats.
    EN TOUTE LIBERTE
    Didier Cros a d'ailleurs pu filmer en toute liberté parce que, dit-il, "le cabinet RST Conseil et le GAN voyaient plutôt d'un bon oeil la publicité qu'ils pourraient retirer de l'exposé de leurs méthodes de recrutement". On n'apprend donc pas grand-chose d'inédit dans le film. Pourtant celui-ci produit un choc terrible.
    Il met en effet en évidence un processus de déshumanisation...des ressources humaines, consistant à valoriser et à susciter les comportements agressifs, individualistes, la guerre de tous contre tous, aux dépens de toute solidarité ou de toute empathie.
    Surtout, il montre que ce processus obtient la complicité de tous, candidats et recruteurs, à sa réalisation. Le tout au nom du fait, pour les candidats, qu'il faut trouver un emploi à tout prix et, pour les recruteurs, que "ce sera encore plus dur dans le monde du travail".
    Les germes de la fameuse "crise du travail" - divorce croissant entre salariés et dirigeants, entre valeurs humaines et exigences de l'entreprise, entre vie privée et vie professionnelle - sont ainsi présents dès la procédure de recrutement.

    Didier Cros réfute l'argument selon lequel la situation qu'il a filmé serait une exception. "J'ai rencontré une trentaine de cabinets au cours de l'enquête de repérage, explique-t-il. Cinq ou six étaient d'accord pour me laisser filmer leurs activités, nombre d'entre eux avaient des méthodes bien pires que celles montrées dans le documentaire. J'ai choisi RST Conseil parce qu'ils avaient une pratique moins discriminante que beaucoup d'autres, afin d'avoir une diversité des candidats, et aussi parce qu'ils associaient le client à la procédure dès le début, ce qui me permettait de filmer toute la chaîne du recrutement d'un seul coup".
    PREVENUS ET CONSENTANTS
    A aucun moment, dit-il, les acteurs de la session n'ont modifié ou interrompu le fil des événements à cause de la présence des quatre caméras qui les filmaient sans discontinuer. "L'enjeu de l'embauche était en effet supérieur à celui du tournage", commente-t-il, "alors que tous les participants étaient prévenus et consentants".
    Ce n'est qu'après la diffusion du film sur RTBF, la chaîne belge francophone, le 19 septembre, et au vu des commentaires dans la presse et sur Internet, que RST et le GAN ont réalisé l'impact réel du film, rapporte Didier Cros. "Ils ont même pensé que j'avais manipulé les images. Mais lorsque je leur ai alors projeté le film, avant la diffusion sur France 2, ils ont été... rassurés !"
    Ce qui laisse rêveur sur le degré d'intériorisation de pratiques et de comportements qui, dans un autre contexte que celui du recrutement et, hélas, de l'activité professionnelle, seraient jugés inacceptables par les intéressés eux-mêmes !
    La diffusion de ce documentaire a en tous cas déjà causé une certaine ébullition dans le milieu du recrutement (cf le site d'Alain Gavand, qui dirige le cabinet du même nom et a lancé l'association "A compétences égales", dont l'objectif est d'améliorer les pratiques de la profession en particulier contre la discrimination). "Il est assez scandaleux de voir les concurrents de RST se déchaîner contre ce cabinet, alors qu'ils participent de la même façon au processus décrit dans le film", remarque Didier Cros.
    REVISER LES PROCEDURES D'EMBAUCHE
    La réaction la plus saine ne serait-elle pas plutôt, de la part des directions de ressources humaines qui, comme celle du GAN, procèdent à des centaines, voire des milliers de recrutements par an, de réviser totalement leurs procédures d'embauche, et de s'interroger également sur la généralisation, consciente ou non, de pratiques manageriales qui minent la confiance et l'engagement des salariés et, en définitive, l'image et la performance de l'entreprise ?
    Le blog Entreprises & Emploi souhaite ouvrir un débat le plus large possible sur les pratiques de recrutement. Réagissez au film, témoignez sur les pratiques de recrutement, en tant que candidat, salarié ou professionnel des ressources humaines.
    Lire la critique parue dans "Le Monde Radio-Télévision" du 6 octobre.

    Dans les coulisses cruelles d'une session de recrutement
    La comédie de la cruauté du travail » : c'est ainsi que Didier Cros résume la session de recrutement collectif qui lui a fourni la matière de son (remarquable) film documentaire. Cette comédie-là (ou plutôt son premier acte, que le réalisateur appelle « la mécanique de l'embauche » et - déjà - « du conditionnement ») se joue habituellement à l'abri des regards. Il est vrai que ses ressorts ne sont pas du plus haut comique.
    DIVISER, DÉSTABILISER, PARFOIS HUMILIER
    D'un côté de la table, les membres du cabinet de recrutement et des représentants de la direction de l'entreprise ; en l'espèce, une grande compagnie d'assurances qui souhaite embaucher des commerciaux. Face à eux, dix candidats à un poste dont ils ne connaissent ni les contours précis ni la rémunération.
    Les recruteurs s'enorgueillissent de ne pas avoir pris connaissance des CV des postulants. Ce qui est une manière de laisser sa chance à chacun mais, surtout, d'accentuer la pression sur les candidats. Parce que le poste requiert « combativité » et « sociabilité », ainsi qu'une « grande tolérance au stress, à la pression et à la frustration », les tests, menés deux jours durant, ne visent pas à évaluer leurs compétences, mais leur profil et leur personnalité. Tout est fait pour les diviser, les déstabiliser, parfois les humilier, dans un processus d'élimination qui rappelle « Le maillon faible ».
    Chacun s'y soumet, à des degrés divers, tout en essayant vaille que vaille de préserver un minimum de dignité. La variété des réactions, reflet de la diversité des caractères, est passionnante à observer. Jusqu'où peut-on et doit-on aller pour décrocher un emploi ? Telle est la principale question que pose ce film. Etant entendu que la marge d'appréciation est inversement proportionnelle aux tensions existant sur le marché du travail...
    Tout au long de la session, Hervé a affiché une désinvolture qui l'a préservé des méthodes employées... mais aussi de l'emploi escompté. « La liberté, ça n'a pas de prix, explique-t-il ultérieurement. C'est pour ça que je suis bien pauvre. Ça vaut tout l'or du monde, sauf que ça ne rapporte rien. » L'épilogue du documentaire montre qu'ici la contrainte et la soumission n'ont pas rapporté grand-chose à grand monde.
    Jean-Baptiste de Montvalon
    http://lemonde-emploi.blog.lemonde.f...e-recrutement/

    Les arguments défendus par les pro diffusion des informations privées (attention, CSP est trotskyste et ça se ressent dans son argumentation) :

    Qu'ils assument.


    Après avoir vu "La gueule de l'emploi", le premier mouvement est de vouloir y aller une bonne fois pour toute à la hache dans la tête des recruteurs. C'est normal et parfaitement humain, il n'y a nullement lieu d'avoir honte d'une réaction aussi logique et finalement très saine. Bon, évitez de le faire quand même, ça pose toutes sortes de problèmes. Ça ne prouve en définitive que vous êtes un être humain normal, et toute personne ne se sentant pas quelque peu très très agacée par le comportement de ces petites merdes en costume-cravate, est donc quelqu'un de profondément anormal, amoral, acceptant la soumission comme allant de soi et étant bien entendu de droite.


    Après, ce qu'on voit ici, si c'est toujours très choquant, ne constitue en rien une surprise : la brutalité manipulatoire et humiliante du management est la conséquence logique et mécanique de l'idéologie néolibérale et de sa théorisation systématique du darwinisme social dans le monde du travail. Avec le néolibéralisme on est en plein dans la novlangue en permanence et son soi-disant amour de la "liberté" ne signifie rien autre chose que son désir violent de soumettre et d'écraser. D'où ce qu'on voit dans le documentaire, les recruteurs ne faisant qu'appliquer concrètement l'essence même de cette idéologie.


    Suite à sa diffusion, un garçon très énervé - et ça se comprend - avait monté un site montrant le film et donnant aussi les noms, prénoms et adresses des petits Bérias encostumés du cabinet de recrutement. Il s'en explique très clairement ici :


    "Je me suis demandé comment faire en sorte que les recruteurs soient confrontés à des avis vis-à-vis de leur comportement."


    Que n'avait-il pas dit là.
    Vouloir que des pions du système capitaliste soient directement confrontés aux conséquences de leurs actes ? Quand on voit qu'il est encore question de joyeusement "recapitaliser" les banques qui continuent de flamber des milliards et ce sans que quiconque parmi les gouvernements ne songe même à ne serait-ce qu'agiter un doigt un peu grondeur, fichtre : toute la pyramide néolibérale étant justement basée sur la plus complète irresponsabilité de tous ses acteurs, la chose serait pour le moins inédite.
    Rendez-vous compte : on finira même par leur demander des comptes.


    Evidemment, la démarche a provoqué piaillements et criailleries et a atteint assez vite son acmé sous le terme de "délation". On peut brimer, humilier, jouer et jeter des êtres humains, mais quand il s'agit de mettre les personnes s'amusant à ça devant leurs responsabilités, des hordes d'imbéciles se dressent vent debout pour dénoncer...ceux qui les dénoncent.
    Y compris dans une certaine gauche "radicale", toujours très très indignée mais qui ne va jamais au bout de ses propres raisonnements. C'est n'est-ce pas qu'il faut être "moraux" et "corrects" et puis surtout "on est pas comme eux, hein".
    Ah, éprouver de la sympathie pour Occupy Wall Street, c'est facile finalement. C'est "sympa" et de gôche. Faire à l'ennemi les mêmes choses qu'il nous fait subir, retourner l'arme de la peur contre eux et les obliger à assumer leurs saloperies, là tout de suite, c'est tellement je veux dire quoi..."vulgaire", tu'ois.


    Cette gentille gôgôche "radicale" bien au chaud dans sa salle des profs, qui est passée directement des études à l'enseignement et qui n'a jamais connu les charmes de la précarité, des boulots de merde et des recrutements humiliants autrement qu'à distance. Être révolté par ce qu'on voit de l'extérieur est une chose ; être révolté par rapport à des choses qu'on vécu concrètement en est une toute autre. Dans ce dernier cas, on est beaucoup moins porté à chercher des excuses aux coupables.


    Rappelons à ces chères âmes que le maire de Nogent Sur Marne punit désormais la fouille des poubelles d'une amende de 38 €. On avait jamais pensé qu'en être réduit à faire les poubelles pour trouver de la nourriture était un indice de civilisation, et même ça c'est bien trop pour la charogne umpiste.

    C'est bien gentil de s'indigner et de protester mais on voit surtout que c'est de moins en moins efficace. Et la seule chose efficace avec ces gens, c'est la peur. C'est leur faire peur. C'est leur rendre la peur et les écraser de peur. Ils ne comprennent rien d'autre.


    "Nous vivons à une époque où il n’y a plus d’individus responsables, tout du moins chez les puissants. La crise Grecque ? C’est la faute aux « marchés » qui sont en perte de confiance, qui ont peur, qui sont nerveux. On rend vivantes et responsables des entités qui n’existent pourtant qu’au travers des individus qui les composent. J’aurais donc dû attaquer le système. Vaste programme... Quant à l’idée que ces individus soient victimes de ce système, c’est une blague ? Regardez le reportage encore une fois, je ne vois des victimes que d’un côté de la table et ce n’est pas celui dont vous parlez"


    C'est exactement ça.
    Il y a des responsables. Il y a des gens qui sont coupables. Il y a des gens qui font le choix, en toute conscience, de servir un système d'aliénation et d'exploitation parce que celui-ci leur donne de l'argent en échange de leurs services.
    Gageons même que dans peu de temps, on verra des sites avec des noms et adresses de banquiers et de traders, de DRH et de petits chefaillons de bureau, autres responsables et coupables de ce que nous subissons. Et ce sera une très bonne chose.
    Ils ont peur ? Ils se sont comporté comme des salopards. Qu'ils assument, pour une fois.
    http://comite-de-salut-public.blogsp...-assument.html

    Un autre point de vue passionnant
    Le documentaire La Gueule de l'Emploi, diffusé il y a une semaine sur France 2, exposait les méthodes de recrutement pour le moins discutables d'un cabinet qui travaille pour les assurances GAN.
    Depuis, il a suscité pas mal de débats et surtout de réactions choquées sur Twitter, mais pour Baptiste Fluzin, aka @soymalau, ce n'était pas suffisant. "Je voulais que pour une fois, la croisade naissante qui se profilait sur Internet ne se limite pas à un déluge de tweets et de commentaires laissés sous des articles et qui de toutes façons, n’auraient jamais atteint les personnes incriminées." explique-t-il à Ecrans.
    Du coup il a lancé le site lagueuledelemploi.net sur lequel il fait deux choses qui dérangent. La première c'est de diffuser via Youtube une version "piratée" du film, mais ça, franchement, ce n'est pas très exceptionnel.
    La seconde, c'est d'avoir retrouvé les noms, numéros de téléphone et adresses des recruteurs aperçus dans le film et de les avoir regroupées et affichées. Très vite, suite à une mise en demeure, ces infos ont disparu du site. Il reste cependant assez facile de les trouver, le créateur du site affirmant que toutes ces données étaient déjà disponibles publiquement sur internet.
    Dénonciation ou délation ?


    Certains se sont empressés d'évoquer les "heures les moins glorieuses de notre histoire", un réflexe parfois un peu trop rapide en France.
    La ligne de défense du site, c'est que les noms et les fonctions de ces personnes étaient diffusés en clair sur la télévision publique et ont été vus par des millions de personne.
    N'importe qui aurait pu faire les mêmes recherches internet à partir de ces informations et retrouver leur nom et leur adresse.
    Si certains sont en effet faciles à retrouver sur Viadéo ou les Pages Blanches, il aura fallu pour d'autre aller trouver leur nom dans des PDF en ligne.
    Nous sommes sans doute nombreux à avoir nos numéros sur un document mis en ligne à notre insu, et il y a une grande différence entre se créer un CV en ligne public et avoir son nom quelque part dans un PDF qui aurait du rester confidentiel.
    Regrouper et afficher ces informations ensemble n'est pas non plus anodin.
    Affirmer le contraire, c'est se ranger du côté de sites aux méthodes semi légales comme Yatedo. Il n'empêche qu'il reste une différence entre "dénonciation" et "délation". La délation se fait à l'insu de son sujet, alors que ceux dont il est question ont signé de leur plein gré une décharge pour autoriser la diffusion de leur nom à la télévision, où bien plus de monde l'aura vue que sur ce site. Ce que lagueuledelemploi.net révèle, ce n'est ni leurs actions, ni leurs identité, mais leur coordonnées.
    Ca relève plutôt de la dénonciation, mais une forme de dénonciation qui incite à l'action, dans une tradition typiquement anglo-saxonne.
    Le pouvoir de la honte
    Aux USA, où pendant la seconde guerre mondiale on n'a fait "que" mettre les américains d'origine japonaise dans des camps, on n'a pas autant de problèmes avec la dénonciation.
    Là bas, le militantisme sous toutes ses formes utilise depuis longtemps des techniques semblables pour obtenir des résultats.
    Dans les années 1990, les dirigeants de l'industrie du tabac étaient harcelés constamment, et les médecins qui pratiquent l'avortement le sont toujours. Mais l'exemple vient aussi du système judiciaire, qui met à disposition de tous des fichiers de criminels sexuels ou qui les condamne à l'humiliation public en les transformant en homme sandwich. L'idée, c'est d'utiliser le pouvoir de la honte, pour obtenir le changement par la peur.
    Comment faire plier des grandes entreprises, comment enrayer des systèmes sans leur donner de visage ? Idéalement, le but de l'opération n'est pas tant de trouver un bouc émissaire que de faire prendre conscience à toutes les personnes qui participent à un système de leur part de responsabilité individuelle. Ce n'est pas seulement une arme de la droite américaine, c'est aussi celle utilisée par Anonymous dans plusieurs de ses opérations.
    La dénonciation, ça marche ?
    Reste à prouver l'efficacité de la méthode. 4chan a réussi à ruiner la vie de la petite Jessi Slaughter, mais pas à arrêter le video blogging adolescent.
    Etant donnée la vitesse à laquelle les noms des recruteurs du reportage ont été retirés, je parierais qu'il n'arrivera pas grand chose aux "victimes" de lagueuledelemploi.net.
    Par contre, le site a parfaitement réussi à faire parler encore plus des méthodes scandaleuses de certains cabinets de recrutement, et en ce sens, c'est au moins un petit succès.
    http://www.fluctuat.net/blog/30726-L...ion-ca-marche-






    Le monde propose 7 pistes contre les dérives du recrutement:

    18 octobre 2011 « La gueule de l’emploi » : sept propositions contre les dérives du recrutement

    A la suite de la controverse sur les pratiques de recrutement suscitée par le documentaire "La gueule de l'emploi" diffusé le 6 octobre sur France 2, Alain Gavand, fondateur du cabinet de recrutement du même nom, mais aussi de l'association A compétences égales, qui lutte contre les discriminations à l'embauche, a réagi en proposant sept mesures destinées à moraliser les pratiques de ses collègues...et à redresser l'image d'une profession passablement écornée par cette affaire.
    Alain Gavand constate en effet que le documentaire, qui montre "des candidats placés dans des situations humiliantes", " suscite évidemment une indignation légitime, mais n'étonne personne car les audits dans les services recrutement des entreprises et les enquêtes auprès des candidats que j'ai pu mener révèlent des pratiques encore hétérogènes". Belle litote.
    "S'il faut rappeler que des entreprises et des cabinets exercent leur métier avec éthique et déontologie, poursuit Alain Gavand, des dérives sont cependant signalées. Il est de notre devoir, en tant que professionnel du recrutement de les dénoncer, mais aussi de proposer des solutions concrètes pour faire évoluer la profession du conseil en recrutement".
    Celles qu'il formule sont au nombre de sept :
    "1. (...) Renforcer la loi du 31 décembre 1992 sur le recrutement. Au regard de ce texte, les informations demandées au candidat ne peuvent avoir comme finalité que d'apprécier sa capacité à occuper l'emploi proposé ou ses aptitudes professionnelles. (...) Les méthodes de recrutement doivent être pertinentes, au regard de la finalité poursuivie. (...) Alain Gavand propose donc d'inscrire dans la loi l'interdiction des méthodes non fiables et dangereuses, telles que l'astrologie, la graphologie, la numérologie et toute autre méthode irrationnelle. La dimension de respect du candidat doit également y être ajoutée.
    2. La corporation des conseils en recrutement doit créer une instance de médiation entre recruteurs et candidats qui aura pour vocation de recevoir et d'instruire les réclamations des candidats, ainsi que d'auditer les pratiques des cabinets. (...) Sa gouvernance sera paritaire entre recruteurs, candidats ou leurs représentants et pourrait faire l'objet d'un financement mutualisé par la profession.
    3. Organiser des « assises du recrutement » afin de définir un plan d'actions de progrès de la profession à cinq ans. Ces assises (....) réuniront les cabinets de recrutement, les entreprises, les sites d'offres d'emplois, les éditeurs de tests, les institutions mais également les représentants des candidats, les associations et les partenaires sociaux. (...) la profession pourrait lancer une grande étude externe afin d'identifier les pratiques réelles de la profession et les éventuelles dérives (...).
    4. Lancer un grand programme de formation des praticiens du conseil en recrutement et renforcer les contenus de la formation initiale (...) en y intégrant également la dimension éthique.
    5. Créer une charte tripartite cabinet de recrutement/entreprise cliente/candidats. Cette charte signée par tous, présentera les engagements des recruteurs et sera remise au candidat, qui devra en accuser réception.
    6. Lancer une campagne nationale d'information auprès des candidats, leur présenter le métier de conseil en recrutement, ainsi que les droits et devoirs de chacun.
    7. Définir les bases d'un rapport annuel des cabinets de recrutement, afin de mesurer les progrès accomplis au niveau de chaque cabinet et les consolider au niveau de l'ensemble de la profession. (...)."
    Que pensent les autres professionnels du recrutement et de la GRH de ces propositions ?
    http://lemonde-emploi.blog.lemonde.f...u-recrutement/
    sigpic

  • #2
    le truc c'est qu'ils disent que c'est encore une methode modéré , j'ose même pas imaginer les légumes que deviennent les rejeté des methode plus dur
    ne pas juger un homme d un simple regard apprend a le connaitre il deviendra ton ami(e), après il restera toujours des cons ...

    /!\ Les loli ont un truc en plus dans leurs truc en moins. /!\

    Commentaire


    • #3
      Une description du contenu de l'émission et des horreurs qui y sont proférées. Si vous en avez l'occasion, regardez le reportage. Le dénommé Kevin a choisi son camp et il est vraiment très crétin.

      La remarque qui me reste en tête, c'est les recruteurs qui se concertent après le premier et unique départ (un quinqua très sympathique). "Quand on pense qu'on dit qu'il y'a du chômage et que ce monsieur se permet de ne pas passer l'entretien..."
      Là, j'avais vraiment mais alors vraiment des envies de meurtre.



      "La Gueule de l'Emploi" sur France 2 : bienvenue dans le monde impitoyable de l'entreprise

      LE PLUS. Les suicides de salariés, parfois au sein de leurs entreprises, nous alertent sur la violence au travail. Dans le documentaire "La Gueule de l'Emploi", Didier Cros s'attache à démontrer qu'elle est déjà présente à l'étape du recrutement. Ou comment hacher menu des candidats à un poste.


      Auteur en 2000 du documentaire Un ticket de bains-douches, consacré à la place du corps dans le processus d’exclusion, Didier Cros s’attache de nouveau à la question de la dignité dans son documentaire La Gueule de l’emploi, diffusé ce jeudi à 23h10 sur France 2. Une dignité mise à mal par la violence du dispositif de recrutement, organisé par un cabinet de conseil pour le compte du GAN – groupe spécialisé dans les assurances.

      Pendant deux jours, Didier Cros a posé sa caméra au sein d’une session de recrutement pour un poste de commercial. Dix candidats (une femme, neuf hommes) et pas un seul détail donné sur le poste en question avant l’issue de ces deux journées. Aucune précision sur la rémunération, la nature du contrat ni même sur l’employeur : les candidats sont volontairement laissés dans le flou, et le seul à oser murmurer une question à ce sujet se fait sèchement rappeler à l’ordre par le recruteur. Sorte de croisement entre Super Nanny et Laurence Boccolini, "Monsieur Rogers" mène d’une main de fer les différentes épreuves de sélection, et c’est tout juste si les moins disciplinés ne se font pas rappeler à l’ordre par une tape sur les doigts ou un pincement d’oreille.

      "Aucune chance. Peut-être pour faire vendeuse chez Pimkie."

      A ce stade de la sélection, les recruteurs n’ont pas pris connaissance des CV des candidats, et ne le feront qu’au moment des entretiens individuels. Le but avoué ? Donner sa chance à tous. Le but non avoué ? Evaluer la malléabilité des uns et des autres, en faisant rapidement monter la pression pour que ressorte le pire et le meilleur de chacun d’entre eux. Kevin se révolte contre le premier exercice, qui consiste à "vendre" son voisin à un employeur fictif : "Je ne veux pas que vous recrutiez mon voisin ! C’est moi qui dois être recruté !". Qu’importe, il se plie aux règles du jeu et n’hésite pas à commenter le passage de Julie, seule femme de la session : "Julie ? Non, aucune chance. Peut-être pour faire vendeuse chez Pimkie." Hervé, le rebelle du groupe, se fait systématiquement démonter dès qu’il ose la moindre remarque. "La cravate, Hervé, c’est sur prescription médicale ? Vous n’avez pas jugé utile de faire cet effort ?" Il sera remercié à l’issue de la première journée.

      Quelques velléités de rébellion surnagent entre deux humiliations : "Et si on partait tous, là maintenant ? Ils auraient l’air con, hein ?" Deux d’entre eux décident de lever les voiles à la première pause, deux quinquas qui ont eu la force – ou les moyens – de refuser cette expérience infantilisante et, pour certains, traumatisante. Seuls trois candidats, sur les dix convoqués, sont invités à revenir le deuxième jour. D’autres épreuves les attendent, et parmi elles celle de l’entretien individuel, summum de l’humiliation et de la déstabilisation tendance bulldozer.

      Le poste en question : commercial, en bas de l’échelle, au SMIC

      "Vous avez affiché une superbe depuis le début, une maestria, et là vous êtes nerveux, vos mains tremblent, vous vous agitez. Que se passe-t-il ?" "Est-ce que vous êtes stressé à cet entretien, Georges ? Vous êtes cassé là ? Vous êtes impressionné ? Vous avez toujours du mal à comprendre les choses, c’est votre naturel ? Par quoi compensez-vous votre lenteur ?" Lorsque l’une des "recruteuses" s’aventure sur un terrain glissant en demandant à Julie comment elle compte se rendre disponible alors qu’elle est mère d’un enfant en bas-âge, elle est immédiatement rappelée à l’ordre par son collègue qui, lui, n’a visiblement pas oublié la présence de la caméra : "Julie, vous n’êtes pas obligée de répondre à cette question."

      Au terme de ces deux journées nerveusement épuisantes, ils obtiennent enfin quelques détails sur le poste pour lequel ils se sont tant battus : commercial, en bas de l’échelle, avec une rémunération fixe équivalente au SMIC. Lorsque Gérard se hasarde à demander pourquoi le fixe est si peu élevé, la réponse est sans appel : "Nous sommes très compétitifs sur le marché au niveau de la rémunération." Aucune réponse ne lui sera donnée sur le turn-over, et le message global est clair : c’est à prendre ou à laisser. "Ils nous ont tellement fait trimer pendant deux jours qu’ils nous font avaler une couleuvre" déclare Julie, amère. Pourtant, aucun ne peut se permettre de refuser les conditions. "On est tout le temps en précarité flottante : ils nous stressent en nous embauchant, ils nous stressent en nous virant, bref on est tout le temps stressé."

      La violence déjà présente au niveau du recrutement

      Côté recruteurs, personne ne semble percevoir la violence d’une telle session de recrutement. C’est difficile, le marché du travail est difficile, garder son boulot est difficile, vivre est difficile. Aucune remise en question, aucun recul sur les critères attendus : bien plus que des candidats qualifiés, ce sont avant tout des personnes malléables et faciles à formater qui séduisent recruteurs et employeurs. Le premier réflexe de Georges, lorsqu’on lui annonce que les résultats de son test de personnalité indiquent chez lui une grande créativité, est de se dire : "c’est foutu". Ranger sa personnalité au placard et faire une croix sur sa dignité pour espérer être embauché : voilà bien, pour les dix candidats convoqués, les deux seules leçons à tirer de cette session de recrutement.

      En prenant le parti d’explorer le monde du travail en amont, Didier Cros démontre, sous un angle original et sans avoir besoin de forcer le trait, que tous les enjeux et toute la violence que l’on retrouve par la suite dans l’entreprise sont déjà présents au stade du recrutement. L’avenir appartient à ceux qui se soumettent tôt.

      Jeudi 6 octobre à 23h10, sur France 2
      http://leplus.nouvelobs.com/contribu...ntreprise.html



      Exactement dans le même genre, un site, Copwatch, se propose de surveiller les membres de la police pour éviter les bavures policières. Tout un programme.


      A l'attention de tous.




      Ce Vendredi 14 octobre 2011, le tribunal de Grande Instance de Paris a
      décidé de répondre à la demande du gouvernement en proclamant
      l'interdiction du site Copwatchnord-idf.org. La police s'est senti
      victimisée ; et l'état tremblotant a suivi comme toujours la droite
      lignée donnée par ses fervents représentants sur le terrain et leurs
      syndicats. Cela a toujours été le cas historiquement, tant en terme de
      mesures sécuritaires contre une frange de la population ou lors de
      critiques ouvertes à l'encontre des forces de l'ordre. Cela ne nous
      étonne pas.

      Il
      est dit que nous réalisons un "fichage" des forces de l'ordre, il nous a
      été posé la question de la reproduction des méthodes du gouvernement,
      des méthodes policières, et des allusions au fichier EDVIGE nous ont été
      faite. Si tant de rapprochement sont fait, c'est bien que ces méthodes
      posent questions quand à leur utilisation et finalité. Pour autant, nous
      affirmons de nouveau avoir établi des bases de données regroupant des
      informations sur membres des forces de l'ordre, qui de part leur statut
      représentent l'état et la "république démocratique", et sont donc des
      personnes publiques de part leur choix professionnel. Ces bases de
      données sont des outils au service des individus amenés à rencontrer ces
      personnes publiques ; outils leur permettant de savoir à quoi s'en
      tenir.

      Contrairement
      au gouvernement, nous n'avons que faire de leur vie privée sauf
      lorsqu'il s'agit de liens avec les différentes composantes de l’extrême
      droite. Des liens bien souvent gênants pour le gouvernement et les
      membres des forces de l'ordre concernés directement ou indirectement.
      Des liens qui font de ces "représentants de l'état" des éléments
      dangereux à l'encontre de la population, comme cela a pu se voir à
      différentes reprises. Les dépots de plaintes liés à ces histoires n'ont
      étrangement jamais abouti à de telle réaction du gouvernement, ou des
      précédents.

      De
      part ces bases de données, des membres des forces de l'ordre se
      seraient sentis "en danger", ainsi que leur famille, nous accusant de
      détruire des vies et d'inciter aux représailles. Paradoxalement, tous
      les jours, ce sont ces mêmes membres et leurs collègues qui participent à
      la destruction de nombreuses vies de personnes et de familles,
      notamment par une utilisation bien souvent zèlée des pouvoirs qui leur
      sont attribués. Nous avons entendu parler d'une "haine anti-flic"
      présente parmi la population, et que nous attisions paraît-il. Mais nous
      ne l'avons pas créée ; c'est les forces de l'ordre elle même,
      l'impunité dont elles profitent, et bien évidemment les décisions des
      villes, préfectures, ministères et autres instances gouvernementales de
      répression qui ont amené l'émergence et le développement progressif de
      ce sentiment. Nous ne l'exacerbons pas, nous l'avons peut être juste
      remis sur la scène publique et médiatique. Cela n'a visiblement pas
      amené le gouvernement à se poser des questions.

      En
      outre, ce sentiment dit "anti-flic" que nous considérons davantage
      comme un ras le bol des abus quotidiens perpétrés et impunis, s'est
      traduit par de nombreux messages de soutien, mais aussi des témoignages
      qui nous ont été transmis. Les messages de soutien et témoignages seront
      prochainement diffusés sur le site dont le musellement reste à prouver
      et des témoignages prendront probablement d'autres chemins ; nous avons
      plus d'une carte dans nos mains.

      Quoi
      qu'il en soit, malgré la censure désirée à l'encontre du site, il reste
      toujours accessible par des outils tel que Tor ou I2P, que nous
      conseillons à toutes et tous pour consulter le site et naviguer sur
      internet. Nous continuerons notre travail et notre lutte pour dévoiler
      ce que le gouvernement veut cacher par peur de dévoiler son vrai visage
      sécuritaire et fasciste. Nous sommes déterminés et ne lacherons rien.

      Nous les identifierons un à un,
      Leur impunité prendra fin.
      https://copwatchnord-idf.org/
      Dernière modification par Giromu, 18 octobre 2011, 21h51.
      sigpic

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