Voir la version complète : [Actualité/Débat] La Loi Hadopi
Bal-Sagoth
25/02/2009, 21h55
Hey, salut les aminches, j'viens vous tarabuster deux secondes pour un truc qui m'a vaguement fait grincer du fion, le dernier délire en date de "master of the web" de l'ersatz de nabot polak qui vous sert de Président.
http://www.laquadrature.net/fr/APPEL-HADOPI-blackout-du-net-francais
En gros c'un flicage massif du net, avec révocation des contrats et tout le tremblement si t'as le malheur de fair ric au lieu de rac où si t'as osé télécharger un .MP3 sans raquer plein pot.
Chais pas trop c'que ça vaut, mais pour marquer le coup j'ai proposé ici qu'on applique la proposition de se farder la gueule genre gothique et je passe le message.
En gros la loi du nabot qui s'appelle HAPOPI vise à autoriser plein de fils de pute qui s'en mettent plein les fouilles à nous fliquer et si y voient qu'on télécharge du matos qu'est à eux, ils vont chialer dans les jupes à Sarko et CLAC, dans le cul le net, on vous le coupe direct.
OK je suis belge donc je lui met Eta dans le cul, y m'touche pas l'avorton où y s'prend une rame sur l'coin d'sa tronche d'ahuri, mais vu la pelletée de fransquillons qui gravitent dans les environs, je vois d'ici le beau bordel, puis c'est la porte ouverte à toutes les autres merdes du genre consistant à te carrer un flic dans le fion.
Eh oh, c'est pas à ça que ça sert un flic, faut pas déconner.
Perso j'aurai plus été d'avis de faire une journée de DL massif, de saturer tous les réseaux en DL comme des porcs tout en n'importe quoi mais de préférence du matos à gros sous de grosses firmes de merde, mais 'paremment c'pas à l'ordre du jour.
Alors voilà, je vous informe de ce truc qui nosu tombe sur le coin de la gueule, faites passer le message, aucune idée si ça va marcher mais on leur a foutu dans le cul profond avec leur loi de merde sur les DRM, cette fois-ci faut qu'on fasse suivre le même chemin à c'te proposition.
Balancer un pavé dans la gueule à Sarko serait plus efficace à mon sens, mais vous faites comme vous le sentez.
Allez les mecs, que Sarko l'entende bien fort le "casse-toi pauvre con" avec sa loi qui nous emmerde.
---------------- Now playing: Alex Contact - もみじ (http://www.foxytunes.com/artist/alex+contact/track/%e3%82%82%e3%81%bf%e3%81%98) via FoxyTunes (http://www.foxytunes.com/signatunes/)
J'ai suivi le mouvement je laisse le pavé noir une semaine jour pour jour, c'est le geste qui compte, on verra si ca a un quelconque effet
ce genre de lois sont inapplicables dans des pays dit démocratiques et libres.
Pour le faire en France comme en nouvelle-zélande ou suisse, il faudrait abroger la république et passer en système entièrement contrôlé par l'Etat comme en Chine.
De fait, tant que les prestataires internet sont nombreux, en compétition et indépendants de l'Etat, ce genre de lois n'est pas possible.
Je ferai jouer la concurrence jusqu'à plus soif.
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Aux usa, de telles pratiques seraient décriées comme du "socialism !" (comprendre communisme et la peur du Rouge)
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Laissez l'industrie se démerder entre elle. Warnet et Besson négocieront avec France Telecom et Free. Le politique a rien à y foutre, sauf à continuer à avoir cette pratique monarchique de la culture à la Française qui est épuisante !Ils ont déja essayé de nous faire la même chose avec le flicage du web suite aux attentats de l'ère Bush et leur tentatives de Patriot Act à la française, sans succès.
Je m'inquiète pas trop personnellement, le gouvernement annonne encore des bêtises destinées à calmer l'industrie du disque qui beugle comme une vache qu'elle perd de l'argent "à cause des pirates" (ce qui totalement faux, puisqu'un disque de merde ou vendu trop cher, même sans pouvoir le télécharger, je ne l'achèterai pas. Je ne base pas mes choix sur les skeuds que j'achète/je télécharge messieurs d'Universal :D), mais fliquer le net avec le soutien des FAI ne va pousser que les organismes professionnels (les boites donc) à délocaliser leurs serveurs à l'étranger. Mine de rien, c'est con pour France Telecom et le trust des FAI... :D !
Quand au chaland de base, je vois pas trop ce que ça fera. Au pire, au lieu d'aller directement prison comme ils faisaient avant, il se prendra un averto écrit et pourra choisir de conserver sa ligne en supprimant son bittorent et son emule. Au mieux, il sera comme beaucoup, pas inquiété des masses, et contineura pépère à dl ses divx et ses MP3...
Ca ne résoudra pas le problème d'une industrie qui a loupé le coche informatique de l'époque Napster et s'en mord les doigts en conspuant sa mauvaise foi, les disques de merde qu'on nous sert (les gens aujourd'hui achètent des "singles", plus des skeuds, un morcea bien pour douze de remplissage, y'a un problème non ?) à la volée et qu'on change de piédestal toutes les semaines pour relancer la "nouvelle découverte star xxxtruc bidule yyy de l'année de la semaine" histoire d'essayer de bluffer au max, le fait que les artistes se sont font toujours truander par leurs intermédiaires (majors et sacem), et se feront mettre à la porte par leur major quand il vendront plus, sous prétexte qu'ils ne rapportent plus (une major n'avouera jamais avoir été coupable d'avoir coulé son propre marché en tentant de le surexploiter à outrance pour ses propres bénéfices), ça ne changera pas la fin du support CD, inutile depuis que tout transite par le net, musique (certains ont déja démontrés qu'on pouvait se faire un max de thune sans intermédiaires, à commencer par le coup monté réussi de Radiohead), jeux vidéos (Steam and co), films (VOD...).
Seulement, comme on verrouille tout sur le net par volonté hautaine de tout controler (les films VOD à 9€ le visionnage unique, la musique rippée à la truelle avec DRM, les jeux Steam fliqués nécessitant x clés d'activation et des problèmes en masse à chaque reformatage), et que les marchés physiques se cassent la gueule, ils s'étonnent que les gens, gavés qu'on essaie de diriger et forcer leurs achats tout en restrictant leur plaisir de consommation (pourtant, quand je kiffe un truc, je suis prêt à cracher au bidet, j'ai jamais proné l'anarchie anticapitaliste perso, et je doute fort que les autres jeunes non plus, autour de moi ils ont plus l'air de victimes de la surconsommation de l'image réussie que de dangereux pirates informatiques :shinner:), téléchargent et se font découvrir des trucs communautairement pour avoir une alternative à toute la merde qu'on nous propose (je peux plus aller dans une fnac, c'est devenu insupportable ce consensualisme mercantile bling bling, cette hypocrisie artistique et cette prostitution à outrance du produit :shinner:).
Mais bref, couper l'accès web des gens pour les empêcher de télécharger ne résoudra pas les chutes de ventes du disque, faudrait vraiment qu'ils arrêtent la bouteille chez Univers sale et Poulydor :shinner:
Sinon, tu parles du forum ici ou juste de nos sites persos ? *n'a pas tenu son blog depuis des lustres, donc ne considère déja plus ce dernier comme un site :shinner:*
Ça fait un moment que cette info circule sur le net, mais je ne savais que c'était aller aussi loin, en gros t'as 2 chances quand même avant la coupure de la ligne. Normalement ton fournisseur doit te prévenir via mail qu'il faudrait arrêté de télécharger et au 3ème mail il te coupe l'accès internet, mais tu gardes le telephone illimité et la TV si tu les as.
Au faite faut faire attention on est peu etre deja surveiller par les flics du net^^
Au faite faut faire attention on est peu etre deja surveiller par les flics du net
Y'en a qui ont essayé :crucified:
Doit on se farder nous même en noir ? Avatar et signature ?
Parce que j'ai lu le truc un peu vite, j'ai pas tout intégré.
Y'en a qui ont essayé :crucified:
Il ont eu des problèmes. C'est vous qui voyez.
Bal-Sagoth
25/02/2009, 23h40
Bah en gros c'est le forum qui doit virer full black avec averto de ce que les mecs essayent de faire, et redirection dans le texte vers la grosse explication du délire malsain.
lockNshoot
25/02/2009, 23h44
Ça fait un moment que c'est en route, ce truc. Depuis la loi DADSVI, on avait déjà les prémices. A ce moment-là aussi, yavait eu mobilisation, et puis doigt dans le cul de la part de notre gouvernement, comme d'habitude.
Le meilleur, c'est que cette autorité de contrôle là, et bien elle va coûter un truc comme 7 millions et quelques d'euros par an, et va se substituer à la Justice.
Tout ça pour les majors qui refusent de faire dans la culture et la SACEM qui fait raquer les petits artistes pour tout filer aux riches surpromus et surfdiffusés, comme par exemple Johnny Halliday, qui va mettre sa thune en Suisse pour éviter les impôts en France.
La boucle est bouclée.
Ceci dit ils ommettent quelquechose, quand même. Si je ne peux plus télécharger illégalement, je n'aurai pas pour autant plus d'argent, d'un coup comme ça. Et donc je n'achèterai rien en plus.
En plus, je tiens au CD, moi. Quand on sait ce que ça vaut sur le plan juridique de droit d'auteur et de droit de propriété, un MP3...
Sinon, vous savez pas ce que vient de nous pondre Balladur, aussi ? Il s'attaque aux Régions. Vous connaissiez la carte de France ? Et ben va falloir réapprendre. L'Auvergne s'en va, le Poitou-Charente aussi, Nantes va en Bretagne...
Je te me les pendrais avec leurs trippes, moi.
Culkicoa
25/02/2009, 23h45
Ça fait un moment que cette info circule sur le net, mais je ne savais que c'était aller aussi loin, en gros t'as 2 chances quand même avant la coupure de la ligne. Normalement ton fournisseur doit te prévenir via mail qu'il faudrait arrêté de télécharger et au 3ème mail il te coupe l'accès internet, mais tu gardes le telephone illimité et la TV si tu les as.
C'est une mesure pour redonner vie au bal d'orange et consors...
Sinon j'adhère mais n'étant pas trop actif sur le web en ce moment je me contenterait d'une image msn.
lockNshoot
25/02/2009, 23h53
Les FAI ils sont pas spécialement contents dans l'affaire. Le rôle de flic, c'est non seulement très chiant à pratiquer, mais en plus c'est pas vendeur.
Bal : à ta place, j'éviterais la procédure ici. Parce que tout mettre en noir, ça implique prévenir un député etc pour montrer qu'on est pas content. Hors, un forum hentai où circule des scantrads, du lolicon, des trucs sexuels déviants et parfois entre privés des liens warez, ça la foutrait mal je pense question crédibilité des libertés informatiques :shinner: , le forum est pas illégal en soit, mais question légalité, on a toujours été sur la limite, du coté tendant à pas foutre Apo dans le caca :shinner:
Donc je préconiserais plutot ce topic en tant qu'informatif et débat-ique :shinner:
Au fait, pour enfoncer encore un peu plus les majors : le piratage n'est pas la première cause de chutes des ventes, puisqu'il est, depuis 2008 (année où ça a encore été pire qu'avant), passé en dessous du nombre d'écoutes en ligne par les vidéos et MP3 streaming :D ! Les gens préfèrent désormais écouter directement en ligne leur musique plutot que se casser le fion à télécharger l'album :lol: !
Parralèllement, les ventes de singles ont augmenté cette année, rooh, comment est ce possible voyons :D ? Sans doute un truquage des chiffres orchestrés par ces salauds de téléchargeurs sauvages :D !
Je posterai demain l'article en question sourcé et mieux expliqué que cette petite vanne, mais c'est un excellent topic qui a été (re)lancé.
Faut voir si les FAI vont vraiment faire ce qu'on leur demande, parce que on bloquant un abonner on risque de le voir partir chez un concurrent.
Comment rester calme et courtois devant ce projet de loi qui court depuis longtemps?
Devant le projet de loi de Ballamou?
Et sur plein d'autres trucs (Guadeloupe, réformes nulles à la va-vite...)?
En ne m'étendant pas sur le sujet (pour le moins, ce gouvernement m'agace. Euphémisme) mais en précisant que je suis plutôt de l'avis de Koma, à priori.
Bal-Sagoth
26/02/2009, 00h24
Bal : à ta place, j'éviterais la procédure ici. Parce que tout mettre en noir, ça implique prévenir un député etc pour montrer qu'on est pas content. Hors, un forum hentai où circule des scantrads, du lolicon, des trucs sexuels déviants et parfois entre privés des liens warez, ça la foutrait mal je pense question crédibilité des libertés informatiques :shinner: , le forum est pas illégal en soit, mais question légalité, on a toujours été sur la limite, du coté tendant à pas foutre Apo dans le caca :shinner:
Donc je préconiserais plutot ce topic en tant qu'informatif et débat-ique :shinner:
Au fait, pour enfoncer encore un peu plus les majors : le piratage n'est pas la première cause de chutes des ventes, puisqu'il est, depuis 2008 (année où ça a encore été pire qu'avant), passé en dessous du nombre d'écoutes en ligne par les vidéos et MP3 streaming :grin: ! Les gens préfèrent désormais écouter directement en ligne leur musique plutot que se casser le fion à télécharger l'album :lol: !
Parralèllement, les ventes de singles ont augmenté cette année, rooh, comment est ce possible voyons :grin: ? Sans doute un truquage des chiffres orchestrés par ces salauds de téléchargeurs sauvages :grin: !
Je posterai demain l'article en question sourcé et mieux expliqué que cette petite vanne, mais c'est un excellent topic qui a été (re)lancé.
Il est pas con ce môme.
Ouaiche, mieux vaut laisser béton et croiser les miches, que ça tombe dans l'oubliette comme la loi des DRM...
Apophyss
26/02/2009, 01h09
il faut savoir que Luc Besson à été interviewé sur cette loi et un petit malin lui as répondu juridiquement. Le fait est que si cette loi est voté elle va engendré des modification importante du code penal et civil Francais sans quoi elle sera caduque et dans bien des cas on pourra la mettre à mal.
Le téléchargement n'est pas illégal !!!! c'est le fait de mettre les fichier a disposition et oui la voila la faille, télécharger sans seeder n'est pas interdit, du moment que l'on garde cela pour soit ^^
Des société fonctionnent comme ca, pour palier au manque et des avocats commencent à monter un dossier, et oui les politicards ont oublié un truc, pour le moment les films ne sont pas disponibles en format numérique téléchargeable légalement et à as un prix convenable, ce prix pourrait être défini par le prix du CD - (les couts de fabrication+circuit de distrib), cela amènerais un film aux alentour de 5€ :)
L'etat peut attaquer mes les juristes ce préparent à riposter, de plus la CNIL va être saisie pour divulgation d'information personnelle sans l'accord d'un juge, et oui une assos de major ne peut pas ce subsituer à un juge.
Enfin une chose est interdite dans une république c'est qu'une loi soit votée pour contenter un commerce :)
Autant dire que si cette loi passe et à la 1ere application cela va faire mal, très mal et surement pas sur les "pirates" mais bien sur le gouvernement :)
Et n'oublié pas un truc le net est loin d'appartenir a un gouvernement, même en chine certains chinois ont acces a tout, le net c'est comme une banlieue ca appartient aux pirates et a ceux qui savent comment ca fonctionnent et non a des technocrates qui veulent controler le plus gros reseau du monde :)
MOUAHAHAH, avec les geeks sur les barricades, personne ne peut passer \o/
Apo, respect t'entends jeune p.. jeune euh... jeune web-fighter.
http://www.lestarte.com/blog/wp-content/uploads/2008/05/fortune-cookie_all-your-base.jpg
lockNshoot
26/02/2009, 11h43
Apo : à ceci près qu'en France la CNIL n'a aucun pouvoir, que l'exécutif tente de prendre le contrôle du judiciaire, que les lobbys de l'industrie musicale et cinématographique sont puissants, qu'il n'y a pas de class action comme aux USA.
Donc, malheur à celui qui devra se coltiner le premier procès. Espérons qu'il pourra se payer deux ou trois avocats.
Bloch : Sauf que, en principe, il est prévu que pendant la durée de suspension de la connexion, il est impossible d'aller voir un autre FAI. Ergo, quand arrivve la fin de la coupure, tu vas pas changer pour rien.
Au fait, en passant, je viens de me crêper le chignon avec des chercheurs sur la fameuse réforme Pécresse (en gros je suis un gros fasciste collabo car je ne défends pas la résistance), y'a des gens ici qui bossent dans ce milieu ?
lockNshoot
26/02/2009, 14h16
Au fait, en passant, je viens de me crêper le chignon avec des chercheurs sur la fameuse réforme Pécresse (en gros je suis un gros fasciste collabo car je ne défends pas la résistance), y'a des gens ici qui bossent dans ce milieu ?
Je suis ça d'assez près, c'est quoi t'il donc les questions que tu te poses ?
Bloch : Sauf que, en principe, il est prévu que pendant la durée de suspension de la connexion, il est impossible d'aller voir un autre FAI. Ergo, quand arrivve la fin de la coupure, tu vas pas changer pour rien.
A ça je ne le savais pas, ça veut donc dire qu'il veulent priver des familles entières de ce moyen de communication juste pour un film ou un mp3.
Bal-Sagoth
26/02/2009, 14h36
A ça je ne le savais pas, ça veut donc dire qu'il veulent priver des familles entières de ce moyen de communication juste pour un film ou un mp3.
T'as pigé le principe man.
C'une chasse aux sorcières, pour une vieille bique timbrée suspectée de fricoter avec le cornu, on crame tout le village.
Même idée ici.
---------------- Now playing: 石渡太輔 - Missing (http://www.foxytunes.com/artist/%e7%9f%b3%e6%b8%a1%e5%a4%aa%e8%bc%94/track/missing) via FoxyTunes (http://www.foxytunes.com/signatunes/)
Je suis ça d'assez près, c'est quoi t'il donc les questions que tu te poses ?
principalement que je trouvais cette manie de bloquer toute réforme ultra débile, et que ça ne faisait que couler la recherche française années après années.
secondairement qu'une recherche efficace ne passe que par l'indépendance financière et gestionnelle entre les facs et l'Etat, par le biais d'investissements privés, comme ça se passe aux USA.
Allez télécharger vos musiques dans les Mcdo.
Bal-Sagoth
26/02/2009, 17h29
Allez télécharger vos musiques dans les Mcdo.
Oufti.
Paraît que leur connex rame encore plus que le forum quand il est bombardé de DNS par des ninjas communistes mexicains.
---------------- Now playing: 石渡太輔 - D.O.A. (http://www.foxytunes.com/artist/%e7%9f%b3%e6%b8%a1%e5%a4%aa%e8%bc%94/track/d.o.a.) via FoxyTunes (http://www.foxytunes.com/signatunes/)
lockNshoot
26/02/2009, 18h15
Je vais essayer de faire pas trop long. Je vais parler en tant qu'étudiant, en tant que "dans l'idée, j'aurais pas détesté d'être chercheur ou prof", en tant qu'élu étudiant en conseil central d'Université, en tant que "je connais des gens là-dedans", en tant que "ma fac est mobilisée et on arrête pas de parler et on fait tout pour qu'elle soit pas bloqué par des hurluberlus qui viennent de Toulouse".
J'annonce la couleur, je suis contre cette "réforme", qui est en fait un décret d'application de la LRU en ce qui concerne le statut des enseignants chercheurs, et une suppression des IUFM dans une politique globale de désengagement du public dans l'éducation pour ce qui est de la "mastérisation des concours".
Mais j'ai de nombreuses fois fait remarquer aux profs que l'année dernière, quand ladite loi est passée, on les cherchait, les profs, en soutien. Et que gueuler quand on touche au statut, ça fait égoïste et pourri.
Et déjà, je te le dis direct, je ne suis pas du tout d'accord avec ce que tu dis, et je pense que ce sont de fausses visions dues à la complexité du sujet et au fait qu'il est traité par-dessus la jambe par les médias, que c'est un enjeu politique et idéologique donc sujet à désinformation et simplistification, et que le monde enseignant-chercheur tourne assez sur lui-même, et qu'il faut donc lui filer de grands coups de pied au cul pour qu'il parle à la société, qui le méconnaît assez pour que ça crée d'immenses bêtises.
principalement que je trouvais cette manie de bloquer toute réforme ultra débile, et que ça ne faisait que couler la recherche française années après années.
1-) Sur la manie du blocage.
Deux aspects : ce n'est pas une manie ; ce n'est pas du blocage.
Rapidement, pour la manie, c'est que les buts successifs desdites "réformes" sont la destruction du service public d'éducation, d'enseignement et de recherche, et que les méthodes sont systématiquement autoritaires, bornées et aveugles en plus d'être stupides. A chaque fois, les universités, les profs, les chercheurs, réfléchissent, se concertent, et fournisse des centaines de pages de rapports et de recommancdation au national. RIEN n'a jamais été écouté.
Alors forcément, il y a des heurts quasi-systématiques. Et je maintiens fermement le quasi, parce qu'il y a bon nombre de choses scandaleuses qui sont passées.
Pour ce qui est du blocage, c'est en lien avec ce que j'ai dit avant : un truc énorme de conséquences arrive sans prévenir, au forcing, sans consultation, sans concertation, et dans un but souvent négatif, mais pas assumé. Ajoute par-dessus l'état du syndicalisme français, la qualité des médias, et tu as ton blocage systématique des vilains privilégiés de fonctionnaires.
2-) l'état de la recherche française.
Il y aurait très long à écrire, alors je vais aller directement aux conclusions : la recherche française ne tient le rang conséquent qu'elle a au niveau mondial que par le dévouement des chercheurs français dont l'activité tient du sacerdoce, étant donné les moyens dont elle dispose.
Les réformes faites l'amputent, pas les mouvements de protestation ; en quoi ?
secondairement qu'une recherche efficace ne passe que par l'indépendance financière et gestionnelle entre les facs et l'Etat, par le biais d'investissements privés, comme ça se passe aux USA.
Là encore, deux points : l'autonomie financière et gestionnaire + le privé ; "comme aux USA".
1-) de l'autonomie.
Je me suis farci les textes de la LRU, et toute la dialectique idéologique depuis les recommandations de l'OCDE jusqu'aux discours gourvernementaux. Plus la pratique du fonctionnement d'une fac, celle de Bordeaux 3.
Pour aller vite, le mot est galvaudé. Largement et définitivement. On fait miroiter la liberté de faire ce qu'on veut. Dans la réalité, la pratique, on va vers des contractuels au lieux d'emplois stables (y compris et surtout pour les personnels de bibliothèque ou de ménage).
Ensuite. L'argent, il vient toujours de l'Etat. Sans les impôts fléchés sur le budget des ministères de l'enseignement, on aurait rien. Ya pas d'indépendance.
Au lieu d'indépendance, tout ce qu'on a c'est un délestage de responsabilités et de charges, sans aucun apport financier, humain ou autre. C'est forcer le public à l'échec pour en légitimer la privatisation. Et c'est en marche pour tout. Police, justice, primaire, collèges et lycées, hôpital. Les banques, le courrier, l'eau, le gaz et l'électricité, la téléphonie, c'est déjà fait.
Le privé n'a pas les mêmes intérêts que le public. L'argent contre le savoir, l'immédiateté contre le long terme, toussah.
2-) le fameux American way of dreaming your life.
Là encore, pour tenter d'être succint : c'est une des facettes de la manière d'importer n'importe comment le modèle anglo-saxon, que l'on pourrait détailler à n'en plus finir.
Les universités US ont des moyens colossaux, des frais d'inscription et des conditions d'accès ahurissants. La France n'offre pas les premiers à ses facs, et pour les seconds, il y auraient peut-être 20 000 étudiants par an en France.
Les USA déposent une grande majorité des brevets liés à la recherche chaque année. Pourquoi ? 80% recherche fondamentale, 20% appliquée.
La France vient de dissoudre le CNRS, et a créé une trouzaine d'agences de recherche appliquée, cloisonnée, à court terme.
On pourrait aussi détailler les conditions de vies et de travail des enseignants et des chercheurs aux USA. Salaire, bureau, matos...
Enfin bon, ce qui me fait mal, c'est que de toute façon, le projet global de destruction complète du service public français est à l'oeuvre, dans l'autisme intellectuel le plus complet de la part de ceux qui en sont les commanditaires et exécuteurs.
Et sans espoir d'avoir une contestation politique forte et pertinente de l'autre côté.
Même schéma que pour la loi HADOPI.
Je ne savais pas où poster ça. Dans le topic des blagues et sketch ou dans celui des infos insolites et amusantes. Mais il a plus ça place ici.
http://www.silicon.fr/fr/news/2009/02/25/mgmt_pirate___l_ump_propose_1_euro_de_dedommagemen t__
En gros, ça dit que l'UMP est un bon petit pirate qui a utilisé illégalement une musique du groupe MGMT dans un meeting et sur le net (vive la mise à disposition par l'UMP :lol:)
Et le plus beau, c'est qu'ils acceptent d'indemniser les artistes avec 1 euros. Ca laisse rêveur. Je suis pressé d'avoir une telle amende.:lol:
Apophyss
27/02/2009, 13h37
Apo : à ceci près qu'en France la CNIL n'a aucun pouvoir, que l'exécutif tente de prendre le contrôle du judiciaire, que les lobbys de l'industrie musicale et cinématographique sont puissants, qu'il n'y a pas de class action comme aux USA.
Donc, malheur à celui qui devra se coltiner le premier procès. Espérons qu'il pourra se payer deux ou trois avocats.
Bloch : Sauf que, en principe, il est prévu que pendant la durée de suspension de la connexion, il est impossible d'aller voir un autre FAI. Ergo, quand arrivve la fin de la coupure, tu vas pas changer pour rien.
Oui et outrepassé l'avis de la CNIL la mettrait donc nulle et non avenue dans la loi, du coup adieu le droit de rectification et de divulgation des info perso sur le net, si il font cela rien ne m'empêchera ensuite de vendre vos email a une société de pub car le seul garde fou est la CNIL.
Quand au procé méfit toi des acteurs du net, ils sont capables de beaucoup sans demander un centime, de plus avec le nombre grandissant de chomeurs on va avoir un paquet de monde qui n'auront que ca a faire de descendre dans la rue ^^
Tien d'ailleur la liberté d'information est bafoué, je ne peux plus chercher d'emplois sur le net ? payer mes impots ? lire les nouvelles ?
Je te l'ai dis si cette loi est voté à la 1ere application il vont ce prendre dans la gueule un retour de lois violés, sans réforme complète de la loi Francaise cette loi risque de couter chere à l'état.
Je ne savais pas où poster ça. Dans le topic des blagues et sketch ou dans celui des infos insolites et amusantes. Mais il a plus ça place ici.
http://www.silicon.fr/fr/news/2009/02/25/mgmt_pirate___l_ump_propose_1_euro_de_dedommagemen t__
En gros, ça dit que l'UMP est un bon petit pirate qui a utilisé illégalement une musique du groupe MGMT dans un meeting et sur le net (vive la mise à disposition par l'UMP :lol:)
Et le plus beau, c'est qu'ils acceptent d'indemniser les artistes avec 1 euros. Ca laisse rêveur. Je suis pressé d'avoir une telle amende.:lol:
Oui beaucoup attendent le résultat :) si il font vraiment du 1€, super avant que la loi ne soit voté on as jurisprudence ^^
lockNshoot
27/02/2009, 14h35
Apo : Je suis tout à fait d'accord. Mais ça n'est pas la première fois que le gouvernement se tamponne de l'avis de la CNIL. D'ailleurs il se tamponne aussi du fait que le Parlement Européen ait statué sur le fait que les données nécessaires étaient des données personnelles, donc pas touche sans avis judiciaire.
J'espère bien voir Pedobear à la barre si je suis au tribunal. ^^
Apophyss
27/02/2009, 15h50
oui et même si sarko à peur de rien, je peux dire que la terre commence à trembler et que le reseau de surveillance qui "serait" mis en place à plutot intérret à être installé par des pirates et non des informaticiens gouvernementaux, sinon il va être mis à mal très rapidement :)
Sarko et les Major oublie une chose, le net ce n'est pas eux qui l'ont créé et ce n'est pas eux qui le controlent. Immaginons un arret de tous les servcies/sites internet fait pas des bénévoles (ceux la même qui telechargent des musique et films pour les tester avant de payer dans le vent) et autant dire qu'une bonne partie du net s'arrete.
Imaginons un seul instant des programmes comme séti qui s'arrete (ben ouais je veux bien donner du temps de calcul de mes cpu pour la recherche mais faut pas exagérer) et la c'est des milliards de pertes pour les gouvernement.
Le gouvernement oubli une chose c'est que ce sont les vilains petits canard qui font avancer les choses, tout comme le travail "au noir" permet de maintenir une économie, et autant les travailleurs au noir n'ont aucuns pouvoir, autant les pirates du net ont le monde dans leurs mains.
De toute manière ils choperons quoi ? les petits comme bal qui connaissent que dalle, déja moi j'expliquerais à toutes mes connaissances comment mettre un place un proxy mobile et bon courages aux traqueurs pour remonter une source qui ce déplace ...
Ca va encore insiter le piratage, et oui Messieurs du gouvernement, si vous voulez me baiser je vais pirate XXX pc et télécharger via leurs connexions, vous allez en arreter un paquet d'innocents.
La réponse gradué risque de ne pas être que dans un sens.
Si j'ai le temps je vous ferais aussi un post sur l' ESWC et la réponse des assos, la encore même problème -> même réponse.
Bal-Sagoth
27/02/2009, 16h07
Me choperont pas, l'jour où y m'pourrissent le net j'm'en vas tout péter dans leurs sales bureaux de merde à coups de batte, et si j'sais où c'qui planquent leurs serveurs à la con, j'en fais aussi de la charpie.
Pas m'faire chier moi, tous ces sales bouseux de geeks de merde qui font les fiers derrière un écran, face à une batte ils prient saint Naruto que la mort arrive vite et avec un minimum de douleurs.
Vais t'm'leur apprendre à tes ronds de cuir et tes geeks.
---------------- Now playing: Heimataerde - Im Sande des Wahns (http://www.foxytunes.com/artist/heimataerde/track/im+sande+des+wahns) via FoxyTunes (http://www.foxytunes.com/signatunes/)
1ere mention de l'examen de la loi HADOPI au journal du matin de France inter.
ça demarre fort: que des arguments anti telechargement en 3 reportages/avis/chroniques.
Seul Bernard Marris (chronique économie "alternative") explique un peu que ça risque de remettre en cause les logiciels libres et de favoriser les microsoft et consorts.
Il tente aussi un peu d'expliquer que ça va revenir à ettre un flic derrière chaque ordi.
Oh! Et un argument d'un député PS qui explique que cette loi sera "légèrement" hors normes, car on ne pourra se défendre qu'apres coup (apres que l'abonnement aura été coupé).
Quelques mentions de Marris aussi pour dire que le téléchargement ne tue pas la musique (car c'est elle qui est visée, en tout cas dans les médias), comme la radio n'a pas tué la chanson, ni le magnétoscope le cinéma.
Et c'est France Inter, hein! Une radio qui n'est pas ouvertement pro gouvernement.
Si ce travail de "journalistes" qui présente le seul point de vue du gouvernement sans même présenter toutes les données et la complexité de cette loi et ce qu'elle implique, imaginez sur RTL ou dans le Figaro...
Cette loi est présentée comme déja votée, en plus.
Ou comment "angéliser" une loi bancale et stupide (j'ai adoré le député UMP qui explique que cette loi va protéger les internautes et les téléchargeurs car elle a un but educatif par son coté "gradué", contrairement à la législation actuelle en la matière...)
Simplicisme, quand tu nous tiens...
matt le ouf
12/03/2009, 15h57
Hello,
Il me casse les noisettes avec leurs "répressions a deux balles",
ils ont rien de mieux a faire, surtout quand on sait que l'on donne un pourcentage du montant des cd vierge directement à la SACEM, de plus cela priverai les classes les plus pauvres d'un peu de culture "abordable".
Je ne sais pas si vous le saviez mais le projet de loi était en débat cette aprem et j'ai remarquer quelques chose d'impressionnant: il n'y avait pas plus de 15 députés et la ministre a y participer, dont un qui lisait un magasine (à partir de 17h, moment on je suis tomber dessus a la TV). Donc je trouve ça impressionnant qu'une des lois les plus importantes du gouvernement ne soit soutenu que part une quinzaine de députés, dont un qui s'en fou royalement.
C'est pas d'aujourd'hui que les députes passe leur temps a autres chose que débattre a chaque fois que je regarde ,la moitie discute d'autre chose 1/4 dort et le reste lisent leur journal !
Le seul qui est vraiment dedans c'est celui qui est au pupitre a parler dans le vite ^^
Explication de la loi en un court métrage de Kassandre Prod : http://www.youtube.com/watch?v=pfKka5c2uYY
"Propagande, le ministère cache ses partenaires privés" : http://www.numerama.com/magazine/11216-Propagande-le-ministere-cache-ses-partenaires-prives.html
Zorglomme
15/03/2009, 23h17
Il ne faut pas perdre de vue que couper le net est de toute façon impossible : déja parce que l'Etat devrait (comble!) payer le FAI en compensation de la perte du client pirate (coût estimé /an : 70 millions d'euros cf Canard Enchaîné). Ensuite que les blaireaux qui nous pondent des textes de lois contre le piratage depuis des années n'y connaissent rien et sont incapable de comprendre qu'avec l'informatique, TOUT est contournable et/ou adaptable. Donc toute tentative de répression est vouée à l'échec ("Its useless" comme dirait l'autre).
lockNshoot
16/03/2009, 00h26
Alors certes beaucoup de choses sont contournables, mais pas pour n'importe qui, faut s'y connaître un minimum.
Et pour ce qui est du paiement, il est prévu que l'on continue nous-mêmes à payer le FAI pendant la coupure. Je sais pas d'où tu sors que c'est l'Etat.
En faites les FAI devront débourser entre 70 et 100 millions d'euros, pour mettre en place un système de coupure d'internet sans les autres options, car actuellement c'est encore impossible.
lockNshoot
16/03/2009, 11h17
En faites les FAI devront débourser entre 70 et 100 millions d'euros, pour mettre en place un système de coupure d'internet sans les autres options, car actuellement c'est encore impossible.
Okaaaaaaaaaaaaay. Mais c'est juste dit, ou c'est écrit dans la loi que c'est l'Etat qui va payer ?
D'après ce que j'avais compris c'était les FAI eux mêmes, qui devaient débourser cette somme, mais je ne suis plus très sur, faudrait que je retrouve l'article.
*vient de perdre sa musique d'ipod à cause de la stabilité des environnements apple sur windows*
*hurle en imaginant qu'on va lui supprimer la connexion sous motif qu'il récupère ce qui lui était du*
lockNshoot
20/03/2009, 11h41
Une question : la musique que t'achète sur iTunes, tu peux la retélécharger gratos, ou il faut que tu repayes si tu la reveux ?
Caressex
21/03/2009, 15h08
Je veux réagir sur cette discussion. Il y a au moins deux problèmes distincts : l'industrie de l'enregistrement et le contrôle d'internet. Plus un troisième qui est qu'ils aimeraient bien élargir les pratiques actuelles pour les enregistrements à tous les autres médias.
L'industrie de l'enregistrement
La structure de cette industrie a changé. D'une industrie à forts investissements elle est devenue une industrie à faible investissement. Cela a des répercussions massives sur cette industries et est l'origine directe de ce qu'elle appelle ces pertes de profits.
Aujourd'hui, n'importe quel musiciens qui a les moyens de se payer de bons instruments de musique a les moyens de se monter son propre studio d'enregistrement. Un ou plusieurs PC, des bonnes cartes sons professionnelles, linux et son serveur son professionnel JACK, et le tour est joué. Il fait la nique aux majors et devient ainsi un artiste-artisan indépendant.
Cette modification des structures de cette industrie ne s'est pas arrêté là. Internet permet de faire de la promotion quasi gratuite. De plus, les concerts sont devenus pour la majorité des groupes une activité lucrative. Pour les groupes vedettes, c'est même la plus lucrative de leurs activités. C'est un changement complet car il y a encore 20 ans, les concerts faisaient parties de la promotion et ils étaient déficitaires dans la majorité des cas.
Tout ceci implique que ce qui est important aujourd'hui n'est plus de détenir les moyens d'enregistrement mais est de détenir les droits sur les enregistrements.
Et tous les événements tels que la révision sur le droit de copyright aux USA, le millenium act, la révision du droit d'auteur en Europe, la loi dadvsi ou les drm sont à placer dans ce contexte : la lutte pour le contröle des droits sur les enregistrements.
Les musiciens l'ont bien compris : Il ne se passe pas un jour sans qu'un nouveau label apparaisse.
Et les majors ne peuvent rien faire contre cela car aucun patron ne peut forcer un travailleur indépendant à abandonner son indépendance et à venir se prostituer pour lui.
Le contrôle de l'internet
Les politicards ont la manie de tout vouloir contrôler. La gauche encore plus que la droite car elle veut même contrôler l'économie.
J'ai même entendu une politicienne déclarer à la TV suédoise le jour avant la plus grande manif de l'histoire, celle contre la guerre en Iraq : "Je ne participerai jamais à une manif dans laquelle je ne peux pas contrôler les propos des autres participants."
Les iraquiens : Elle s'en fout ! Ses concitoyens qui l'ont ou non élue : Elle s'en fout ! Pire, elle veut même contrôler ce qu'ils pensent. Car contrôler les propos de quelqu'un dans un régime de liberté d'expression revient à contrôler ce qu'il pense ! Orwell ! Orwell !
Rien d'étonnant que dans de telles conditions ils soient prêt à toutes les conneries. Une qui est prévue depuis longtemps en Suisse est qu'en cas de troubles majeurs (guerre, catastrophe, etc), en même temps que la mobilisation se fera, toutes les lignes téléphoniques du pays à l'exception des cabines publiques cesseront de fonctionner. Soit-disant pour l'armée qui aura besoin de toute la bande passante disponible... et alors qu'elle a sa propre infrastructure de communications...
Nous n'en sommes pas là, mais ils essaient quand même.
Les autres médias
Les autres médias sont aussi concernés. Il est aujourd'hui possible d'acheter un livre, de le lire autant de fois que l'on veut, de le revendre, de le bruler dans la cheminée quand il fait froid, etc. Il n'est déjà plus possible de le bruler avec le livre électronique, mais à terme, ils entendent bien nous faire payer chaque fois que nous le lirons.
Si nous les laissons faire. Mais il faut bien voir que les médias se focalisent sur les mp3, alors que le porno souffre bien plus du téléchargement sauvage que la musique, et que la plupart des gens n'ont encore jamais lu un livre digital.
Cette désinformation et ce manque de connaissance implique que la plupart des gens ne se rendent pas compte des véritables enjeux de la révolution numérique.
Serait-ils bien informés que je doute encore de leur capacité réelle d'analyse et de réaction. Il n'y a qu'à voir notre relation avec la voiture. On a toujours su que les voitures polluent l'air des autres et que l'air des autres est aussi celui que respirent nos enfants, la chair de notre chair. Cela ne nous empêche pas de continuer en masse à les utiliser (les voitures, pas les enfants!).
Et même pire, avec la raréfaction inéluctable du pétrole, nous sommes même prêts, cela a déjà commencé, à affamer la planète pour nourrir nos voitures.
Le droit de lire : http://www.gnu.org/philosophy/right-to-read.fr.html
Une question : la musique que t'achète sur iTunes, tu peux la retélécharger gratos, ou il faut que tu repayes si tu la reveux ?
En principe oui, il me semble. Si tu as conservé le fichier librairie des achats.
Enfin je crois, chuis pas sur.
Mon problème étant que ces fichiers étaient stockés dans un dossier archive de mon HDD qui a cramé.
A propos de la loi en elle même, un bon article qui la résume sobrement mais efficacement :
Pourquoi la loi sur le téléchargement fait débat ?
La loi Albanel changera-t-elle quelque chose au téléchargement illégal ? La question est posée. Et la réponse plutôt négative. Revenons sur un débat complexe.
1. Une naissance dans la douleur
Majors du disque et sociétés de producteurs luttent depuis des années contre le phénomène du téléchargement illégal, qu’ils accusent de tuer leur secteur à petit feu, sans parvenir à l’endiguer. Que faire face à un phénomène qui concerne une dizaine de millions de personnes en France ? Surtout lorsque les technologies permettant les échanges de fichiers ne cessent d’évoluer, bien plus vite que l’arsenal législatif, même si celui-ci s’est étoffé. On se souvient notamment de la loi DADVSI, votée dans la douleur fin 2005.
Fin novembre dernier, les professionnels de la musique et de l’audiovisuel signent les «accords de l’Elysée». Ils s’entendent principalement sur une notion, que propose Denis Olivennes, ancien patron de la Fnac – devenu depuis celui du Nouvel Observateur, dans un rapport : la riposte graduée. Jusqu’ici, télécharger était un délit pénal, passible de trois ans d’emprisonnement. Et la loi n’était donc jamais appliquée, ou presque. La riposte graduée préconise d’abaisser les délits pour les pirates «ordinaires», qui téléchargent pour leur usage personnel sans en faire commerce, qui ne risqueront qu’une simple amende.
2. Une loi qui consacre la riposte graduée
La loi qu’a présentée Christine Albanel en conseil des ministres mercredi est basée sur cette idée simple : il faut dissuader. Elle instaure donc une Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet, en abrégé Hadopi. Cette instance composée de magistrats aura la haute main sur la répression du téléchargement. En pratique, elle agira sur dénonciation des ayants-droits, donc des majors du disque et de l’audiovisuel, qui auront communiqué les adresses ip des internautes fautifs aux fournisseurs d’accès.
Elle enverra ensuite à tout internaute pris en flagrant délit un premier avertissement par mail. (la ministre prévoit plusieurs milliers d’envois par semaine). En cas de récidive, ce sera une lettre recommandée. En cas de troisième infraction, l’internaute risque une suspension de son accès à Internet pour une durée de 3 mois à 1 an. Qui pourra être réduite à un délai de 1 à 3 mois s’il s’engage par écrit à ne plus télécharger et à ne pas contester la sentence.
Petit bémol, cependant : la loi n'empêche pas les ayant-droits de porter plainte au pénal contre le "pirate", qui pourrait donc subir une "double peine" : amende et privation d'Internet. Pour Christine Albanel, "les acteurs économiques n'y auraient pas intérêt". Mais cela reste à voir.
La ministre estime que ces mesures devraient permettre de «réduire de 70% à 80%» le téléchargement illégal en France. Pour un coût non négligeable, puisque l’ensemble du dispositif devrait revenir à 15 millions d’euros par an.
Du moins si la loi reste la même après son examen par les parlementaires. Ce qui paraît douteux, dans la mesure où les nombreuses critiques émises par différents organismes ouvrent la voie à de nombreux amendements.
3. De nombreuses critiques
Car le texte comporte un certain nombre de failles et de points litigieux, qui expliquent qu’elle ait été critiquée successivement par la Cnil (commission nationale informatique et libertés), le Parlement européen, l’Arcep (autorité de régulation des télécoms) et le Conseil d’Etat, qui a sévèrement amoché le projet de loi. Pour diverses raisons.
Cnil comme Parlement européen pointent des atteintes multiples aux libertés individuelles. Notamment dans le fait d’interdire un accès à Internet, mais aussi dans l’établissement par l’Hadopi d’un fichier des internautes coupables. L’Arcep, elle, note la contradiction entre l’obligation faite aux fournisseurs d’accès de fournir un «accès ininterrompu aux services d’urgences» et l’ordre qui pourra leur être donné de suspendre un abonnement.
Quant au Conseil d’Etat, ses réserves sont multiples : d’une part, un problème constitutionnel : confier à une autorité administrative (l’Hadopi) des pouvoirs judiciaires est litigieux. En principe, seule l’autorité judiciaire (les tribunaux de police, correctionnels, d’instance, de grande instance…) est habilitée à prononcer des sanctions judiciaires.
4. Une loi inefficace ?
D’autres points posent question dans le projet de loi présenté par Christine Albanel. Notamment celui-ci : le principe est que c’est, en théorie, à celui qui a souscrit un abonnement à internet d’en assurer la surveillance. La ministre l’a donc confirmé : un lieu public ou collectif qui serait identifié comme étant à l’origine de plusieurs téléchargements illégaux pourrait se voir couper son accès internet au même titre qu’un utilisateur individuel.
Les propriétaires de hot spots (accès gratuits) Wi-Fi ou de cybercafés doivent donc s’attendre à des représailles. Certes, les utilisateurs pourront utiliser les moyens mis en place par les FAI pour bloquer les sites de téléchargement. Mais dans ce cas, les contenus téléchargeables légalement (il y en a, par exemple les mises à jour de World of Warcraft se font via torrent) seront également bloqués.
Autre question, celle des offres «triple play» : Internet, téléphone et télévision. La loi précise que la coupure ne concernera que l’Internet. Mais en pratique, il est complexe de couper uniquement l’accès au web sans toucher à la télévision et au téléphone via IP.
Restent deux points techniques : d’une part, les FAI, à qui il appartient de «filtrer» le réseau et de dénoncer les internautes coupables de téléchargement jurent qu’ils ne sont pas en capacité de le faire. Ensuite, et c’est l’un des points les plus négatifs, l’histoire de la guerre entre pirate et majors a toujours conduit les premiers à évoluer vers de nouveaux logiciels, de nouveaux réseaux, de nouvelles techniques.
La loi Hadopi semble en effet essentiellement viser les utilisateurs de logiciels comme Emule ou Kazaa… Alors qu’aujourd’hui, les internautes les plus chevronnés se tournent vers les systèmes utilisant la technologie des Torrents, plus difficile à localiser. Voire vers des sites offrant des espaces de stockages de fichier comme RapidShare, VapShare et autres. Ou même vers des sites diffusant des contenus en streaming, qu’on peut donc visionner directement sans avoir à télécharger. Or la loi ne prévoit rien contre ces nouvelles technologies. En outre, gageons que les pirates sauront, comme ils l'ont toujours fait, trouver des parades techniques (réseaux anonymes…) aux nouveaux interdits.
5. Pas de réponse au problème de fond
Au-delà de ces critiques, on peut également s’interroger sur la pertinence d’une réponse législative et répressive à un phénomène de fond, que rien ne semble pouvoir arrêter. La «contrepartie» souhaitée par Christine Albanel en échange de sa loi est que les majors fassent des propositions de téléchargement payant plus intéressantes, notamment en enlevant les DRM, ces systèmes qui restreignent l’usage d’un fichier téléchargé légalement. Cela suffira-t-il, à l’heure où des sites comme Deezer permettent d’écouter de la musique gratuitement et presque à volonté, avec l’accord des majors d’ailleurs ? Les industries de contenus sont confrontées à une révolution qu’un loi ne suffira pas à arrêter et risque de ne même pas ralentir.
Par Samuel Laurent (http://blog.lefigaro.fr/hightech/samuel-laurent.html) le 18 juin 2008 17h02
http://blog.lefigaro.fr/hightech/2008/06/pourquoi-la-loi-sur-le-telecha.html
Ca débat mollemment à l'AN. Une loi désuete vaut elle vraiment une élection ? Get bored.
Un autre plus récent d'ailleurs sur le sujet :
Publié le 19/03/2009 à 14:06 Le Point.fr
La loi Hadopi : ce qui fait polémique
Par Laurène Rimondi
http://www.lepoint.fr/content/system/media/1/200903/37791_hadopi_img.jpg
La ministre de la Culture Christine Albanel / © NULL/SIPA
Après 2 jours de débats à l'Assemblée nationale, les 11 et 12 mars, le projet de la loi Création et Internet est actuellement en suspens. Un sursis bref, puisque l'examen du texte reprendra le 31 mars. Le projet a été précédemment adopté en première lecture et à la quasi-unanimité le 30 octobre au Sénat. La plupart des amendements proposés par les députés pour tenter de le contrer ayant été rejetés, la loi devrait être votée sans grande difficulté. Les opposants n'ont pourtant eu de cesse de se manifester. Retour point par point sur ce projet de loi, les controverses et les difficultés de sa mise en place.
Le projet de loi Création et Internet
À la lecture de son texte, le 11 mars, la ministre de la Culture Christine Albanel dénonçait le piratage comme la cause d'un "véritable désastre, économique et culturel", menaçant des filières économiques. Elle s'appuie notamment sur l'industrie du disque, qui enregistre "une baisse de 50 % de son chiffre d'affaires au cours des cinq dernières années". Partant de ce constat, le projet de loi est né après signature des Accords de l'Élysée, en novembre 2007. Au-delà de la répression, différentes instances représentant les créateurs, industries culturelles et fournisseurs d'accès Internet (FAI) se sont alors entendues afin de redéfinir une nouvelle offre légale. À cette fin, les professionnels du cinéma se sont engagés à mettre les films à disposition des internautes 6 mois après la sortie en salle, au lieu de 7 mois et demi, pour ensuite se rapprocher des durées moyennes en Europe (environ 4 mois dans le cas de la VoD, vidéo à la demande). Les maisons de disques se sont de leur côté engagées à retirer les DRM (droits d'auteurs) qui bloquent actuellement les productions musicales.
Le gouvernement entend, pour sa part, "traiter le piratage par la pédagogie" en contribuant "à une prise de conscience" à l'égard des oeuvres culturelles. Dans cette perspective, la loi Création et Internet prévoit donc deux choses. D'une part, la "riposte graduée", sorte de sanction avec préavis. L'internaute coupable de téléchargement illégal reçoit dans un premier temps un avertissement par courriel. S'il passe outre, un second avertissement lui est envoyé sous forme de lettre recommandée. S'il récidive, l'internaute écopera alors d'une suspension de son abonnement à Internet, pour une période qui pourra aller d'un mois à un an, avec l'interdiction de se réabonner pendant la même durée auprès de tout autre opérateur. Il est possible de réduire la durée de suspension si l'internaute s'engage à ne plus télécharger. Les sénateurs s'étaient, en amont, opposés à l'amende. La loi prévoit également la mise en place d'une autorité administrative, l'Hadopi (Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet), chargée de faire appliquer la loi, mais seulement sur saisine des ayants droit. Elle n'est donc pas chargée de surveiller le Net en amont.
Levée des boucliers politiques
Du côté politique, la loi dite Hadopi divise autant la majorité que l'opposition, et différents amendements ont été proposés. Le député UMP Patrice Martin-Lalande a en effet tenté de faire en sorte que l'accès au Net devienne un "droit fondamental", ce qui aurait permis un recours judiciaire ( voir notre article sur les enjeux (http://www.lepoint.fr/actualites-technologie-internet/les-enjeux-du-projet-de-loi-hadopi/1387/0/325473) ). Mais les députés, suivant l'avis de la ministre pour qui l'accès à Internet est une "commodité", ont refusé, le 12 mars, cette mesure.
Également rejetée, la licence globale qui prévoyait de légaliser l'échange d'oeuvres protégées grâce à un forfait payé chaque mois par les internautes et redistribué aux ayants droit. Cette proposition aurait pu constituer une base de réflexion dans le développement d'une offre légale. La licence globale, qui faisait initialement partie de la loi DADVSI, a déjà avorté en 2005. Certains députés de l'opposition, dont Patrick Bloche, Christian Paul et Didier Mathus, en ont fait leur cheval de bataille.
Afin d'éviter "la double peine des internautes", ces mêmes élus ont également réclamé la suppression de la loi DADVSI (Droit d'auteur et droits voisins dans la société d'information). Ce texte, toujours en vigueur, prévoit encore des amendes allant jusqu'à 300.000 euros pour les copies illégales.
L'avis des internautes
À l'annonce du projet de loi, les cybercitoyens n'ont également pas tardé à faire connaître leur mécontentement. Le black-out organisé sur la Toile par la Quadrature du Net (http://www.lepoint.fr/actualites-technologie-internet/black-out-contre-la-loi-hadopi-repeindrez-vous-votre-cyberespace/1387/0/321927) et les attaques pirates par des hackers qui visaient le site gouvernemental jaimelesartistes.fr (http://www.lepoint.fr/actualites-technologie-internet/le-site-gouvernemental-jaimelesartistes-fr-victime-de-pirates-du/1387/0/326226) ont contribué à montrer qu'ils maîtrisaient bien mieux le Net que le gouvernement lui-même. Les commentaires suscités par les précédents articles sur lepoint.fr ont rapporté que les lecteurs réagissaient à une loi jugée "déjà dépassée", regrettant que ne soit toujours pas "inventé un nouveau modèle économique" afin de proposer une offre culturelle adaptée aux capacités (la rapidité notamment) qu'offre le Net. Les dispositions répressives semblent pour les internautes "inapplicables", autant du point de vue de l'ampleur du phénomène qu'au niveau de la législation. Sur le plan légal, certaines questions restent en effet sans réponse.
La première concerne la valeur juridique accordée aux adresses IP (Internet Protocol), numéro laissé sur l'interface du réseau empruntée par un ordinateur et utilisé pour identifier les internautes. Au niveau européen, cette trace n'est pas reconnue comme constitutive d'une preuve, et pourtant, il est prévu qu'elle soit utilisée pour traquer les pirates dans le cadre de la loi Hadopi. Nadine Morano a d'ailleurs récemment déposé une plainte auprès de Dailymotion (http://www.lepoint.fr/actualites-technologie-internet/nadine-morano-depose-une-plainte-historique-contre-dailymotion-et/1387/0/325505) pour avoir hébergé des commentaires qu'elle jugeait insultants à son égard, à la suite de quoi la justice a réclamé les adresses IP des personnes concernées. À côté de cela, le tribunal de Guingamp a jugé irrecevable l'utilisation de ces mêmes adresses dans le cadre d'une d'autre affaire. Le statut juridique applicable à ces identifiants n'est donc pas encore clair, et les internautes dénoncent le fait qu'il soit aisé de les pirater. Pourtant, elles seront utilisées par l'Hadopi, autorité administrative et non judiciaire, pour sanctionner les manquements à la loi. Une autre polémique concerne les FAI (fournisseurs d'accès Internet), qui devront investir entre 70 et 100 millions d'euros pour être en mesure, dans le cadre des abonnements groupés, de couper l'accès au Web sans toucher au téléphone ni aux chaînes de télévision. Ceux-ci ont mis en avant que rien n'indiquait qu'ils seraient techniquement capables d'appliquer cette disposition. Une autre question reste toujours sans réponse : qui payera pour que cette mesure puisse être mise en place, l'État, les FAI ou le consommateur ?
Ce qu'en disent les artistes
En France, 52 artistes (Étienne Daho, Francis Cabrel, Patrick Bruel, Jean-Jacques Goldman, Jenifer, Eddy Mitchell, Marc Lavoine, Gérard Darmon, Pascal Obispo, Rachid Taha, Bob Sinclar, Alain Souchon, Arthur H, BB Brunes, Liane Foly, Johnny Hallyday pour n'en citer que quelques-uns) ont adressé un appel commun, dans le Journal du Dimanche (http://www.lejdd.fr/) , pour appuyer le projet de loi : "Ce projet de loi nous donne de très bonnes cartes pour qu'Internet, la culture et la création soient réconciliés. Nous le soutenons." D'autres, plus anonymes, dénoncent sur le site culturel Poptronics (http://www.poptronics.fr/) , aux côtés du collectif Mon Amour, un projet de loi "en total décalage avec notre réalité, bien loin de la Création en encore plus de cet Internet dont il prétend réguler les pratiques".
Aux États-Unis, des groupes de musique ont mis en place des moyens révolutionnaires de production et de diffusion de leurs oeuvres. Pionnier en la matière et imité par Nine Inch Nails, Radiohead a ainsi permis le téléchargement sur la Toile de leur album In Rainbows à "prix choisi". Innovation qui a permis au groupe de se classer numéro un des classements des ventes américaines et anglaises, éliminant au passage la filière de l'industrie du disque. Ce qui montre que dans cette loi, ce sont surtout les intérêts de l'industrie musicale qui sont sauvegardés.
Ah la liste des artistes, un grand moment :D
Source : http://www.lepoint.fr/actualites-technologie-internet/la-loi-hadopi-ce-qui-fait-polemique/1387/0/327029
les blaireaux qui nous pondent des textes de lois contre le piratage depuis des années n'y connaissent rien
Je plussoie, le vrai problème vient de là...De toute façon, je ne pense pas que la loi passera ou s'appliquera. Y'a qu'à regarder à l'étranger ce qu'il s'est passé pour les cas similaires, ça vous rassurera ^^
http://www.numerama.com/magazine/12353-Riposte-graduee-l-etrange-tour-du-monde-de-Christine-Albanel.html
Et ça, c'est juste pour votre petit plaisir :diablotin: :
http://www.kysban.fr/blog/index.php?post/2009/03/11/13-solutions-de-telechargement-illegal-oubliees-par-HADOPI
Dans certains domaines, on est vraiment gouvernés par des cons...
Il y a des moments où je me dis que certains sont hypocrites :
En France, 52 artistes (Étienne Daho, Francis Cabrel, Patrick Bruel, Jean-Jacques Goldman, Jenifer, Eddy Mitchell, Marc Lavoine, Gérard Darmon, Pascal Obispo, Rachid Taha, Bob Sinclar, Alain Souchon, Arthur H, BB Brunes, Liane Foly, Johnny Hallyday pour n'en citer que quelques-uns) ont adressé un appel commun, dans le Journal du Dimanche , pour appuyer le projet de loi : "Ce projet de loi nous donne de très bonnes cartes pour qu'Internet, la culture et la création soient réconciliés. Nous le soutenons."
Je pense par exemple à Johnny Hallyday qui habite en Suisse afin de ne pas payer des impôts ou qui veut devenir belge afin d'être considéré comme un étranger à Monaco et donc de ne pas payer des impôts en tant que français (du moins, c'est ce que prétendent ses détracteurs).
Si des artistes soutenant le projet de loi prétendent que le piratage est du vol (ce qui peut être un argument), que dire de ceux-ci qui habitent un pays étranger, non pour la beauté des paysages, mais afin de ne pas payer des impôts ce qui s'apparente à du vol envers les Impôts lorsqu'on sait que ces artistes gagnent parfois largement plus que des milliers de français qui tentent de survivre...
Mais peut-être mes arguments ne sont pas convaincants... C'est ce que je me demande...
Bal-Sagoth
23/03/2009, 15h38
Bah, que des blaireaux et des has been.
Goldman jamais pu le saquer et sa musique me fait chier des glaires, Cabrel même sa guitare a envie de se pendre, Eddy Mitchell il a fait des bons trucs y'a 30 ans mais bon voilà, quoi, Johnny, PTDR quoi, Jenifer et Marc Lavoine je suis plus doué qu'eux rien qu'en chantant sous ma douche, Patrick Bruel y ferait mieux de retourner jouer aux cartes, Pascal Au-pisse-pot sa zik c'est de la flotte diluée, Bob Sinclar c'est de la mayrde, Hamet Hasspepett chais pas tout quoi je le connais même pas ce nul, Gérard Darmon ça me dit quelque chose que vaguement, Souchon dans la catégorie diluage de flotte il maîtrise grave aussi, Liane Foly et Arthur H je les croyais recyclés en nettoyeur de chiottes depuis longtemps, et BB Brunes chais même aps c'quoi, c'dire.
En même temps aucun de ceux la ne fait de la musique de neusk ni de happy hard core, et donc ne font très clairement pas dans ton registre préféré.
Peut être, je dis bien peut être, que sur le coup pour une fois on aurait pu ne pas avoir à se ramasser ton avis très tranché sur certains artistes (comme Goldman) dans la tronche.....
Enfin moi je dis ça ...
Bal-Sagoth
24/03/2009, 18h10
Y'a des trucs très sympa en zik de neusk, mais j'en peux rien si tes fransquillons rolà font que de la soupe clairette en guise de musique, c'est des trucs bidon avec des textes de faible et ça déménage pas du calesyph.
Alors t'aurais voulu quoi, que je fasse "ah mais Goldman je reconnais sa valeur musicale hein mais je n'apprécie pas moi personnellement".
Nah.
Rien qu'à l'idée de tenir ce genre de discours j'ai la peau qui me rampe à rebrousse-poil le long de l'échine jusqu'à me faire une toque sur le crâne.
Goldman fais de la pisse de phoque diluée, c'est chiant à crever et comme tous les modérés ça me broute de l'entendre miauler ses paroles tièdes et fadasses.
C'est de la bouillie, ça a la même consistance, le même aspect vaguement répugnant, la même odeur fade, la même absence de goût.
"Only the music of the truly strong will survive"
Ou à défaut ce qui est marrant quoi, mais Goldman / Cabrel, pitié, pas ça quoi -_-
Quand à mon avis, on est sur un putain de forum de discussion, je le donne si je veux.
C'est toujours le même? Ben ouais, je suis pas une putain de girouette qui change d'avis comme de chemise, et pas le genre à dire le contraire de ce qu'il pense.
J'ai de la suite dans les idées.
---------------- Now playing: 桜庭統 - Vitriolic a stroke (http://www.foxytunes.com/artist/%e6%a1%9c%e5%ba%ad%e7%b5%b1/track/vitriolic+a+stroke) via FoxyTunes (http://www.foxytunes.com/signatunes/)
Y'a des trucs très sympa en zik de neusk, mais j'en peux rien si tes fransquillons rolà font que de la soupe clairette en guise de musique, c'est des trucs bidon avec des textes de faible et ça déménage pas du calesyph.Quote of the year :D
(désormais, je sais pertinemment que je devrais plus jamais utiliser ton échelle de mesure de la valeur artistique d'une musique comme référence, pour me sortir un truc pareil :D !)
Sérieux, je suis pas fan de Goldman (Cabrel bien plus), mais la chanson populaire et l'easy listening ont aussi leurs histoires et leurs références, et dans ce domaine, ce sont pas des petits joueurs. Puis Goldman, y'a pire (Claude François et toute la clique yéyé, je supporte pas).
Mais en plus affirmer que y'a quelque chose de construit ou d'entrainant dans la zik de neusk :lol: ! Le punk oï a beau avoir une histoire, je trouve que c'est la pire musique du mouvement général. Même le skate punk californien a plus de patate et de fun.
Et alors chez les bones, c'est encore pire. En général, c'est
-mal enregistré
-simplet
-hurlé à tue tête
pour du punk passe encore. Mais là en plus, le son est tellement dégueu qu'on s'emmerde, les paroles sont à mourir de rire tellement elles caricaturent tout (enfin bon des FAF faut pas leur demander un prix Goncourt) et souvent le chanteur est même pas foutu de gueuler avec conviction, on dirait un alcoolique qui braille dans un micro de karaoké un samedi soir dans un pub solitaire.
"C'est de la bouillie, ça a la même consistance, le même aspect vaguement répugnant, la même odeur fade, la même absence de goût." :D
Rofl quoi, des trucs bien là dedans. Le seul groupe au son aussi dégueu que j'ai apprécié, c'était les Betteraves. Et c'était justement pour les textes inverses dans le délire (coté musique, y'a un monde entre la formation originale et les très bon Guerilla Poubelle).
(oué, HS total, it's war \o/)
Bal-Sagoth
24/03/2009, 20h08
J'avais prévu de répondre un truc.
Puis franchement je me suis dit "pourquoi me faire chier"?
Alors allons-y tous ensemble "bêêêêh bêêêh on est tous égaux, bêêêêh bêêêh les skins sont des méchants c'est eux la source des problèmes de la société, bêêêh bêêêêh vautrons-nous dans la tolérance".
Putain j'ai hâte d'entendre comment vous bêlerez quand vos grands copains envers lesquels vous dispensez si généreusement votre tolérance vous trancherons la gorge.
Je plussoie, le vrai problème vient de là...De toute façon, je ne pense pas que la loi passera ou s'appliquera. Y'a qu'à regarder à l'étranger ce qu'il s'est passé pour les cas similaires, ça vous rassurera ^^
http://www.numerama.com/magazine/12353-Riposte-graduee-l-etrange-tour-du-monde-de-Christine-Albanel.html
Ou bien il suffirait juste qu'un seul FAI refuse de donner les infos pour voir une grande migration vers celui-ci, en France se serait Free qui refuserait de de faire ça depuis le début.
Et ça, c'est juste pour votre petit plaisir :diablotin: :
http://www.kysban.fr/blog/index.php?post/2009/03/11/13-solutions-de-telechargement-illegal-oubliees-par-HADOPI
Dans certains domaines, on est vraiment gouvernés par des cons...
Donc les téléchargements pourraient continuer quasi sans problème faudrait juste supprimer les e-mule, Kazza, et autre pour passer au torrent.
Apophyss
24/03/2009, 22h25
oui ou totalement brouiller les flux et ip :)
J'avais prévu de répondre un truc.
Puis franchement je me suis dit "pourquoi me faire chier"?
Alors allons-y tous ensemble "bêêêêh bêêêh on est tous égaux, bêêêêh bêêêh les skins sont des méchants c'est eux la source des problèmes de la société, bêêêh bêêêêh vautrons-nous dans la tolérance".
Putain j'ai hâte d'entendre comment vous bêlerez quand vos grands copains envers lesquels vous dispensez si généreusement votre tolérance vous trancherons la gorge.
bêêêêêêh :D
Koma, je te tolère, t'es (je crois) un bon copain, tu va me trancher la gorge sans raison comme le prétendent les millénaristes, les fous et les xénophobes moisis ?
...
Je me demande si goldman et cabrel, pour qui je ressens du respect, comme pour tous les artistes sérieux qui grattent un peu leur guitare sans faire chier leur monde - vont du coup aussi fomenter un soulèvement pour venir me trancher la gorge.
...
Koma, je te tolère, t'es (je crois) un bon copain, tu va me trancher la gorge sans raison comme le prétendent les millénaristes, les fous et les xénophobes moisis ?
t'as pas idée, dors avec un flingue désormais :D. Taxi Driver à coté de moi c'est du pipi de chat. :technology_tank:
Bal-Sagoth
25/03/2009, 09h07
Rha mais bouffez du foin putain, je parlais des xenos...
---------------- Now playing: S.S.T. Band - POWER DRIFT (http://www.foxytunes.com/artist/s.s.t.+band/track/power+drift) via FoxyTunes (http://www.foxytunes.com/signatunes/)
Sinon, on en est où de cette loi stupide?
A part que ça va sûrement être voté?
the pretender
25/03/2009, 11h46
Ce qu'en disent les artistes
En France, 52 artistes (Étienne Daho, Francis Cabrel, Patrick Bruel, Jean-Jacques Goldman, Jenifer, Eddy Mitchell, Marc Lavoine, Gérard Darmon, Pascal Obispo, Rachid Taha, Bob Sinclar, Alain Souchon, Arthur H, BB Brunes, Liane Foly, Johnny Hallyday pour n'en citer que quelques-uns) ont adressé un appel commun, dans le
Apparement vous avez fait un mauvais copié collé ,je ne vois pas d artiste de chanson ici.
Ce qu'en disent les artistes
En France, 52 artistes ( BB Brunes,
oui je confirmes aucun artistes.
Ce qu'en disent les artistes
En France, 52 artistes ( Francis Cabrel
ooooooh les pirates c etait mieux avant avant les pirate ils n avaient que le minitel et les pirates ils ne volaient pas les chansons du chanteur ,car sur le minitel y avait pas de chanson ou alors de la techno avant avant gardiste
=====================
Sinon treve de plaisanterie ça fait peur tout ça ce qui me rassures un peu c est que ce genre de guerre a deja eut lieu (je me rapelle des cd gravable et avant cela des casette audios )ils ne veulent plus de pirate ? alors qu ils sortent des vrai cd interressant avec un vrai prix pas des cd a 20 euros avec 19 chanson naze et 1 de bien, à mon avis le soucis ce n est pas le piratage mais pourquoi les gens pirates ,personnellement pour avoir les serie plus vite
mais imaginons que je ne pirate plus (je prends surtout des serie us pas connues) c est pas parce que je ne les piraterai pas que j irais les acheté
Je penses que celui qui prends un screnneur si on l empeche de prendre le screnneur il n ira pas voir le film il attendra qu il passe a la tv ,pareil pour la musique il restera toujour moyen d enregistrer les musique à la radio comme avant .
c est pas parce que je ne les piraterai pas que j irais les acheté
Je penses que celui qui prends un screnneur si on l empeche de prendre le screnneur il n ira pas voir le film il attendra qu il passe a la tv ,pareil pour la musique il restera toujour moyen d enregistrer les musique à la radio comme avant
Oui, c'est bien pour ça que toutes ces lois et mesures de protection sont bidons!
Ptain elle me fait marrer l'Albanel et tout ces cons, lorsqu'ils disent que "Les artistes sont en danger et la musique aussi".
Ah ouais?
Et on faisait comment avant? Mozart et Compagnie genre ça leur dit quelque chose ? Ils ont qu'à crever ces profiteurs, la musique survivra bien elle :brows:
Bal-Sagoth
25/03/2009, 17h08
J'ai quasi 200GO de zik.
Avant d'avoir le net et accès facilement à la zik j'achetais quoi? 1? 2CD... Par an?
J'ai TOUJOURS copié.
Quand j'étais gamin j'allais à la médiathèque (attention, les français emploient souvent "médiathèque" pour "bibliothèque", ici non, une médiathèque en Belgique c'est un endroit qui ne loue que de la zik ou des films dans une optique culturelle, pas genre vidéoclub) louer des 33 tours et je revenais chez moi els copier sur K7 et je faisais des double ou des triples pour des copains.
Après y'a eu le compact disc c'était encore plus facile car c'était moins grand, on pouvait les mettre dans le sac (les 33T c'était galère à transbahuter) et en louer dix pour une semaine, ça coûtait l'équivalent d'un euro/média si je me souviens bien.
Puis pour l'électro, y'avait "House Mix" sur Fun Radio le dimanche, que j'enregistrais aussi, à un moment j'avais plus de 500 K7 audio à la maison.
Que des copies.
Donc que Béchamel-vieille-chamelle-machin-chose et ses p'tits copains qui savent même pas allumer un PC (même pas avec un briquet, huh Scotty? ^^) vienne pas nous chier un Space Hulk sur internet et les vilains pirates méchants pas beaux méchants qui assassinent insidieusement la malhareuse industrie des disques, parce que ça fait presque 30 ans que je copie à tour de bras et j'ai le net que depuis 6 ou 7 ans :ange:
Et les films c'est le même, on allait au vidéoclub avec un copain, on louait 10 films à rapporter le lendemain avant 20H, HOP, on faisait chauffer les magnétos, on branchait en réseau les magnétos sur la télé et on faisait plusieurs copies au coup des VHS originales du vidéo, j'ai eu aussi des centaines de VHS et sur le tas y doit pas y avoir plus de 5% d'originaux, et les originaux que j'ai c'est des fonds de vidéoclub en faillite rachetés une misère (1.5 à 2€/pièce).
Alors bon, les politicards y sont bien marrants mais à force de rester cloîtrés dans leur tour d'ivoire ils ont plus le sens des réalités, ils savent pas comment ça marche ici bas, où ils font bien les hypocrites en faisant semblant de plus se rappeler comment ça marchait dans le temps, mais copier BAH on a toujours fait ça.
Quand mon oncle était plus jeune, il achetait des brassées de 45 tours et après il faisait des compils sur K7 pour tout le monde, il en vendait même parfois tellement il en faisait des quantités astronomiques (fin seventies), j'en ai encore chez moi qui traînent même (me demande si après tout ce temps c'est encore lisible?) :p
Alors ils peuvent essayer de faire les margoulins avec internet mais ça changera peau d'zob, ça fait des f'kin' décennies qu'on copie easy tout ce qui bouge et qu'on se le passe sous le manteau, le net facilite un peu les bidons voilà tout.
---------------- Now playing: S.S.T. Band - POWER DRIFT (http://www.foxytunes.com/artist/s.s.t.+band/track/power+drift) via FoxyTunes (http://www.foxytunes.com/signatunes/)
Apophyss
25/03/2009, 20h04
rah les VHS, ca me rapelle les 10 magnetoscope chez mes parents et avec un copain et mon frere on loué 6 films/soirées on copié tout, même les merdes en les regardant, j'ai fini avec presque un millier de VHS, le voisin en avait plus de 3000 dans son garage, on copié même les jaquettes ^^
Après est arrivé le CD et la avec la mise en place des puces la copie de CD à flambé sur les Playstation (c'est d'ailleur ce qui as fait vendre les consoles)
Dans tous les cas il y as copie, le net permet juste de pas sortir ou demander au copain, mais j'ai quelques amis sans internet (oui ca existe) qui ont des milliards de musiques sur HDD car ils recupèrent toutes les clés ou cd qui passent à leurs portés pour les copier :)
En gros Bal, ce que tu dis c'est que tu as toujours été malhonnête, que tu as fait commerce organisé de copies et qu'en plus tu en es fier ?
On est loin de la copie privée la tu crois pas ?
On est loin des aspirations de liberté des gens normaux non ? Ceux qui aimeraient copier leur zic sur leur ipod tranquille, acheter les morceaux qu'ils aiment uniquement et pas un disque entier uniquement réalisé pour engraisser les majors.
Du coup c'est même plus de la rébellion ou de l'anarchisme, c'est du systematisme.
L'envie de tout posséder sans payer est compréhensible, voire excusable selon les points de vue (du mien par exemple), la malveillance moins.
Beaucoup moins.
Mis à part ça ... * fix * ... ce que disent Apo et Bal est intéressant. J'ignore si les grands débiles ont pensé aux echanges physiques.
En ce qui me concerne je télécharge bien peu.
90 % de ce que j'ai en musique sur mes DD doit être tiré de MES disques, ou d'enregistrements faits a droite ou a gauche : prêts de disques, prêts de clés USB, copie de dossiers musique des autres.
Et puis j'aimerais qu'on m'éclaire un truc: depuis quand le TELECHARGEMENT est illégal ? Ça a changé ? C'était pas le fait de mettre à disposition qui était "mal" ?
lockNshoot
26/03/2009, 09h49
Et puis j'aimerais qu'on m'éclaire un truc: depuis quand le TELECHARGEMENT est illégal ? Ça a changé ? C'était pas le fait de mettre à disposition qui était "mal" ?
Techniquement, les deux sont répréhensibles, puisque contrefaçon (et pas vol), et viol du droit d'auteur.
Sauf qu'au départ, indulgence plus pas de proportions trop énormes font qu'on cible la mise à disposition, celui qui offre.
Mais de toute manière, pour la pluspart des réseaux, tu télécharge, mais tu uploades en même temps (Bittorrent, eMule, etc), donc tu mets à disposition, puisque tu envoies du contenu à quelqu'un.
Et puis autant on peut tenter de chopper tous ceux qui font des forums warez, qui ont des ftp free ou des comptes megaupload plein de contenu illégal, autant contrôler l'ensemble des internautes pour savoir qui télécharge illégalement, c'est dur.
Là, c'est ce qu'ils veulent faire et qu'ils n'arriveront pas à faire. Mais ils vont quand même nous causer des ennuis. Ne serait-ce que dépenser tous ces millions d'euros par an de fonctionnement de l'Hadopi au lieu d'en faire des écoles ou des hôpitaux, ils vont servir à faire croire au lobby de l'industrie "culturelle" que leurs soucis sont réglés.
Dans l'état actuel des choses, saviez-vous que même copier un cd qu'on a acheté pour le mettre dans sa voiture n'est pas légal ? Eh oui, la "copie privée" n'est pas légale, c'est une exception retenue par les tribunaux en cas de litige.
Le truc qui risque de ce passer avec cette loi, c'est que si vous achetez en ligne sur une plateforme X, vous ne pourrez écouter cette musique que sur le matériel agrée X. C'est la joie des DRM, des rootkits et de toutes ces merdes en vrac.
Bienvenue dans le monde numérique de demain.
lockNshoot
26/03/2009, 12h17
C'est ça le vrai soucis.
Et encore, avec le CD, on n'est certes pas propriétaire de la musique mais au moins du support physique. Avec le numérique, tout fout le camp, contrôle total pour les majors et distributeurs, même si les débrouillards continueront à faire ce qu'ils veulent.
Ça sera comme d'habitude les gens honnêtes qui vont se retrouver contraints.
Comme pour les protections des jeux.
D'autres exemples : la SACEM et ses amis ont fait des descentes dans des conservatoires pour faire payer les photocopies des partoches, dans les écoles pour faire payer les chansons que tu fais chantonner aux gamins.
Siffloter un air dans la rue, c'est à la limite du légal.
Bal-Sagoth
26/03/2009, 18h41
En gros Bal, ce que tu dis c'est que tu as toujours été malhonnête, que tu as fait commerce organisé de copies et qu'en plus tu en es fier ?
1/ Ouaip j'ai toujours copié et après? ils s'imaginent que le mec qui va à la médiathèque louer un skeud l'écoute une semaine sans le copier puis le rapporte gentiment? Ce comportement est ancré en nous, on est légion à le faire, on a pas attendu le net pour ça, d'où ils croient que fliquer le net va sauvegarder leur blé?
2/ Je suis pas plus malhonnête que le mec qui vend 20€ sa galette 10 titres.
3/ Holà ma poulette freine sec, mon ONCLE a fait commerce de K7 de compil enregistrés de ses 45 tours dans les seventies et eighties, moi j'ai jamais rien vendu à personne fillette, j'ai fait et fait faire des copies de K7, VHS et CD pour moi, et basta, on était un groupe de potes à jouer aux vidéo raiders dans le temps, on était abonnés à tous les vidéos de l'entité de Charleroi, puis on se réunissait chez un pote qu'avait des câbles et tout le tremblement, on apportait nos magnétos et des VHS vierges, on se faisait un visionnage massif et pendant ce temps ça copiait joyeusement pour chacun d'entre nous. ET j'ai fait des copies K7 de 33T et CD dans le temps pour moi et des potes mais je leur comptait pas de bénéf, juste le prix des K7 que j'achetais pour copier... J'ai jamais fait business dans tout ça, faut lire ce que le monsieur a marqué ma grande, nulle part il fait marqué "bwahahaha j'ai PWND l'industrie du skeud en revendant des copies que j'avais fait". Mon oncle ouais, mais ça servait à rentabiliser ses achats compulsifs de 45 tours (ça et le fait qu'il a opéré comme DJ amateur dans les seventies et le début des eighties). A un moment il devait en avoir plus de 10.000 chez lui il avait une pièce réservée rien qu'à ça (et il achetait tout et n'importe quoi, aussi bien le dernier Deep purple que le dernier Annie Cordy, "chaud cacao" après "smoke on the water" ça faisait un mélange bizarre :ange:)
4/ J'en suis pas fier, la différence fillette c'est que j'en suis pas honteux, et que j'explique que le piratage n'est pas plus né avec internet que la pédophilie n'est née avec Dutroux, même si dans les deux cas les gens se sont soudain rendu compte que ça existait parce que nous sommes dans l'ère de la surmédiatisation alors qu'avant limite on s'en foutait (dans le cas de la pédophilie, et des curés pédophiles, ça fait des plombes qu'on les connaît, sauf qu'avant un curé qui avait "des manières" avec les jeunes garçons, on murmurait dans son dos mais personne aurait osé le dénoncer aux flics, qui eux-mêmes n'auraient probablement pas donné suite à la plainte). du piratage on a commencé à en parler sérieusement avec l'apparition de la K7 audio. Qui viendrait encore FAIRE CHIER aujourd'hui un mec qui aurait copié un disque sur une K7 audio? Puis ces politicards surestiment de beaucoup leurs pouvoirs. Qui les a mis où ils sont? Nous. De qui ils représentent les intérêts? Nous. Si ils nous font chier on les déboulonnera aux élections et on mettra un autre clampin en place pas plus malin qu'eux mais qui nous promettra d'enterrer le truc qui nous lourde. Si l'exception se généralise, elle devient la règle et ceux qui luttent contre deviennent l'exception qui va se faire écraser la gueule.
Hadopi, une loi Hadormir debout :ange:
Apophyss
26/03/2009, 21h46
Techniquement, les deux sont répréhensibles, puisque contrefaçon (et pas vol), et viol du droit d'auteur.
faux seule la mise a disposition et la vente est illégale, c'est la loi et non une "tolérence"
Dans l'état actuel des choses, saviez-vous que même copier un cd qu'on a acheté pour le mettre dans sa voiture n'est pas légal ? Eh oui, la "copie privée" n'est pas légale, c'est une exception retenue par les tribunaux en cas de litige.
Le truc qui risque de ce passer avec cette loi, c'est que si vous achetez en ligne sur une plateforme X, vous ne pourrez écouter cette musique que sur le matériel agrée X. C'est la joie des DRM, des rootkits et de toutes ces merdes en vrac.
Bienvenue dans le monde numérique de demain.
faux encore la copie privé est encore légale, c'est un droit européen, ca as fait du bruit un moment car les majors avaient dis "cd = indestructible donc pas besoin de copie" mais ca as était cassé.
le DRM lui est devenu illégal, si ton autoradio refuse le cd a cause du DRM ca peut couter très chers au distributeur.
faux encore la copie privé est encore légale, c'est un droit européen, ca as fait du bruit un moment car les majors avaient dis "cd = indestructible donc pas besoin de copie" mais ca as était cassé.
Plus depuis la loi Dadvsi, qui limite grandement ce "droit" qui je le rappelle, n'est qu'une exception. Aucun texte de loi ne l'autorise, c'est un article sur le bon sens, pas plus.
le DRM lui est devenu illégal, si ton autoradio refuse le cd a cause du DRM ca peut couter très chers au distributeur.
Pareil, la loi Dadvsi autorise les DRM comme mesure de protection. Seule la dissimulation au consommateur est punissable. Voir il me semble l'article 5 de cette loi.
lockNshoot
27/03/2009, 01h07
Apo : en terme de droits d'auteur, je maintiens ce que je dis. Le visionnage d'un DVD ou l'écoute d'un CD est limité au cercle familial par tolérance, ce n'est pas un droit opposable.
De plus, le téléchargement est illicite puisque c'est l'acquisition sans rétribution pour un auteur de son œuvre. Sans compter les autres acteurs du produit.
Facteur aggravant avec BT ou eMule, l'up est considéré comme de la mise à disposition.
Une anecdote personnelle récente datant de février dernier :
Mon groupe de potes organise régulièrement des soirées à thème manga (http://www.wazabi.fr/) dans notre bonne petite ville. La dernière fois, un samedi soir à 10h30, un gars est venue voir l'organisatrice, étant de la SACEM. Il était venu discrètement, avec sa sacoche et son matos, regardé et tout. Les deux musiques d'animes NON LICENCIES encore en France, passés durant le défilé de gothLolita de la soirée leur a coûté une amende/forfait de 50 Euros...
Fezzzez gaffe, les voleurs sont partout. Qu'on aille pas me dire que ces gars vont aller remettre l'argent aux producteurs Japonais... :violon:
gregorio
28/03/2009, 00h05
faut savoir qu'ils n'etaient pas obligé de payer l'amende, car la sacem n'a pas de veritale existence legale, en gros temp que tu signe rien avec eux tu n'est pas tenu de les payer
lockNshoot
28/03/2009, 11h56
Teuh-teuh-teuh. La SACEM a une existence parfaitement légale, non mais.
Légitime, non, mais légale, oui.
Et si tu payes pas, même si tu n'as rien signé avec eux, étant donné qu'ils protègent les intérêts de ceux qui ont signé avec eux, ils te collent un procès au cul, et ils ont de l'argent et des avocats.
Ce qu'il nous amnque en France, ce sont les class actions américaines.
Apophyss
28/03/2009, 15h53
Teuh-teuh-teuh. La SACEM a une existence parfaitement légale, non mais.
Légitime, non, mais légale, oui.
Et si tu payes pas, même si tu n'as rien signé avec eux, étant donné qu'ils protègent les intérêts de ceux qui ont signé avec eux, ils te collent un procès au cul, et ils ont de l'argent et des avocats.
Ce qu'il nous amnque en France, ce sont les class actions américaines.
Légende urbaine ca, dans tous les cas la SACEM ne collera pas un procés pour 50€ ca couterai 10x plus ...
De plus dans 90% des cas ils vont perdrent, et oui une musique licencié ne sera pas retenue comme infraction par un tribunal.
De plus la SACEM ne possède pas de personne mandaté, il est donc impossible pour eux de relever l'infraction sans un gendarme, enfin la SACEM déplace bien souvent un seul mec et une infraction ne peut pas être relevé par une seule personne :)
Juste une question l'entrée à ce défilé etait payante ?
Et oui car la encore si c'est payant la SACEM ne peut plus sanctionner, suffit de pas laisser entrer les controleurs car dans ce cas c'est une soirée privée et la seule loi que la SACEM utilise est "la diffusion d'oeuvre en public", hors dans une soirée payante le public n'en est pas, il est client :)
Ca n'a rien d'une légende urbaine, je rappelle à tous cette histoire (niée par personne) où une amende a été collée à une petite école dont les élèves avaient osé chanter "Adieu Monsieur le professeur" (je crois) lors du départ d'un instituteur.
EDIT: oublié de préciser "avec les mêmes menaces derrière," en gros, je dis pas qu'ils feraient ça pour tout le monde, mais pour quelques exemples médiatisés, une "petite perte d'argent" ne les dérange pas tant que ça.
Exact. Je me rappelle de ce fait divers mais je ne me souvenais plus où, ni quand, ni le nom de la chanson. Mais il m'a beaucoup frappé pour que je m'en rappelle malgré tout. Oo
Justement, j'ai retrouvé quelques liens parlant de ce fait divers :
http://www.davromaniak.eu/index.php?post/2006/07/18/25-hugues-aufray-adieu-monsieur-le-professeur
http://www.clubic.com/actualite-36663-insolite-75-euros-d-amende-pour-un-chant-d-adieu.html
http://linuxfr.org/~Aos/22236.html
Etc... (Google est ton époux ;)).
Pfiou, tu as carrément épousé Google toi? :p
Mortine, toi aussi, tu épouseras Google si tu fais une recherche dessus. :twisted:
Il faudrait que plusieurs milliers de gens chantent dans la rue des chansons tombant sous le droit d'auteur. Que va alors faire la SACEM ? Coller des amendes à toutes les personnes tombant dans son collimateur ? "Vaste programme". :lol:
Coller des amendes à toutes les personnes tombant dans son collimateur ? "Vaste programme". :lol:
C'est déjà le sujet du topic :lol:
Apophyss
30/03/2009, 15h01
Ca n'a rien d'une légende urbaine...
Faut chercher la suite de l'histoire aussi hein, le paiement n'as jamais eu lieu, un arrangement à été trouvé, de plus Hugues Aufray scandalisé à proposé de payer la facture si la SACEM ne se rétracté pas.
Moi j'en rigole encore de cette histoire, car la jurisprudence de cette affaire est nulle. De plus en soirée privé contrairement aux dires de monsieur Sacem la loi nous permet de lui interdire l'acces et ne lui permet pas d'entrer sans présenter ca carte avant, du coup il suffit de ne pas le laisser entrer.
Vous voulez des annecdotes ? allez j'en ai une aussi, avant j'étais proprio de cyber café et on doit aussi les droit d'auteurs aux créateurs de jeux (par le biais de LEC), un monsieur c'est pointé dans un des cyber de France et a dis "bonjour controle" :
-bien monsieur controlé.
-puis je acceder à vos pc ?
-oui ca fera 4€/heure.
ne se démontant pas il s'installa et commenca à pianoter puis revint à la charge :
-je n'ai pas acces à windows et aux numéro de licences
-oui monsieur nos pc sont controlé par un logiciel pour éviter que les utilisateurs ne fassent ce que nous ne voulons pas.
-bien dévérouillez moi un pc
-non monsieur il vous faut une commision rogatoire pour vérifier les information privé de ce type.
Menace et tout le tralala, le gérant ne sais jamais dégonflé du coup on as jamais revu le monsieur sacem.
Une autres ?
Un jour tous les cyber de France ont recu un courrier de Vivendi Universal, leur demandant de payer les droits d'auteurs pour Counter-Strike, après réunion nous avons tous payé par cheque et en même temps envoyé un courrier à Steam-Team US, le retour fut sans attente et sans appel, Vivendi condanné par Steam-Team à ne plus distribué Steam en France et un courrier nous stipulant que VU ne possède pas les droit d'auteur de Steam, CS, WAR3 ... et qu'en aucuns cas il ne peuvent demander de LEC.
Vivendi nous as immédiatement renvoyé les cheques avec un petit courrier d'excuses.
Une petit derniere, un jour la SACEM encore eux viennent controler un autre cyber, ce dernier en règle présentent les LEC et gagne une facture (la SACEM ne met pas d'amende ils en ont pas le droit et une facture ca ce conteste), aux final le litige venais de Age of empire, cette fois nous avons saisi Microsoft France qui à immédiatement rappelé à l'ordre la SACEM qui ne connaissait pas la polithique Crosoft sur les LEC (elles sont gratuite avec la clé CD).
HAHAHA on vous l'avait dit PWWWWNED !!! charmanif
http://www.20minutes.fr/article/315025/Culture-Le-droit-d-acces-au-Net-est-un-droit-fondamental-pour-le-Parlement-europeen.php
(Vu dans 20minutes ce matin. Ils complétaient par un, "Ce rapport n'a pas de portée juridique. Politiquement, c'est une autre histoire")
Ce projet est mort avant même d'avoir été voté!
Apophyss
31/03/2009, 00h54
c'etais plus que prévisible, vu le nombre de personnes qui sont monté au créneau sur le parlement européen pour demander de contrer cette "future" loi.
Le problème du gouvernement Français c'est de pas saisir ce qu'est le net, les internautes sont plus rapides et plus informés que le peuple en général en quelques jours un mouvement c'est créé au niveau des forums, avocats, député ... jusqu'a atteindre l'europe avant même que la ministre de la culture ais écris la 1ere ligne de sa loi.
gregorio
31/03/2009, 01h42
http://www.numerama.com/magazine/12474-Pour-Christine-Albanel-le-Parlement-Europeen-ne-vaut-rien.html
aparament elle s'en fous de l'europe
the pretender
31/03/2009, 12h48
A vouloir couper le net on va se couper de l'europe ,je ne suis pas sur que cela soit vraiment intelligent enfin bon je dis cela je dis rien , mais bon c'est bien français lorsque l"europe "est utile alors nous sommes tous europeens quitte à faire passé des loi et autre de force , par compte lorsque l'Europe " derange ben bizarrement nous redevenons (enfin surtout les politiciens redeviennes) français "
Mais j'y penses y a pas plus important que le net en france ? non je dis ça je dis rien loin de moi l'idée de critiqué .
J'ai pas tout lu du topic (pour ne pas dire, rien..., donc j'espère que ca n'a pas déjà été mentionné) mais de toute manière cette loi n'est pas applicable par les FAI (pour le moment en tout cas). Les packs (internet+tv+telephone dans le genre) ne peuvent pas dissocier l'internet du reste du contenu du pack. Il leur est donc impossible de couper l'internet sans couper tout le pack.
Cela couterait une jolie petite fortune aux FAI pour qu'ils puissent le faire, je serais donc pas étonné de les voir monter au créneau aussi.
Ca me fait toujours marrer ce genre de pseudo luttes contre le piratage. On vend des lecteurs divx, des graveurs de divx légaux et derrière on nous dit : "attention c'est pas bien de télécharger de la musique / des films". Comme si un graveur divx servait à graver ses 4.4Go de photos de vacances sur un DVD.
Je me demande ce que ferais le gars de NS qui fouille le net en voyant le titre du topic "Sarkofesse aime lourder le peuple".
Les lois protègent les puissants comme toujours.
Le petit jeunot chargé de la comm de son image et de sa sécu :D ? Sans doute rien, ça doit faire depuis qu'il est élu qu'en fait il passe son temps à tenter de rebooter son PC défoncé par une centaine de hackers chaque semaine :lol:
L'un des principaux arguments des adversaires de la riposte graduée est que seul un tribunal est habilité à décider de la culpabilité d'un citoyen, et d'établir une sanction appropriée. Le vote du Parlement européen du 26 mars a lui même abouti à l'annulation de la loi, malgré le fait qu'Albanel ne veuille rien savoir et pique sa crise. Le rapport précise pourtant que l'accès à Internet est assimiblable à l'accès à l'éducation, et constitue donc un droit fondamental dont l'accès "ne devrait pas être refusé comme une sanction par des gouvernements ou des sociétés privées".
Les spécialistes du droit européen/français, quel verdict, Albanel peut elle vraiment passer outre l'UE ou non ?
C'est un discours entendu des milliers de fois, mais si le prix du CD était plus accessible, il y aurait moins de téléchargement. Il y a qu'à voir le Cinéma, il se porte relativement bien malgré la forte croissance du Net et du téléchargement ces dernières années.
"donne au consommateur ce qu'il est en droit de recevoir pour la prestation payée et il te mangera dans la main" : c'est un adage que les majors ne retiennent pas : chez moi, je télécharge car j'ai un vieux cinéma pourri qui pratique des tarifs abusifs (8€ la place, ciné privé, ahaha), dans des salles de merde, à aucun horaire viable avec une sélection de rentabilité blockbuster. Ca fait 5 ans qu'ils ont annoncé l'ouverture d'un cinédome, et ça fait 5 ans que j'attends de pouvoir y claquer ma thune. Avec de moins en moins de conviction.
Coté skeud, c'est quand même étrange, les ventes de singles dépassent les téléchargements en 2008... Ca alors, mais le piratage est responsable de la chute de l'industrie du disque ? Comment ça se fait qu'aujourd'hui, les gens n'aiment plus que 2-3 chansons sur les albums et veulent plus dépenser 20€ pour de la merde en barre à longueur de semaines mais 3€ en singles pour les chansons seulement ? Non, ça doit surement pas être à cause de la tendance actuelle de businessiser encore plus la musique, mais non, voyons.
"-Sans doute la faute des pirates. Ces enculés qui préfèrent acheter leurs skeuds chez les labels indies et les petits distribs sous prétexte que notre musique leur plait pas, nous les majors toutes puissantes qui faisons les gouts, les couleurs, les odeurs et les couches qui vont avec. Allons allons, un peu de sérieux.
-Le vrai manque à gagner pour vos industries messieurs les majors, c'est la diversité du net qui ne fait pas partie de votre catalogue restreint à des produits marketing... Voyons messieurs, ce n'est pas de l'art ça. Il est normal que vous ne soyez plus indispensables à la chaîne de production avec de tels objectifs mercantiles et si peu volontairement créatifs ! C'est que c'est donc bel et bien une volonté !..
-Ta gueule petit con ! Tu vas voir quand j'aurais la loi derrière moi, tu vas moins faire le malin, et tu achèteras ce que je t'ordonne d'acheter !"
Les majors, en plus d'être hypocrites, mélangent tout (la chute de l'industrie du disque n'a rien à voir avec le piratage, ou alors de peu, ils ont loupé le coche numérique de dix ans en écrasant Napster plutot qu'en acceptant l'offre d'époque -l'équivalent à l'époque de ce que feront Apple, Fnac et tous les web vendeurs plus tard) puis en refusant la licence globale sous prétexte falacieux qui servaient juste à cacher qu'en vérité, avec la licence globale, leurs parts diminuaient, et les artistes gagnaient plus (donc à meilleure indépendance financière, étaient aussi succeptibles de se casser chez des concurrents ou de monter leurs propres labels de distrib). D'ailleurs les artistes les ont pas attendu, les ventes en lignes sans intermédiaires explosent, tout le monde s'y met.
Demain, si le piratage est supprimé par Hadopi I puis II puis III puis IV et qu'on en arrive à envoyer une escouade de SWAT chez le gars qui va seulement downloader le dernier single de Lara Fabian ou de Doherty, ça ne résoudra pas la crise du disque et les pertes des majors. Les zikos se mettront à leur compte et y gagneront trente fois plus. Et les internautes payeront leur musique le prix équitable et non plus à surcout. Certes, y'aura plus de galette en plastique, mais je m'en branle, tant que je paye moitié moins pour un skeud. Et puis pour la nostalgie, j'irai toujours fouiller les bacs. Puis le pressage de vinyles n'est pas encore mort.
Là où c'est fort dans l'arrogance, c'est le dernier article posté plus haut : Albanel qui n'a rien à foutre des décisions européennes. La loi Hadopi (enfin son modèle) ils ont essayé de la placer dans pleins de pays, et tous ont finalement annulé en constatant la débilité du truc (la Nouvelle Zélande récemment). Sauf en France, on bourrinne, comme d'hab. Le mieux, c'est qu'Albanel a pris l'exemple de la Nouvelle Zélande en soutenant que là bas, grâce à la riposte graduée, le piratage avait diminué. Wtf? Ils ont jamais lancé le projet :lol: ! Le black out là bas a parfaitement fonctionné, et c'est d'ailleurs ce qui a inspiré l'actuel black out en France (qui à mon avis, comme les manifs, risque de s'éterniser sans servir).
Albanel, "la grâce et la subtilité et la transparance d'un gouvernement de droite modérée et libérale au service du peuple".
Enfin, pour MAJ le topic encore un peu plus, en vrac :
-Un autre résumé de la loi : http://www.maitre-eolas.fr/2009/03/04/1333-hadopi-mon-amie-qui-es-tu
-Cali qui dénnonce les marges des producteurs en France :http://video.blog.lemonde.fr/2009/03/30/hadopi-cali-denonce-les-marges-enormes-des-producteurs-de-disque/
-les éditeurs web se rebiffent contre la loi Hadopi, l'accusant de servir un trust des majors (bin tiens !) : http://www.svmlemag.fr/actu/04267/les_grands_editeurs_du_web_se_rebiffent_contre_le_ label_%C2%AB_offre_legale_%C2%BB_de_la_loi_hadopi? page=6
-un excellent blog plein d'humour qui parle des différents évenements autour de la loi : http://bluetouff.com/
dont son excellent article sur la vision caricaturale et tronquée qu'ont les gouvernements d'internet (le syndrome du hacker chinois) : http://bluetouff.com/2008/11/13/hadopi-et-partage-wifi-je-suis-un-hacker-chinois-et-je-vous-emmerde/
-quand les citoyens français s'inquiètent et mailent leurs députés pour leur en faie part, le gouvernement contre attaque et spamme les députés pour les influencer : http://www.numerama.com/magazine/12240-Hadopi-le-ministere-va-spammer-les-deputes-jusqu-au-vote-final.html
-news régulières sur l'affaire : http://www.lesmotsontunsens.com/hadopi et http://www.laquadrature.net/fr
-Hadopi : des spywares gouvernementaux obligatoires ? : http://www.commentcamarche.net/forum/affich-11389084-hadopi-logiciel-espion-sur-pc
Tout ça m'évoque, je ne sais pourquoi, un parfum de démocratie chinoise :D ...
Et un commentaire intéressant :
Cette loi est stupide, disproportionnée, et inapplicable techniquement.
Elle demande à tout un chacun d'assurer la sécurité de ses ordinateurs: donc, pare-feu et antivirus. Un virus passe quand même (a priori, les antivirus leaders sur le marché laissent passer 42% des attaques, même celles de virus connus): votre machine est compromise, mais comme vos outils de protection (payants) ne captent rien, vous l'avez dans le baba: condamné. Visiblement, vous ne savez pas sécuriser votre machine, donc vous êtes chassé d'Internet.
Pendant ce temps, un téléchargeur compulsif se balade sur IRC, récupère des fichiers torrent et lance un téléchargement P2P crypté. Lui, sa machine est parfaitement sécurisée, et comme le contenu des paquets est crypté, impossible de savoir s'il télécharge l'ISO de la dernière beta de Windows 8 ou l'intégrale de Pascal Sevran.
Bon; vous avez réussi à obtenir une grâce présidentielle (puisque une fois condamné par Hadopi, vous n'avez aucun recours légal), vous avez obtenu un diplôme d'administrateur réseau et planqué votre PC derrière un pare-feu matériel. Fan de culture biélorusse, vous téléchargez un film libre de là-bas (parce que personne à votre FNAC locale ne peut vous le trouver); pas de bol, le film est dans une archive (non cryptée) qui contient un prologue de Metallica en MP3: bam, rebelote. Case prison, ne passez pas par la case départ, ne touchez pas 200 euros. Par contre, le site des fans de culture biélorusse qui abritait le fichier torrent est neutralisé, et tous les fans de culture biélorusse doivent émigrer.
Pendant ce temps, un téléchargeur fou se connecte au serveur FTPS d'un pote et télécharge Le Seigneur du Bracelet version longue intégrale en biélorusse; comme il n'y a pas de trafic P2P il n'apparait pas sur les logs qui suivent l'activité effrénées des clients P2P, et comme c'est crypté on ne peut pas sniffer les paquets.
Gracié une deuxième fois (vous êtes un cousin par alliance de Carla), vous êtes désormais hyper prudent: vous surfez avec Lynx depuis un terminal passif branché via un tunnel SSL sur un serveur 'white-listé' par Hadopi dont vous louez l'accès chaque mois pour 15 euros (enfin pour être précis, c'est votre fournisseur d'accès avec sa garantie "100% pas de poursuite Hadopi"), et vous regrettez donc la vitesse, la souplesse et le bas prix du Minitel.
Pendant ce temps, un téléchargeur zélé se connecte via un tunnel SSL crypté SHA3 à un proxy en Russie, et pompe la totalité du catalogue CD/DVD de la FNAC tout en surfant peinard sous Firefox. Comme son trafic n'a lieu que vers un seul serveur, localisé hors de France, et que tout le trafic est crypté (2 fois), pas moyen de bannir le serveur, car pas moyen de prouver que l'activité est illégale.
Ledit téléchargeur change de serveur aléatoirement, puis distribue ses copies illégales via FTPS ou par simple gravure de CD achetés une misère dans un pays européen voisin.
Pendant ce temps, les utilisateurs de systèmes d'exploitation non supportés par les éditeurs d'outils de sécurité (toute ancienne version de Windows, ou Linux), sont condamnables par défaut car ils ne peuvent pas sécuriser leur machine.
Bienvenue dans le monde merveilleux d'Hadopi, où les utilisateurs s'en prennent plein la face, où il faut être administrateur réseau (avec le budget qui va avec, et vous êtes priés d'acheter la dernière version de Windows dès qu'elle sort, donc de changer de machine) pour se connecter, et où les pirates sont à l'abri.
J'ajoute d'ailleurs le lien Inpact qui résume plusieurs interventions du débat à l'assemblée nationale en direct (et ce n'est pas encore fini à l'heure actuelle, donc actualisez) :
http://www.pcinpact.com/actu/news/50057-creation-internet-hadopi-projet-assemblee.htm?vc=1&p=18#vc
Comme le disait, Koma, tout ça c'est parce que le nouveau système, plus juste, va forcément les emmerder. Un pote avait d'ailleurs fait un schéma plutôt sympa ^^
http://sanlee.no-xice.com/image-debile/schema_sacem.jpg
Allez, et pis tant quà faire, au milieu de tout ces débats, deux ptites vidéos marrantes pour détendre l'atmosphère :showoff:
http://www.kewego.fr/video/iLyROoaftYKU.html
http://www.dailymotion.com/related/x74qqg/video/x7s1uu_la-memere-dans-la-peau_fun
Je ne justifie aucunement le téléchargement illégal comme quelque chose de blanc ou noir. Le warez est mal, il fait perdre de l'argent. Le warez est bien, il fait connaitre en une traine de poudre enflammée certains artistes non signés, ou peu connus même signés. C'est un autre débat qui peut durer des pages entières.
Mais cette loi
-est illégale en elle même au niveau du droit français ET européen
-n'apportera pas plus d'argent aux musiciens, mais aux majors et aux intermédiaires seulement, qui ont les plus grosses marges sur les ventes de disques (donc à forcieri les plus grosses pertes). L'exemple simplifié du mec de Massilia Sound System est un bon exemple (cf.en bas de post)
-les gens qui ne téléchargent plus s'ils sont contraints d'arrêter n'achèteront pas plus de CDs, puisqu'ils considéraient le téléchargement comme un luxe illégal. C'est pas pour autant qu'ils vont réinvestir dans des CD (puis y'a tellement de moyens à cotés d'obtenir quand même la musique)
-argument à part, ironique et totalement assumé : la liste des artistes favorables n'est, surprise, que de gros embourgeoisés français à qui on a lobotomisé le cerveau en leur expliquant que le pirate était la source de la crise économique. C'est drôle, que des artistes français, que des artistes de variété qui se vend au kilo de merde ou alors sur le déclin et dont on se branle éperdumment. Dans le tas, un groupe de rock, les BB Brunes, petits parisiens branchés qui ont le mérite d'avoir pondu un bon album et la faute d'avoir ensuite cédé au show business à tout va en s'imaginant pouvoir devenir les nouveaux Led Zep. Bref, une "pseudo" liste de musiciens sortie comme un argument de "vous voyez, les musiciens aussi sont d'accord, et ce sont les premiers concernés !". Je pense sincèrement que les gens qui pillent les discos de Johnny et Daho doivent pas courir les rues sur le net.
La solution c'était Napster. Puis les ventes numériques. Puis la licence globale. Seulement à chaque fois, les majors perdaient des marges au profit des artistes. C'est drôle, même aux USA, où elles sont encore plus tentaculaires et trusting qu'ici, elles commencent à réagir et à se tourner vers une coopération web et une multidiffusion. Mais en France, on a ce chauvinisme bien à nous qui fait qu'internet est un repère de "hackers chinois et de pédophiles potentiels" plutot qu'une plate forme d'exploitation commerciale. Tout ça parce que Virgin, Universal, Barclay et consorts ne veulent pas voir les pleins gratuits de leurs BMW et de leurs piscines être sortis de leur poche à l'avenir.
Les majors sont l'équivalent du patronnat, et les musiciens sont les salariés : tous ne sont pas des enfoirés, tous ne sont pas des anges, mais les réalités statistiques sont ce qu'elles sont : en France, depuis 30 ans, le partage de la VA est largement favorable aux entreprises et aux plus values et les salaires sont une revendication menée depuis perpète mais qui ne progresse pas. Bah dans la musique c'est pareil, la VA étant partagée entre les intermédiaires et les musiciens étant les salariés dans l'histoire, donc ceux qui se font entuber sous tous les angles.
Un problème à part maintenant étant que le téléchargement illégal touche aussi les labels indépendants, qui eux rament beaucoup plus dans ce cas. Et la loi prévue dans le sens des majors n'aidera pas ces derniers, qui du coup, dans les 2 situations, sont les premiers touchés par la chute de l'industrie du disque et des baisses des ventes. Raison pour laquelle ils sont les premiers à proposer des alternatives online et européennes.
Dernier compte rendu de hier heure par heure (lien de Sisou je crois) : http://www.pcinpact.com/actu/news/50057-creation-internet-hadopi-projet-assemblee.htm
Compte rendu sur la semaine entière : http://www.01net.com/editorial/500262/loi-antipiratage-le-but-n-est-pas-de-suspendre-des-abonnements/
Dernières news d'aujourd'hui : Albanel refuse l'amende, elle veut la coupure de connexion : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/04/01/01011-20090401FILWWW00542-piratage-albanel-opposee-a-l-amende.php
Grâce à Hadopi, les forfaits internet augmenteront de 10€ : http://www.extremepc.fr/actualite-2299-grace-a-hadopi-les-forfaits-internet-augmentent-de-10-euros-.html
Free et Alice refusent d'entrée de jeu, affirmant qu'ils ne pourront pas assumer ce surcout. Cependant, déja, les affiches de pub sont modifiées : "offre soumise à condition et sans prise en compte de la validation de la Loi Hadopi". Bah ouais, passqu'après, on va tous raquer 40€/mois pour le net...
Ajout également de l'interview d'un des gars de Massilia Sound System, pas forcément le plus brillant avis mais assez juste, et ça demeure l'avis d'un groupe de musique, les principaux "intéressés" :
Alors que le projet de loi Création et internet (en discussion aujourd'hui à 17h30 à l'Assemblée générale), aussi appelé "loi Hadopi", est présenté comme défendant les artistes, Gari Greu, membre de Massilia Sound System, prend les politiques à contre-pied en dénonçant le "tout répressif".
- Que pensez-vous de ce projet de loi Création et internet ?
Gari Greu : C’est rétrograde comme méthode. En plus, ça ne va pas pouvoir fonctionner, c'est inapplicable pour plein de raisons ; ne serait-ce que parce qu’internet est plein de malins qui utilisent la connexion internet du voisin. Non, ce n’est pas une solution…
Mais le tout répressif me gave, c’est un peu la solution proposée à tous les problèmes en ce moment. S’il y avait vraiment un truc à faire, ça aurait été d’aller voir les fournisseurs d’accès, c’est eux les gros gagnants.
- Vous êtes donc pour compenser le manque à gagner du téléchargement illégal par une taxe aux fournisseurs d’accès à internet ?
G.G. : Je me sens pas très concerné par cette histoire de "manque à gagner." Moi, en tant que chanteur et musicien, qu’on me télécharge je m’en moque ! Au contraire, ça veut dire qu’on m’écoute, que je touche les gens. Et je le comprends très bien : les jeunes d’aujourd’hui, ça fait 15 ans qu’ils téléchargent de la musique. Acheter un CD pour eux c’est un peu comme aller à la messe. Evidemment, le facteur économique m’intéresse moins qu’il n’intéresse les grosses maisons de disque.
- Vous ne comptez pas sur l’argent issu des ventes de vos disques ?
G.G. : L’argent ? Avec Massilia Sound System, chaque fois qu’on vend un CD, je gagne 15 centimes d’euros, alors quand on en vend 30 000 je vous laisse faire le compte. Mes morceaux je peux les donner, c’est pas avec ça que je mange ! Mais Universal, Carrefour, la Fnac eux ils mangent avec ça. Nous on se fait baiser, on a dû trouver d’autres choses pour vivre que les ventes de disque. Nous on fait des concerts.
- Et ça suffit ?
G.G. : La preuve : quand Universal licencie, nous on embauche pour nos concerts ! En plus le téléchargement nous profite, ça nous amène beaucoup plus de monde aux concerts. Quand j’étais jeune, je possédais 15 vinyles en tout, si j’avais pu télécharger je ne me serais pas gêné !
Ma culture musicale aurait été bien plus grande ! Aujourd’hui, les jeunes ont cette possibilité et c’est génial pour eux, ils connaissent tous les styles maintenant. Le public qu’on a devant nous à chaque concert est bien plus qualifié qu’il ne l’était.
- Considérant cela, pensez-vous que le téléchargement légal ait de l’avenir ?
G.G. : De l’avenir, je ne pense pas, le téléchargement légal ça doit représenter que 5% du téléchargement global. C’est plutôt sur l’avenir du disque qu’il faut s’interroger. En France, il y a un album téléchargé légalement pour dix vendus physiquement, aux Etats-Unis c’est le contraire. Moi je télécharge tout mais j’ai l’achat militant, j’achète ceux qui véhiculent des idées.
- Cependant on ne peut nier la chute du marché du disque…
G.G. : On en était arrivé à des trucs absurdes. Dans les années 90, n’importe qui vendait 500 000 albums quand Gainsbourg atteignait parfois péniblement les 18 000 ! Ces énormes ventes ne voulaient plus rien dire du tout, surtout que beaucoup ne prenait pas la peine de faire trois concerts.
Aujourd’hui, on revient enfin à des trucs plus humain. Surtout qu’on parle beaucoup du téléchargement, mais la baisse des ventes ce n’est pas ça. Avant, à la Fnac, on ne trouvait que des disques et des bouquins. Aujourd’hui il y a les jeux, les ordinateurs, les DVD… l’offre Loisirs a été multipliée par 50 !
- Finalement vous vous proclamez clairement en faveur du téléchargement ?
G.G. : Pas tout à fait. Le MP3, c’est de la merde : il n’y a plus de fréquences ni hautes ni basses, les minots n’écoutent plus que ça et ne savent plus ce que c’est qu’un son correct. Et puis le téléchargement ça peut être génial mais il ne faut pas que ça aille jusqu’à l’indigestion. Tu peux pas tout prendre d’un coup, avec la culture il faut que ce soit progressif.
- Pensez-vous que l’industrie de la musique est en train de vivre une révolution ?
G.G. : J’aime bien cette période qu’on est en train de vivre, ça remet en question tous les gras du bide assis sur leur petit pouvoir. Nous-mêmes on doit réfléchir, trouver de nouvelles idées… et pour un artiste, c’est essentiel.
Avec Massilia Sound System, on a résolu le problème d’emblée en réfléchissant sur notre fonction. On fait danser les gens le samedi soir, on essaie de donner un sens à notre métier, d’être ancré dans la vie de tous les jours. Et puis c’est le luxe de l’intermittent, j’ai le temps de réfléchir et d’analyser la société…
En cours, j'aime pas Johnny mais je trouvais ça approprié (en particulier pour la prononciation de "p2p" :p :
On a tous quelque chose en nous de Hadopi
Cette volonté de nous pourrir la vie
Ce désir fou de tuer le p2p
Ce rêve pour eux de fliquer nos ordis
Quelque chose de Hadopi
Qui leur permet d’sortir des saloperies
Y’a plein d’argent pourtant chez Vivendi
Si peu d’talent pourtant tellement de bruit
Quelque chose en nous de Hadopi
the pretender
02/04/2009, 15h09
Si j ai bien vu ils veulent en plus augmenter l'abonnement ? c est stupide si la loi passe personnement je reprends un abonnement en 56k pour faire mumuse avec le net , avoir une grosse connection genre 8 32 mega ou la fibre optique sera complement inutile (non car à par ceux qui bosse en teleconference avec leur pc , ceux qui sont en 100 mega c est pas uniquement pour jouer a counter stricke"
Donc resumons si la loi passe
il y aura un manque a gagner des fai
manque a gagner des lecteur dvd divix
sur les cd et dvd vierge
et puis bon je n achetes pas de cd car 90% du cd c est du remplissage doncpayer 20 euros pour 2 chansons ^^ no merci.,donc comme a la bonne epoque j'enregistrerai a radio (euh au faite il faudra payer pour ecouter la radio ?)
ah et ils perdront des entrée de ciné car bien que je regarde les sreenneur si au bout de 15 min ça me plait je vais au ciné , la j irais plus au ciné ,je ne peut pas prendre le risque de donné 10 euros .
La riposte graduée, après Hadopi puis Jamendo et les licences communes, celle des hackers : http://fr.readwriteweb.com/2009/03/31/prospective/hackers-contre-hadopi-chronique-guerilla/
Et aujourd'hui, la riposte graduée a été adoptée à l'AN sinon dans le projet :
Ils n’étaient que 25 députés sur les bancs de l’Assemblée nationale, mais cela a suffi pour voter le dispositif de la riposte graduée ce jeudi 2 avril, prévu dans l’article 2. L’Assemblée examinait en effet cet après-midi cette disposition phare et polémique, qui prévoit d’aller jusqu’à la déconnexion d’internautes après deux courriels d’avertissement. L’UMP a voté pour, excepté le député Lionel Tardy, le Nouveau Centre (dont un des députés, Jean Dionis Du Séjour avait proposé d’instaurer une amende plutôt que la riposte graduée) s’est abstenu, l’opposition a voté contre. Plus d’informations très prochainement sur 01net.
Enfin une petite victoire pour les opposants à la riposte graduée. Contrairement au souhait du gouvernement, les abonnés dont la ligne aura été suspendue n’auront pas à payer leur accès à Internet pendant la durée de la déconnexion. Cette disposition, proposée par le Nouveau Centre, a été votée à l’unanimité par les députés de tous bords, malgré l’avis défavorable formulé par la ministre de la Culture, Christine Albanel. Si l’internaute déconnecté est abonné à une offre triple-play, il continuera toutefois à payer la partie de son forfait correspondant au téléphone et/ou à la télévision. Problème : les forfaits triple-play des FAI ne détaillent pas les prix pour chaque type de service. C’est pourquoi l’amendement stipule également que les offres ADSL « composites » devront mentionner dorénavant « les parts respectives des différents services dans le prix de l’abonnement ». Ce sont les FAI qui vont être contents : ils vont non seulement subir un manque à gagner du fait des déconnexions, sans avoir rien demandé, mais ils vont aussi devoir modifier leur politique de prix et leur affichage. Mais ça, c’est plutôt un bon point pour les consommateurs...
C'était une idée des députés Jean Dionis du Séjour (Nouveau Centre) et Patrice Martin-Lalande (UMP), opposés à la riposte graduée : infliger une amende aux internautes coupables de téléchargement illégal. Mais dans la soirée d’hier, mercredi 1er avril, l'amendement qui prévoyait cette sanction a été rejeté par un vote de l'Assemblée nationale. C'est donc bien la riposte graduée, et son système d'avertissements et de coupure de connexion, qui sera discutée aujourd'hui. L'Assemblée a également amené à deux mois la durée minimale pendant laquelle un internaute pourra se voir privé d'Internet. Les sénateurs avaient voté une durée minimale d'un mois (contre trois mois dans le texte originel). Les débats reprennent ce matin au Palais-Bourbon.
Urashima_Keitaro
02/04/2009, 23h19
D'une, ça servira à rien leur loi, comme d'hab.
De deux, http://laposte.lci.fr/infos/high-tech/0,,4331494-VU5WX0lEIDQ0OQ==,00-l-assemblee-va-voter-la-coupure-.html
(non, mais ils savent PAS quoi foutre de leurs journées)
De trois, fallait pas signer la liste des artistes en faveur d'Hadopi, on le voit bien, moins d'une semaine après, première victime, Alain Bashung. (Oui, d'autres gens bien en apparence l'ont signé, Mr. Mathias Malzieu par exemple, http://www.sacem.fr/portailSacem/jsp/ep/contentView.do?contentTypeId=2&contentId=536899202&programId=536899201&pageTypeId=536880186).
Les politiques français ne comprennent rien à rien, les maisons de disque non plus (et pourtant, malgré les m(illions, millards ?) investis dans les DRM, ça aurait pu leur servir de leçon).
Brayf, utilisez d'autres moyens pour pirater que le P2P (et encore, à mon avis ils risquent pas d'avoir de grosses prises).
Vive la musique.
Cherchez les blogs sur le net, ça pullule de chouettes releasers de petits groupes indies inconnus :D
Le blogging, ça c'est du partage intelligent. Passque tu découvres. Et quand ça te plait, tu te renseignes et t'achètes. Quand le skeud est pas édité en Europe, tu peux pas vraiment te sentir coupable non plus (non, je ne me sens pas coupable de ne pas payer 30$ de FDP pour un skeud US ou japonais. Je suis étudiant, pas Johnny Halliday, et c'est un autre problème, puisque je ne fais pas perdre d'argent aux majors françaises, ahaha, je suis un enculé.)
Bal-Sagoth
02/04/2009, 23h39
Je sens que ça va être comme la loi avant là, avec les DRM.
Tout le monde a beuglé dessus, ils l'ont quand même passé en force.
Ensuite elle a jamais été mise en application bien que passée, puis on l'a foutue au bac quand les gens l'avaient un peu oublié.
Là en fait je crois qu'ils font genre pour essayer de sauver les apparences, style "on a pas peur! On a des cailloux!".
---------------- Now playing: Juno Reactor - Las Vegas Future Past (http://www.foxytunes.com/artist/juno+reactor/track/las+vegas+future+past) via FoxyTunes (http://www.foxytunes.com/signatunes/)
On verra la suite de la comédie française avec le passage devant une petite commission ('sais plus le nom mais composés de gugusses plus ou moins inféodés à Albanel il me semble) puis devant le conseil constitutionnel.
Si la loi passe toujours, elle pourra toujours s'effondrer comme le dit Bal. A moins que... les hackers défavorables à la loi ne déclarent la guerre sans pitié à l'HADOPI (j'espère que je vais jouir.).
Ministre de la culture, tu ne pourrais pas arrêter de te taper Winnie l'Ourson ? ça fera du bien pour la santé de ton cerveau. :rasta:
Apophyss
03/04/2009, 02h28
A moins que... les hackers défavorables à la loi ne déclarent la guerre sans pitié à l'HADOPI (j'espère que je vais jouir.)
C'est déja pret, tous les trackers sont deja près a saturer le reseau par des fausses IP, de plus les IPv6 vont aussi entrer en jeu, et la c'est de milliards d'ip qui vont tomber dans les bureau d'Hadopi.
L'article le dis bien le gouvernement Français va vers une guerre du vietnam, interminable et ils font y laisser des plumes, déja les clé de certains reseaux wifi sont distribués via certains "sites", les moyen de piater tout reseau wifi aussi, on retrouve aussi mis en avant le bon vieu Freeking qui refait son apparation.
L'Europe est contre, le gouvernement Français comprend rien, et veux augmenter les forfaits de 10€, ou est passé la lutte contre la fracture numérique ?
Au final la France va y perdre l'Europe, beaucoup d'argent, la crédibilité de leurs "anti fracture numérique", les droits au controle du reseau.
Beaucoup de pirate "endormis" sont en train de ce reveiller, dommage c'est père de famille, ces travailleurs ... qui avaient décidez de raccrocher ne vont pas payer 10€ de droits de téléchargement sans télécharger.
Et oui comment seront facturés ces 10€ ? surement en "financement de loi Hadopi" du coup on paye pour ne pas avoir le droit de télécharger ou plutot pour avoir le droit, ben oui quoi si je paye 10€/mois tôt ou tard faudra que je me fasse remboursé en évitant de payer mon abonnement quelques temps ^^
A 'y est:
On va rire (http://www.laquadrature.net/fr/hadopi-penible-accouchement-du-monstre-a-lassemblee)
Et pour vous:
Cadeau bonus (http://www.youtube.com/watch?v=xJqMq4ZXDIU)
Je veux que cette femme prenne la tête de Microsoft pendant un an qu'on se marre.
La loi n'est "pas encore" passée, j'ai posté hier soir le résumé des débats et l'adoption de son principal point d'action, mais la version de la Quadrature est sympa à lire aussi :lol:
Maintenant, il reste encore de la procédure jusqu'au Conseil Constitutionnel. Et ensuite, celle pour la mettre techniquement en place. Et ensuite, les premières réactions et impacts négatifs qui pourraient éventuellement la retirer comme l'a été le CPE passé en force à l'époque. Ahaha, je le sens bien cet été, soit on va rire jaune, soit on va rire tout court, mais qu'est ce qu'on va "rire".
A propos des trucs "techniquement impossibles" de séparer le net du reste des box, mon père (en qui j'ai plus confiance au niveau info que les gens qui se disent informaticiens) m'a pourtant expliqué que c'était tout à fait possible vu que les ports étaient différents, protocole TCP/IP actuel et toussa blablah, la suite fut longue et pleine de confusion pour moi le profane, mais bref, l'argument que je lis souvent c'est "dfaçon spa possible", mais j'ai jamais lu pourquoi.
Les spécialistes hardware et réseaux, quid de tout ça ?
(à la limite maintenant, les belges et leurs quotas de download, ils sont plus avantagés que nous :lol:)
Urashima_Keitaro
03/04/2009, 15h08
Elle a l'air bourrée tellement elle nage dans son incompétence...
L'Europe est contre
Récemment, une petite mauvaise nouvelle est tombée :
http://www.pcinpact.com/actu/news/50044-neutralite-amendemet-bono-paquet-telecom.htm
Enculés de conseil d'Europe. ><
Hackers, vous savez ce qu'il vous reste à faire : massacrer sans pitié l'HADOPI ! charmanif
25 présents dans l'hémicycle sur 920 ...
C'est pas invalidant ça ?
Et après on va dire que c'est passé a la majorité....
25 personnes pour engager la merde contre des millions de français...
Enfin, c'est le principe de notre nouveau gouvernement, a l'instar de notre cher président. Faire voter un truc en s'arrangeant que les contestataires ne seront pas la.
lockNshoot
03/04/2009, 16h39
25 présents dans l'hémicycle sur 920 ...
C'est pas invalidant ça ?
Ça s'appelle la démocratie représentative.
C'est beau.
A l'école, on envoie un mot aux parents.
A la fac, ya marqué ABI pour absence injustifiée sur les résultats d'examen, même avec certificat médical.
A l'Assemblée Nationale, c'est "je viens si je veux d'abord" vs "je fais la séance à 2h du matin ? Ok, c'est voté à 3 voix pour et une abstention".
Ça doit être une relation de proportionnalité avec la qualité de la cantine.
Une chose que je comprend pas : les députés (c'est bien les députés a l'assemblée oui ?) Qu'est ce qui justifie qu'ils ne soient pas la ? Un autre mandat ? Si'il ne sont pas fichus de faire correctement un travail, que leur laisse t'on faire semblant d'en faire deux, ou trois ?
Vous imaginez un ouvrier à la chaine qui aurait quatre salaires pour quatre postes différents auxquels il se rendrait de temps a autre selon ses priorités ? Ça passerait ça ?
Comment la présence des députés n'est elle pas obligatoire à chaque séance, avec appel nominatif et validation de la présence, sous peine d'une part salariale soustraite a la fin du mois ? (une fois absent ? un vingtième du salaire en moins. Trois fois ? Trois vingtièmes. Cinq fois ? Un quart ...).
Comment y a t'il des séances à des heures idiotes ou personne ne va ?
Pour moi ce serait de huit heures a midi, et de treize heures à dix huit heures, une heure pour manger à la cantine, un quart d'heure de pause le matin, l'apréme, quartier libre a seize heures le vendredi, et pas de rigolades, du boulot.
Un mec continuellement absent ? Radié et inéligible, plus sanction par prélèvement sur salaire, on passe au suivant.
Comment en est on arrivés à une telle machine inefficace et absurde ?
C'est un problème comme un autre.
Nous on a pas de gouvernement pendant un certain temps donc rien n'avance. Et quand on en a enfin un ils essayent de battre le record de dissolution la plus rapide. Du coup rien n'avance non plus puisqu'ils sont accaparés par l'auto-sabotage *soupir*.
Vous, avec seulement 25 personnes (presque autant de ministres que chez nous :p) vous arrivez à faire tomber des décisions qui concernent plus de 40 millions de personnes.
Je ne vois donc pas de quoi vous vous plaignez :p
Une chose que je comprend pas : les députés (c'est bien les députés a l'assemblée oui ?) Qu'est ce qui justifie qu'ils ne soient pas la ? Un autre mandat ? Si'il ne sont pas fichus de faire correctement un travail, que leur laisse t'on faire semblant d'en faire deux, ou trois ?
Vous imaginez un ouvrier à la chaine qui aurait quatre salaires pour quatre postes différents auxquels il se rendrait de temps a autre selon ses priorités ? Ça passerait ça ?
Comment la présence des députés n'est elle pas obligatoire à chaque séance, avec appel nominatif et validation de la présence, sous peine d'une part salariale soustraite a la fin du mois ? (une fois absent ? un vingtième du salaire en moins. Trois fois ? Trois vingtièmes. Cinq fois ? Un quart ...).
Comment y a t'il des séances à des heures idiotes ou personne ne va ?
Pour moi ce serait de huit heures a midi, et de treize heures à dix huit heures, une heure pour manger à la cantine, un quart d'heure de pause le matin, l'apréme, quartier libre a seize heures le vendredi, et pas de rigolades, du boulot.
Un mec continuellement absent ? Radié et inéligible, plus sanction par prélèvement sur salaire, on passe au suivant.
Comment en est on arrivés à une telle machine inefficace et absurde ?
On en est arrivé là car aucun contrôle sur leur travail n'est effectué. Certain me diront que le contrôle c'est les élections mais force est de constater que ça ne marche pas. Ca fait des années que nous parlons de ça avec mon père et c'est quelque chose qui m'ulcère.
Faut pas aussi oublié qu'une partie de ses gens travaillent en comité à l'élaboration des lois et qu'ils ne savent pas se rendre à toutes les séances. Mais certains ce servent de ça pour ne rien foutre ou ce pointe juste pour la séance de questions-réponses diffusée sur FR3.
Pour ce qui est de la multiplicité des mandats, ce n'est pas tout, beaucoup de ces hommes politiques on aussi des place comme administrateur ou membre du conseil d'administration de société où l'état possède des parts et reçoivent un salaire mirifique (un type de chez nous touchait 1 million de franc par mois pour une session par mois ><) pour n'avoir qu'a être présent de temps en temps.
Bal-Sagoth
03/04/2009, 18h03
En dernier point, faut préciser qu'en Belgique la couleur politique c'est juste du spectacle, ils ont tous les mêmes rengaines, le même programme foireux, la même propension à partir dans des trips persos en-dehors des réalités sociales...
Rouge, bleu, vert ou entre les deux, ils font tous les mêmes simagrées et se rejoignent tous dans leur inutilité et inefficacité.
Alors voter pour qui?
Socialo? Marche pas. (en même temps quand le syndicat socialo t'envoies des lettres avec pour vedette "camarade" t'as tout de suite pigé...)
Libéro? Marche pas. (mais si vous avez quelques milliards en trop, ils vous les feront disparaître en un rien de temps)
Ecolo? Marche pas. (ils ont été jusqu'à avoir des positions écologiquement indéfendables...)
"Socio-chrétiens" (Ceux-là comme 5ème roue du carrosse ils se posent pas qu'un peu...)
Extrême? Ca marche pas non plus ils existent à peine...
Partis bidons? Ce serait p'tet marrant... Je vois bien le parti de la bière au pouvoir! Chope à 20 balles pour tous!
Brayf, en Belgique, quel que soit le choix qu'on fait, on est sûr que d'une chose : il sera mauvais.
Quand aux flamands, oh oh oh mes p'tits pères, après avoir tenté en vain de réinventer le fil à couper le beurre et l'eau salée, ils réinventent l'apartheid. Et bientôt vous allez voir ils vont réinventer le mur de Berlin.
La Belgique est une farce, mais vu que nous en sommes les dindons, ça ne nous fait pas rire.
Mais je suis sûr que pour les non-belges ça doit être violemment tordant à regarder même si on comprend rien (un peu comme si on regardait "the end of Evangelion" sans avoir jamais vu un seul autre zozode du truc)
---------------- Now playing: BassHunter - DotA (http://www.foxytunes.com/artist/basshunter/track/dota) via FoxyTunes (http://www.foxytunes.com/signatunes/)
Partis bidons? Ce serait p'tet marrant... Je vois bien le parti de la bière au pouvoir! Chope à 20 balles pour tous!
Ca fait une éternité que je me tue à dire qu'il faut voter "Vivant!" :lol:
Heu... j'en profite pour remettre le topic sur Spirit Tracks Zelda heu... sur les rails, pardon. :p
http://linuxmanua.blogspot.com/2009/04/10-antidotes-anti-hadopi.html
La plupart des forumeurs le savent déjà pour certains parades. Cette page est un peu humouristique à cause de ses images associées aux "antidotes".
J'aime bien l'antidote numéro 9 :
Installez VirtualBox et enfermez y le mouchard d'HADOPI. Celui-ci sera donc bien installé sur votre PC et n'enregistrera rien du tout. Vous avez donc les moyens de vous disculper en cas d'accusation.
Bwahahaha. :lol:
Je développerai peut-être plus tard si possible certaines failles de la loi.
... leur stupide loi est passée? super, bienvenue en France, pays qui met des limites a ce qui n'a pas de limites...
si vous croyez que ça va changer quelque chose pour moi...
lockNshoot
04/04/2009, 01h30
Comment en est on arrivés à une telle machine inefficace et absurde ?
Ya pleins de paramètres, mais l'essentiel quand c'est aussi désert c'est que ce sont des glands trop sûrs de leur situation.
Sinon, on a :
- cumul des mandats
- distance avec la circonscription d'origine (il faut bien y être pour faire son boulot, mais toutes les décisions se prennent à Paris, alors les trajets incessants c'est le bordel)
- mauvaise volonté sans grand risque de pan-pan cul-cul
- horaire de la séance/enchaînement de séances et travaux de commissions
Quand on télécharge des mails:mail: on est hors-la-loi ??!!
:dehors:
Mon opinion sur cette fichu décision de loi qui pour l'instant quoi qu'on en dise n'est pas encore passé car pas écrit dans le journal officiel ( décision qui sera prise vers le 9 Avril ), c'est qu'ils ont encore agit/réfléchi trop vite et tout seul (25 député présent sur plus de 900 une loi ne devrait même pas être voté ...enfin bref).
Le souci c'est qu'il ne s'attaque pas au véritable problème la rémunération des Artistes avec un grand A parce qu'il n'y en à pas beaucoup de véritable chanteur si l'on parle de musique, c'est vrai que la jeune génération (celle que j'appelle "narouto" par rapport à la génération " albator") n'a jamais (ou quasiment jamais) connu le lecteur de K7 , mais plutôt le MP3 et de ce fait n'ayant pas beaucoup de sous son les plus demandeurs en musiques numériques gratuites.
Alors pourquoi les majors au lieu de dépenser des sous à tout va pour faire des procès contre les téléchargements n'ont ils pas baissé sur le GROSSE marge et ainsi faire en sorte que les CDs/DVDs coûtent moins cher à la sorti, les Artistes au lieu de nous combattre aussi devraient être de notre côté et demandé la baisse des prix ( marge moins importante ou TVA moins cher ).
La peut être future loi HADOPI au lieu de nous coupés la connexions à ceux qui est maintenant considéré comme un acquis de notre ère devrait par exemple comme l'avait fait le FAI Chello ( numéricable) baissé le débit ( genre le mettre à du 512kbps voir du 56k ) de la connexion du fautif pendant 1mois et si celui-ci récidive augmenter la durée du bas débit mais jamais coupé celle-ci, cette loi ne pense pas au membre qui constitue une Famille et condamne tout ses membres pour 1 fautif.
Bon je suis pas très sûr de vous avoir bien expliqué ma pensé.
Mais bon quoi que l'on en dise il faut bien le reconnaître que le piratage c'est mal, il faut peut être que cela cesse mais je ne pense pas que la vente de CDs/DVDs remonte tout simplement parce que les FAI auront coupés les accès internet de leur client, mais ça je pense qu'il va falloir quelques années avant que le gouvernement s'en aperçoit .
De plus ceux qui risquent de tombé dans le panneau ce sont à mon avis ceux qui ne s'y connaissent pas trop car à présent avec tout ces serveurs de stockage en ligne, on ne télécharge plus via un logiciel qui met en partage le truc que l'on et en train de DL mais on le fait directement sur le port 80 de l'internet
Justement, cette histoire de flicage des IP, elle concerne quels types de supports, les P2P uniquement ? Certains disent les P2P oldskool, prétextant que les trucs comme Bittorrent ne sont pas concernés, d'autres si, etc, je sais pas m'y retrouver.
Par exemple, télécharger un fichier en DDL depuis un site (que ce soit un blog de sharing ou un site de licence libre style Jamendo) ou un FTP est il surveillé ?
Quand bien même, comment vérifier de l'illégalité du fichier quand vous downloadez un fichier zippé et taggé selon votre vouloir ? Jamendo passe bien par Bittorrent pour diffuser ses artistes...
les liens que l'on télécharge en direct download ne devrait à mon avis pas être surveillé car il passe par le de communication commun à tous de l'internet ( 80) ou du ftp ( 21) pour ce dernier c'est le propriétaire du ftp ou du site qui devrait être poursuivi si il met à disposition des contenu dont il n'a pas les droits d'auteur.
Urashima_Keitaro
04/04/2009, 13h57
Le souci c'est qu'il ne s'attaque pas au véritable problème la rémunération des Artistes avec un grand A parce qu'il n'y en à pas beaucoup de véritable chanteur si l'on parle de musique, c'est vrai que la jeune génération (celle que j'appelle "narouto" par rapport à la génération " albator") n'a jamais (ou quasiment jamais) connu le lecteur de K7 , mais plutôt le MP3 et de ce fait n'ayant pas beaucoup de sous son les plus demandeurs en musiques numériques gratuites.
Mouais, je suis sceptique.
Qui définit ce qu'est qu'un Artiste ?
Et puis moi, je n'ai regardé ni Naruto, ni Albator (quoi qu'un peu). J'ai vaguement connu les K7, mais je vois pas le rapport avec le MP3, ou alors au contraire, c'est équivalent, c'est une copie dans le cercle privé. Bref, je suis jeune, je suis demandeur, je suis pirate, mais je suis aussi acheter et consommateur...
Qui définit ce qu'est qu'un Artiste ?Ce n'est pas l'artiste mais les droits d'auteurs qui sont l'objet de la loi. Un matériel illégal, c'est donc un MP3 téléchargé sans rétribution commerciale prévue par la distribution aux particuliers.
Ce qui inquiète justement est de savoir ensuite comment ces ânes du gouvernement pas foutus de définir un pare feu ou un format vont définir ce que sont les licences et les droits numériques liés aux téléchargements tout court (formats, canaux, types de contenus). Dans le pire des cas, ils définiraient tout téléchargement comme source potentielle de piraterie et bloqueraient / ralentiraient l'accès aux médias numériques libres ? J'suis pas sur d'une énormité pareille, mais avec Albanel et sa formidable explication sur ce qu'est un pare feu, je m'attends à tout...
lockNshoot
04/04/2009, 22h55
"Eneffé Opeunoffisse propose un pare-feu".
Le pire est à craindre.
Urashima_Keitaro
05/04/2009, 12h06
Ce n'est pas l'artiste mais les droits d'auteurs qui sont l'objet de la loi. Un matériel illégal, c'est donc un MP3 téléchargé sans rétribution commerciale prévue par la distribution aux particuliers.
Je sais bien, je réagissais au message de Nagumo.
J'ai promis de revenir sur quelques points controversés de la loi, c'est-à-dire une petite réflexion sur certaines failles.
Le surréférencement des moteurs de recherche
Si j'ai bien compris, un amendement proposé par l'échelle de Riester consiste à obliger les moteurs de recherche à mettre en tête des pages recherchées tout site pouvant proposer "une offre légale". En gros, ne mettre que plusieurs sites commerciaux légaux et excluant des sites où on risque de télécharger illégalement des oeuvres commerciales.
Apparemment, cet amendement semble être une blague pour Google si on en croit les paragraphes suivants :
Contacté par Numerama, Google s'oppose à une procédure de sur-référencement des sites désignés par l'Hadopi et/ou le CNC. "Un moteur de recherche tel que Google détermine les résultats d’une recherche automatiquement sur la base d’algorithmes. Il n’y a pas d’intervention humaine qui viserait à juger qualitativement chaque site. Nous espérons qu'il s'agit ici d'un malentendu découlant d'une formulation sujette à interprétation", nous indique Olivier Esper, responsable des relations institutionnelles de Google France.
"Ce serait aller loin que de demander aux moteurs de recherche de surréférencer certains sites labellisés, cela constituerait une forme de censure", prévient-il. De manière plus pragmatique, Google estime qu'une "telle intervention humaine serait incompatible avec la taille de la Toile qui augmente de façon exponentielle".
http://www.numerama.com/magazine/12212-Hadopi-Google-redoute-une-forme-de-censure.html
Google serait-il prêt à modifier son moteur de recherche uniquement sur la page France pour faire plaisir aux agiteries des défenseurs de l'amendement ? Et encore, s'il est prêt à faire plaisir à un pays à marché important, en l'occurrence la Chine afin de ne pas être écarté par un concurrent (je crois qu'il a déjà passé un accord avec le parti unique chinois pour une censure de certains sites. Mais je peux me tromper), je ne crois pas qu'il va dépenser quelques milliers de dollars pour s'amuser à modifier sa philosophie de référencement pour un pays fut-il très bien équipé d'internet.
En supposant que le gouvernement veuille contraindre Google ou tout autre moteur de recherche étranger à procéder rapidement au surréférencement en recourant aux tribunaux, Google peut toujours se réfugier derrière un jugement d'un tribunal américain (californien je crois). Certains se rappellent certainement d'une décision d'un tribunal ricain dispensant Yahoo (ou E-Bay ?) d'interdire des objets nazis alors qu'un tribunal français a rendu un jugement courant en ce sens. En gros, une entreprise peut toujours se réfugier derrière un tribunal de son pays pour niquer un autre tribunal d'un pays.
Et puis, le surréférencement des sites commerciaux ne risque-t-il pas de fausser une concurrence entre lesdits sites ? Qui peut ainsi décider qu'un tel site peut avoir le droit à être en tête des recherches au détriment d'un autre ? Il suffit pour qu'un site commercial lésé fasse appel à une autorité compétente de l'UE pour que celle-ci casse le suréférencement ce qui arrangerait bien tout moteur de recherche.
Enfin, en supposant que Google (je prends toujours cet exemple en tête) se plie aux volontés de "l'échelle sismique", rien ne dit qu'il soit prêt à surréférencer des pages francophones (donc des pays francophones ou à forte minorité francophone: Canada, Luxembourg, Belgique, Suisse, Monaco, Algérie, Maroc, Tunisie, etc...) alors qu'il pouvait le faire pour une page France. Donc, s'il veut bien le faire pour la page France, il ne le fera pas pour lesdits pays francophones. Il suffit donc de rechercher uniquement sur les pages francophones au détriment de la page France. Hop ! les sites surréférencés de France se retrouvent niqués bien profond par les sites francophones où c'est la popularité d'un site qui prime si je ne me trompe pas. Tout ceci au détriment de la concurrence commerciale des sites français par rapport aux autres sites étrangers comme les sites commerciaux belges (je ne connais pas ceux-ci mais ce n'est qu'un exemple d'une telle situation).
Je pense donc que la réaction d'un moteur de recherche tel que Google sera la suivante :
Avis défavorable, suivant !
Je ne sais pas si mes arguments sont bons ou pas mais je me suis basé sur ma propre réflexion au détriment des sources (à part celui de Numérama).
Y a t'il jamais eu personne pour utiliser les " pages : France " ?
Je viens seulement aujourd'hui après des années à utiliser google, de découvrir que ce choix existait.
lockNshoot
05/04/2009, 22h53
Y a t'il jamais eu personne pour utiliser les " pages : France " ?
Oui, moi, à l'époque où la redirection n'était pas automatique.
ADN : heureux de savoir que je t'ai été utile pour une fois. :clown:
ça fait plusieurs années que je connaissais ce choix. :) Ce choix est très utile pour moi puisqu'il me permet d'éliminer instantanément plusieurs sites en un clin d'oeil (enfin presque... :shinner:)
France, non. Mais il m'arrive régulièrement de faire des recherches dans les pages belges ^^
Ptain mais comment que c'est trop écoeurant :ranting2:
http://www.pcinpact.com/actu/news/50180-loi-hadopi-vote-deputes-tf1.htm
lockNshoot
08/04/2009, 20h28
Si l'on veut garder espoir en certains de nos députés, il y a ça :
http://www.dailymotion.com/fr/featured/channel/music/video/x8w7zi_rock-hard-a-lassemblee-nationale_music
Si l'on veut constater la réalité de la pratique du pouvoir, il y a ça :
http://www.clubic.com/actualite-269264-hadopi-commission-mixte-paritaire-durcit-texte.html
C'est beau ce qu'il dit cet homme la :
M. Patrick Roy. Madame la ministre, l’essentiel de mon propos portera sur la musique. Depuis des mois, voire des années, vous et vos amis nous répétez que la musique se porte mal, qu’elle va disparaître, que le danger est imminent – ce qui explique, sans doute, l’urgence décidée sur ce texte.
Si les chiffres des ventes de CD ont tendance à diminuer, il ne faudrait pas oublier qu’ils ont atteint des sommets lors de l’apparition de cette nouvelle technologie sur le marché, qui a amené nombre de possesseurs de microsillons à renouveler leur collection. À l’époque, les maisons de disques ne se gênaient pas pour pratiquer des prix prohibitifs, sans que personne songe à dénoncer les marges phénoménales qu’elles empochaient.
Quand vous nous dites que la musique se porte mal, j’ai tout de même un doute en voyant les stars du show-business, qui ne semblent pas avoir été obligées de diminuer leur train de vie – je pense notamment à un chanteur dont on ne sait plus s’il est monégasque, suisse ou belge, qui compterait, paraît-il, parmi vos amis et ceux du Président de la République. (Protestations sur les bancs du groupe UMP.)
M. Franck Riester, rapporteur. Caricature !
M. le président. Allons, n’interrompez pas M. Roy, nous allons perdre du temps !
M. Patrick Roy. La vérité, madame la ministre, c’est que la musique se porte très bien aujourd’hui. En effet, il n’y a pas que la vente des CD, il y a également la musique vivante, qui, elle, se porte mieux que jamais. Les cachets des productions qui montent en flèche en témoignent. Je ne vous apprendrai rien non plus sur le prix des billets, qui empêche une partie importante de la population française d’accéder à ces spectacles. Sur ce point encore, je vous trouve extrêmement silencieuse.
Internet est une chance pour l’ensemble de la musique, car moi, je ne résume pas la musique à quelques stars éventuellement en péril et dont la fortune serait chatouillée.
M. Franck Riester, rapporteur. C’est ce que vous avez fait voici un instant !
M. Patrick Roy. Je regarde au contraire l’ensemble de la production musicale et je constate qu’Internet est pour l’ensemble des musiciens un excellent moyen de se faire connaître.
Je suis monté à la tribune avec un magazine que, j’imagine, vous lisez très régulièrement, Rock Hard, qui présente des groupes très intéressants. Quand j’avais le même âge que mon fils, je lisais des revues similaires mais je me limitais souvent, parce que je ne pouvais acheter qu’un seul vinyle, aux « grosses pointures », ceux dont j’étais sûr d’apprécier l’album.
Aujourd’hui, mon fils et l’ensemble de ses camarades de lycée, lisent le magazine et vont ensuite sur Internet pour découvrir tous les groupes qui y sont cités. Si bien qu’il y a actuellement toute une palette de groupes qui n’auraient pas d’existence musicale sans Internet.
M. Serge Blisko. Internet les a aidés à émerger !
M. Patrick Roy. Mon fils écoute Gojira, Trust ou Metallica, qui sont ce que j’appelle de « grosses pointures », mais il écoute aussi Demians, Satyricon ou Mastodon, des groupes que, j’imagine, vous connaissez parfaitement, madame la ministre. (Sourires.)
Mme Sandrine Mazetier. Bravo !
M. Patrick Roy. Le présent texte est en outre entièrement muet sur la création. Vous essayez de faire croire aux musiciens et aux artistes que vous êtes à leurs côtés pour les défendre : non, vous défendez en particulier le chanteur belge, monégasque ou suisse, dont je n’arrive pas à me rappeler le nom. Vous ignorez totalement, en revanche, tous les autres. Prouvez-moi le contraire !
M. Philippe Gosselin. Vous voulez des noms ? On peut vous en donnez dix mille !
M. Patrick Roy. Il n’y a rien pour les créateurs dans le texte. D’ailleurs, vous restez bouche bée et ne trouvez rien à me répondre. J’attends vos explications qui seront, bien sûr, extrêmement pauvres.
Cet après-midi, l’un de vos amis de l’UMP a évoqué la fameuse pétition des dix mille. Il est vrai que vous avez abusé beaucoup d’artistes avec ce texte.
M. Philippe Gosselin. On peut abuser une personne mais pas dix mille !
M. Patrick Roy. Je tiens à rappeler que nous sommes ici, non pas pour défendre l’intérêt privé de quelques-uns, et notamment de ce chanteur belge, monégasque ou suisse, dont je n’arrive pas à mémoriser le nom,…
M. François Brottes. Retiens la nuit, Patrick ! (Sourires.)
M. Patrick Roy.… mais pour nous préoccuper de l’intérêt collectif.
M. le président. Il faut conclure, monsieur Roy.
M. Patrick Roy. Je conclurai en disant que ce texte est un mauvais signe pour notre jeunesse, qui subit de plein fouet tous les dégâts sociaux engendrés par votre politique – petit salaire, instabilité professionnelle, chômage massif. Leur seule chance, aujourd’hui, c’est l’accès à Internet. Mais vous voulez les sanctionner avec des discours militaires, à l’image des propos révoltants tenus cet après-midi par Mme Alliot-Marie.
Madame la ministre, j’espère que vous arriverez à entendre raison. En tout état de cause, ce texte aura le même avenir que le précédent : il ne servira à rien et, dans quelques années, nous serons amenés à nous revoir. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.)
Bal-Sagoth
09/04/2009, 10h24
Patrick Roy?
Le mec du jeu télé de midi y'a une éternité là?
L'est pas mort du sida lui?
lockNshoot
09/04/2009, 14h47
OH
LA
LOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOSE.
Et je pèse mes mots.
http://www.clubic.com/actualite-269584-hadopi-vote-final-senat-assemblee.html
Et bien ça c'est une très bonne nouvelle pour commencer la journée :thumbup::thumbup::thumbup:
Un DTC est de rigueur je crois. Je pense que personne ne me jettera la pierre.
En fait, elle est pas passée parce que les députés de l'ump sont des glandus qui ne viennent pas aux assemblées !!!! :yaisse:
http://www.silicon.fr/fr/news/2009/04/09/coup_de_theatre___l_assemblee_nationale_rejette_la _loi_hadopi__la_faute_a_l_ump
Mouais, pour le coup, sachant la loi perdue d'avance, ils l'ont peut-être enterrée de cette façon afin de ne pas se ridiculiser, demandant à l'Albanel de sauver la face un petit moment...Magouilles magouilles
Faites quand même pas trop vite les malins, rien n'est encore terminé. Mais après le durcissement de la loi par la Commission Mixte, ce rejet consécutif est la 2e surprise de la semaine. Et ça laisse un peu de temps avec un autre espoir :
Le Parlement européen pourrait porter le coup de grâce
Pendant les vacances parlementaires en France, les députés européens doivent se prononcer le 22 avril sur le paquet télécom, un ensemble de directives qui régiront les télécommunications dans l'Union européenne. Un amendement défendu par la socialiste Catherine Trautmann, ancienne ministre de la Culture, pourrait rendre la loi antipiratage française contraire au droit européen, s'il est adopté.
Son vote ne fait guère de doute, puisque les eurodéputés se sont déjà prononcés par deux fois en faveur d'un amendement similaire, à la quasi-unanimité.
J'ai adoré ça aussi dans l'affaire :
"Olivier Henrard, conseiller juridique du ministère de la Culture et corédacteur du projet de loi, a dénoncé une "pitoyable manoeuvre politique", expliquant qu'une "quinzaine de députés socialistes étaient cachés sous un escalier et ont surgi au moment du vote"."
Faites quand même pas trop vite les malins, rien n'est encore terminé. Mais après le durcissement de la loi par la Commission Mixte, ce rejet consécutif est la 2e surprise de la semaine. Et ça laisse un peu de temps avec un autre espoir :
Le Parlement européen pourrait porter le coup de grâce
Pendant les vacances parlementaires en France, les députés européens doivent se prononcer le 22 avril sur le paquet télécom, un ensemble de directives qui régiront les télécommunications dans l'Union européenne. Un amendement défendu par la socialiste Catherine Trautmann, ancienne ministre de la Culture, pourrait rendre la loi antipiratage française contraire au droit européen, s'il est adopté.
Son vote ne fait guère de doute, puisque les eurodéputés se sont déjà prononcés par deux fois en faveur d'un amendement similaire, à la quasi-unanimité.
Bal-Sagoth
09/04/2009, 19h42
Pour une fois que les socialistes ont servi à quelque chose O_o
Enfin bon, c'est des socialos français, les socialos belge... Naaaaah si je me mets à en parler ça va pas être joli à voir.
M'enfin bon, la loi "flic dans ton cul" était foireuse dès le début.
Comment peuvent-ils légiférer sur ce qu'ils ne connaissent pas?
Genre, moi, j'y connais rien en maçonnerie, ça me viendrait pas à l'idée de vous dire comment faire une chape en béton...
Ben franchement, quand on sort qu'il y a un firewall sur Open Office, on perd d'office toute crédibilité.
C'était couru d'avance, comme avec les machins-chouettes là, les DTC chais plus trop quoi, leur loi ils peuvent se la mettre au cul.
C'était complètement fantasque, ça pouvait pas tenir la route comme truc...
---------------- Now playing: Predator - Mind Of A Lunatic (http://www.foxytunes.com/artist/predator/track/mind+of+a+lunatic) via FoxyTunes (http://www.foxytunes.com/signatunes/)
Je pense qu'ils reviendront à la charge avec une loi un peu mieux ficelée.
Trop de majors (+ SACEM et tout le bouzin) et de chanteurs se sentent lésés pour ne pas faire pression.
^^
Urashima_Keitaro
09/04/2009, 21h31
Oh oui, ça va passer. Mais bon, ils nous auront faire rire (jaune) jusqu'à la fin.
Et ça laisse un peu de temps avec un autre espoir
Mouais, j'avais lu que justement, la France mettait ça dans un truc spécial qui faisait que l'Europe pouvait se le mettre dans le cul de toute manière.
Rappelons que la France est une des plus grandes spécialistes du "je fais ce que je veux" et préfère payer des amendes (par exemple en matière de quotas de pêche ou de la récente baisse des droits de douane) que d'appliquer les directives européennes quand ça ne lui va pas.
On est parmi les premiers d'Europe dans ce domaine. Les premiers même.
lockNshoot
09/04/2009, 22h40
Je pense qu'ils reviendront à la charge
A n'en pas douter.
avec une loi un peu mieux ficelée.
A en douter un peu plus, quand même.
http://eco.rue89.com/2009/04/09/lassemblee-rejette-hadopi-le-gouvernement-la-fait-revoter
EDIT : elle est bien, celle-là :
http://www.dafuckingblueboy.com/wp-content/uploads/2009/04/socialists-ninja.jpg
Ça fait partie des raisons invoquée par l'UMP pour justifier leur branlée.
Selon Dafuckingblueboy, en voici une liste :
La fameuse fumeuse (http://www.confickerworkinggroup.org/infection_test/cfeyechart.html) loi HADOPI a été rejetée aujourd’hui à L’Assemblé Nationale [... (http://www.lepoint.fr/actualites-technologie-internet/2009-04-09/coup-de-theatre-l-assemblee-nationale-rejette-la-loi-hadopi/1387/0/333535)].
Sur un score (http://www.dafuckingblueboy.com/?attachment_id=482)de 15 pour, et de 21 contre (36 votants quand même…), le projet de loi Création et Internet sera re-soumis après les vacances de Pâques.
Pour expliquer cette grosse claque dans sa gueule (http://oddee.com/item_96633.aspx), C.Albanel et son Ministère ont trouvé tout plein d’excuses (http://www.dafuckingblueboy.com/?attachment_id=484):
- « Une quinzaine de députés socialistes étaient cachés sous un escalier (http://www.youtube.com/watch?v=MSKMXBJ4OlA)et ont surgi au moment du vote (http://www.dafuckingblueboy.com/?attachment_id=483) »
- « Proximité des vacances parlementaires »
- « De nombreux députés ont déjà rejoint leur circonscription »
- « Y’avait Les Feux de l’Amour sur TF1… en plus c’était l’épisode où Ashley Abbott dit à son fils Kevin qu’elle couche avec son père. »
- « C’était l’heure du déjeuner »
- « Y’avait Borlo qui faisait le con au Bar »
- « Le Firewall de mon OpenOffice avait bloqué le réveil de mon téléphone. »
Attention (http://www.dailymotion.com/video/x8x1j3_un-truc-en-plumes_animals), seulement 4 excuses ont réellement été données. Sauras-tu les retrouver ? (http://www.youtube.com/watch?v=0jyBiECoS3Q)
C'est sur qu'ils vont la faire repasser, parce que cette claque doit vraiment leurs faire très mal.
Mais a croire les dire de l'opposition, je cite "à moins que le gouvernement trouve un artifice, le texte est maintenant enterré", espérant que ça le soit.
lockNshoot
10/04/2009, 10h15
Ouaip, Cluclu en rajoute une couche :
http://www.clubic.com/actualite-269670-hadopi-rejetee-consequences-reactions.html
Nicolas Sarkozy pique une crise : Copé, Karoutchi et Fillon en prennent plein la gueule et Karoutchi risque sa place :
La Loi Hadopi (consistant notamment en une suspension de l’accès internet après deux mises en garde en cas de téléchargement illégal ainsi que la mise en place d’une Haute autorité pour la protection des droits sur internet) a été rejetée, ce qui a fait bouillir le président de la République qui n’a pas manqué de remontrances envers Jean-François Copé, patron des députés UMP et Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement.
Houba houba hop barbe à flop - Houba houba Hup barbe à truc !
Selon Le Parisien /Aujourd'hui en France publié de ce 11 avril, les mots lâchés par Nicolas Sarkozy à ses conseillers, vendredi, sont à la hauteur de sa colère « Ce qui c'est passé n'est pas professionnel ! C'est lamentable, de l'amateurisme ».
Les deux cibles des foudres présidentielles ont été averties par Claude Guéant, porte-parole de Nicolas Sarkozy.
L’un, JF Copé, serait incapable de mobiliser les députés de la majorité, tiens, tiens qui c’est ? Le même qui conduirait à un manque d’organisation au sein de l’UMP (selon Le Figaro de ce samedi).
L’autre aurait quasi la tête sur le billot : Karoutchi n’était pas à l’Assemblée pour demander une suspension de séance
Et comme jamais deux sans trois, François Fillon, le Premier ministre aurait eu droit à son retour de bâton, selon Libération d’aujourd’hui, Nicolas Sarkozy a lancé « c'était à François Fillon de superviser tout ça. Mais on ne sait même pas où il est ».
Autrement dit le chef de l’Etat est furieux du rejet de la loi contre le téléchargement illégal. Il devrait y avoir le 28 avril, une réunion où chacun se verra remettre si ce n’est les pendules à l’heure, leurs obligations face à leurs fiches de salaire. Toujours selon Le Parisien, Jean François Copé, a déclaré : « On va en parler. Ce n'est pas tabou. On ne peut pas en rester là (…) L'idée de sanctions financières pour les députés trop peu présents dans l'hémicycle a même été évoquée ».
Et Madame ? Et bien Madame Bruni-Sarkozy, à une époque pas si lointaine, en 2004 aux journalistes d’Envoyé spécial elle disait « J’ai grand plaisir à être téléportée, j’ai grand plaisir à être copiée, j’ai grand plaisir à être piratée, car au fond, quand on est piraté, c’est que l’on intéresse des gens ».Nicolas Sarkozy ne décolère pas après le rejet par les députés de la loi Création et Internet. C'est tout du moins ce que rapportent samedi les quotidiens Le Parisien et Libération. Devant ses proches, réunis vendredi à l'Elysée, le président de la République a fustigé l'«amateurisme» du groupe UMP à l'Assemblée, qui s'est retrouvé minoritaire jeudi après-midi sur les bancs du Palais Bourbon au moment du vote de la loi dite Hadopi.
«Le président de la République a explosé», assure même Le Parisien. «Ce qui s'est passé n'est pas professionnel ! C'est lamentable, de l'amateurisme», s'est-il emporté devant ses conseillers, visant notamment le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, le patron du groupe UMP à l'Assemblée, Jean-François Copé, mais aussi le premier ministre François Fillon. Une grosse colère relayée par le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant.
Les jours de Karoutchi au sein du gouvernement comptés
Une réunion extraordinaire du bureau du groupe UMP est programmée le 28 avril, c'est-à-dire le jour où le texte Création et Internet repassera devant l'Assemblée, conformément au souhait de Christine Albanel. «Il faut réfléchir à mettre en place une organisation plus méthodique», constate Roger Karoutchi. Un secrétaire d'Etat à qui Nicolas Sarkozy reprocherait de ne pas avoir assisté au vote, et dont les jours au sein du gouvernement seraient désormais comptés, selon un conseiller de l'Elysée.Albanel fait d'Hadopi une affaire personnelle :
Sur le site internet du Figaro, Christine Albanel n'y va pas par quatre chemins: elle a été déstabilisée par l'échec de la loi Hadopi votée par les deux chambres mais finalement repoussée lors du vote final par quelques malins députés de l'opposition...
Pour autant, elle ne s'arrêtera pas là. Et met sa démission dans la balance.
A l'Assemblée nationale, jeudi dernier, il y avait comme une ambiance de vaudeville: chuchotements et portes qui claquent. Bien cachés, à l'ombre des bancs, des députés de gauche sont entrés par surprise dans l'hémicycle comme autant de lapins sortant d'un chapeau au moment du vote pour mettre la majorité en minorité...Un stratagème digne des meilleures pièces de boulevards donc mais qui a fort agacé la ministre de la Culture qui a dénoncé "une manoeuvre cynique". Aujourd'hui, elle se dit prête à en découdre de nouveau pour voir passer ce texte qui, dit-elle, reçoit l'aval des professionnels du disque comme le Syndicat national de l'édition phonographique (Snep) et la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem).
Dans "le talk" du figaro.fr où elle s'exprimait hier soir, Christine Albanel n'a pas hésité à affirmer qu'il s'agissait là d'une "affaire personnelle": "Moi j'y crois, je représenterai ce texte effectivement le 28 avril. Et si je ne devais pas le faire, évidemment, je partirais". Ainsi, met-elle sa démission dans la balance sans y crois vraiment, assurée du soutient du chef de l'Etat. Nicolas Sarkozy n'a jamais caché sa volonté de faire passer cette loi: "Le président de la République tient à cette loi, depuis le début. (...) Le président est complètement engagé derrière cette loi", assure-t-elle.
Bref, Christine Albanel est bien décidée à se battre, autant parce qu'elle croit en son texte que parce qu'elle n'a pas apprécié la manoeuvre des députés socialistes et communistes à l'ultime moment du vote final. Cruelle politique. Un député UMP répond à Sarkozy : être amateur, c'est être minutieux :
Le député-maire d'Etampes (Essonne) Franck Marlin (UMP) s'est dit aujourd'hui "fier d'être amateur", en réagissant aux propos du chef de l'Etat qui, selon la presse, aurait fustigé "l'amateurisme" de responsables de la majorité après le rejet, jeudi, du texte internet à l'Assemblée.
M. Sarkozy aurait visé en particulier le patron des députés UMP Jean-François Copé et le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement Roger Karoutchi.
Dans son communiqué, Franck Marlin se dit "fier d'être amateur". "Au sens propre, c'est quelqu'un qui aime les choses bien faites", ajoute le député-maire d'Etampes, pour qui "ce projet de loi est mal ficelé et suscite beaucoup de défiance chez les députés de toutes tendances". M. Marlin exprime également "sa solidarité avec les personnes ciblées par les commentaires présidentiels".
Jeudi, le projet de loi "création et Internet", qui prévoit notamment de sanctionner le téléchargement illégal, a été rejeté par l'Assemblée nationale par 21 voix contre 15. Une très large partie des députés, dont Franck Marlin, était absente au moment du vote. Des députés de gauche ont surgi dans l'hémicycle au moment du vote à main levée, mettant la majorité en minorité.
Avant ce vote, le député de l'Essonne avait déposé plusieurs amendements sur l'aspect juridique du texte qui, selon lui, "va à l'encontre du droit français et du droit européen". Le projet de loi doit être de nouveau présenté au Parlement. "Si le texte contient les mêmes dispositions répressives, je voterai contre", assure d'ores et déjà Franck Marlin.La double peine (coupure + payer la connexion coupée) assurée malgré tout par le Conseil Constitutionnel ? :
Après le coup de théâtre qui a conduit au rejet de la loi Hadopi , le texte qui sera de nouveau présenté aux votes des Assemblées dans quelques semaines pourrait avoir subi quelques retouches. Le gouvernement Fillon semble prendre conscience que la désertion des députés UMP le jour du vote de la loi n'était pas qu'une question de dilettantisme parlementaire à la veille des vacances de Pâques. Une partie des députés UMP n'ont pas digéré le compromis issu de la commission mixte paritaire, notamment la concession faite aux sénateurs concernant la "double peine" infligée aux internautes contrevenant aux droits d'auteur.
Un mot d'explication : le texte rejeté prévoyait qu'un internaute fraudeur devrait payer la totalité de son abonnement "triple play" à son FAI (Free, Neuf, Orange...) même durant la durée de sa suspension. Certains députés, plus proches des jeunes internautes, estiment que cette "double peine" crée un climat trop coercitif à destination de la jeunesse... François Fillon a prévu d'organiser une réunion de concertation entre députés et sénateurs sur cette question épineuse. En droit, les sénateurs n'ont pas tort. "Mais, là, il s'agit de faire de la politique", explique-t-on au sein du gouvernement. Il s'agit, en effet, de parvenir à faire voter une loi à laquelle Nicolas Sarkozy (l'époux d'une artiste) tient beaucoup.
Faire jouer le "mauvais rôle" au Conseil constitutionnel ?
La partie est loin d'être gagnée pour Fillon, car les sénateurs s'arc-boutent sur leurs arguments de droit : si les internautes fraudeurs ne paient pas leurs abonnements durant leur suspension, les FAI seront donc lésés. Dès lors, Free, Orange, Neuf, etc. seront fondés à se tourner vers l'État pour réclamer une compensation financière... D'autant plus que ce manque à gagner aura été provoqué par une décision administrative sanctionnant le comportement d'un internaute dont ils ne sont en rien responsables. "On aurait abouti au paradoxe suivant : l'État et donc les contribuables auraient payé pour les internautes contrevenants !", expliquait le sénateur UMP, Michel Thiollière, pour justifier le principe de la "double peine".
Il y aurait une manière habile de sortir de cette ornière. Dans un premier temps, le texte présenté au vote dans quelques semaines pourrait exclure la double peine. Cette fois, les députés UMP assumeront le projet de loi... Puis, le Conseil constitutionnel sera saisi (par l'opposition) et, vraisemblablement, censurera cette partie du texte. Ainsi, députés et sénateurs n'auront pas à supporter l'impopularité de la "double peine" qui sera, de fait, rétablie par le Conseil constitutionnel... Que d'acrobaties !Selon les priorités, le gouvernement veut d'abord faire passer Hadopi avant de se pencher sur l'inceste (le débat éthique dessus est ailleurs, ouvrez un autre topic si ça vous fait réagir) :
POLITIQUE - Jean-François Copé veut reporter un texte sur l'inceste pour inscrire la loi Création et Internet au calendrier parlementaire...
Le rejet de la loi Hadopi par l'Assemblée nationale (http://www.20minutes.fr/article/319095/France-Hadopi-la-loi-rejetee-par-l-Assemblee-devrait-y-revenir-le-28-avril.php) jeudi dernier n'est pas qu'un camouflet pour le gouvernement, cela devient aussi un casse-tête en terme d'agenda parlementaire. Selon la volonté exprimée par le gouvernement, il faut réinscrire le texte de toute urgence à l'Assemblée. Reste à trouver une date.
Dans une interview au «Monde» lundi (http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/04/13/roger-karoutchi-si-le-president-avait-voulu-ma-demission-elle-lui-etait-acquise_1180032_823448.html#xtor=RSS-3208), Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, a déclaré que Jean-François Copé, patron des députés UMP, lui avait «proposé de renoncer au texte sur l'inceste qui était prévu dans la semaine d'initiative parlementaire, à partir du 28 avril» pour inscrire la loi Hadopi au programme.
«Des instructions du chef»
Contactée par Rue89, la députée UMP Arlette Grosskost, cosignataire de la proposition de loi sur l'inceste, se montre agacée (http://www.rue89.com/2009/04/13/lump-ecarte-une-loi-sur-linceste-pour-faire-revoter-hadopi): «C'est quand même étonnant parce que Jean-François Copé a encore parlé du texte sur l'inceste mardi en réunion de groupe, en disant qu'il était intéressant. Je suppose qu'il a dû avoir des instructions du chef…», déclare-t-elle en référence à Nicolas Sarkozy.
Cette proposition de loi (http://www.assembleenationale.fr/13/propositions/pion1538.asp) vise à «poser sur l’acte le terme qui lui convient» en introduisant le terme «inceste» dans le Code pénal. Jusqu'à présent, la loi ne reconnaît pas le terme mais reconnaît comme circonstance aggravante le fait qu'une atteinte sexuelle ou un viol sur un mineur soit commis par un «ascendant légitime naturel ou adoptif ou toute personne ayant autorité sur la victime».
L'UFC Que Choisir demande des expertises indépendantes sur les chiffres cités à tord et à travers par le gouvernement concernant les artistes favorables, les signataires des pétitions, etc.. Il est vrai que quand des zikos allant de Mademoiselle K à Cut Killer ou Nicolas Sirkis interviennent pour contester leur nom sur les listes, et exigeant leur retrait sous prétexte qu'ils n'ont jamais accepté de soutenir ce projet, on est en droit de se poser des questions. M'enfin, c'est l'UMP, les gars qui volent une musique de MGMT pour leurs meetings en proposant ensuite un dédommagement par un euro symbolique, puis viennent nous expliquer que la riposte graduée fonctionne parfaitement en Australie, alors qu'elle a été annulée durant son examen de loi après le blackout du net local (aaah, Albanel, t'inquiètes, t'es belle t'es intelligente t'es sexy je te crois moi, c'est tous des conspirationnistes).
Sans compter que la fameuse liste des 10000 artistes est plutot tronquable de par ses critères et les gens qui y figurent, explications :
Comme nous l'avions fait à l'occasion de notre demande d'enquête parlementaire sur Christine Albanel (http://www.numerama.com/magazine/12069-Pour-l-ouverture-d-une-enquete-parlementaire-contre-Christine-Albanel.html), l'UFC-Que Choisir a rappelé mardi l'origine douteuse des chiffres et autres études d'impact citées par la ministre de la Culture lors de la première lecture du projet de loi Création et Internet. L'association demande que des "études d'impact sérieuses" soient réalisées au cas où une seconde lecture du texte était confirmée.
"Depuis sa genèse, le projet de loi repose sur des déclarations, souvent péremptoires, qui n’ont jamais été vérifiées", rappelle l'association. "Par exemple, le ministère de la Culture cite abondamment des chiffres faisant état de plusieurs centaines de millions d’échanges quotidiens de fichiers sans fournir jamais aucun élément concret l’attestant. On connait l’origine de ces chiffres, ils sont fournis par le Syndicat National de l'Edition Phonographique (SNEP) et l’Association de Lutte Contre la Piraterie Audiovisuelle (ALPA), dont personne ne connait ni les sources ni la méthodologie. L’UFC-Que Choisir s’est d’ailleurs étonnée que ces seuls chiffres soient cités alors même qu’il existe un grand nombre d’études contradictoires".
L'association s'interroge par ailleurs sur le fait de citer constamment des expériences étrangères (http://www.numerama.com/magazine/12353-Riposte-graduee-l-etrange-tour-du-monde-de-Christine-Albanel.html) de pays qui n'ont jamais mis en place la riposte graduée, ou de ne pas avoir consulter l'Autorité de Régulation des télécoms (http://www.numerama.com/magazine/12627-Hadopi-l-UFC-Que-Choisir-demande-des-expertises-independantes.html#) pour "trancher les désaccords entre le Gouvernement et les fournisseurs d’accès à internet".
L'UFC-Que Choisir a par ailleurs noté que "les défendeurs du texte éludaient les questions techniques, allant même jusqu’à écourter les débats sur des points aussi essentiels que la validité de l’adresse IP comme preuve de téléchargement «dit illicite », ou la nature et l'interopérabilité des logiciels de sécurisation".
Afin de faire comprendre plus encore aux Internautes l'importance de la loi Création et Internet, le fameux site JaimeLesArtistes.fr a récemment publié une liste de 10 000 signataires favorables à la loi. Il ne s'agit cependant pas d'une liste de 10 000 artistes, mais, comme le précise le document, de 10 000 auteurs, compositeurs, éditeurs, artistes, producteurs, réalisateurs, et acteurs du monde de la musique. Résumer l'intégralité de cette liste à "10 000 artistes" serait donc fallacieux.
http://static.pcinpact.com/images/bd/news/mini-69680-nicola-sirkis-indochine-petition-jaimelesartistes.jpg (http://ww.pcinpact.com/affichage/50333-liste-10000-signataires-creation-internet/69680.htm)Seul problème, selon La Quadrature du Net, la liste intègre des centaines de salariés des maisons de disque (Universal, Warner, EMI et Sony) et de leurs représentants (SNEP, SCPP, SACEM). On retrouve ainsi Pascal Nègre, Hervé Rony et Laurent Petitgirard, ce qui n'a rien d'étonnant, mais aussi de simples assistants, des responsables (financiers, marketing, etc.) sans rapport direct avec les artistes. En somme, alors que la fameuse liste n'a pas encore été décortiquée dans son intégralité, on remarque qu'Universal et surtout la SACEM sont incroyablement représentés.
Autre point troublant, de nombreux artistes s'étant plus ou moins élevés contre la loi font partie de la liste. On notera notamment la présence de Marc Cerrone (http://www.pcinpact.com/actu/news/49551-creation-internet-hadopi-cerrone-musique.htm) et de Gilbert Montagné (http://www.pcinpact.com/actu/news/45630-gilbert-montagne-taxe-copie-aveugle.htm). Nicola Sirkis (http://www.pcinpact.com/actu/news/50179-jaimelesartistesfr-petition-nicola-sirkis-indochine.htm) (Indochine), s'est pour sa part étonné de sa présence sur ce document, alors qu'il n'a selon lui rien signé.
Ce n'est cependant pas fini. Jérémie Zimmermann, le créateur de La Quadrature du Net nous confie son étonnement de voir qu'une part incroyable des artistes pour l'instant repérés sont de simples inconnus. 90 % n'ont pas un de leur morceau sur eMule, et 60 % sont introuvables sur Google nous précise Jérémie.
L'analyse intégrale de la liste sera assurément intéressante.En attendant, le web continue à se foutre ouvertement de la gueule d'Albanel et sa clique :
INTERNET - Les internautes dégainent railleries et parodies. Ce n'est pas gentil.
Les internautes se déchaînent. C’est leur façon à eux de célébrer le rejet surprise (http://www.20minutes.fr/article/319095/France-Hadopi-la-loi-rejetee-par-l-Assemblee-devrait-y-revenir-le-28-avril.php) du texte «Création et Internet» (http://www.20minutes.fr/article/318841/High-Tech-Hadopi-Resume-du-texte-final-de-la-loi-Creation-et-Internet.php) lors du vote final à l’Assemblée nationale.
Sur Facebook, quelques minutes après que le «non» au texte a été annoncé, quelques-uns des 200 millions de membres clament leur joie. «Hadopi, c’est fini», dit l’un, façon de célébrer la fin de la «récré». «Joyeuses Pâques», sourit dans un smiley un autre, tout en écrivant dans son statut que «c’est la démocratie qui l’a emportée sur les lobbys». «A la place de Jean-François Copé (http://www.20minutes.fr/article/319117/High-Tech-C-est-une-manoeuvre-de-couloir-une-triste-comedie-selon-Christine-Albanel.php), je laisserai mon téléphone éteint aujourd’hui», se gausse un troisième.
Sur Twitter, le site de micro-bloging, les internautes guettent le compte (http://twitter.com/nk_m) de Nathalie Kosciusko-Morizet (http://www.20minutes.fr/article/317193/High-Tech-Hadopi-Nathalie-Kosciusko-Morizet-organise-la-suite.php), la secrétaire d’Etat au numérique, qui n’a, mercredi en fin d’après-midi, «toujours pas tweeté le "fail" Hadopi». Sur le compte Facebook de la ministre, même silence.
Tête basse
Moqueurs, les internautes dégainent des photos de Christine Albanel (http://www.20minutes.fr/article/309163/Culture-Christine-Albanel-Non-je-ne-telecharge-pas.php), la ministre de la Culture, prises lors des séances nocturnes de débats à l’Assemblée les dernières semaines. Dont l’une où elle a la tête baissée (http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/ill/2009/04/09/h_14_ill_1167288_c484_986394.jpg), et les mains sur ses yeux en signe d’extrême fatigue.
Christine Albanel les yeux fermés, c’est aussi la photo que Nuesblog.com a choisi de mettre en valeur (http://www.nuesblog.com/2009/04/09/hadopi-la-riposte-graduee-piratee/) , en y apposant le titre «Erreur 404, loi liberticide not found» et en appelant les «téléchargeurs» à signer le pacte «Nous sommes des millions, ils font de nous des pirates» sur le site reseaudespirates.org (http://reseaudespirates.org/). Un détournement du message d’erreur qui apparaît parfois sur les écrans d’ordinateurs lorsque la page d’un site Web demandé ne s’affiche pas.
Références geeks
Il fallait s’y attendre: les internautes jouent du vocabulaire des geeks (http://www.20minutes.fr/article/184905/High-Tech-Qu-est-ce-qu-un-geek-aujourd-hui.php), ces ultra connectés aux nouvelles technologies et aux jeux vidéo. «Game over. Arf! Tu peux rejouer Christine, essaie encore. Same player shoot again?», s'exclame l'un d'eux, un poil méchant.
Autre thème cher à l’humour — parfois méchant — des internautes: faire en deux clics des couvertures parodiques de Martine, l’icône des années 50. Cette fois, c’est Martine qui, regardant les trains partir, «dit au revoir à Hadopi». A noter aussi (http://www.monsieurdream.com/hadopifail.html), cette photo retouchée de Chuck Norris (http://images.icanhascheezburger.com/completestore/2009/4/9/128837523088340617.jpg) qui, muscles saillants et poings fermés, dit: «Heureusement que j’étais là, Hadopi allait passer».
Quant au dessinateur Martin Vidberg, il a croqué une planche de BD sur son blog (http://vidberg.blog.lemonde.fr/2009/04/09/mais-que-faisaient-les-deputes-de-la-majorite/). Sous la question «mais que faisaient les députés UMP?», on voit plusieurs petits personnages représentants des députés de la majorité qui tentent d’expliquer leur absence au moment du vote à l’Assemblée nationale: «C’est parce que... euh... il y avait frites à la cantoche», argue l’un; «moi j’étais là! Je dormais mais j’étais là», reprend un autre... Et ainsi de suite.
Le fantôme de Donnedieu de Vabres
Enfin, laissons la conclusion à ceux qui se souviennent du fiasco de la loi dadvsi en 2006, alors que Renaud Donnedieu de Vabres (http://www.rddv.fr/blog/), surnommé RDDV, était ministre de la Culture: «Le cabinet de RDDV ne peut plus avoir la réputation de cabinet le plus nul de l'histoire des cabinets du ministère de la Culture». Comprendre: celui de Christine Albanel aurait-il fait pire?
http://forumhentai.net/imagehosting/3330749e46ce544f0c.jpg
Seul problème, selon La Quadrature du Net, la liste intègre des centaines de salariés des maisons de disque (Universal, Warner, EMI et Sony) et de leurs représentants (SNEP, SCPP, SACEM). On retrouve ainsi Pascal Nègre, Hervé Rony et Laurent Petitgirard, ce qui n'a rien d'étonnant, mais aussi de simples assistants, des responsables (financiers, marketing, etc.) sans rapport direct avec les artistes. En somme, alors que la fameuse liste n'a pas encore été décortiquée dans son intégralité, on remarque qu'Universal et surtout la SACEM sont incroyablement représentés.
:lol::lol:
Sinon juste pour comparer les systèmes : en France on essaie de faire des lois caduques pour identifier les IP des téléchargeurs, aux USA ils vont encore plus vite : ils condamnent les search engines P2P à des amendes mirobolantes plutot que chercher les IP :shinner:
C'est une défaite historique et extraordinairement lourde que vient de subir le moteur de recherche de fichiers BitTorrent TorrentSpy. Un tribunal de Californie a jugé le site coupable de contrefaçon et l'a condamné à verser 110 millions de dollars de dédommagement aux studios de cinéma représentés par la MPAA. Un avertissement on ne peut plus clair à l'encontre des autres sites de liens P2P...
Les administrateurs de The Pirate Bay, IsoHunt et Mininova doivent trembler ce soir. La justice américaine s'est montrée intraitable à l'encontre de TorrentSpy, qui fut avant eux l'un des sites de liens BitTorrent les plus populaires au monde. La juge Florence-Marie Cooper du tribunal de Los Angeles a condamné TorrentSpy à verser 110 millions de dollars de dommages et intérêts aux studios représentés par la MPAA pour avoir facilité le piratage de milliers de films et de séries TV. Le site n'hébergeait aucun fichier, mais proposait un moteur de recherche qui permettait de trouver les fichiers .torrent pour télécharger les fichiers partagés par les utilisateurs de BitTorrent.
La somme ordonnée à TorrentSpy est à rapprocher des 270 millions de dollars versés par Napster, 30 millions par Bearshare (http://www.numerama.com/news3096_BearShare_un_trophee_de_chasse_de_plus_po ur_la_RIAA.html), 4 millions par iMesh (http://www.numerama.com/news1609_iMesh_vend_son_ame_a_la_RIAA.html), 115 millions par Kazaa (http://www.numerama.com/magazine/3070-Kazaa-signe-avec-la-RIAA-et-l-IFPI.html), et environ 15 millions par Bolt (http://www.numerama.com/magazine/5069-GoFish-lache-Bolt-sur-le-bas-cote-trop-de-risques-judiciaires.html).
"Ce jugement avec une somme substantielle envoie un message fort sur l'illégalité de ces sites", s'est félicité dans un communiqué Dan Glickman, le patron du lobby des studios de cinéma. "La chute de TorrentSpy est une victoire claire pour les studios et elle démontre que de tels sites de pirates ne seront pas autorisés à continuer à opérer sans faire face à des poursuites judiciaires sans relâche de la part des titulaires de droits".
La somme est énorme, et sonne comme une double sanction. TorrentSpy est lourdement condamné d'abord parce qu'il fournissait un moteur de recherche qui permettait de trouver facilement des films à télécharger illégalement, mais aussi parce que son administrateur Justin Bunnell a tout fait pour protéger les intérêts de ses utilisateurs et pour entraver la procédure.
La société Valence Media qui éditait TorrentSpy a fermé les portes (http://www.numerama.com/magazine/9086-Le-site-de-liens-BitTorrent-TorrentSpy-ferme-ses-portes.html) du site le 24 mars 2008 après avoir détruit les bases de données et l'ensemble des registres qui auraient permis de remonter la trace des utilisateurs. Condamné en mai 2007 (http://www.numerama.com/magazine/4764-TorrentSpy-devient-espion-de-ses-utilisateurs-par-la-force.html)à enregistrer l'ensemble des connexions des utilisateurs et leurs requêtes sur le moteur de recherche, pour les remettre à la MPAA, Torrentspy avait préféré couper l'accès du site aux Américains (http://www.numerama.com/magazine/5146-TorrentSpy-bloque-son-acces-aux-americains.html) plutôt que de se plier à la demande du tribunal californien. Mécontent, le tribunal avait alors déjà condamné Torrentspy à 30.000 $ d'amende pour son refus d'obéir à la Justice.
L'avocat de Torrentspy Ira Rothken dénonce un jugement "draconien et injuste", et avait déjà prévenu qu'il ferait appel de toute décision condamnant TorrentSpy à verser des dommages et intérêts.
La MPAA estime que le piratage coûte à l'industrie du cinéma et à l'ensemble de la chaîne 18 milliards de dollars par an, dont 7 milliards directement imputables au piratage sur Internet. Elle ne fournit bien sûr, comme à son habitude, aucune justification de cette estimation.
Maintenant le hic pour eux, c'est que tous les autres sites de P2P sont pour la plupart établis à l'étranger, je voudrais bien savoir ce que ça va leur apporter une histoire pareille :shinner:
Encore plus fort : aux USA, ils luttent contre le cam recording en salle de ciné avec des vigiles directements implantés, et on aboutit à des situations comme celle là :
Elle filme 20 secondes de Transformers et risque 1 an de prison :
A force de regarder l'industrie musicale passer maître en la matière, l'industrie du film aussi est en train de réussir à perdre toute magie et à détériorer sérieusement son image publique. C'est ainsi l'histoire (http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2007/08/01/AR2007080102398.html) de Jhannet Sejas, une jeune immigrée bolivienne de 19 ans, qui fait ses études près de Washington et fête son anniversaire avec son petit ami. Ensemble, ils vont faire les boutiques et prennent des photos souvenir avec le Canon Powershot de la soeur du petit ami. Comme nous sommes aux Etats-Unis, ils finissent dans un grand mall qui, comme la plupart des mall, abrite un cinéma. Le film au programme est Transformers, tout juste sorti sur les écrans. Ils sont un peu en retard, mais décident de payer quand même 15 $ pour voir le film.
Les voilà donc confortablement assis en train de regarder le film quand Jhannet, émerveillée par les effets spéciaux, décide de sortir l'appareil photo et de filmer un extrait de 20 secondes pour l'envoyer à son petit frère et le convaincre d'aller voir le film. Elle n'avait alors pas conscience du crime de lèse studioté qu'elle était en train d'accomplir !
Ni une ni deux, deux agents de police du coin débarquent lampe torche à la main et expédient le couple hors de la salle, avant de leur saisir l'appareil photo et de poursuivre l'étudiante.
Très visiblement, il n'y avait là aucune intention de pirater le film et d'en distribuer une copie sur le net. Au contraire, elle voulait faire de son petit frère un bon petit consommateur qui irait rapidement acheter sa place de cinéma. "J'étais terrifiée", raconte-t-elle, "j'étais en pleur, je n'avais jamais été dans une telle situation avant". Mais la direction du Regal Cinemas, l'exploitant des salles, ne veut rien entendre. Il décide de maintenir sa plainte, avec le ferme soutien de la MPAA, le lobby des studios d'Hollywood. Une première. "Quatre-vingt pourcents des films sortis récemment qui ont été piratés le sont en étant filmés dans les salles de cinéma", justifie Kori Bernards, porte-parole de l'Association. "Ca se passe partout, et il y a une grande vague de camcording dans la région de Washington ces temps-ci".
Par principe, ni l'un ni l'autre ne souhaite céder. Pour la MPAA, ça n'est pas aux exploitants de salle de dire si tel acte de camcording est plus légitime que tel autre. C'est à la justice d'en décider. Et pour la Justice, la loi ne fera pas de doute. Depuis 2005, le fait de filmer un film au cinéma est un délit fédéral.
Jhannet Sejas, dont le casier judiciaire est parfaitement vierge, qui avait une attitude exemplaire de bonne citoyenne, doit donc se rendre ce mois-ci au tribunal. Elle risque un an de prison et 2500 $ d'amende.
Joyeux anniversaire !
:shinner:²
pauvre petite.
Halte aux cons.
Il y aurait moins de malhonnêtes aussi.
On paye pour les autres.
Sans surprises, le prochain passage d'Hadopi est pour la fin du mois comme prévu :
Le projet de loi Création et Internet, rejeté jeudi dernier par un vote surprise, va revenir en examen devant les députés le 29 avril.
La conférence des présidents de l’Assemblée, convoquée en pleines vacances parlementaires, "a décidé à la demande de la majorité que le texte Création et Internet serait inscrit à nouveau en séance publique non pas le 28 comme cela avait été évoqué, mais le 29 avril", a déclaré Bernard Accoyer, président de l’Assemblée. Jean-François Copé, président du groupe UMP, avait en effet "proposé de renoncer au texte sur l’inceste prévu dans la semaine d’initiative parlementaire, à partir du 28 avril" pour que le projet de "loi Hadopi" soit réexaminé.
Il a finalement dû accepter de décaler cette présentation d’une journée. Le mardi 28, les députés plancheront donc sur l’inceste. "Puis ensuite le mercredi 29 nous réinscrivons en deuxième lecture le texte sur les droits d’auteur et leur protection face au téléchargement illégal", a expliqué à la presse Jean-François Copé, président du groupe UMP.
Le projet de loi Création et Internet, qui institue des sanctions pouvant aller jusqu’à la coupure de l’accès au web pour les internautes se livrant au téléchargement illégal, avait été rejeté jeudi dernier grâce à une manœuvre réussie de plusieurs députés socialistes, qui ont fait irruption dans l’hémicycle au moment du vote. A main levée, par 21 voix contre 15, l’opposition avait retoqué le texte.
En revanche, on parlait de la liste truquée des artistes plus haut, et l'affaire prend de l'ampleur jusqu'à être désormais relayée par Le Monde :
C'était un des arguments les plus visibles des défenseurs de la loi Création et Internet. A tel point que Christine Albanel (http://www.lemonde.fr/sujet/9bbe/christine-albanel.html) n'avait pas hésité à la brandir plusieurs fois devant l'Assemblée nationale pour convaincre les députés. Mais la pétition des 10 000 travailleurs de la filière musicale (auteurs, artistes, producteurs...) qui soutiennent le projet de loi est-elle totalement sérieuse ?
La Quadrature du Net, qui compte parmi les principaux opposants au projet de loi, a lancé une page spéciale (http://www.laquadrature.net/wiki/Liste_artistes_signataires_petition_sacem) pour demander aux internautes d'enquêter sur les signataires. Créée en format Wiki, elle est librement modifiable par chacun sur le modèle de Wikipédia. L'association demande à chacun de vérifier l'existence des signataires, leur profession et les invite à les contacter par mail pour valider leur volonté de signer.
Pour l'instant, les premiers résultats (http://www.laquadrature.net/wiki/Liste_artistes_signataires_petition_sacem_A) se cantonnent à la lettre A, mais "la majorité des "artistes" signataires sont pratiquement invisibles sur Internet, et inconnus aussi bien du grand public que des esthètes avertis", affirme la Quadrature du Net. "Beaucoup trop de signataires sont complètement inconnus et inexistants, voire totalement fantasques", explique-t-elle même.
Si Catherine Boissière (http://www.lemonde.fr/sujet/a601/catherine-boissiere.html), la directrice de la communication de la Sacem, accepte qu'il y ait pu avoir "quelques erreurs", elle affirme toutefois que les signataires font souvent partie du catalogues des sociétés d'auteurs à l'origine de la pétition. "Si il y a des noms inconnus, ce n'est pas surprenant, il s'agit justement d'une pétition des petits et des sans-grades qui souffrent du téléchargement illégal", explique-t-elle. Elle rappelle par ailleurs que la pétition ne s'est jamais cantonnée aux seuls artistes, mais à tous les membres de la filière.
Tout le monde peut toutefois signer la pétition sur le site (http://www.sacem.fr/petel/fwk/main.jsp) de la Sacem en indiquant la profession et l'identité qu'il souhaite. Impossible de savoir alors si les identités sont vérifiées, Catherine Boissière préfère éluder la question: "Nous n'avons pas dédié une équipe de cinquante personnes pour vérifier, mais il serait totalement absurde de croire que nous avons massivement signé sous de fausses identités."
Cette nouvelle polémique intervient quelques semaines après que Nicola Sirkis (http://www.lemonde.fr/sujet/eecd/nicola-sirkis.html) du groupe Indochine ait nié avoir signé la pétition, contrairement à la liste qui était disponible sur le site jaimelesartistes.fr . "Il est possible que les personnes aient changé d'avis après avoir donné rapidement leur accord", affirme Catherine Boissière, "nous retirons les noms dès qu'on nous le demande, mais je vous assure qu'on n'est pas assailli par ce type de requête". Si la liste présente sur le site (http://www.sacem.fr/portailSacem/jsp/ep/contentView.do?contentTypeId=2&contentId=536899202&programId=536899201&pageTypeId=8587) de la Sacem a bien été mise à jour, cela n'est toujours pas le cas de celle de jaimelesartistes.fr (http://www.jaimelesartistes.fr/presse/liste.pdf).
Le Monde.fr
oh oh oh.now i've got a machine gun.
Le Monde qui résume aussi bien la situation juridique et politique actuelle : http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/04/10/telechargement-la-majorite-fait-une-nouvelle-fois-defaut-a-nicolas-sarkozy_1179081_651865.html#ens_id=1162478
interview Roger Karoutchi, prêt à démissionner : http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/04/13/roger-karoutchi-si-le-president-avait-voulu-ma-demission-elle-lui-etait-acquise_1180032_823448.html#ens_id=1162478
et aborde entre autre les nouvelles excuses de Copé et Sarko pour désormais réformer le Parlement pour pénaliser les absents (il serait ptet temps, mais ça me fait grincer des dents quand je vois la cause de cette nouvelle décision ..) : http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/04/15/cope-veut-changer-de-methode-pour-lutter-contre-l-absenteisme-des-deputes_1180747_823448.html#ens_id=1162478
La Quadrature a mené l'enquête sur la fameuse liste des 10000 signataires favorables à Hadopi déja démantelée dans les précédents posts ici : encore plus fort, après les artistes non consultés (Sirkis) et les employés des majors, les personnages de fiction ! Dans la liste, on trouve par exemple Paul Atréides :lol: !
(Paul Atréides pour les quelques néophytes qui n'aiment pas la SF dans ce forum, c'est un personnage issu... des romans de Dune, de Frank Herbert)
Post complet :
Hadopi, ce n’est plus un projet de loi, c’est un vaudeville ! Après le formidable épisode des socialistes cachés derrière les rideaux de l’Assemblée nationale, La Quadrature du Net, un collectif opposé au texte défendu par Christine Albanel, nous offre un nouvel acte de cette comédie à rebondissements. À en croire la Quadrature, la ministre de la Culture est partie seule au combat contre le téléchargement, mais par un prompt renfort, elle se vit aux côtés de « 10 000 artistes » en arrivant au port !
Encore récemment, devant les députés, elle déclarait : « 10 000 artistes soutiennent le texte. (...) On est beaucoup plus nombreux qu'on ne le pense ! » Christine Albanel faisait référence à la « liste des 10 000 auteurs, compositeurs, éditeurs, artistes, producteurs, réalisateurs et acteurs du monde de la musique mobilisés en faveur de l’adoption de la loi “Création et Internet” » publiée sur le site gouvernemental Jaimelesartistes.fr. Ce document, La Quadrature du Net l’a épluché consciencieusement. Et d'après Jérémie Zimmermann, un des fondateurs du collectif, il y a surtout des « illustres inconnus » sur cette liste. « La majorité des "artistes" signataires sont pratiquement invisibles sur Internet, et inconnus aussi bien du grand public que des esthètes avertis », précise d’ailleurs le collectif sur une page Internet créée pour l’occasion et à laquelle tout le monde peut collaborer (en menant l’enquête sur chacun des 10 000 signataires).
Un héros de science-fiction soutient Hadopi ?
Et quand ils ne sont pas d’« illustres inconnus », ils ont tout bonnement l’air d’avoir été inventés pour l’occasion. On retrouve par exemple un certain Paul Atréides : difficile de savoir s'il s'agit effectivement de cet auteur enregistré auprès de la Sacem ou de ce personnage du Cycle de Dune… une œuvre littéraire de science-fiction ! Il y a aussi ceux qui apparaissent sur cette liste et qui n’ont jamais eu l’intention d’y figurer : « On a été contacté par des gens qui voudraient retirer leurs signatures mais qui ne savent pas comment faire », confie Jérémie Zimmermann. Le plus célèbre « signataire-malgré-lui » n’est autre que Nicola Sirkis, le leader d’Indochine qui, sur le site de son groupe, explique n’avoir jamais « signé aucune pétition » !
Mais il ne s’agit pas d’être mauvaise langue. La liste des « 10 000 artistes » chère à Christine Albanel regorge vraiment d’« acteurs du monde de la musique ». Des « acteurs » très influents même. La Quadrature du Net n’hésite pas à les qualifier de « lobbyistes ». Et le collectif aurait tort de s’autocensurer car on retrouve un nombre considérable d’employés de Warner, d’EMI et d’Universal. On retrouve également un nombre tout aussi important de membres des syndicats de producteurs de musique : « Il y a même la standardiste du Syndicat national de l’édition phonographique ! », se moque Jérémie Zimmermann.
Anecdotique ? Pas pour le responsable du collectif anti-Hadopi : « Christine Albanel a brandi cette liste comme un argument d’autorité ». Sans doute que fin avril, quand sera réexaminé le projet de loi, elle n’osera plus brandir cette liste devant les centaines, que dis-je, les dizaines de milliers de députés UMP réunis dans l’hémicycle !
:pontiac_black:
Le projet Hadopi met la Ve Republique à l'épreuve :
Entre les trémolos de Nicolas Sarkozy sur la revalorisation du Parlement et la réalité du renouveau du législatif, il y a désormais Hadopi. Jeudi, le rejet du projet de loi sur le téléchargement illégal - texte cher au cœur du chef de l’Etat -, faute de troupes UMP en nombre suffisant dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, a suffi pour qu’en un quart de seconde, les ténors de la majorité retrouvent des réflexes très gaulliens.
En riposte au «coup de flibuste» que venaient de leur jouer les socialistes, Roger Karoutchi, ministre des Relations avec le Parlement, et Jean-François Copé, chef de file des députés UMP, ont promis urbi et orbi la réinscription du texte à l’ordre du jour de l’Assemblée dès le 28 avril. C’est qu’en butte l’un et l’autre aux foudres élyséennes, il leur fallait d’urgence remédier au ratage.
Chaos. Le hic, c’est que, conformément à la révision constitutionnelle votée en juillet, le Parlement est maître de la moitié de son ordre du jour. Et la séance du 28 avril, justement, devait être consacrée à l’examen d’un texte (sur l’inceste) d’origine parlementaire et non gouvernementale. «La semaine parlementaire, ça relève du Parlement qui peut seul l’abandonner au gouvernement, indique-t-on au Palais Bourbon. Toutefois le groupe UMP ayant la majorité absolue, si son patron, Jean-François Copé, demande un changement d’ordre du jour, personne ne peut le lui refuser, pas même le président de l’Assemblée.» En clair, le premier chaos a eu raison de l’esprit d’une «Ve bis», pourtant âprement défendue par Copé lui-même dans son livre à paraître le 24 avril, Un député, ça compte énormément.
La reprogrammation express d’Hadopi devrait être actée cet après-midi à l’issue d’une conférence des présidents, seule décisionnaire de l’ordre du jour, convoquée au pied levé par le président (UMP) de l’Assemblée, Bernard Accoyer. Lequel tente de sauver les meubles. «Si j’avais laissé faire, les groupes politiques n’auraient été officiellement prévenus du changement de programme que le 28 avril au matin, pour un texte examiné l’après-midi, confie-t-il à Libération. Cela les privait de facto de tout temps pour réfléchir à des amendements, ce qui me paraissait peu conforme avec l’esprit de la réforme constitutionnelle.» La suite relève du très classique : Hadopi partira au Sénat. En cas de différends, une commission mixte paritaire (composée de sept députés et de sept sénateurs) tranchera.
Brèche. Cette consolation ne fait pas l’affaire de tous. Pas en tout cas de l’UFC-Que choisir, qui s’est engouffrée hier dans une seconde brèche ouverte par la Ve bis. Hostile au projet de loi Création et Internet, l’association réclame que soient réalisées «des études d’impact sérieuses afin que les débats prennent enfin en compte les enjeux et les contraintes techniques ou économiques de cette réforme».Or, depuis la validation de la loi organique ad hoc la semaine dernière par le Conseil d’Etat, les études d’impact doivent accompagner les textes de loi. Etant déjà dans le circuit parlementaire, Hadopi échappe à cette obligation. Toutefois s’agissant d’un texte repoussé par la gauche et peu mobilisateur à droite, la proposition ne semble pas incongrue. Conforme en tout cas à l’esprit d’une Ve bis, passablement malmené.
florentp83!
16/04/2009, 18h28
coool du nimportnawak en boite je kiff ^^
L'amendement 46/138 anti-riposte graduée sera-t-il édulcoré ?
La réponse, après la pub
Rejetée par les députés il y a deux semaines, la loi Création et Internet reviendra en seconde lecture à l'Assemblée dès le mercredi 29 avril prochain, et ce jusqu'au 4, voire 5 mai. Or lors de cette même journée (le 5 mai), se tiendra le vote en plénière (par l'ensemble des eurodéputés) du Paquet Télécom, aussi en seconde lecture.
Ce Paquet Télécom comprend notamment l'amendement 138 (dit Guy Bono), rejeté il y a peu malgré sa très large adoption par les députés européens, mais ressuscité en amendement 46, après avoir été redéposé par l'eurodéputée PS Catherine Trautmann. Pour rappel, il s'agit d'un amendement obligeant l'intervention d'un juge avant toute atteinte à un droit fondamental. En somme, un texte anti-riposte graduée, l'accès à Internet étant un droit fondamental pour l'Union Européenne.
Le gouvernement français, en toute logique, fait pression depuis un moment afin de supprimer ou modifier cet amendement, qui pourrait mettre à mal la loi Hadopi si celle-ci est finalement votée début mai.
Si les votes auront lieu dans quinze jours, tout se joue cependant en ce début de semaine. Hier avait en effet lieu la réunion du COREPER (Corps diplomatique préparant les décisions du Conseil de l'Union Européenne). Ce corps a notamment proposé il y a trois semaines de placer l'amendement 46 au sein d'un « considérant » (au caractère non obligatoire), et non plus dans un « article » (au caractère obligatoire).
Ce soir à 20h00, à Strasbourg, se tiendra le vote en commission Industrie, Transports, Energie (ITRE) du Parlement européen afin de confirmer ou non le statut du fameux amendement, sachant que plusieurs scénarios sont en jeu : soit l'amendement reste tel qu'il était prévu à la base (un texte) ; soit il devient un considérant, faisant les affaires du gouvernement français.
Et selon nos informations, Catherine Trautmann, en charge de l'amendement, aurait cédé sous la pression. Le passage de l'amendement en tant que considérant serait ainsi acquis, information qui sera confirmée ou infirmée ce soir par la commission ITRE.
Cependant, outre son caractère, le contenu de l'amendement est tout aussi capital. En effet, même si l'amendement redevient un texte, si la place du juge est remplacée, par exemple, par "une autorité compétente", l'amendement sera vidé de son sens, laissant libre la mise en place de la riposte graduée.
En somme, ce soir, nous saurons si l'un des multiples scénarios pro-Hadopi sera devenu réalité ou non.
Pour Guy Bono, sa position est claire : aucun compromis, pas de version édulcorée. Pour l'eurodéputé, à quelques jours des élections européennes, réaliser une telle modification risque d'avoir des répercussions sur les électeurs, mais aussi les députés européens. À quoi peut en effet servir de voter aux Européennes si le Parlement plie à chaque fois face au Conseil ?
La Quadrature du Net explique d'ailleurs toute la complexité de cette situation (entre Parlement et Conseil) et le poids sur les épaules de madame Trautmann : « Le Parlement européen doit accompagner la rapporteure Catherine Trautmann et conserver sa position à tout prix. Aucun compromis ne peut être toléré lorsqu'il s'agit de sauvegarder des droits et libertés fondamentaux. Nous avons tous besoin d'un Parlement fort qui protège les citoyens de l'UE et qui ne plie pas sous la pression du Conseil. Dans cette période de crise de confiance dans les institutions de l'UE, et peu de temps avant les élections, le Parlement doit protéger les citoyens en faisant adopter l'amendement 138/46. »
Rédigée par Nil Sanyas le mardi 21 avril 2009 à 16h25
Source : http://www.pcinpact.com/actu/news/50471-amendement-anti-riposte-graduee-edulcore.htm
Amendement Bono : Trautmann choisit un compromis mou
Guillaume Champeau - publié le Mardi 21 Avril 2009 à 15h33 -
Ce soir, les députés européens de la commission ITRE (Industrie, Transport, et Energie) du Parlement européen pourraient valider une proposition de compromis de la rapporteur Catherine Trautmann, qui a cédé aux pressions du Conseil de l'Union Européenne et modifié l'amendement Bono pour lui retirer toute valeur contraignante à l'égard du projet de riposte graduée porté par la France. La Quadrature du Net demande aux internautes d'appeler par téléphone les députés pour un ultime sursaut.
Voici la suite du feuilleton de l'amendement Bono. C'est ce mardi soir que la commission Industrie du Parlement européen doit adopter le rapport Trautmann dans lequel figure l'amendement Bono (anciennement amendement 138, désormais amendement 46), qui prévoyait dans sa première mouture qu'aucune "restriction aux droits et libertés fondamentales des utilisateurs finaux (d'internet) ne doit être prise sans décision préalable de l'autorité judiciaire". Après deux tentatives infructueuses de compromis avec le Coreper, l'eurodéputé socialiste Catherine Trautmann a accepté un compromis pour mettre fin au blocage.
La plus mauvaise nouvelle, c'est que l'amendement anti-riposte graduée a été relégué au préambule, sous forme de considérant. Ce qui, en pratique, n'oblige pas les Etats membres à le transposer en droit national, mais aura simplement valeur interprétative auprès des tribunaux, en cas de conflit.
Deuxième mauvaise nouvelle, les mots "autorité judiciaire" qui excluaient sans aucun doute possible l'Hadopi (une autorité administrative) de toute possibilité de prononcer la suspension de l'abonnement à Internet ont été remplacés par l'exigence d'un "tribunal indépendant et impartial établi par la loi". Or la notion de tribunal est plus floue, et le gouvernement français défendra l'idée que la commission de protection des droits de l'Hadopi, composée de trois magistrats, forme un tribunal indépendant et impartial établi par la loi. Un tribunal peut être administratif.
Le considérant tel qu'il a été accepté par le Coreper prévoit ainsi désormais que "toute restriction imposée dans l’exercice de(s) droits fondamentaux (relatifs à internet) doit faire l’objet d’une décision par un tribunal indépendant et impartial établi par la loi dans le respect de la procédure tel qu’elle est définie dans l’article 6 de la Convention pour la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales". Cette référence à l'article 6 de la CEDH peut embêter la France si l'Hadopi ne présente pas davantage de garanties du respect du procès équitable, notamment au regard du deuxième alinéa qui dispose que "toute personne accusée d'une infraction est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie". Dans l'état actuel de la procédure prévue par l'Hadopi, c'est à l'internaute accusé d'établir les preuves de son innocence.
Mais si la référence à la CEDH est contraignante, elle n'est là encore qu'interprétative, et laisse donc à la France tout loisir d'attendre qu'une procédure arrive jusqu'à la cour européenne des droits de l'Homme avant de modifier le fonctionnement de l'Hadopi. A moins que le Conseil constitutionnel ne soulève lui-même le problème, s'il comprend qu'une adresse IP sur un relevé d'infractions ne peut pas être une preuve suffisante.
Inquiète de ce compromis mou, la Quadrature du Net a appelé tous les citoyens de l'Union Européenne à appeler leurs députés européns membres de la commission Industrie du Parlement Européen pour leur demander de rejeter la proposition de compromis et de voter l'amendement 46 qui reprend le texte de l'amendement Bono, tel qu'adopté par 88 % des eurodéputés.
"Aucun compromis ne peut être toléré lorsqu'il s'agit de sauvegarder des droits et libertés fondamentaux. Nous avons tous besoin d'un Parlement fort qui protège les citoyens de l'UE et qui ne plie pas sous la pression du Conseil", a estimé Jérémie Zimmermann, porte-parole de la Quadrature du Net. "Dans cette période de crise de confiance dans les institutions de l'UE, et peu de temps avant les élections, le Parlement doit protéger les citoyens en faisant adopter l'amendement 138/46".
Source : http://www.numerama.com/magazine/12693-Amendement-Bono-Trautmann-choisit-un-compromis-mou.html
Avant les news quotidiennes, un résumé en l'état de Hadopi : Hadopi : délit de sale gueule : http://www.les-infostrateges.com/actu/0904699/hadopi-delit-de-facies-sur-intrenet
Bien sur engagé et totalement contre mais justement expliqué et mis à jour.
En passant, les artistes anti Hadopi se regroupent aussi, cinéma ou musique : http://pourlecinema.over-blog.fr/
Et surtout, une lettre ouverte à Copé, brillante, d'une gamine de 17 ans fan de jazz, qui s'est fait publier par Slate.fr. Concise, résumant la situation à merveille et objective, c'est tout sauf un scandale adolescent pseudo rebelle, au contraire : http://www.slate.fr/story/4151/petite-le%C3%A7-sur-hadopi-par-une-jeune-fille-de-17-ans
Evidemment, il y a fort à parier qu'elle tombe dans l'oreille d'un sourd, même envoyée à Copé lui même. Après tout, ce n'est qu'une "gamine pubère en crise" de 17, j'imagine que chez l'UMP et leurs costards, il faut laisser "les adultes régler leurs histoires entre eux" :roll:
Europe vs France - Paquet Telecom vs Hadopi : suite des manipulations :
À l'heure de l'examen en seconde lecture du Paquet Télécom au Parlement européen, la nouvelle formulation de l'amendement 46 (ex-138) semble être devenue un obstacle moins contraignant à la riposte graduée voulue par la France dans le cadre du projet de loi Création et Internet.
http://img2.generation-nt.com/parlement-europeen_00E2000000288591.png
D'abord adopté à une large majorité par le Parlement européen, l'amendement 138 au Paquet Télécom (http://www.generation-nt.com/hadopi-amendement-138-46-riposte-graduee-actualite-266941.html#) avait été retiré fin novembre 2008 par le Conseil des ministres européens en charge des télécommunications. L'eurodéputé Guy Bono avait alors promis son retour qui s'est effectué sous la forme d'un amendement 46.
Alors que c'est aujourd'hui que le Paquet Télécom passe en deuxième lecture au Parlement européen, ce fameux amendement présenté comme un obstacle majeur à la riposte graduée à la française (avec coupure de l'accès à Internet) placée sous l'égide d'une autorité administrative (l'Hadopi) a fait l'objet d'un compromis (http://www.generation-nt.com/divers/click.php?url=UDsMe1VzBScLPld4UH1SIFUjD3ANIwZjDmBT dgdsBmcKe1c9BDgIPwlyXS9SMVAgBnMPag5vUztcPQB%2FBWgC Y1AnDCBVbgU5C2BXMlAqUnlVJA9vDX0GPw5sU2MHZwZ2CjRXGg QzCC0JdV1xUjNQOwZzD2kOelNlXGIAfQViAmNQJwxuVW4FOwso V2dQdFI2VTkPdw02BmMOb1N2B2oGdgo5V2UENwgoCXJdNFIzUD kGYg9uDmpTaFxiAGgFMQIgUDIMYlV3BWwLZ1c5UCZSOVUgDzcN PAZvDnNTawdjBmsKbVdpBGcIbwkgXTxSPVAlBjwPZA5gUyFcPQ AlBTYCN1A3DG5VcwUyC2JXOFAgUjpVNQ9zDTAGJQ4zUzcHYAYs CixXZgRjCDcJKF14UmJQYAZeDyEOb1M4XCMAagVlAmhQJwxhVX MFZws1VyVQN1IjVSEPdQ1jBmkOZVM%2FBzIGMg%3D%3D). Philippe Astor estime dans ElectronLibre (http://www.generation-nt.com/divers/click.php?url=UToCdQchACIBNAEuByoHdVEnWiUJJwNgXD9a bgNjAXEKe1c7Aj4JNwFnUDJaKlQ0UH8JaAhmVTVYOFUrVhQOZ1 E3Am8HMQA3AWMBZAdrB3ZRfVpmCT8DKFw2WnMDLQE0CjpXbAJ9 CS4BYFB8WmtUYVBo) que la nouvelle formulation ajoute à la confusion et ne satisfera pas les défenseurs de l'amendement du temps où il était numéroté 138.
Internet est reconnu " dans la pratique de la liberté d'expression et de l'accès à l'information et à l'éducation ", étant indiqué que " toute restriction imposée dans l'exercice de ces droits fondamentaux doit faire l'objet d'une décision par un tribunal indépendant et impartial établi par la loi dans le respect de la procédure tel qu'elle est définie dans l'article 6 de la Convention pour la protection des droits de l'homme et des libertés fondamentales ".
Selon Philippe Astor, l'Hadopi qui est constituée de magistrats pourrait très bien être considérée comme un tel tribunal indépendant établi par la loi. Il souligne par ailleurs le caractère non contraignant pour les États membres.
:couto:
"un tribunal indépendant et impartial établi par la loi dans le respect de la procédure tel qu'elle est définie dans l'article 6 de la Convention pour la protection des droits de l'homme et des libertés fondamentales "
L'Hadopi est un organisme administratif et non judiciaire : ses membres, même magistrats en retraite, sont nommés par le gouvernement et non pas par ses pairs comme pour la justice.
En conséquence il me semble difficile de prétendre qu'il soit "indépendant" et "impartial" car ses membres peuvent être virés à tous moments par le pouvoir.
Il y a peut être une piste pour rendre l'Hadopi hors des droits de l'homme et des libertés fondamentales. A creuser...
Reste aussi le Conseil Constitutionnel, on ne sais jamais (le PS a promis de le saisir)...
Les plus gros téléchargeurs illégaux de musique sont aussi les plus gros consommateurs de musique achetées :
La rengaine commence à être connue. N’en déplaise aux partisans d’Hadopi ou aux parties plaignantes du procès Pirate Bay, les plus grands consommateurs de morceaux illégalement téléchargés seraient également les plus grands acheteurs de musique légale. Une étude canadienne (http://www.ecrans.fr/Pirater-plus-pour-acheter-plus,2499.html) l’avait déjà suggéré en 2006, et une autre étude norvégienne vient d’aboutir à une conclusion similaire.
Effectuée par les chercheurs de la BI Norwegian School of Management (http://www.bi.no/), l’étude a été conduite en novembre 2008 sur 1901 individus âgés de plus de 15 ans originaires de pays différents. Parmi les limites de l’étude, on peut noter l’absence de prise en compte de services d’écoute légale en ligne comme Spotify (qui sera inclus dans la prochaine étude de l’Ecole, prévue pour le mois de mai). Bonne nouvelle par contre pour la crédibilité de l’étude : d’après The Guardian (http://www.guardian.co.uk/music/2009/apr/21/study-finds-pirates-buy-more-music), les chercheurs ont exigé des justificatifs d’achats aux sondés se déclarant acheteurs de musique. On apprend ainsi que les amateurs de téléchargement illégal (notez que les questions de l’étude optaient pour le terme « gratuit » à la place de « illégal ») ont dix fois plus de probabilité d’acheter de la musique que les novices du peer-to-peer.
Un discours qui passe mal auprès des majors. Interrogé par le quotidien norvégien Aftenposten (http://www.aftenposten.no/kul_und/musikk/article3034488.ece) (traduction Google disponible ici (http://translate.google.com/translate?prev=hp&hl=en&js=n&u=http%3A%2F%2Fwww.aftenposten.no%2Fkul_und%2Fmusi kk%2Farticle3034488.ece&sl=no&tl=en)), Bjørn Rogstad, de EMI, déclare : « ce qui est vraiment sûr, c’est que la consommation de musique augmente, mais les revenus de l’industrie diminuent, et ça ne peut s’expliquer que par l’importance du piratage face aux ventes légales ».
Paradoxalement, cette mise en doute du lien de cause à effet entre téléchargement massif et achats de musique est partagée par Cory Doctorow, romancier, blogueur et spécialiste des questions de copyright. Pour lui, il convient de ne pas faire d’amalgame. Sur le site BoingBoing (http://www.boingboing.net/2009/04/20/norwegian-p2p-downlo.html), il explique qu’il a effectivement constaté que les gros téléchargeurs sont généralement les premiers à assister aux concerts, jouer de la musique, faire des playlists à leurs contacts... D’après Doctorow, l’effet incitatif du P2P est tout relatif, et le lien entre téléchargement illégal et achats légaux est avant tout révélateur des spécificités du comportement des mélomanes.
« Si vous faîtes partie des 20% de fans qui achètent 80% des disques, vous êtes probablement dans les 20% de téléchargeurs qui téléchargent 80% de la musique, les 20% de spectateurs qui achètent 80% des places de concerts, etc. », explique Doctorow. Conséquence implacable : « Cela veut dire que lorsque l’industrie du disque cible les “pires délinquants” dans ses campagnes contre le téléchargement, les gens qu’elle attaque sont ceux qui dépensent le plus pour la musique ». Et par la même occasion, souvent ceux qui la feront demain, comme notre cher André Manoukian l’avait avancé en déclarant (http://www.ecrans.fr/Andre-Manoukian-La-loi-Creation-et,6480.html) : « si le Net a bouffé l’industrie du disque, il a rendu la créativité aux mômes. (...). Les jeunes Français qui font de la musique se sont emparés de tout l’héritage musical grâce au Net... Et ça donne des choses qu’on n’aurait pas entendues il y a sept ans. » Gare à l’Erreur Terrible de Casting pour les pirates, donc.
Zut alors, je suis dans le lot j'imagine. Je vais devoir arrêter de downloader 30 groupes indie rock inconnus du grand public pour ensuite acheter en import ou sur des sites et labels liés les disques parce que je suis un méchant pirate.
Ah oui, mais on s'en fout, car mes groupes sont des groupes indie et alternatifs, du coup, ils sont pas signés chez Barclay et Universal. Mais je suis quand même responsable du coup de la baisse des ventes de Johnny et ses copains du coup. Car je suis un gros téléchargeur. La logique humaine, c'est imparable.
Des députés UMP plutot rigolos, contre l'homosexualité massive et contre Hadopi dans le même temps :
Vanneste, toujours contre les homos mais aussi contre Hadopi !
Publié le 14 avril 2009 par Veryfriendly (http://www.paperblog.fr/users/veryfriendly/) http://media.paperblog.fr/i/181/1815633/vanneste-toujours-homos-hadopi-L-1.jpeg
Christian Vanneste était l'invité de France Info, dont Rue89 est partenaire. Le député UMP est revenu sur ses propos sur l'homosexualité : selon lui, « c'est dangereux pour l'humanité ».
Mais tout en dénonçant la « décadence », il s'enthousiasme pour « le fouillis créatif » du Web et combat son propre parti sur la loi Hadopi. Quelle logique...!
Est-ce le même homme qui s'oppose catégoriquement au projet de loi Hadopi ? A l'Assemblée nationale, Christian Vanneste est notamment intervenu pour une amnistie des sanctions pour téléchargement illégal jusqu'à la promulgation de la loi.
Le député UMP du Nord s'est fait connaître du reste de la France en 2004 avec cette déclaration à La Voix du Nord sur l'homosexualité : « J'ai dit qu'elle était inférieure à l'hétérosexualité. Si on la poussait à l'universel, ce serait dangereux pour l'humanité. ». Il utilisait selon lui un argument démographique : « J'ai employé et je l'ai regretté -je l'ai d'ailleurs retiré- le mot “inférieur”, qui ne visait pas du tout les personnes mais les comportements, d'une façon mathématique. Je disais : “Vous pouvez universaliser le comportement hétérosexuel mais vous ne pouvez pas universaliser le comportement homosexuel, il est donc inférieur mathématiquement.” »
Allant même jusqu'à citer Freud, comme pour obtenir un appui reconnu: "L'homosexualité est liée, tous les psychanalystes le savent, à une forme de narcissisme. Le premier psychanalyste qui soit [Freud] était très clair à ce sujet. On considère bien que l'homosexualité est une erreur de parcours du développement de la personnalité sexuelle."
Christian Vanneste est donc résolument anti-Pacs, anti-homoparentalité et pro-mariage. Il prend la défense de Benoît XVI, en dénonçant une transformation de l'amour en « acte mécanique pour lequel il faut être muni d'accessoires artificiels ». Un journaliste démonte l'offre légale des majors qui est actuellement proposée et qui justifie "le téléchargement illégal condamné vu qu'on vous propose du super téléchargement légal" : c'est une expérience unique donc un peu rapide, mais ça a le mérite de rappeler à beaucoup dont moi les galères de la VOD et de toutes ces pseudos offres proposées par les majors sur le net (le seul m'ayant convenu pour le moment personnellement étant le itunes store d'Apple, et encore, ceux qui n'ont pas de lecteur m4a vont raler) :
Un jour, au 21ème siècle, en 2009, je tente une petite soirée télé en famille. Pour cela, je compte sur les services de VOD de ma belle box triple play afin de trouver un bon film. Allez-y, envoyez la HD, je suis prêt à payer !
Quelle déception ! L’offre (légale) de vidéo à la demande est d’une indigence à pleurer. Presque uniquement des films que l’on a déjà vus ou que l’on n’a pas envie de voir. On croit avoir du cinéma à domicile et on se retrouve dans un vieux ciné-club de campagne.
Je commence par Free Home Video (films et séries illimitées moyennant quelques Euros par mois). Le programme est prometteur. Jugez putôt : Panic Room, Mister C, Les ex de mon mec, Miss Detective, Terreur Point com, La famille Foldingue… Rien que des blockbusters, quoi.
Bon. Je me dis que j’aurais plus de chances sur CanalPlay, le pionnier de la VOD (films payables à l’unité). Mais, là encore, c’est à désespérer : Hancock (déjà vu), La personne aux deux personnes (vu, pas terrible) et une nouveauté toute fraiche : La leçon de piano.
Malgré la mauvaise ergonomie de ces plateformes (inadaptée aux télécommandes), je pousse l’investigation jusqu’à TF1 vidéo. Dans sa grande bonté et dans sa rubrique “Nouveautés”, le premier groupe TV français me propose : 48 heures par jour (jamais entendu parler), Bankgok Dangerous (?) ou bien encore un film dont le titre sonne comme une belle promesse de divertissement familial : Chicago Massacre.
Pendant ce temps, mes sushis ont refroidi et mes enfants commencent à s’énerver.
- Mais papa pourquoi est-ce qu’on ne peut pas voir Coco de Gad Elmaleh ou OSS117 dont tout le monde parle en ce moment ?”
Désespéré, je tente une explication optimiste.
- mes chéris, lorsque vous serez grands, vous vivrez certainement à une époque où vous pourrez voir tous les films que vous voudrez quand vous voudrez et où vous voudrez. Pour l’instant, vous n’êtes encore qu’au 21ème siècle, en 2009, et ce n’est pas possible. Pour notre bonheur, nous aurons bientôt le droit de voir ces films à peine… 4 mois après leur sortie en salles. Il faudra s’en contenter. On appelle ça la chronologie des médias.
Je sens alors poindre dans ma famille comme un soupçon de déception par rapport à cette belle époque technologique dont je ne cesse pourtant de leur vanter les mérites. Ma fille : “mais c’est nul la nologidémédia !”. Je l’avoue, je suis, comme mes enfants, de la génération “tout tout de suite”. Où sont les films récents ? A défaut, où sont les bons gros divertissements familiaux ? Les comédies des années 70-80 ? Les (vrais) blockbusters américains de moins de dix ans ?
Soudain, ma femme en remet une couche : “Est-ce qu’on peut voir La journée de la jupe ?”. Baguettes japonaises dans une main et CB dans l’autre, je tente, sans trop y croire, une petite recherche sur le site d’Arte qui, me semble-t-il, a co-produit le film. Trop tard ! La Jupe était visible pendant une courte période sur le Web mais c’est terminé. Bouh…
Allez, dernière tentative. Pour ma fille, je pars à la recherche de… Mary Poppins sur www.totalvod.com (http://www.totalvod.com/) (c’est pas que je meure d’envie de revoir Mary Poppins mais au moins le sourire de ma souris devant la supernanny qui vole avec son parapluie pourra peut-être nous consoler…). Mauvaise pioche : le film semble disponible sur Orange TV mais je ne suis pas abonné (donc impossible de le regarder sur la télé via ma box) et le site Web où je pourrais peut-être le télécharger ne répond pas à cet instant.
Alors, on fait quoi maintenant ? Mais où est-elle cette fameuse offre légale attractive ?
Les dirigeants de Daily Motion accusent le gouvernement de développer un courant de pensée anti internet en France :
Martin Rogard et Giuseppe de Martino, respectivement directeur France et directeur juridique de la plate-forme vidéo Dailymotion, ne tarissent pas… de griefs à l'encontre de la nouvelle secrétaire d'Etat (http://www.01net.com/editorial/401320/nathalie-kosciusko-morizet-remplace-eric-besson-a-l-economie-numerique/) au développement de l'économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, alias “ NKM ”.
Dans un courrier (http://www.lefigaro.fr/assets/pdf/Dailymotion_NKM.pdf), que s'est procuré Le Figaro, ils accusent la ministre de laisser par défaut se développer en France “ un courant de pensée anti-Internet ”. En cause, le silence, selon eux coupable, de la ministre après les récentes déclarations (toujours très nuancées) du député UMP des Hauts-de-Seine Frédéric Lefebvre.
Le parlementaire, dont la connaissance du Net est somme toute assez relative, (http://www.01net.com/editorial/399942/l-ump-veut-mettre-le-paquet-sur-le-web-2.0/) ne rechigne pourtant jamais à se fendre de jugements définitifs sur le sujet. C'est ainsi qu'il a dernièrement demandé la création d'une commission d'enquête parlementaire (http://www.01net.com/editorial/403684/frederic-lefebvre-demande-une-commission-d-enquete-sur-les-sites-de-streaming/) sur les sites de streaming, à la suite des déclarations de Luc Besson (http://www.01net.com/editorial/403661/luc-besson-denonce-les-complices-du-piratage-/) sur la diffusion illégale de films sur Internet.
“ Tu as une idée, je te taxe, je te régule ! ”
Pour de ne pas s'arrêter en si bon chemin, les dirigeants de Dailymotion épinglent également NKM pour son supposé manque d'entrain à défendre l'économie numérique, notamment lors du récent examen au Parlement du projet de loi sur l'audiovisuel. “ Tu as une idée, je te taxe, je te régule ! Vous créez, nous vous taxons, nous vous régulons ! C'est cela la grammaire des affaires ? Pour nous, entrepreneurs du Net, c'est là une conjugaison bien malheureuse ”, fustigent les deux compères.
La ministre n'a pas tardé à réagir dans un communiqué et sur sa page Facebook. Selon elle, l'un des deux signataires, Martin Rogard qui “ fut conseiller du ministre de la culture à l'époque du fiasco qu'a été la loi DAVDSI [sic], ancêtre de la loi Hadopi ”, n'est pas l'acteur de l'Internet le mieux placé pour écrire une telle lettre.
“ A l'heure où Internet est trop souvent et injustement mis en cause, comme un havre de brigands et de criminels, ou comme le responsable de toutes les faillites, les défenseurs d'Internet, de son bon usage, comme moi et, j'en suis sûre, comme Martin Rogard, feraient mieux de s'unir plutôt que de polémiquer on se demande bien pour le bénéfice de qui... ?? ”, écrit une Nathalie Kosciusko-Morizet apparemment piquée au vif.
De la même ministre, une version "uncut" de son interview sur Hadopi publiée dans le Figaro, avec la démonstration "ajouts/retraits" des services de presse gouvernementaux : http://electronlibre.info/La-vraie-interview-de-NKM,289
(fiabilité de la source ? je me méfie un peu, bien que "Le Figaro" (ohoho le beau journal indépendant), je m'y attendais forcément au tronquage du truc...)
Une lettre ouverte, acide mais non dénuée de sens, d'un membre d'Agora Vox aux 10000 "signataires" de la pétition des artistes pro Hadopi de la Sacem (sur 140000 membres, ça fait pas lourd, pour représenter "les artistes en France" comme aiment à le beugler Albanel en la brandissant à tout bout de champ) : http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/seulement-10000-artistes-sur-les-54804
Et bien sur, la décision de faire passer Hadopi avant l'inceste a fait beugler les assos et les concernés : http://chroniquesjudiciaires.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/04/20/assemblee-nationale-le-match-in-ceste-contre-hadopi.html
L'amendement Bono finalement réintroduit au Paquet Télécom !
Guillaume Champeau - publié le Mardi 21 Avril 2009 à 21h48 -
Pour la quatrième fois consécutive, le Parlement Européen s'est opposé à la riposte graduée. Contre toute attente, mais grâce à la mobilisation des internautes, les députés européens (à l'exception de la droite française) réunis en commission Industrie ont réintroduit mardi soir l'amendement Bono contre la riposte graduée.
La pression des internautes a fonctionné ! Alors que Catherine Trautmann semblait avoir accepté l'idée d'un compromis avec le Conseil européen, la Commission Industrie du Parlement européen a adopté mardi soir à une très large majorité (40 voix pour, 4 contre, 2 abstentions) la réintroduction de l'amendement 138/46 (dit amendement Bono - Cohn-Bendit) dans le Paquet Télécom.
L'amendement voté est exactement le même qu'avaient adopté les députés européens à 88 % des voix, c'est-à-dire qu'il dispose dans un article qu'aucune "restriction aux droits et libertés fondamentales des utilisateurs finaux (d'internet) ne doit être prise sans décision préalable de l'autorité judiciaire". Dans l'après-midi, le Conseil avait proposé d'ultimes versions corrigées, qui ont toutes été rejetées par Catherine Trautmann, remontée mardi soir par la pression des internautes qui se sont mobilisés de toute l'Europe.
"Encore une fois, l'ensemble des députés de la Commission Industrie du Parlement européen a voté l'amendement 138 à l'exception de la droite française, reflet de son archaïsme", a commenté l'eurodéputé Guy Bono. "Il est incroyable de voir que Nicolas Sarkozy est prêt à bloquer un accord européen aussi important pour faire plaisir à ses amis du Fouquet's !", a-t-il ajouté.
Concrètement, tout repose maintenant dans le vote des députés européens en séance plénière, qui devraient s'exprimer le 5 mai au matin. De son côté, la France espère parvenir à un vote sur le projet de loi Hadopi à l'Assemblée Nationale... le 5 mai dans l'après-midi. C'est donc à quelques heures près que le sort de la loi Création et Internet devrait se jouer, au moins politiquement. Si l'amendement européen est confirmé avant le vote français, la riposte graduée en France pourrait être remise en cause.
"Si le gouvernement français veut un accord sur le Paquet Télécom, il doit renoncer au nom de l'intérêt général européen aux dispositions liberticides du projet de loi Hadopi", a prévenu Guy Bono. Si le Parlement Européen confirme en plénière, la France n'aura en effet pas d'autre choix que d'accepter l'amendement Bono et ses conséquences pour la riposte graduée, ou de rejeter l'ensemble du Paquet Télécom, qui porte sur des enjeux industriels considérables pour l'Europe. S'il choisit cette dernière option, en provoquant une conciliation, le texte serait retardé d'au moins six mois, après les élections européennes.
Pour Jérémie Zimmermann, porte-parole de la Quadrature du Net, "les citoyens européens se souviendront de cette position courageuse. Les membres du Parlement européen ont fait honneur à leur mandat en se dressant courageusement pour les droits et libertés des citoyens. C'est une gifle de plus contre la loi de Nicolas Sarkozy -- la loi « HADOPI » instaurant la riposte graduée -- et un signal fort : personne en Europe ne souhaite que soit adoptée une telle législation allant à rebours du progrès, des droits des citoyens et du bon sens."
Catherine Trautmann a cependant ouvert la porte mardi soir à une toute dernière chance de négociation, par la voie d'amendements qui pourraient être présentés lors de la séance plénière. Mais la gauche française, vent debout contre cette idée, a juré qu'elle introduirait de nouveau l'amendement Bono sous la forme d'un amendement si une telle négociation devait être encore proposée.
Source : http://www.numerama.com/magazine/12699-L-amendement-Bono-finalement-reintroduit-au-Paquet-Telecom.html
Europe : l'amendement Bono à nouveau confirmé, les réactions
Un vote marteau qui rend dingue
La Quadrature du Net n’aura pas tardé à réagir au vote de l’amendement 138 renuméroté 46, plébiscité aujourd’hui en commission ITRE (Industrie, Recherche et Énergie). « Une fois de plus, le Parlement européen a démontré qu'il peut résister aux pressions et se battre pour les droits et libertés des citoyens » a exposé le collectif citoyen qui se félicite du vote à 40 contre 4 au profit de ce texte.
Des répercussions politiques pour le projet de loi Hadopi
Cet amendement a des répercussions politiques sévères en France dans le débat autour du projet de loi Création et Internet puisqu’il interdit de porter atteinte aux droits et libertés fondamentaux sans recours préalable à une autorité judiciaire, sauf cas particulier (atteinte à la sûreté de l’État, etc.). Or, si l’accès à Internet est considéré comme faisant partie de ces dispositions de premier rang, soit directement soit via la liberté d’information, ou la liberté de communication, l’amendement en question ajoute un sérieux grain de sable à la mécanique de la riposte graduée française, pierre angulaire du projet de loi Hadopi.
L’objectif du texte tricolore contre le piratage est en effet de se passer sèchement de l’intervention préalable du juge. L’étape judiciaire y est considérée comme coûteuse en temps, en argent, et peu fiable puisque très indépendante. Seule son éviction permet alors le mitraillage de masse et l’automatisation, et d’atteindre les objectifs claironnés par Christine Albanel au Parlement : chaque jour 10 000 lettres de menace, 3000 lettres recommandées, 1000 décisions allant jusqu’à la coupure d’Internet pendant un an devront être prises par une commission... de trois personnes.
Un vote confirmé en session pléinière ?
A l’échelon européen, rien n’est toutefois bouclé en attendant le vote définitif début mai en session pléinière : « il faudra s'assurer dans la suite des débats que ce vote sera confirmé en session plénière » souligne encore ce soir Jérémie Zimmermann, de La Quadrature du Net pour qui, c’est sûr cette position est avant tout « une gifle de plus contre la loi de Nicolas Sarkozy - la loi HADOPI instaurant la riposte graduée - et un signal fort : personne en Europe ne souhaite que soit adoptée une telle législation allant à rebours du progrès, des droits des citoyens et du bon sens. » Philippe Aigrain, autre cofondateur de La Quadrature, poursuit : « nous allons suivre avec une très grande attention les négociations du Comité de conciliation, afin qu'il soit impossible pour le Conseil de mettre en danger les autres aspects du Paquet Télécom tel l'Internet égalitaire. Le moment est venu pour les États membres de réaliser que l'économie et la société peuvent ensemble bénéficier d'une infrastructure ouverte et d'une réaffirmation forte des droits. »
Une réaction attendue de la France
Autre acteur à réagir ce soir, Guy Bono, « père » de l’amendement 138, qui applaudit lui aussi la réintroduction de l'amendement 138 dans le Paquet Télécom. « Encore une fois, l'ensemble des députés de la Commission Industrie du Parlement européen a voté l'amendement 138 », exception faite de la France. Guy Bono constate cependant que malgré ce vote, le Conseil, sous la pression des autorités françaises, a rejeté encore aujourd'hui toutes les propositions de compromis faites par le Parlement européen sur le Paquet Télécom. D'ultimes négociations, en clair pressions, sont encore possibles pour démonter ce fameux amendement que l'Elysée ne veut pas, au moment même où le projet de loi Création et Internet sera justement voté.
L’eurodéputé réitère son incompréhension dans ce dossier puisque les débats autour de l’amendement 138/46 parviennent à bloquer à eux seuls tout le fameux Paquet Télécom, un lot de directives représentant plusieurs milliards d’euros pour l’économie européenne. « Si le gouvernement français veut un accord sur le Paquet Télécom, il doit renoncer au nom de l'intérêt général européen aux dispositions liberticides du projet de loi Hadopi » estime sans détour Guy Bono.
Source : http://www.pcinpact.com/actu/news/50476-amendement-europe-vote-loi-hadopi.htm?vc=1&p=2#vc
La glorieuse guérilla contre la loi HADOPI n'est donc pas terminée. :p Hop, un petit coup dans les cotes, en-dessous de la ceinture (c'est autorisé du moment que vous avez en face de vous un tyran. :ange:) et un autre sur les jambes !
-Cette loi va coûté des millions d'euros et ne rapportera pas un sous aux artistes, les gens n'iront pas plus en magasins payer 20 euros pour une chiasse de CD ( dont seulement quelques centimes sont reverser aux artistes eux même ).
-Cette loi est inutile et facilement contournable par les internautes car elle ne concerne que le P2P, il y a des dizaines de moyens de passer en travers ( Sites de telechargements, Board privé, Connections Proxy, VPN ... ).
http://www.lepoint.fr/actualites-technologie-internet/2009-04-23/telechargement-illegal-les-eurodeputes-votent-a-nouveau-contre-la-loi-hadopi-albanel-s/1387/0/336853
2e vote européen, 2e échec français : le Paquet Télécom et son amendement Bono ont bien été votés à majorité écrasante, avec uniquement la France contre, et qui tente de faire pression par tous les moyens, sans succès.
Et pourtant, Albanel s'accroche, persiste, et on revote la loi le 29 avril.
Etanasor
24/04/2009, 00h49
Pire qu'un vaudeville cette histoire, qu'ils acceptent de perdre et basta, ils commencent à devenir lourd à force.
Ils n'accepteront rien du tout. Parce que Sarko et ses potes enragent. Et que si l'autorité est judiciaire, elle ne pourra plus être nommé comme ils le désirent par le gouvernement.
Or, l'Hadopi, c'est avant tout une histoire de placement de camarades de majors dans le but d'intérêts personnels, tu penses vraiment qu'après avoir été disséquée en long en large et en diagonale pendant 6 mois par x organisations et un constat unanime d'inutilité et de désuétude, cette loi ait vraiment un objectif de "protection des artistes" ?
Seriously.
Et puis il y a l'image : mauvais perdant préfère forcer le blocus plutot que de s'avouer vaincu :
À l'Elysée on est vert de rage devant la tournure des événements, et on tente coûte que coûte de forcer le passage en jouant sur le calendrier. On sait bien que si la loi était définitivement enterrée, cet échec entâcherait sévèrement les postures volontaristes auxquelles la population est habituée ; et le pas en arrière mettrait en situation délicate tous les autres projets de loi controversés comme la LRU. Les prochaines semaines promettent de sentir le soufre.
Déja qu'ils ont perdu le soutien de quasimment n'importe qui sachant se servir d'un ordinateur normalement, leur crédibilité est mise à mal très séverement. Et avec les élections européennes qui s'amènent, l'UMP va prendre cher coté attractivité des jeunes, et se récolter des bras d'honneur en série. Raison pour laquelle la loi divisait aussi dans l'UMP et les députés de droites demeuraient extrêmement frileux à l'égard du projet de loi, jusqu'à faire que Sarkozy vienne beugler en engueulant ses trouffions pour qu'il les suive, et en menaçant de sévir sur les privilèges parlementaires si ils n'exécutentt pas ses 4 volontés.
Retournement suivant : on réinstaure la double peine : les accès internet coupés devront être payés quand même :
Petite surprise pour le texte du projet de loi de diffusion et protection de la création sur Internet qui sera de retour à l'Assemblée nationale le 29 avril avec ce qui est qualifié de double peine, à savoir le paiement de l'intégralité de l'abonnement à Internet malgré sa suspension pour cause de téléchargement illégal.
Le texte du projet de loi Création et Internet ou de protection de la création sur Internet a d'abord été adopté par le Sénat en octobre 2008 puis par l'Assemblée nationale le 2 avril 2009. Des divergences sont apparues entre les deux chambres parlementaires et une Commission Mixte Paritaire ( CMP ) a été chargée de dégager un texte de compromis qui le 9 avril 2009 a été adopté par le Sénat mais rejeté par l'Assemblée par 21 voix contre 15. Un énorme coup de tonnerre tant l'affaire semblait entendue.
Comme ce texte voulu pour lutter contre le téléchargement illégal tient particulièrement à cœur du gouvernement, il a été réinscrit très rapidement pour nouvelle lecture à l'Hémicycle et commencera à être discuté dès le mercredi 29 avril 2009. En toute logique, le texte aurait dû réapparaître sous sa forme la plus proche de celle adoptée par les députés le 2 avril et donc avant ce qui a été ressenti comme un durcissement par la CMP. Nouvelle surprise pour un dossier qui n'en manque décidément pas, la Commission des Lois de l'Assemblée nationale n'a pas souscrit à cette logique.
Dès demain, le texte sera de retour à l'Assemblée avec notamment la double peine qui avait pourtant été retirée par les députés. Par double peine, une dénomination employée par les opposants, le texte entend le paiement de l'abonnement à Internet dans sa totalité alors que celui-ci a été suspendu pour raison de téléchargement illégal. Début avril les députés avaient voté à l'unanimité des amendements prévoyant que seul l'accès à Internet pouvait être suspendu dans le cadre d'offres groupées ( Internet, téléphonie, télévision ) et que dès lors son paiement ne devait plus être opéré. De l'ordre de 7 à 10 euros par mois avait estimé la ministre de la Culture pour une offre triple play mais les FAI avaient exprimé leur mécontentement.
Outre ce retour de la double peine, c'est aussi la fin de l'amnistie voulant que les délits de téléchargement illégal intervenus dans une durée de plus de six mois avant l'application de la loi soient oubliés ( tombant théoriquement sous le coup de la loi DADVSI ). La fenêtre d'exploitation à quatre mois pour les DVD et la VOD a par ailleurs été confirmée.
Avec le rassemblement des troupes sonné par l'UMP, la forme la plus répressive du texte a de fortes chances d'être adoptée par l'Assemblé nationale le 12 mai. Le texte sera alors soumis au Sénat et dans l'éventualité d'un nouveau désaccord via des modifications apportées, le texte reviendra devant les députés qui auront le dernier mot.
Rappelons toutefois que le Parti socialiste prévoit un recours devant le Conseil Constitutionnel et que l'obstacle européen continue de se dresser avec l'introduction de l'amendement 46 (http://www.generation-nt.com/hadopi-paquet-telecom-amendement-138-bono-actualite-485941.html) au Paquet Télécom selon lequel : " aucune restriction ne peut être imposée sur les droits fondamentaux et les libertés des utilisateurs, sans la décision préalable des autorités judiciaires ". L'Hadopi qui chapeaute la riposte graduée à la française est une autorité administrative et l'accès à Internet est bel et bien un droit fondamental dans l'esprit des eurodéputés.
Plusieurs analyses explorent également le problème de la sécurisation des réseaux future : les entreprises et les particuliers ne voient pas pourquoi au nom d'une loi contre le téléchargement le gouvernement aurait accès au fliquage de leurs réseaux privés et du contenu de ce qui y circule, et après les réseaux P2P qui distribuaient outils de ghosting et cryptaient leurs données, c'est au tour des boites et des particuliers de commencer à se terrer. Motif principal : puisque n'importe quel pirate malin peut détourner le fliquage des IP et faire accuser d'autres personnes et qu'aune présemption d'innocence n'existe dans la loi Hadopi, alors il faut se verrouiller à toute forme d'intrusion extérieure, quitte à ce que ce soit le gouvernement. Ces analyses ne sont pas des provocations mais des critiques : le surcout pour mettre en place des réseaux de protections fermés a été estimé de 10000 à 20000€ pour chaque entreprise, selon les paramètres : http://pro.01net.com/editorial/501195/hadopi-engendre-un-surcout-de-10-000-a-20-000-euros/
Vous vous souvenez que l'UMP avait volé à MGMT une de leurs chansons pour leurs meetings sans leur demander et proposé ensuite un euro symbolique de dédommagement ? MGMT n'a pas laché le bout et a attaqué l'UMP par son éditeur. Résultat des courses, un arrangement amiable ("seulement" 30000€ d'amende, reversé à un fond de lutte pour le droit moral) et un parti politique qui perd toute crédibilité quand il fait le malin avec sa loi :
Hadopi : l'UMP, parti pirate !
Pour avoir utilisé sans autorisation le titre Kids, du groupe new-yorkais MGMT, l'UMP a obtenu de ne payer «que» 30000€ de dédommagement, selon France Info. Alors que le parti majoritaire défend bec et ongles une loi anti-piratage jugée injuste, sa crédibilité sur la Hadopi en prend un coup !
Quelle idée d'accompagner l'entrée en scène de Jean-Pierre Raffarin à la Convention nationale de l'UMP du 24 janvier avec le dernier tube revival seventies du groupe MGMT sans autorisation ? Au delà de l'évidente faute de goût, l'idée n'était pas très maligne à la veille de la présentation d'un texte de lutte contre le piratage à l'Assemblée nationale !
Comme par un fait exprès, c'est la semaine où la loi Hadopi, rejetée une première fois, repasse au Parlement que la conclusion tombe : l'UMP devra s'acquitter de 30000€ de dommages et intérêts (plus 2500€ de frais d'avocats) auprès des membres de MGMT, comme nous le révèlent nos confrères de France Info (http://www.france-info.com/spip.php?article284797&theme=9&sous_theme=11#).
Le clip de Kids, de MGMT, la chanson utilisée sans autorisation lors de la Convention nationale du 24 janvier de l'UMP
Un règlement à l'amiable qui a évité un procès au pénal pour contrefaçon — délit puni de 3 ans de prison et 300000€ d'amende. La somme n'a pas été encaissée par le groupe qui souhaite la verser à un organisme de protection du droit moral. Il faut dire qu'avec les universités d'été des partis politiques qui approchent, mieux vaut se prémunir contre les pirates !
Sarkozy parle aux artistes (ahaha) :
Pas d'amnistie pour le P2P
Selon l’agence AP, un autre amendement gouvernemental a repoussé ce que les députés avaient adoptés lors du premier round : l’amnistie des P2Pistes. Un débat qui s’annonce là aussi vif puisqu’on a appris en fin de journée qu’Alain Suguenot allait redéposer demain son texte (http://www.pcinpact.com/actu/news/50567-amendement-beatles-suguenot-amnistie-hadopi.htm).
Un texte voté mi-mai
Tout l’objectif de la Commission des lois aujourd'hui fut de fournir un texte aussi fidèle que possible à celui qui avait été arbitré en commission mixte paritaire. Le texte sera examiné en premier lieu par l’Assemblée nationale, avant d’être examiné par le Sénat. En cas de divergence, le projet repartira par la navette devant les députés pour un vote définitif. Autant dire, une ultime étape à risque alors que Nicolas Sarkozy, en présence de son épouse Carla Bruni – elle-même chanteuse – a promis voilà quelques jours à une soixantaine de personnalités (dont Michel Jonasz, Françoise Hardy, Eddy Mitchell, Jean Reno, Jean-Jacques Beineix, Claude Lelouch, Bertrand Tavernier…) que le texte passerait bien, le président n’étant pas décidé à « légaliser le vol au supermarché de la création ».
Des députés en rang d'oignon
Message transmis à Jean François Copé qui a envoyé une lettre (http://www.pcinpact.com/actu/news/50553-depute-jean-francois-cope-hadopi.htm) à tous les députés de son camp afin de leur expliquer que « désormais [ce n’est] plus la teneur de ce texte qui est en cause. Ce qui importe c'est le problème politique créé par son rejet surprise et par le comportement absurde de l'opposition ». Les parlementaires sont donc invités à voter les yeux fermés un texte aux lourdes conséquences pour l’avenir des nouvelles technologies et des libertés numériques.
De nouveaux Etats généraux?
Autre nouvelle: Nicolas Sarkozy a évoqué la possibilité de tenir «dans les mois qui viennent» des «Etats généraux de la création» sur les questions de protection des droits dans les nouvelles technologies. Le but? S’attaquer au «piratage industriel» à partir d'Internet, qui n'est pas réglé par le projet de loi.
Aussitôt, Christian Paul, député socialiste anti-Hadopi, s’est fendu d’un communiqué tonitruant: «On aurait pu attendre à l’Elysée le signal de l’armistice, la fin des contresens et la recherche commune, par un dialogue ouvert à tous, de solutions acceptables. Bien au contraire, le Président s’auto-proclame lobbyste en chef du show-business, piétine les arguments divergents et rejette toute recherche de l’intérêt général. Nicolas Sarkozy fait le show, mais il ne fait pas le job.»
Nicolas Sarkozy tient, lui, à réaffirmer un calendrier: il espère «une adoption définitive (…) par les deux chambres (Sénat et Assemblée, ndlr) le 14 mai».
La loi Hadopi transforme également absurdement le débat : les députés ne se mobilisent plus pour la loi mais parce qu'ils ont peur de se voir retirer leurs privilèges, du coup on assiste à des présences anodines exceptionnelles :
Lundi 27 avril, 18h30. L'assemblée nationale paraît vide. C'est lundi, jour où les parlementaires sont en général dans leurs circonscriptions. Mais le calme est trompeur. Dans le huis-clos de la commission qui revoit le projet de loi Hadopi sur l'encadrement du téléchargement, une trentaine de députés s'épuisent depuis des heures à ciseler une nouvelle version de ce texte, rejeté à la surprise générale le 9 avril dernier.
Le nivernais (PS) Christian Paul sort de la réunion comme on sort d'un match de boxe : "C'était très dur. Il y avait une volonté de durcissement du texte manifeste, comme si le gouvernement voulait montrer qu'il reprend en main la majorité". Un moment, poursuit Paul, il était même question dans un amendement de cibler la correspondance par mail pour traquer d'éventuels téléchargements utilisant le canal des pièces-jointes. Cet amendement a finalement été retiré par la majorité. Au cours du débat, il y a même eu quelques noms d'oiseau échangés entre participants ("fasciste!").
Dans la salle, des députés qu'on ne voyait jamais en commission étaient, en tout cas, présents. La droite avait fait le plein.
Conformément à la réforme du travail législatif, c'est désormais le texte révisé en commission qui sera examiné demain mercredi dans l'hémicycle. Les socialistes préparent-ils un nouveau coup, demain ?
Du coup, certains évoquent déja le retour au mandat unique : http://www.lefigaro.fr/debats/2009/04/28/01005-20090428ARTFIG00015-la-tentation-du-mandat-unique-.php
Jacques Attali fait 10 propositions alternatives à Hadopi :
Outre la lettre de Christian Pau (http://www.pcinpact.com/actu/news/50561-christian-paul-depute-nievre-kassav.htm)l qui préconise notamment la mise en place d’une ponction de 3 euros par abonnement pour financer la création, une autre contribution est à lire aujourd’hui. Cela se passe du Slate.fr (http://www.pcinpact.com/link.php?url=http%3A%2F%2Fwww.slate.fr%2Fstory%2F4 411%2Fhadopi-attali-internet-parlement-gouvernement-dix-propositions) cette fois et elle est signée Jacques Attali. Le personnage dresse dix propositions pour recadrer le débat. C’est à la fois simple, efficace et tranchant.
Après avoir été raillé par une bonne partie des ayants-droit pour ses prises de position concernant la licence globale appliquée à la musique sur Internet, l’ancien conseiller de François Mitterrand, publie un article sur Slate.fr (http://www.slate.fr/story/4411/hadopi-attali-internet-parlement-gouvernement-dix-propositions) dans lequel, il fait "dix propositions pour la musique, le cinéma, le livre, et autres activités artistiques…". Il annonce également qu’une table ronde aura lieu, le réunissant avec Patrick Zelnik, le patron de la maison de disque Naïve (le plus gros des label indépendants français), pour en débattre. Les propositions de l’auteur de Une brève histoire de l’avenir (http://fr.wikipedia.org/wiki/Une_br%C3%A8ve_histoire_de_l%27avenir) tournent toujours autour de la licence globale, c’est à dire un système permettant de rémunérer les artistes via un paiement indirect, la plupart du temps une fraction du tarif d’accès à l’Internet.
Pour résumer, Jacques Attali explique qu’il ne faut pas avoir peur des changements techniques, « À chaque fois, il fut dit par des experts que tout cela conduirait au désastre pour les artistes. À chaque fois, ils ont su en tirer le meilleur, pour créer autrement et se faire mieux connaître ». Il est donc nécessaire de tuer les contrevérités qui sont déversées, et ce, à l’aide de ces propositions.
Nous ne les déroulerons pas toutes ici, nous vous invitons à lire le papier publié par Slate. Mais signalons quelques bonnes phrases. « La gratuité d'un service pour le consommateur n'entraîne pas nécessairement la non-rémunération du producteur du service. La gratuité pour le consommateur d'un service est l'expression de sa socialisation, pas de l'exploitation du travail de son producteur. Le contribuable paie le professeur ou le policier, qui ne travaillent pas gratuitement ; la publicité paie les gens qui travaillent à la radio ou à la télévision et qu'on écoute gratuitement. En particulier, le musicien ou le cinéaste est, à la radio ou à la télévision rémunéré par d'autres que ceux qui l'écoutent. Et les artistes n'ont pas à s'offusquer de ne pas être payés directement par ceux qui trouvent de l'intérêt à leurs œuvres ».
Ou encore cette proposition selon laquelle « Le téléchargement gratuit est, en soi, un facteur de développement de l'économie de la musique et du cinéma. Les gens qui téléchargent sont les mêmes qui achètent et qui vont au concert. Comme c'est le cas, depuis un siècle, avec la radio. Une étude récente montre même que ceux qui téléchargent, regardent ou écoutent le plus en streaming sont ceux qui, ensuite, achètent le plus de CD ou de DVD ».
Attali revient une nouvelle fois sur cette idée de licence globale, qui donne des boutons à Albanel, alors que la Hadopi étant d’ores et déjà dépassée notamment en raison du basculement au streaming. « Les majors, qui ont déjà compris que la loi Hadopi ne marchera pas, sont en train de mettre en place la licence globale, à leur seul profit, en se préparant à offrir des abonnements spécifiques sur internet qui permettront d'avoir accès à la totalité de leur catalogue, pour un prix forfaitaire, sans que chacun paie pour le film ou la chanson qu'il télécharge. C'est exactement la licence globale, qu'ils font semblant de refuser par ailleurs. Les artistes en seront écartés, s'ils ne sont pas dans ces catalogues. Et même s'ils y sont, ils n'en auront que les miettes ».
Et un député PS soutenant la licence globale répond à un groupe qui l'apostrophait à ce propos : http://www.pcinpact.com/actu/news/50561-christian-paul-depute-nievre-kassav.htm?vc=1
Alors qu'à l'inverse, les lobbystes de l'industrie cinéma/audio beuglent contre Martine Aubry et le PS :
Dans une lettre ouverte, la première secrétaire du Parti socialiste est prise en grippe par des ayants droit du domaine de la musique et du cinéma, déçus de l'attitude des députés de l'opposition ayant abouti au rejet du projet de loi Création et Internet le 9 avril dernier.
http://img2.generation-nt.com/martine-aubry_00C4000000337651.jpg
À l'approche du retour du projet de loi Création et Internet à l'Assemblée nationale, les pressions commencent à se faire fortes et les partisans du texte parmi les ayants droit critiquent vertement l'attitude du parti socialiste. Le rejet du texte début avril a visiblement été mal digéré.
" Le coup de théâtre du 9 avril, qui pourrait engendrer de graves conséquences dans les relations entre le monde de la Culture et le Parti Socialiste, est très regrettable car cet acte a été accompli au mépris de la défense de la création, des droits d'auteur, de notre diversité culturelle ", peut-on lire dans une lettre ouverte adressée à Martine Aubry et à l'initiative de l'Association des Producteurs de Cinéma (http://www.generation-nt.com/hadopi-parti-socialiste-lettre-ouverte-actualite-728051.html#) et de l'Union des Producteurs Phonographiques Français Indépendants. Notre confrère Numerama (http://www.generation-nt.com/divers/click.php?url=AGtSJVJ0AyEMOQAvVnsGdAVzD3BecFw0DHYG OgBmDnhVN1I8V2RWKgFtAW5XOFJ4AW1eNwluB2APelJqBmsPbg AsUmBSMgNmDDYAOFZ5BksFZQ9jXjFcKgxqBnoAdg5kVTNSfFdm VmEBYAF1VzRSPgFuXjMJJAdlD2VSLgZpD2QAYVIzUnkDIgwuAG VWIAYuBWUPfl4%2FXDQMdwYkAC4OblUkUj5XbFZwASMBZFc2Ui UBaV4gCWwHbw90Ui4GZA8mAE5SMFJyAyUMagBuVjEGLgVFD3Je PFwoDHoGeQBrDn5VO1I9) l'a publie dans son intégralité.
Cette missive signée par un panel d'artistes et de producteurs parmi lesquels Guy Bedos, Gérard Jugnot, Jean-Paul Rappeneau ou encore Jean Rochefort pour les noms les plus connus du grand public mais aussi des associations comme le Syndicat National de l'Édition Phonographique, la Société Civile des Producteurs Phonographiques, le Syndicat de l'Édition Vidéo Numérique... se veut l'expression de leur " colère " vis-à-vis des positions défendues par le Parti socialiste.
La licence globale que le PS a tenté de réintroduire sous l'appellation contribution collective est notamment fustigée :
" La licence globale ou contribution créative consiste à instituer un forfait obligatoire, qui devrait être versé par tous les abonnés à l'Internet, contre un droit d’utilisation sans limites et sans cadre de toutes les œuvres cinématographiques, musicales et bien d'autres encore. Une telle mesure irait à l'encontre de toute régulation de nos secteurs culturels, en particulier celui du cinéma, qui figurent parmi les plus dynamiques au monde mais sont également fragiles. "
Selon les signataires de la lettre :
" Nous avons le sentiment que le Parti socialiste, celui-là même qui était porteur de la loi Lang du 3 juillet 1985 sur les droits d'auteur et les droits voisins, a décidé de tourner le dos au monde de la création et des industries culturelles. "
Jean Rochefort et Gérard Jugnot :lol: ...
En réponse du coté du PS, "on ne s'excuse pas de ne pas avoir accepté Hadopi" :
Hadopi ? "C’est une arnaque pour les artistes"
Hadopi-Libération... round 3... fight !
Sans qu’on sache exactement pourquoi, le journal Libération est devenu le théâtre d’affrontements par tribunes interposées entre les camps pro et anti-Hadopi.
Jusqu’à maintenant, le journal avait surtout laissé la parole aux professionnels du secteur (plus spécialement les cinéastes). Mais cette fois-ci, c’est au tour d’une brochette de députés de l’opposition de publier leur prose, justement titrée « On ne s’excuse pas d’avoir rejeté Hadopi ».
Il semble évident que cet article répond en particulier à la tribune des cinéastes pro-Hadopi de mercredi dernier (cf. notre article (http://www.freenews.fr/nat/6692-presse-les-cineastes-pro-hadopi-passent-a-l-attaque.html)). Celle-ci prenait pour cible les députés socialistes en les accusant de tuer la profession, et de ne proposer aucune alternative valable en retour.
Les députés opposés au projet défendent donc leur choix. Les idées avancées sont les mêmes que celles discutées lors des nombreux débats et que l’on retrouve dans tous les argumentaires anti-Hadopi. Les signataires dénoncent « un système qui oppose les auteurs et leur public, alors même que le projet de loi n’offre pas un euro de plus à la création ».
Au-delà du discours partisan, l’article rappelle l’aspect « arbitraire d’une loi qui impose une surveillance généralisée de la Toile » et un simple fait avéré mais toujours nié par le gouvernement : « tous les moyens existent sur Internet pour la contourner ».
On retrouve donc les arguments majeurs du combat anti-Hadopi : l’absence de soutien à la création, l’inapplicabilité technique de la loi, et même l’isolement de la France aux yeux de l’Europe, puisque « juridiquement, les évolutions de la législation européenne [...] contredisent [la loi] dans ses fondements ».
Sont signataires de ces colonnes : Jean-Marc Ayrault, Patrick Bloche, François Brottes, Corinne Erhel, Michel Françaix, Jean-Louis Gagnaire, Didier Mathus, Sandrine Mazetier, Christian Paul et tous les députés socialistes.
Françoise Hardy a aussi ralé quand Hadopi a été strikée. Elle s'est fait huer, et elle répond à nouveau (et les commentaires la conspuent à nouveau) : http://bibliobs.nouvelobs.com/blog/chanson/20090428/12229/loi-hadopi-francoise-hardy-repond-a-vos-critiques-0
De ce que j'ai lu, cette femme parle surtout de "bons" producteurs, "bons musiciens", etc, qui nécessitent de l'argent. Eh bien non, madame, j'ai vu, soutenu et participé à des structures indépendantes, et il ne faut pas nécessairement l'ingé son d'Universal qui bosse pour Johnny et le fils caché de Steve Vaï et Hendrix pour faire de la bonne musique. C'est comme dit que pour rouler en sureté et avec plaisir, il faut obligatoirement avoir une BMW dernière édition. Madame Hardy, je vous crache à la face avec tout le mépris que je peux vous offrir de mon humble personne pas méchante en temps normale, car vous vous foutez du monde, que vous soyez artiste ou pas. Dommage, vos mémoires sur Dylan et les Stones dans Rock'n'Folk étaient intéressantes.
Quand aux manifs dans la rue, les chiffres oscillent entre 100, 300 et 800 personnes, ce qui demeure donc encore très faible, mais avec une manifestation active et soutenue :
Organisée en une quinzaine de jours, la manifestation contre le projet de loi « Création et Internet », ou Hadopi, a réuni quelque trois cents personnes samedi, à Paris. Installés sur une petite place du VIIe arrondissement, à portée de voix de l'Assemblée nationale, ils ont redit, dans un calme empreint bonne humeur, leur opposition au texte qui doit faire son retour dans l'Hémicycle le 29 avril prochain.
Loi inique, liberticide, inefficace et inapplicable, les arguments sont ceux que soulèvent depuis le début de la fronde anti-Hadopi les opposants au projet de loi. Parmi les symboles affichés : un oeil, affublé de la coiffure de la ministre de la Culture, surmonté de l'inscription « Christine is watching you », en allusion au 1984 de George Orwell ; ou les « Hadopi d'or », jeu de massacre invitant les manifestants à faire tomber, à coup de CD gravés et de disques durs, des bidons ornés de portraits d'internautes victimes de la Haute Autorité prévue par la loi.
http://img.clubic.com/photo/000000B402042734.jpg (http://www.clubic.com/afficher-en-plein-ecran-2042734.html)
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Les députés qui avaient le plus fermement ferraillé contre le texte lors des débats à l'Assemblée nationale ont également fait le déplacement. Patrick Bloche (PS), Martine Billard (Verts), Jean-Pierre Brard (GDR, ex-PCF) et Nicolas Dupont-Aignant (non-inscrit, ex-UMP) se sont mêlés pendant une heure aux manifestants. « N'oubliez pas que le vote, ce n'est pas la fin de l'histoire ! », a lancé JP Brard, invitant les manifestants à poursuivre leurs efforts même si le texte est voté à l'Assemblée lors du vote solennel, planifié pour le 12 mai prochain.
http://img.clubic.com/photo/000000B402042736.jpg (http://www.clubic.com/afficher-en-plein-ecran-2042736.html)
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Sur le site Web dédié à la manifestation, 1600 personnes environ avaient fait part de leur intention de venir manifester à Paris. La mobilisation s'est finalement révélée plus faible que prévu mais pour ces opposants au texte de loi soutenu par Christine Albanel et le chef de l'Etat, l'opération n'a rien d'un échec. « On s'attendait à plus de monde », confesse l'un des organisateurs de l'événement, « mais on est tout de même contents : les gens se sont déplacés, des députés sont là, le message passe ». Quelques événements plus ponctuels, de type flashmob, ont également été organisés dans diverses villes de province.
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Point de vue / joute verbale backée d'un président de label indie et membre éminent de la Sacem, sur la Licence globale, qu'il juge immoralle et mauvaise, et sur la Quadrature du Net qu'il juge totalitaire et pas objective :
Mercredi dernier, à une semaine de la reprise des débats sur le projet de loi Création et Internet, vous avez pu admirer dans nos colonnes la joute verbale entre Bruno Lion, gérant de l'éditeur musical indépendant Peermusic et président de la Commission des Variétés (SACEM), entre le député socialiste Patrick Bloche, et Jérémie Zimmermann, le co-fondateur de la Quadrature du Net.
La lettre (http://www.pcinpact.com/actu/news/50491-bruno-lion-methodes-totalitaires-quadrature.htm) du premier (Bruno Lion) était en effet destinée au second (Patrick Bloche),et pointait du doigt les méthodes totalitaires du dernier (la Quadrature du Net), du fait de son wiki décryptant les 10 000 signataires de la pétition organisée par la SACEM pour JaimeLesArtistes.fr.
« Je fais partie de ceux qui croient qu'elle (la loi Hadopi, ndlr) est nécessaire à ce qu'est la réalité de la création dans notre pays, et à ce titre j'ai signé la pétition de la Sacem » commentait Bruno Lion. « Aujourd'hui la Quadrature du Net remet en cause cette pétition, et invite à traquer dans la liste des signataires les INACCEPTABLES et les DISCUTABLES » dénonçait-il à Patrick Bloche.
Le député PS a bien évidemment répondu (http://www.pcinpact.com/actu/news/50495-bruno-lion-quadrature-patrick-bloche.htm) à cette lettre. Morceaux choisis :
« Permettez-moi tout d'abord de constater que la polémique actuelle n'aurait pas cours si cette liste des 10 000 n'avait pas été rendue publique à la veille de l'ouverture du débat parlementaire à l'Assemblée nationale. (...) Cette vérification tire sa légitimité du fait que des artistes se soient exprimés pour contester la loi dite Hadopi alors que leurs noms figuraient en bonne place sur la liste des 10 000. Tout au plus, peut-on s'interroger sur la pertinence de procéder à cette vérification de manière publique et participative. (...) Je constate d'ailleurs que notre critique du texte, point par point, a souvent amené la ministre de la Culture et de la Communication à s'être trouvée à court d'arguments et à avoir fait référence, à plusieurs reprises, à la liste des 10 000 comme principale justification au projet de loi qu'elle défendait. »
Voici donc la réplique de Bruno Lion, qui s'attaque notamment aux alternatives généralement avancées par les anti-Hadopi, c'est-à-dire la Licence Globale et la Contribution Créative.
Cher Patrick Bloche, Monsieur le Député,
Je vous remercie de votre réponse dans laquelle j'apprécie que vous preniez clairement vos distances avec les méthodes de cette association.
Il y a effectivement quelques contre-exemples, mais comme vous le savez, l'immense majorité des créateurs et des professionnels du secteur soutien ce projet de Loi. Ça ne règlera effectivement pas tout, mais c'est un préalable indispensable. Ne vous ayant pas entendu « contester fortement » les pétitions de certaines associations de consommateurs ou groupes d'internautes, je ne comprends pas que vous rameniez à une « pression sur la représentation nationale », cette pétition qui exprime l'opinion ultra-majoritaire des premiers concernés.
Mais l'essentiel est effectivement le fond. Qu'on l'appelle licence globale ou contribution créative, votre proposition traduit certes le sentiment partagé par beaucoup que les FAI doivent partager avec les créateurs, les profits importants qu'ils réalisent bien souvent sur leur dos. Mais votre proposition est massivement rejetée par les intéressés parce qu'elle méconnaît profondément ce qu'ils sont, comment ils fonctionnent, et ce que peut être leur rôle dans la société.
Votre « Contribution créative » ne peut PAS être LA solution, notamment parce qu'elle serait :
- Immorale... Notamment quand elle tend à amnistier les téléchargements illégaux qui ne sont rien d'autre que du vol. Mais surtout, parce qu'elle couperait la chaîne de consentements qui va du créateur au public quant à l'usage de son travail. Le créateur supporte déjà le risque de l'insuccès et de nombreuses limites à ses droits légitimes par ailleurs toujours aussi difficiles à faire valoir. En ce sens, couper cette chaîne de consentements quant à l'exploitation principale des œuvres, ne serait pas une « adaptation du droit d'auteur », mais bien un recul du droit d'auteur.
- Injuste et dangereuse : parce que les sommes ainsi collectées ne pourraient être réparties que par sondage, ce qui favoriserait les « gros » et affaiblirait mécaniquement la diversité culturelle.
- Totalement irréaliste économiquement : vu le nombre d'expressions et de créateurs qui pourraient revendiquer légitimement une part de ces revenus, il n'y a pas de montant acceptable par l'internaute qui permette de financer ce qu'est, peut et doit continuer d'être la diversité, la richesse et le rayonnement de la culture de et dans notre pays. Et passons sur les conséquences internationales qu'elle aurait...
Ce que votre position remet en fait en cause, c'est le pacte entre la société et ses saltimbanques : dans nos métiers, faute de mieux, la société a confié au privé le soin de la faire rêver. Les succès du moment financent ceux de demain… mais aussi de nombreux échecs, et au total un tissu culturel fait de métiers, d'expériences individuelles qui sont la diversité au quotidien. Au moins pour démarrer leurs carrières, les créateurs ont besoin de partenaires qui ont à leur tour besoin d'un cadre juridique qui leur permette si, et seulement si, succès il y a, de rentabiliser leur investissement.
Prenons l'exemple d'Alain Bashung : 20 ans de carrière cahotique avant son premier disque sous son nom, et encore cinq ans avant qu'il ne remplisse l'Olympia. Et qui a financé ce temps-là ? Le show-biz, parce qu'une poignée d'individus ont cru en son talent avant les autres. Sans tout ce temps, sans ce cadre juridico-économique qui a permis à une foule de techniciens, d'attachés de presse, de musiciens, d'auteurs (ceux de « Gaby », de « Joséphine »,…), d'éditeurs, d'éclairagistes, de directeurs artistiques, d'ingénieurs du son... de l'accompagner dans ce cheminement, son œuvre aurait-elle été celle que nous avons tous tant aimée ?
C'est ça l'essence de nos métiers, et c'est pour ça que vos propositions auxquelles nous ne croyons pas et qui sont encore bien incomplètes, choquent l'ensemble de notre secteur.
Le débat véhicule beaucoup d'images fausses et de caricatures. Il en est une qui nous choque particulièrement. Monsieur le Député, vous vous honoreriez à cesser de caricaturer nos métiers, en les résumant souvent à « quatre majors manipulatrices, une Sacem omnipotente et quelques stars »... D'autres, pas vous, ajoutent « pleines aux as »...
En 1985, sous l'impulsion de Jack Lang, le parlement votait à l'unanimité une Loi fondatrice sur les Droits d'Auteurs. Saluée par les professionnels, elle inspire aujourd'hui la législation de toute l'Europe continentale. Depuis 4 ans, en vous opposant au Gouvernement – personne ne conteste que ce soit votre rôle – vous vous opposez aussi à l'immense majorité des créateurs et des professionnels de mon secteur.
Si, comme je le crois, vos positions creusent un fossé d'incompréhension, profond et durable, entre le monde de la création et votre bord politique, vous y serez pour beaucoup. L'avenir nous le dira.
Si vous souhaitez approfondir cette discussion, de manière publique ou privée, je serais heureux de le faire.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Député, l'expression de mon souvenir respectueux.
Bruno Lion
pour conclure, un internaute lucide :
Hadopi a été imposé au mépris du droit de la défense et d'un procès juste et juridiquement sans reproche
De plus la contribution créative ne concernerait qu'internet ! Absolument pas le droit d'aller piquer un DVD à la Fnac ! Est-ce que la redevance TV permettant le visionnage et l'enregistrement d'un film passant sur France 2 donne le droit de le faire ?
Et avec des sommes comme 5€ par foyer abonné, ça fait un paquet d'argent pour financer la création, non ?
Sauf qu'effectivement ceux qui contrôlent le système y feront plus la pluie et le beau temps pour décider de la répartition.
Les producteurs ne veulent tout simplement pas accepter qu'Internet échappe à leur contrôle, comme le CD / DVD l'ont été. Voilà la vérité. Sauf qu'internet ce n'est pas ça. Sans une part de liberté, internet, bouillon permanent d'innovation et d'échange, n'aurait jamais émergé, et avec lui tous les bénéfices économiques et culturels qu'il a entraîné.
Quand est-ce qu'ils se rendront compte qu'on ne peut pas comparer internet à un supermarché, et qu'il n'est absolument pas un média au sens traditionnel !
:pontiac_black:
Concernant Gérard Jugnot, chacun sait que c'est une ordure (référence à un célèbre film). ^^
Les salles de cinéma indépendantes s'opposent à l'Hadopi
Guillaume Champeau - publié le Mardi 28 Avril 2009 à 16h21 -
Dans une lettre ouverte dont nous publions l'intégralité, l'association Indépendants Solidaires et Fédérés (ISF), qui regroupe des salles de cinéma indépendantes en France, critique la loi Création et Internet qu'il juge "liberticide, réactionnaire et inefficace". Redoutant un contrôle de la diffusion des oeuvres, il demande la mise en place de la contribution créative, la solution proposée par les députés socialistes et inspirée de la licence globale.
Cinéma, Riposte graduée La lettre :
Hadopi, la stratégie de la rupture entre les créateurs et leur public.
Nous, salles de cinéma, sommes opposées à la loi Hadopi car elle est liberticide, réactionnaire et inefficace. Nous sommes opposés à cette loi car elle ne résoudra en rien les difficultés du secteur de la création, elle tend à opposer les créateurs et leur public et semble totalement ignorante des implications des mutations technologiques actuelles sur nos pratiques culturelles. Si les salles de cinéma ont encore un avenir, c'est pour être un lieu d'échange et de partage, et non un lieu où on surveille les spectateurs avec des jumelles infra-rouge, et ou devant chaque film ont diffuse un texte demandant à chacun de dénoncer son voisin (il est vrai que nous vivons des temps troublés où l'on en revient à interd ire les réunions sous couvert de protéger le citoyen...). La salle de cinéma a une raison d'être, c'est d'être le lieu de l'expérience collective, et de s'inscrire pleinement dans la vie de la cité.
Comment avons-nous pu perdre le sens de ce que nous faisons au point de restreindre les libertés individuelles et la diffusion des oeuvres au nom de la préservation de la création ? En opposant les artistes à leur public, la loi Hadopi vide de son sens l'objet de toute création : être vue, écoutée et partagée. De quelle culture s'agit-il en fait ? Assurément pas celle des Lumières, mais plus probablement celle de l'argent. L'industrialisation de la diffusion des oeuvres fut un moyen efficace dans les siècles précédents, depuis l'invention de l'imprimerie, de diffuser la culture au plus grand nombre. Aujourd'hui, la dématérialisation des oeuvres remet en cause ce mode de diffusion et offre aux créateurs des possibilités de diffusion et d'émancipation sans précédent. Encore faut-il ne pas louper le coche...
Le numérique pourrait être pour nous une opportunité extraordinaire de jouer ce rôle de lieu d'échanges et d'émulation artistique, si l'on avait la possibilité de diffuser à la fois des créations locales à petit budget, et à la fois des productions plus ambitieuses. Or les matériels que l'on nous propose aujourd'hui sont trop chers et ne permettent pas de diffuser tout ce que le numérique peut offrir. Nous sommes pour l'heure cantonnés dans une norme de fichiers difficiles à mettre en oeuvre. Une plus grande souplesse nous permettrait de diffuser plus aisément des créations locales, sans coûts supplémentaires, et de favoriser ainsi l'émergence de nouveaux talents. C'est avant tout ce qui nous intéresse, nous exploitants citoyens, dans le passage à la projection numérique. Un matériel plus adapté aux petites salles permettrait de surcroit un renouveau des salles de quartier et d'ainsi revitaliser le tissu social. Internet et le numérique ont libéré partout dans le monde des énergies créatrices extraordinaires. Il est essentiel de ne pas brider ces énergies comme le propose cette loi qui ne favorisera en rien la diversité culturelle et n'anticipe en rien les mutations de la société, et l'évolution des pratiques. L'objet de cette loi est de préserver les structures pyramidales issues de l'ancien monde, de maintenir sous perfusion des modèles sans avenir.
Non contente d'être inefficace, la loi Hadopi aura pour conséquence directe de rémunérer non pas les artistes, mais les différentes sociétés offrant des services payants permettant de télécharger anonymement (les fournisseurs d'accès aux newsgroups, les hébergeurs de fichiers volumineux, les serveurs de proxys ou autres tunnels cryptés et sécurisés). Il est temps de mettre en place cette contribution créative que nous appelons de nos voeux. Car si elle n'est pas mise en place, la prochaine étape sera la fin de la neutralité d'Internet. Et c'est là que la diversité culturelle est en réel danger.
Les fournisseurs d'accès ne doivent pas devenir des fournisseurs de contenus. Internet, c'est la décentralisation et la possibilité donnée à tout un chacun de produire et diffuser du contenu. Or c'est ce qui se profile actuellement, et pas seulement pour Internet mais aussi pour le passage au numérique des salles de cinéma.
Dans un futur proche, les films sont amenés à être acheminés dans nos salles par le biais des fournisseurs d'accès. Or si ceux-ci deviennent fournisseurs de contenus, quelle liberté de programmation aura-t-on ? Si les fournisseurs d'accès deviennent fournisseurs de contenus, le filtrage des réseaux sera la prochaine étape, et ce sera la mort de la diversité culturelle. On veut nous transformer en télévision câblée, au même titre qu'on veut transformer Internet en un media comme un autre, c'est-à-dire contrôlable. Ne nous y trompons pas, la loi Hadopi n'est là que pour maintenir les pouvoirs en place et favoriser une concentration des médias encore plus grande.
À l'ère numérique, la notion d'intermédiaire technique est essentielle. Comment expliquer la montée fulgurante de l'iTune Store d'Apple ? Cela a-t-il favorisé une meilleure rémunération des artistes ? Certainement pas. Il est temps que les créateurs prennent la mesure des possibilités d'émancipation que leur offre le réseau, qu'ils n'échangent pas une servitude pour une autre. La contribution créative semble être un bon moyen pour y parvenir. Mais il est également temps que les millions de gus dans leurs garages, ceux qui innovent chaque jour sur le réseau, prennent conscience qu'ils doivent travailler avec les artistes pour inventer des nouveaux modèles pour rémunérer la création. La diversité culturelle, nos libertés et la bonne santé de nos démocraties sont en jeu. Sommes-nous encore des êtres hu mains, ou sommes-nous devenus des fourmis pour vouloir, quelles que soient les circonstances, sans aucune réflexion et à n'importe-quel prix, préserver la structure immuable de la fourmilière ? La révolution de l'âge numérique aura-t-elle lieu ?
Indépendants, Solidaires et Fédérés (ISF)
Association de salles de cinéma indépendantes
Source : http://www.numerama.com/magazine/12769-Les-salles-de-cinema-independantes-s-opposent-a-l-Hadopi.html
Mme Winnie l'Ourson, même les salles de cinéma indépendantes, qui sont supposées être l'un des soutiens de la création cinématique, sont opposées à votre loi jurassique. :lol:
EDIT :
La surveillance des e-mails, invitée-surprise du projet Hadopi
Après le lion, le serpent sous le capot
Hier en commission des lois, où l’ambiance fut, dit-on de multiples sources, très tendue, le projet Création et Internet a révélé une facette encore méconnue. Celle du filtrage des e-mails. Voire plus en raison du caractère extrêmement vaste des termes employés. dans le texte que doivent voter les parlementaires Une pièce de plus à rajouter à la liste des points noirs de ce fameux projet de loi.
Subrepticement glissée dans le texte au fil des discussions, est apparue la mention de « communication électronique » lors des débats parlementaires. Dans plusieurs endroits du texte qui a été confirmé hier en Commission des lois, on retrouve cette fameuse mention. Exemples :
« Art. L. 331-30. – Après consultation des concepteurs de moyens de sécurisation destinés à prévenir l’utilisation illicite de l’accès à un service de communication au public en ligne ou de communications électroniques, des personnes dont l’activité est d’offrir l’accès à un tel service ainsi que des sociétés régies par le titre II du présent livre et des organismes de défense professionnelle régulièrement constitués, la Haute Autorité rend publiques les spécifications fonctionnelles pertinentes que ces moyens doivent présenter pour être considérés, à ses yeux, comme exonérant valablement de sa responsabilité le titulaire de l’accès au titre de l’article L. 336-3. » (alinéa 110 article 2)
« La suspension s’applique uniquement à l’accès à des services de communication au public en ligne et de communications électroniques. Lorsque le service d’accès est acheté selon des offres commerciales composites incluant d’autres types de services, tels que services de téléphonie ou de télévision, les décisions de suspension ne s’appliquent pas à ces services » (alinéa 104)
« Art. L. 336-3. – La personne titulaire de l’accès à des services de communication au public en ligne ou de communications électroniques a l’obligation de veiller à ce que cet accès ne fasse pas l’objet d’une utilisation à des fins de reproduction, de représentation, de mise à disposition ou de communication au public d’oeuvres ou d’objets protégés par un droit d’auteur ou par un droit voisin sans l’autorisation des titulaires des droits prévus aux livres Ier et II lorsqu’elle est requise » (alinéa 2 article 6)
Comment interpréter ce terme de « communication électronique » d’apparence si anodine ? Pour le faire, on peut se référer à ce schéma qui nous a été transmis par un juriste qualifié, dans l’après-midi.
On découvre ainsi que la « communication électronique » possède deux branches : d’une part la correspondance privée soit les emails, la messagerie instantanée, etc. d’autre part, la communication au public par voix électronique. Celle-ci se subdivise elle-même en deux sous-branches, la communication au public en ligne, mais également la communication au public par voix audiovisuelle, laquelle embrasse depuis la loi sur l’audiovisuelle les services de médias à la demande (SMaD), dont font partie les Youtube, Dailymotion mais également les sites de streaming.
On le voit, utiliser « communication électronique » permet de taper sur bien d’autres secteurs que le monde du P2P et avanttout sur les emails ! Ces questions sont très techniques et il n’est pas certain que les signataires de la pétition SACEM aient été éclairés de ce chapitre. Mais développons et tentons de simplifier
Le filtrage des outils de communication, pris en compte dans les outils de sécurisation
Si l’on résume ces trois articles, on comprend que lorsque la Hadopi dressera la liste des moyens de sécurisations, les fameux « pare-feux » selon la mauvaise expression de Christine Albanel, elle devra tenir compte des solutions développées dans le monde de la communication électronique, et donc du streaming, de la messagerie instantanée et de la messagerie email.
Cela signifie encore que les outils de sécurisation que devront installer de grès ou de force les abonnés internet sauront à même de surveiller et contrôler voire interdire les échanges par ces biais afin d’éviter les abus définis par cette fameuse Hadopi déjà bien occupée.
C’est une lecture qu’on pourra considérer comme paranoïaque, notamment au regard du secret des correspondances, mais c’est typiquement le genre de trappe qui se cache dans ce fameux texte dont tant d’artistes chantent les louanges.
Surveillance des emails, des messageries instantanées, etc.
Ensuite, si l’on se penche sur l’article L. 336-3, on découvre que « la personne titulaire de l’accès à des services (… ) de communications électroniques a l’obligation de veiller à ce que cet accès ne fasse pas l’objet d’une utilisation » illicite.
Cela signifiera cette fois que non seulement le titulaire de la ligne devra veiller à interdire tout usage illicite sur les accès web ou P2P (mise à disposition, etc.), mais également devra contrôler tout ce qui se passe sur les emails, les échanges par messagerie, etc. des membres de sa famille. On se heurte là encore frontalement à une liberté fondamentale, celle du secret des correspondances, pourtant pénalement protégé et de rang constitutionnel. Un risque gravissime pour l'équilibre des droits et libertés fondamentaux.
Filtrage d'accès vers les sites de streaming
Enfin, signalons le encore, la « communication électronique » a l’avantage de taper aussi sur les SMaD, les fameux services de médias audiovisuels à la demande. Par ce biais, ceux qui consultent les sites de streaming pourraient se voir sanctionner au titre de la Hadopi. Par ce biais encore, via les logiciels de sécurisation, on pourra envisager un système de liste noire de sites, dont on se souvient comment ils avaient été pointés du doigt par Luc Besson, suivi par le très médiatique Frédéric Lefebvre qui réclame une commission parlementaire pour les éradiquer.
Des risques de dérapages dénoncés lors de la Commission des lois
On notera que le débat sur ces questions a fait l’objet d’un bel échange en Commission des droits (voir le compte rendu qui vient d'être publié). Riester avait une nouvelle fois tenté de faire passer un amendement « de coordination » intégrant cette mention de "communication éléctronique"
Christian Paul lui répondra : « Il ne s’agit nullement de coordination. En étendant les dispositions de l’article 6 aux communications électroniques, on demande aux internautes de surveiller également les e-mails, c’est-à-dire la correspondance privée. De plus, cet amendement montre bien, monsieur le rapporteur, que le navire HADOPI commence à prendre l’eau car la surveillance des connexions ne suffit pas. Dans un article du Monde du 13 avril, M. Ory-Lavollée, ancien directeur de la Société pour l’administration des droits des artistes et musiciens interprètes (ADAMI) expose les dispositifs de contournement qui s’offrent aux internautes. À ses yeux comme aux nôtres, le peer to peer est une pratique dépassée. L’internet mobile permet, par le biais du streaming, de consulter sans qu’il soit nécessaire de télécharger. Autres moyens cités, par l’auteur : « serveurs Usenet, stockages déportés, captation de radios ou de télévisions diffusant sur internet, envoi d’un fichier lors d’un chat ou en pièce jointe à un message électronique »…Si vous visez maintenant la correspondance privée, c’est que vous savez bien que les internautes l’utiliseront bientôt massivement pour partager les œuvres musicales ou audiovisuelles. Vous êtes déjà obligé de colmater les brèches de votre projet ! »
Et Martine Billard d’insister : « comment pourrait-on retenir la responsabilité du titulaire de l’accès si quelqu’un a fraudé en utilisant sa messagerie ? Et comment savoir si une messagerie a été utilisée pour un échange de fichiers illégaux sans surveiller ce qui constitue l’équivalent du courrier privé, surveillance qui suppose une décision de l’autorité judiciaire ? Quel dérapage ! ».
Dans cet échange à lire, Christine Albanel exposera avec une fausse naiveté que « J’ai dit clairement que tout n’avait pas été prévu. Il existe bien sûr plusieurs façons de pirater, mais l’utilisation des messageries est assez marginale et l’essentiel des téléchargements se fait sur les sites de peer to peer. Notre objectif est de faire diminuer fortement le piratage, comme d’autres pays y sont parvenus. Ainsi, en Suède, où, depuis le 1er avril, les ayants droit peuvent demander une adresse directement au fournisseur d’accès, l’utilisation de la bande passante a diminué de 40 % ! Créer un climat dissuadant les pirates, tel est notre objectif ».
L’amendement du rapporteur sera retiré cette fois, mais c’est bien Riester qui a déposé plusieurs amendements présentés comme de simples « amendements rédactionnels » à plusieurs reprises dans le passé (un exemple, un autre), une technique très discrète pour endormir les parlementaires pris dans le feu de l'action après des heures de débats.
Conclusion
Conclusion ? Avec le projet Hadopi dont Copé jure que le texte « n’est plus en cause », on entre dans une logique où le titulaire de l’abonnement doit contrôler, tout contrôler. Comme ce n’est pas possible, il devra prend appui sur le fameux logiciel de sécurisation – payant, non interopérable et nécessairement propriétaire – et sur lequel transitera à peu près tous les échanges. Question ultime : qui contrôlera les contrôleurs ?
Selon nos informations plusieurs députés dont déjà Lionel Tardy comptent bien questionner la ministre et le rapporteur sur ces passages et ce que cela sous-tend. Le débat sera clairement posé sur ce contenu, nous assure-t-on. A défaut de réponse, il est absolument certain que le Conseil constitutionnel saura apporter sa pierre à l’édifice.
Rédigée par Marc Rees le mardi 28 avril 2009 à 18h11 (6438 lectures)
Source : http://www.pcinpact.com/actu/news/50590-filtrage-email-messagerie-hadopi-communication.htm
Je ne sais pas si j'ai vraiment mal compris mais oseront-ils vraiment présenter tous ces aspects là ? Oo
Si c'est bien le cas, je vais me prendre 100 points Godwin, mais tant pis : je dirais que l'HADOPI n'est ni plus, ni moins que la Stasi (comme la surveillance généralisée des communications privées en Allemagne de l'Est si je ne m'abuse) mais en chacun de nous.
L'Hadopi est la première pierre de l'escalier qui donne accès à la surveillance chinoise de l'internet.
Ton texte Sisou, une de mes quotes en parlait :
Le nivernais (PS) Christian Paul sort de la réunion comme on sort d'un match de boxe : "C'était très dur. Il y avait une volonté de durcissement du texte manifeste, comme si le gouvernement voulait montrer qu'il reprend en main la majorité". Un moment, poursuit Paul, il était même question dans un amendement de cibler la correspondance par mail pour traquer d'éventuels téléchargements utilisant le canal des pièces-jointes. Cet amendement a finalement été retiré par la majorité. Au cours du débat, il y a même eu quelques noms d'oiseau échangés entre participants ("fasciste!").
mais entre ton résumé et les dires vagues de ce député, je sais pas trop du coup où ça en est..
c'est idiot au fait cette histoire de mails d'avertissements : a quel mail ils vont l'envoyer ?
Y'a des gens qui utilisent hotmail, Gmail, toussah. Comment ils vont connaitre leur adresse ?
Non parce que si je télécharge par accident du johnny (Gaia m'en garde, ce serait la déchéance) c'est pas en me tançant de sale anarchissssssssss sur ma boite numéricable qu'il vont beaucoup me faire réfléchir vu que je verrais jamais leurs mails. Je serais même bien en mal de jamais la trouver cette fameuse boite numéricable.
florentp83!
29/04/2009, 01h35
c'est idiot au fait cette histoire de mails d'avertissements : a quel mail ils vont l'envoyer ?
Y'a des gens qui utilisent hotmail, Gmail, toussah. Comment ils vont connaitre leur adresse ?
Non parce que si je télécharge par accident du johnny (Gaia m'en garde, ce serait la déchéance) c'est pas en me tançant de sale anarchissssssssss sur ma boite numéricable qu'il vont beaucoup me faire réfléchir vu que je verrais jamais leurs mails. Je serais même bien en mal de jamais la trouver cette fameuse boite numéricable.
a chaque ouverture de compte internet est créer une adresse mail qui sert entre autre de communication entre ton FAI et toi (et sert surtout de boite a spam ^^)
ils enverront ces email la bas et comme perssone n'utilise cette adresse (et meme ne savent pas qu'elle existe) ils seront baizé direct alors qu'ils avait été prévenu \o/
Béh... Est-ce qu'ils prennent en compte le fait que tu l'ais lu ?
Ca pourrait paraître logique mais... enfin vous voyez ce que je veux dire.
De toutes façons, souvenez vous de la LEN, de la SNEP, de la DAVDSI...
A chaque fois tout le monde crie à la mort d'internet toussa !
Mais bon, comme d' hab, il y a de fortes chances que même si l'assemblée rejette le texte, le nain nous fasses encore un 49.3, c'est qu' il est teigneux.
Ce que ça changera pour nous ( Les Geek en gros.) : Rien, nous utilisons déjà pour la plupart le p2p avec prudence, et nous migrerons (avons déjà pour la plupart...) sur des solutions anonymes. Les seuls qui souffriront encore de cette loi, ce sont les lambdas, les parents dépassés par d'affreux niards kikoolol, les grands mères, les pauvres, les ignorants, les gens normaux quoi !
Comme d' hab, ce gouvernement écrase un peu plus les faibles "pour leur bien".
Travaillez donc plus....
c'est idiot au fait cette histoire de mails d'avertissements : a quel mail ils vont l'envoyer ?
Y'a des gens qui utilisent hotmail, Gmail, toussah. Comment ils vont connaitre leur adresse ?
Non parce que si je télécharge par accident du johnny (Gaia m'en garde, ce serait la déchéance) c'est pas en me tançant de sale anarchissssssssss sur ma boite numéricable qu'il vont beaucoup me faire réfléchir vu que je verrais jamais leurs mails. Je serais même bien en mal de jamais la trouver cette fameuse boite numéricable.
ça ne changerait sans doute rien à propos de ta supposée non-lecture des courriels puisqu'au deuxième avertissement, un courrier recommandé te parviendra.
Sinon, Koma, si j'ai bien compris, seule une proposition trop voyante de l'échelle de Riester ou de ses collabos (surveillance des mails) a été rejetée. Mais d'autres propositions ont passé le filtre comme le terme de "communications électroniques".
C'est vrai que c'est un peu confus. On devrait être fixé cet après-midi ou plutôt en fin d'après-midi après les clowneries du névrosé de l'Elysée devant les parlementaires pour je ne sais plus quoi. Ou alors, les discussions commenceraient véritablement demain.
Ce que ça changera pour nous ( Les Geek en gros.) : Rien, nous utilisons déjà pour la plupart le p2p avec prudence, et nous migrerons (avons déjà pour la plupart...) sur des solutions anonymes. Les seuls qui souffriront encore de cette loi, ce sont les lambdas, les parents dépassés par d'affreux niards kikoolol, les grands mères, les pauvres, les ignorants, les gens normaux quoi !
Excuse moi d'être un mec normal. C'est quand même un autre niveau que la DAVSI et co, au niveau marge d'erreur et dommage collatéral j'entends.
C'est bien beau de dire ça "nous les geeks", mais moi par exemple je suis pas un geek ou un hacker, just un "demi geek" (comme dirait ma copine) qui s'intéresse la net culture et au support internet (je n'ai de geek que ma curiosité pour les diversités de cultures alternatives, je n'ai aucune connaissance technique en info et en new tech). Mais si demain je me fais couper ma connexion parce que l'un de vous a décidé d'utiliser ses proxy chais pas quoi pour décaler le traçage de son téléchargement, j'suis désolé, mais je vous traiterai tous d'enculés, et on sera plus copains.
Parce que quand je downloade, je fais du tord aux artistes en théorie, théorie que je conteste à moitié et que je reconnais aussi, selon l'artiste, sa situation et ce que je télécharge. Mais j'ai jamais par exemple utilisé la ligne du voisin sans lui demander ou j'sais pas moi, tenté d'utiliser un réseau scolairep pour me dédouaner et aller visiter des sites pédophiles ou néo nazis (qui n'est pas une activité que je pratique pour les teubés, je cite un exemple illégal).
Moi cette loi elle me fait peur, car on peut critiquer (on doit critiquer, il faut continuer à mobiliser l'opinion) sa désuétude et son inutilité, mais si ils décident de la passer en force, c'est justement les gens comme moi qui allons trinquer les premiers, les "petits" téléchargeurs qui pécho des trucs de ci de là pour compenser leur pouvoir d'achat étudiant, alors que les gros pirates branleurs utiliseront des trucs pour se blanchir tout en continuant à stocker des To sur des disques qu'ils ne consulteront jamais de toute façon, parce que télécharger est chez eux une maladie compulsive.
Je ne défends pas Hadopi, mais je n'approuve pas cette nouvelle frénésie du mass download pour rien, qui ne sert qu'à amplifier les chiffres tronqués du gouvernement pour leur donner des excuses à tirer dans le tas, et jai parfois l'impression dans certaines réactions du débat (pas spécialement toi Chouan, je fais un constat anonyme pour éviter le flameware) que certains disent "boah on s'en fout lol ils sont cons au gouvernement nous on est déja prêts" sans véritablement penser à ces nouvelles mesures de contrebande. Je suis pas contre un cryptage des fichiers P2P (de toute façon le P2P est dépassé, sauf pour les gros trucs qui plaisent aux masses et les isos et trucs lourds spécialisés, tout ce que je récupère quasimment en cercles de fans d'alternatif et de zik non distribuée passe par des serveurs online et des blogs de release), mais quand au dessus on rajoute un truc qui cible le voisin à sa place, je trouve pas ça glorieux non plus. Le pire étant que certains s'en servent comme argumentaire contre Hadopi ("accuser un innocent") alors qu'ils comptent l'utiliser eux même. En un sens, j'appelle ça une pratique de terroriste ("je fais exploser des bombes sur les gens, mais c'est la faute au gouvernement, ils ne comprennent pas qu'ils ont tort de me poursuivre, et s'ils continuent, ils vont tuer plus de monde").
A propos de mouchards, je ne sais pas ce qu'il en sera exactement. Mais il est sûr que plusieurs logiciels-espions seront proposés.
Il suffit de choisir le logiciel le plus pourri, de manière à ce qu'il soit très nul en filtrage, sans qu'on puisse être accusé de téléchargement. :lol:
Ce serait amusant de voir des magazines du type 60 millions de consommateurs ou Que Choisir conseiller aux consommateurs de choisir à fond le logiciel le plus nul du monde pour faire la nique à l'HADOPI. Mais je doute évidemment qu'ils fassent cela. ^^
Bon, on verra pour la suite...
lockNshoot
29/04/2009, 13h29
Pour ce qui est des chiffres du téléchargement illégal, il n'y a aucune mesure de faite. Ce sont des sondages extrapolés.
C'est de toute manière pas quantifiable les nombres de dl. C'est "calculé" a base de questionnaires et autres sondages a la cons. C'est du genre utiliser un micro-trottoir pour appuyer un texte de loi sur tel ou tel truc.
En gros comment ils ont pu "calculer" ça ? En posant dans la rue la question "avez-vous déja téléchargé sur internet ?" sans préciser offre légale ou illégale, logiciel ou musique, libre ou sous licence, etc...
C'est comme si on posait la question "avez-vous déjà fantasmé sur votre voisine ?" a des homme dans la rue, et qu'on te sort en résultat du sondage "84 % des hommes sont des violeurs"
lockNshoot
29/04/2009, 14h20
C'est ça. et puis après, comme pour les votes Front National, il pondèrent en multipliant par un coefficient énorme.
"Parce que sinon le résultat est pas réaliste".
Et ils appellent ça de la science. Il y a plus de rigueur en astrologie.
Bah oui, c'est pas crédible Lock, mais c'est comme l'exemple de sondage à Pokok : sur des bases tronquées, ça n'empêche pas le gouvernement de s'en servir comme argument "recevable" pour mettre en place ses politiques sécuritaires.
La liste des 10000 artistes pro Hadopi non plus n'est pas sérieuse, ça n'a pas empêché Albanel de la brandir à droite et à gauche durant des heures de pourparlers. C'est uniquement quand tous les journeaux ont commencé à s'interroger sur sa véracité qu'ils ont arrêté de l'utiliser.
Excuse moi d'être un mec normal. C'est quand même un autre niveau que la DAVSI et co, au niveau marge d'erreur et dommage collatéral j'entends.
C'est bien beau de dire ça "nous les geeks", mais moi par exemple je suis pas un geek ou un hacker, just un "demi geek" (comme dirait ma copine) qui s'intéresse la net culture et au support internet (je n'ai de geek que ma curiosité pour les diversités de cultures alternatives, je n'ai aucune connaissance technique en info et en new tech). Mais si demain je me fais couper ma connexion parce que l'un de vous a décidé d'utiliser ses proxy chais pas quoi pour décaler le traçage de son téléchargement, j'suis désolé, mais je vous traiterai tous d'enculés, et on sera plus copains.
Parce que quand je downloade, je fais du tord aux artistes en théorie, théorie que je conteste à moitié et que je reconnais aussi, selon l'artiste, sa situation et ce que je télécharge. Mais j'ai jamais par exemple utilisé la ligne du voisin sans lui demander ou j'sais pas moi, tenté d'utiliser un réseau scolairep pour me dédouaner et aller visiter des sites pédophiles ou néo nazis (qui n'est pas une activité que je pratique pour les teubés, je cite un exemple illégal).
Moi cette loi elle me fait peur, car on peut critiquer (on doit critiquer, il faut continuer à mobiliser l'opinion) sa désuétude et son inutilité, mais si ils décident de la passer en force, c'est justement les gens comme moi qui allons trinquer les premiers, les "petits" téléchargeurs qui pécho des trucs de ci de là pour compenser leur pouvoir d'achat étudiant, alors que les gros pirates branleurs utiliseront des trucs pour se blanchir tout en continuant à stocker des To sur des disques qu'ils ne consulteront jamais de toute façon, parce que télécharger est chez eux une maladie compulsive.
Je ne défends pas Hadopi, mais je n'approuve pas cette nouvelle frénésie du mass download pour rien, qui ne sert qu'à amplifier les chiffres tronqués du gouvernement pour leur donner des excuses à tirer dans le tas, et jai parfois l'impression dans certaines réactions du débat (pas spécialement toi Chouan, je fais un constat anonyme pour éviter le flameware) que certains disent "boah on s'en fout lol ils sont cons au gouvernement nous on est déja prêts" sans véritablement penser à ces nouvelles mesures de contrebande. Je suis pas contre un cryptage des fichiers P2P (de toute façon le P2P est dépassé, sauf pour les gros trucs qui plaisent aux masses et les isos et trucs lourds spécialisés, tout ce que je récupère quasimment en cercles de fans d'alternatif et de zik non distribuée passe par des serveurs online et des blogs de release), mais quand au dessus on rajoute un truc qui cible le voisin à sa place, je trouve pas ça glorieux non plus. Le pire étant que certains s'en servent comme argumentaire contre Hadopi ("accuser un innocent") alors qu'ils comptent l'utiliser eux même. En un sens, j'appelle ça une pratique de terroriste ("je fais exploser des bombes sur les gens, mais c'est la faute au gouvernement, ils ne comprennent pas qu'ils ont tort de me poursuivre, et s'ils continuent, ils vont tuer plus de monde").
Bon, panique pas, tu as des amis ici et là, qui partageront leurs connaissances. Avec un tuto bien dansé aucuns logiciel n'est impossible à mettre en place.
Après Hadopi n'est pas encore passée, même si je pense qu'elle à de grandes (mal)chances. Mais bon, la mise en place de l'usine à gaz sera de toutes façons catastrophique. Alors oui, il y aurait des dommages collatéraux. Mais bon jusqu'à présent les joints sont interdits par exemple, et un tas d'autres choses ?
La seule chose interdite pour moi, c'est de se faire prendre :chinese:
Haut les coeurs !
Fumer un joint est interdit et que tu trouves ça légitime ou pas, c'est toi qui prends quand t'es pécho. Quand je me fais controler avec de la beuh dans la rue, c'est pas mon voisin que j'accuse, et je vais pas lui fourrer l'herbe dans la poche avant que les flics débarquent :|
lockNshoot
29/04/2009, 20h52
et je vais pas lui fourrer l'herbe dans la poche avant que les flics débarquent :|
C'est parce que tu fumes pas de la Weed-Fi.
gregorio
29/04/2009, 21h30
[20:14:46] <geekounet> la droite se fait casser oralement, mais ils continuent les procédés malhonnêtes
[20:14:54] <Tengu> :(
[20:15:11] <geekounet> genre on a eu un vote à 360 votants tout à l'heure, pour l'irrecevabilité de la loi
[20:15:32] <geekounet> bah ya plein de gens de la droite qui sont arrivés, qui ont voté, et qui sont repartis aussitôt
cool la droite utilise les mêmes procédés qu'ils ont dénoncés lorsque la gauche l'a utilisé
sinon ca fais peur : http://www.bakchich.info/Hadopi-le-pire-du-pire-de-l,07562.html
Apophyss
29/04/2009, 21h43
Koma je suis désolé pour toi que hélas tu soit Français, hélas les politicos ont déclaré la guerre sur un terrain qu'ils ne contrôlent pas, ils vont utiliser des armes de destructions massives, la réponse est tout simplement proportionnelle à l'attaque, et oui on aura des pertes "civiles".
Il faut comprendre une chose, c'est que Hadopi attaque aussi le logiciel libre, les licences GNU et bein d'autres encore, alors oui comme tu le dis ca déviens du terrorrisme, mais les terrorristes ont cette fois la bombe nucléaire et le bouclier spacial.
gregorio
29/04/2009, 21h58
oui il risque d'y avoir des pertes des 2 cotés , et pas mal je pense
Koma je suis désolé pour toi que hélas tu soit Français, hélas les politicos ont déclaré la guerre sur un terrain qu'ils ne contrôlent pas, ils vont utiliser des armes de destructions massives, la réponse est tout simplement proportionnelle à l'attaque, et oui on aura des pertes "civiles".
Il faut comprendre une chose, c'est que Hadopi attaque aussi le logiciel libre, les licences GNU et bein d'autres encore, alors oui comme tu le dis ca déviens du terrorrisme, mais les terrorristes ont cette fois la bombe nucléaire et le bouclier spacial. ah mais je sais, et je me suis résolument contre, et pour la licence globale, et je suis coupable de téléchargement aussi, et contre le problème du piratage de masse. Ce que je critique n'est pas l'attaque aux pirates (ne venez pas non plus dire qu'on l'a totalement pas cherché non plus), mais les procédés utilisés pour la faire passer, le lobbying et les intérêts planqués derrière une fausse idéologie d'équité et les principes d'application juridiques et politiques totalement contre républicains qui sont utilisés à grands tours de manivelles pour mettre en place le système actuel dont cette loi est un exemple à son échelle.
Je défends pas le téléchargement pirate, sauf orienté.
Mais je ne soutiens en aucun cas la loi Hadopi et ses affiliées.
Mais je ne soutiens pas non plus les hackers/geeks qui se croient malins en clamant qu'ils utiliseront les citoyens comme boucliers. C'est pas de la résistance civile ça, mais de la lâcheté sous couvert de lutte, bref, du terrorisme, même électronique ou juridique. Un hacker qui décide de pourrir le gouvernement en représaille, au moins, il assume sa lutte et est seul à prendre les risques. Je concède, voire j'admire son geste (sachant comment le gouvernement lui même se la joue américain et considère toute intrusion dans ses réseaux comme terrorisme grave et tutti quanti).
Photo du jour ou plutôt de la nuit pour détendre (ou pas) :
http://forumhentai.net/imagehosting/2421949f8cfc20633e.jpg
J'ai suivi en direct le compte rendu du débat sur l'HADOPI en même temps que les commentaires des forumeurs/euses sur PC Inpact. Je me suis parfois tapé des barres. :p
florentp83!
30/04/2009, 02h30
mais lol la tete qu'elle fait XD
Zdnet imagine un scénario futuriste concernant l'évolution de l'HADOPIRE :
http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39500034,00.htm
C'est beau de rêver............... ^^
ça reste quand même possible et faudra beaucoup croiser les doigts, mais ce qui est sur c'est que des avocats vont se spécialiser contre cette loi et ils risquent de ce faire beaucoup d'argent.
C'est à 80% de sur ce qui risque de se passer tu veux dire. Très très bien ajusté comme fiction, quelques détails contestables, mais c'est dramatiquement réaliste. Et même si ça se termine par un retrait, il sera trop tard.
J'ai hésité à choisir entre mettre la vidéo dans le topic "vidéos à la con" ou la mettre ici.
Finalement, j'ai préféré la mettre ici puisqu'elle a un rapport avec le sujet.
Voici donc la vidéo qui m'a beaucoup plu :
http://www.numerama.com/magazine/12817-Video-l-Hadopi-en-pate-a-modeler.html
^^
Commençons par du bon vieux flaming envers nos charmands députés : preuve de leur maitrise du sujet : "Le P2P ? Excusez moi mais moi je parle français" :
« Le p2p, plus grave ou moins grave que Bittorent ? » On se souvient de la vidéo drôle, et déconcertante (http://www.dailymotion.com/video/k5717nCr79Ob4tZ833), réalisée mi-mars par un journaliste de l’émission L’Hebdo Cinéma (Canal +), dans les couloirs de l’Assemblée Nationale. « Plus grave », assurait ainsi un très solennel Georges Tron.
Cette fois, c’est Bakchich qui a interrogé nos députés, ceux-là même qui se sont retrouvés hier sur les bancs de l’hémicycle pour la deuxième lecture du projet de loi Création et Internet, sur le peer-to-peer. « Vous savez ce que c’est que le peer-to-peer ? », a ainsi posé la journaliste du site d’information à une poignée d’entre eux. Et, comme le commentent nos confrères (http://www.bakchich.info/Hadopi-le-pire-du-pire-de-l,07562.html), « les réponses vont du pire au pire ».
Les deux premières donnent ainsi le ton (et le niveau) : « Oui bien sûr. C’est pouvoir s’adresser en direct et par toutes les technologies numériques à des personnes qui sont dans la même situation que vous. C’est donc quelque chose de très positif et qu’il faut encourager », répond ainsi très convaincu Henri Pagnol, député UMP du Val de Marne, alors que Jean-Pierre Grand, député UMP de l’Hérault, s’excuse d’un cinglant et déplacé : « Non, moi je parle français. Excusez-moi ! ». Au passage, une mention bien au député Verts Yves Cochet.
Dans une autre vidéo (http://www.dailymotion.com/video/k3l9TRmBMUBJ8V12lWW), Bakchich a cherché à savoir qui étaient les coupables, les grands absents du jour du fameux vote de la loi Hadopi le 9 avril dernier (http://www.ecrans.fr/L-Assemblee-Nationale-rejette-le,6910.html). Alors où étiez-vous ce jour là ? « A 50 mètres malheureusement. J’étais dans mon bureau, je suis arrivé trop tard » dixit Jean-François Copé. La vidéo, hallucinante : http://www.ecrans.fr/Peer-to-peer-Moi-je-parle-francais,7067.html
hurray \o/ !
La vidéo et les propos erratiques et ronflants des députés ont engendré pas mal de réactions : d'abord de moquerie pure, de colère, d'inquiétude aussi (si ils n'y connaissent rien sur leur débat, alors on peut faire passer n'importe quel loi de censure ou controle sans qu'ils en prennent conscience), et divers constats :
Le peer-to-peer (P2P) est le nom, quelque peu technique certes, d'une méthode de téléchargement sur Internet. Une grande partie du téléchargement illégal utilise cette technique pair-à-pair, c'est-à-dire d'ordinateur à ordinateur, sans passer par un serveur central. Mais le P2P est aussi utilisé pour des objectifs légaux, par des éditeurs de logiciels pour diffuser des mises à jour par exemple. Bête noire des ayants droit, le P2P est la cible principale du projet de loi Hadopi, dont l'examen est à nouveau en cours à l'Assemblée (http://www.lepoint.fr/actualites-technologie-internet/2009-04-30/loi-antipiratage-hadopi-n-en-finit-pas-de-faire-parler/1387/0/339154) après son rejet surprise le 9 avril (http://www.lepoint.fr/actualites-technologie-internet/2009-04-09/surprise-nouveau-camouflet-pour-la-majorite/1387/0/333535) .
Le peer-to-peer, "quelque chose de très positif"
Plusieurs sites, tels que l'Hebdo Cinéma (http://www.wat.tv/video/projet-loi-hadopi-deputes-1bps3_oxa4_.html) (Canal+) ou encore Bakchich.info (http://desourcesure.com/bakchichtv/2009/05/hadopi_le_pire_du_pire_de_lass.php) , ont interrogé des députés sur le piratage, et le résultat est éloquent. Le peer-to-peer, "c'est quelque chose de très positif et qu'il faut encourager", explique, très sûr de lui, Henri Plagnol, député UMP du Val-de-Marne, confondant visiblement le P2P avec le Web 2.0. "Moi je parle français, excusez-moi", tonne Jean-Pierre Grand, député UMP de l'Hérault, lorsque la journaliste l'interroge sur la signification des termes peer-to-peer et streaming . "L'expliquer, non, parce que c'est de la technique", s'excuse Guénaël Huet, député UMP de la Manche, en réponse à la même interrogation. "Je sais ce que c'est... c'est difficile à expliquer", tente, hésitant, André Vallini, député PS de l'Isère. Enfin, honnête, Charles de la Verpillière, député UMP de l'Ain, reconnaît : "Je ne sais pas ce que c'est." Les journalistes de Canal+, quant à eux, demandent aux députés si le peer-to-peer est plus dangereux que le BitTorrent, alors que le BitTorrent n'est pas différent du P2P, c'est une technique de peer-to-peer parmi d'autres. Un véritable guet-apens dans lequel les députés se jettent allègrement, le ton assuré, avec des arguments pour le moins inattendus.
"Que les députés ne sachent pas ce genre de chose, c'est normal"
À quelques exceptions près, aucun des députés interrogés ne semble avoir compris ce qu'est le peer-to-peer. Une ignorance d'autant plus grave que les "technophiles" ont déjà des solutions de repli. Sur ce sujet, lepoint.fr a contacté Marc Rees, rédacteur en chef du site spécialisé PCInpact, qui suit de près le débat. "Que les députés ne sachent pas ce genre de chose, c'est normal : une loi n'est pas faite pour entrer à ce point dans les détails techniques. Mais les députés devraient au moins exiger des réponses de Christine Albanel avant d'appuyer sur le bouton de vote", explique le journaliste, faisant référence notamment au flou entretenu, par le ministère de la Culture, autour des logiciels de sécurisation qui seront presque imposés aux internautes pris sur le fait. Ces logiciels pourraient être équipés d'un mouchard afin de permettre à l'Hadopi de surveiller la légalité des fichiers échangés sur Internet.
Retour aux échanges physiques et cryptage
"De très nombreuses solutions de contournement existent", selon Marc Rees. Quelques techniques très simples existent déjà à grande échelle. "Un retour aux échanges physiques est à prévoir, grâce aux clés USB, aux DVD mais aussi aux BluRay", estime Marc Rees. Les e-mails peuvent aussi être cryptés, pour cacher d'éventuelles pièces jointes. Le streaming, qui permet de consulter un fichier multimédia sans le télécharger sur son ordinateur, est un phénomène en plein boom, avec des sites légaux, mais aussi des plates-formes illégales gigantesques. Certains sites permettent par exemple de visionner des milliers d'épisodes de séries télé et de dessins animés ( Lost , Friends , How I met your Mother , Les Simpson , South Park , etc.), le tout étant classé par ordre alphabétique.
Selon Marc Rees, l'utilisation des réseaux privés virtuels (VPN) devrait exploser. Pour simplifier, il s'agit d'utiliser un ordinateur basé à l'étranger, dans un paradis informatique (en Argentine, par exemple), pour télécharger des fichiers illégalement. Une fois les documents téléchargés sur l'ordinateur étranger, un réseau crypté indétectable les rapatrie sur l'ordinateur de l'utilisateur, en France. Cela permet à l'internaute français de se cacher derrière une identité étrangère lors du téléchargement sur les réseaux peer-to-peer, et ainsi de tromper l'Hadopi, qui ne verra qu'une identité numérique (adresse IP) située hors de la France. Des sites gratuits existent, et des solutions payantes offrent des niveaux de sécurisation extrêmement élevés, pour cinq à six euros par mois. C'est plus rapide, plus simple, et moins cher que les logiciels de sécurisation que la loi Hadopi prévoit de faire installer aux internautes français, en cas de constat de téléchargement illégal. "L'acteur raisonné ira voir du côté des réseaux privés virtuels", prévoit Marc Rees.
Une dépense de l'État au bénéfice d'acteurs étrangers
"Des acteurs économiques étrangers vont profiter de la loi française, alors que l'État dépensera des dizaines de millions d'euros", explique le journaliste spécialisé, qui regrette cet état de fait, car "ces cinq ou six euros par mois auraient pu revenir aux ayants droit". Les débats sur la loi Hadopi sont toujours en cours à l'Assemblée, et devraient être clôturés demain par un vote solennel. Sauf nouvelle surprise, le texte sera adopté et entrera en vigueur juste après l'été.Toujours est il qu'entre temps, depuis le rejet surprise de la loi en avril dernier grâce aux socialistes cachés, les députés continuent de se taper dessus pour conserver leurs droits acquis, et que les dysfonctionnemments du Parlement prennent quasimment le dessus sur le fond de la loi Hadopi :
INTERNET - Alors que les débats reprennent ce lundi, les députés sont concentrés sur les à-côtés de la loi...
Il faudrait être parti tout le mois d’avril au Pôle Nord pour ne pas le savoir: Hadopi, c’est reparti pour un tour (http://www.20minutes.fr/article/323495/High-Tech-Hadopi-ce-n-est-pas-bientot-fini.php). Les séances de discussion du projet de loi Création et Internet, (http://www.20minutes.fr/dossier/hadopi) contre le téléchargement illégal, ont repris jeudi et se poursuivent ce lundi à l’Assemblée nationale.
>> Cliquez ici pour voir la séance en direct sur le site de l'Assemblée nationale >> (http://www.assembleenationale.com/13/seance/seancedirect.asp)
Depuis le rejet surprise du texte le 9 avril dernier, on parle moins du fond — la création et la façon de monétiser la diffusion des œuvres culturelles en ligne — que du fonctionnement du Parlement. Le projet de loi Hadopi ne serait-il devenu qu’un prétexte à mettre sur la table les problèmes parlementaires? «C’est vrai que ça a relancé le débat sur le cumul des mandats et l’absentéisme des députés, explique Lionel Tardy, député UMP interrogé par 20minutes.fr. Mais ce n’est pas un mal, car ce sont toujours les mêmes qui sont là pour les séances nocturnes».
Pas de sanction
Puisque le gouvernement a attribué le rejet du texte au faible nombre de députés présents (36 sur 577) dans l’hémicycle, Jean-François Copé, patron du groupe UMP à l’Assemblée, a sonné le tocsin (http://www.20minutes.fr/article/319323/High-Tech-Rejet-de-la-loi-Hadopi-Jean-Francois-Cope-assume.php) lors d’une réunion la semaine dernière. «Il nous a demandé d’être présents, raconte un député, et de respecter nos permanences parlementaires».
En coulisses, on fulmine: «C’était un grand numéro à la Copé, qui a voulu politiquement marquer le coup, mais sur le fond, tant qu’il n’y a pas de sanctions financières pour absentéisme, ça ne changera rien aux pratiques.» En théorie, le règlement prévoit que les députés ne peuvent manquer plus du tiers des votes ou des réunions de commission, sous peine de se voir retirer un tiers de leur indemnité. En pratique, ces sanctions ne sont pas appliquées.
Et la démonstration de force la semaine dernière, lors de la reprise des débats sur Hadopi, où 150 députés ont siégé, une très forte affluence pour un débat parlementaire? «Ce n’est pas parce qu’ils ont sorti les muscles cette fois que cela aura de l’effet sur le long terme», tranche Tardy, pour qui il vaudrait mieux jouer sur la réserve financière parlementaire dont dispose chaque groupe du Parlement pour verser des primes aux plus méritants. «C’est faisable immédiatement, cela ne dépend que de la volonté des présidents de groupe».
Calendrier de la discorde
L’autre point qui provoque des tensions au sein des députés n’a pas plus à voir avec le contenu du projet de loi. Il s’agit du calendrier. Le gouvernement veut un nouveau vote solennel le 5 mai. Soit dans 24h. Franck Riester, le rapporteur du texte, estime que c’est suffisant puisque toutes les discussions ont déjà eu lieu. Mais les députés anti-Hadopi ne comptent pas se laisser faire et veulent reprendre les articles et les amendements un par un.
«Est-il normal que ce vote solennel soit prévu pour le mardi 5 mai?, demande Martine Billard, député Verts. Cela veut-il dire que le gouvernement envisage d’utiliser l’article 44-3 de la Constitution pour abréger les débats et imposer le texte qu’il souhaite?» Une solution dont le site PC inpact dit (http://www.pcinpact.com/actu/news/50656-vote-bloque-hadopi-loi-internet.htm?vc=1) qu'elle a été envisagée mais n'est plus d'actualité. Lionel Tardy assure, lui, que «le vote n’aura lieu ni mardi ni mercredi. C’est utopique de penser cela. Il y a un énorme malaise sur cette loi, dans l’opposition comme chez certains députés de la majorité. Une seconde lecture, ce n’est pas un mal».
l'UFC Que Choisir contre l'argumentation du "marché du disque écroulé par les pirates" : peu importe la chute des ventes en volume, la SACEM s'enrichit années après années... toujours un peu plus :
http://www.numerama.com/media/attach/revenussacem.png En guerre contre l'Hadopi depuis de nombreux mois, l'association de consommateurs UFC-Que-Choisir a envoyé la semaine dernière aux députés un document qui rappelle aux députés qu'en dehors des producteurs de disques qui ont perdu des revenus significatifs ces dernières années, l'industrie musicale dans son ensemble se porte bien. Relayé par nos confrères de PC Inpact (http://www.pcinpact.com/actu/news/50659-musique-cinema-crise-ufc-que-choisir.htm), le document note en particulier la bonne santé de la Sacem, qui a vu les revenus des auteurs-compositeurs augmenter quasiment continuellement depuis au moins l'an 2000 (la seule baisse a été de 0,4 %, en 2006).
En 2007, la SACEM a collecté 759,1 millions d'euros, rappelle le document de l'UFC-Que Choisir. C'est quasiment un record historique pour la société de gestion collective, qui devrait bientôt publier les chiffres de 2008. Elle s'attend à publier des perceptions en baisse à 756 millions d'euros, et anticipe une baisse de 2,8 % en 2009. De quoi lui faire dire qu'en se battant pour l'adoptionhttp://images.intellitxt.com/ast/adTypes/mag-glass_10x10.gif (http://www.numerama.com/magazine/12819-L-UFC-Que-Choisir-rappelle-aux-deputes-que-l-industrie-musicale-va-bien.html#) de l'Hadopi, elle anticipe l'avenir et cherche à enrayer la crise avant qu'elle ne se présente réellement.
Toutefois les ventes de CD (http://www.numerama.com/magazine/12819-L-UFC-Que-Choisir-rappelle-aux-deputes-que-l-industrie-musicale-va-bien.html#) ou les téléchargements payants ne représentants que 16,5 % des revenus de la Sacem, contre 33,9 % pour les revenus des licences payées par la télévision et la radio. Si crise du disque il y a, quelle que soit l'ampleur, elle n'aura donc qu'un effet réduit sur le chiffre d'affaires de la Sacem, dont encore un tiers dépend de l'utilisation de musique dans les lieux publics (concerts, bars, restaurants, coiffeurs...).
Pour des raisons historiques, la Sacem qui veut représenter avant tout les auteurs de chansons est la "Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de musique". Or 50 % de son conseil d'administration est composé de représentants des éditeurs de musique, et donc des maisons de disques. D'où les positions qu'elle exprime officiellement, tout en préparant l'après-Hadopi en coulisse, dans une forme qui pourrait ressembler à la licence globale (http://www.numerama.com/magazine/12545-Laurent-Petitgirard-Sacem-prepare-deja-l-apres-Hadopi.html).
Actuellement, 6,8 % des revenus de la Sacem sont tirés de la taxe pour copie privée. En l'étendant au champ des téléchargements et des échanges de musique sur Internet, comme le souhaitent les socialistes, cette part pourrait considérablement grossir en volume et augmenter en proportion dans les prochaines années, au profit également des maisons de disques qui touchent un quart des revenus de la copie privée... ce qui reste bien moindre que la part qu'ils touchent actuellement avec les contrats de production.
Détails analysant la fameuse lettre des "artistes pour Hadopi car contre un ordre purement marchand" (:lol:) : http://www.numerama.com/magazine/12815-Ils-refusent-34un-ordre-purement-marchand34-et-sont-donc-pour-l-Hadopi.html
Autre analyse sur cette mauvaise blague pompeuse : après étude des signatures, la moyenne d'age de ce brulot craché à la face de Martine Aubry.. est de 72 ans :lol: , de quoi confirmer leur connaissance dans l'informatique et internet et la mise en danger de leur retraite :lol: : http://www.bloob.fr/la-presse-en-parle/le-4eme-age-artistique-pour-hadopi-greco-piccoli-arditi-et-maxime-5057.html
Enfin, le plus grave, et je me doutais un peu d'une telle procédure, il existe un "passage en force" possible, celui par lequel une loi est voté à la majorité sur son fond d'origine proposé par le gouvernement, "à prendre ou à laisser", et appelé la procédure de vote bloqué : face à une question à ce propos d'une député PS, silence radio, confirmant un doute profond de mise en oeuvre demain. On dit que ce vote bloqué a été abordé et écarté, mais je vois bien ce dernier arriver demain soir après échec des négocations :
Sur le projet de loi Hadopi, de sources bien informées, on nous a confirmé que la procédure de vote bloquée a été évoquée un certain temps, « mais elle n’est plus d’actualité ».
Cette procédure est radicale. « Si le gouvernement le demande, l'assemblée saisie se prononce par un seul vote sur tout ou partie du texte en discussion en ne retenant que les amendements proposés ou acceptés par le gouvernement » dit le texte de l’article 44 al. 3 de la Constitution de 58. En somme, elle permet au gouvernement de faire voter d’un coup, tout ou partie d’un texte, avec les amendements taillés à sa mesure. C’est du « à prendre ou à laisser », une arme absolue qui empêche de refaire le match des débats. Certes, pareilles procédures n’empêchent pas la discussion des autres amendements, mais cela abrège vigoureusement les débats puisque tout est joué d’avance, cette fois formellement.
Le doute avait circulé dans les couloirs, mais aussi dans l’hémicycle quand Martine Billard a demandé au gouvernement, planning à la main : « est-il normal que ce vote solennel soit prévu pour le mardi 5 mai ? Cela veut-il dire, monsieur le secrétaire d'État, que le gouvernement envisage d’utiliser l’article 44-3 de la Constitution pour abréger les débats et imposer le texte qu’il souhaite ? »
http://static.pcinpact.com/images/bd/news/mini-70307-martine-billard.jpg (http://ww.pcinpact.com/affichage/50656-vote-bloque-hadopi-loi-internet/70307.htm)
La députée n’avait pas eu de réponse franche. Dans une interview au Monde, le rapporteur du texte, le député Franck Riester a expliqué dans le même sens que sa stratégie est simple : « Il s'agit de dire qu'il y a eu suffisamment de débats au Sénat et à l'Assemblée. On est allé jusqu'au bout de toutes les questions que les uns et les autres pouvaient se poser. On peut toujours rediscuter des mêmes questions des heures, des jours et des mois : il y a toujours les mêmes réponses », avant d’écarter à demi-mot [un peu] cette procédure de vote bloqué « on est arrivés à un texte de synthèse, équilibré, entre ce que pensaient les sénateurs et les députés. J'espère qu'il ne sera que très peu amendé. On peut ne pas être d'accord avec l'intégralité de tous les détails du projet de loi, mais le voter quand même, dans la mesure où il s'agit du fruit d'un travail collectif ».
Les débats reprendront aujourd’hui à 16h. Demain, il y a fort à parier que Hadopi soit voté définitivement. Même si les vidéos des débats (et celle au dessus de Bakchich aussi à la sortie) prouvent que malgré des heures de débats aucune réponse n'a été apportée aux questions et que rien n'est équilibré, le gouvernement juge qu'on a assez perdu de temps à débattre, et compte utiliser toutes ses armes pour faire passer l'Hadopi, et sans lubrifier d'abord.
Urashima_Keitaro
04/05/2009, 20h01
Commençons par du bon vieux flaming envers nos charmands députés
Jeu de mot avec marchands ?
Pfiou, et Bono qui cède devant le paquet Télécom, comme prévu, ça sent le putride de plus en plus.
Wet and scie.
Le vote n'est de toute façon pas pour aujourd'hui :
INTERNET – Roger Karoutchi vient de l'annoncer...
C’était sûr. Le vote final du projet de loi Création et Internet (http://www.20minutes.fr/dossier/hadopi), dit Hadopi, ne sera pas pour aujourd’hui, comme prévu initialement. Il surviendra le 12 mai, la discussion n'étant pas terminée, ont annoncé Roger Karoutchi, ministre des relations avec le Parlement, et le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer.
«Je pense que l'on aura terminé le texte mercredi soir ou jeudi après-midi», a indiqué à la presse Karoutchi à l'issue de la conférence des présidents qui fixe l'ordre du jour de l'Assemblée. Lionel Tardy, député UMP, l’avait assuré à 20minutes.fr la veille (http://www.20minutes.fr/article/323929/High-Tech-Hadopi-le-projet-de-loi-depasse-par-les-dysfonctionnements-du-Parlement.php): «C’est utopique de penser que le vote pourrait avoir lieu mardi 5 ou mercredi 6 mai. Il y a un énorme malaise sur cette loi, dans l’opposition comme chez certains députés de la majorité». Selon lui, prendre le temps de la discussion pour «une seconde lecture, ce n’est pas un mal».
Pour rappel, cette loi avait été rejetée lors du vote le 9 avril dernier. Un mauvais souvenir que le gouvernement veut effacer au plus vite pour faire appliquer le système de riposte graduée d’ici l’été.
Sans surprise, la position du Parlement Européen a été totalement ignorée par la France dans la suite des débats :
Un amendement qui a tenté d'insuffler dans le texte du projet de loi dit Hadopi l'esprit des positions tenues par les eurodéputés a été refusé.
L'incursion de l'amendement 138/46 du Paquet Télécom (http://www.generation-nt.com/hadopi-amendement-138-ripsote-graduee-debat-assemblee-actualite-734261.html#) européen dans les débats portant sur le texte du projet de loi Création et Internet était attendue et elle est venue hier via Patrick Bloche. Le député PS a ainsi défendu un amendement, arguant qu'il n'était " pas possible de déconnecter le débat à l'Assemblée nationale de ce qui se passe au niveau européen ", et de rappeler que les eurodéputés défendent à une majorité l'idée que : " aucune restriction aux droits fondamentaux et aux libertés des utilisateurs de service de communication au public en ligne ne peut être imposée sans une décision préalable des autorités judiciaires ".
Tout autant attendu, le rejet de cet amendement. Franck Riester, le rapporteur du texte, a tout d'abord souligné que le texte définitif du Paquet Télécom n'a pas encore été voté par le Parlement européen. Quand bien même, selon lui : " l'Hadopi, l'autorité administrative indépendante que nous constituons, répond à tous les critères auxquels doit répondre une autorité judiciaire : le respect du contradictoire, le respect des droits de la défense et de la vie privée, le recours à un juge judiciaire, puisque des recours peuvent être formés par l'internaute ou le titulaire de l'abonnement qui serait sanctionné ".
Concernant la notion de droit fondamental, il a estimé que si l'accès à Internet était une " commodité essentielle ", il n'était pas un droit fondamental : " un droit fondamental est inscrit dans un texte sacralisé, au-dessus de la loi, ce qui n'est pas le cas de l'accès à Internet ". Il a également ajouté : " le dispositif que nous mettons en place, qui vise à suspendre éventuellement l'accès, après de nombreuses recommandations et de nombreux avertissement, on n'interdit pas à l'internaute d'aller sur Internet à partir d'un autre ordinateur (http://www.generation-nt.com/hadopi-amendement-138-ripsote-graduee-debat-assemblee-actualite-734261.html#) ".
L'amendement 138 de Bono-Cohn-Bendit en péril
Cet avis du rapporteur a été suivi par le gouvernement. L'avenir de l'amendement 138/46 du Paquet Télécom sous sa forme initiale voulue par l'eurodéputé Guy Bono semble par ailleurs mal engagé et le collectif la Quadrature du Net de dénoncer une " manœuvre politicienne où l'on favorise le consensus mou ", selon des propos rapportés par notre confrère Numerama (http://www.generation-nt.com/divers/click.php?url=C2AMe1dxCStab1V6VntdL1EnAH9bdQRsCHJa ZgRiVCJSMARqBTYIdAFtBmlRPld9BGgLYg5pUzQLfldvAm8GZw snDD5XNwljWmdVYFZ5XRVRMQBmWzQEZwhyWn0EdVQ1UiIEKgU2 CC8BIwZWUTJXIARpC2YOY1MwC2pXcgIsBkcLfQx9V2oJK1owVT BWOl11UTMAZ1s1BHYIdVpuBCpUPFJ8BGYFOgg%2FAWAGYlE2Vz 8EYAttDnpTeAtGV2kCbwZtCyYMZ1dxCTZaOQ%3D%3D). Est ainsi pointé du doigt un changement de dernière minute dans l'ordre des votes des amendements du Paquet Télécom.
Mercredi 6 mai, en séance plénière, les eurodéputés vont d'abord se prononcer sur le texte de compromis de Catherine Trautmann. Si ce dernier est voté, l'amendement 138 sera automatiquement évincé. Or, pour la Quadrature du Net, si l'amendement 138 fait véritablement obstacle au projet de loi Hadopi avec son mécanisme de riposte graduée, ce n'est pas le cas du texte de compromis où l'on parle du jugement d'un " tribunal indépendant et impartial " pour pouvoir restreindre des droits fondamentaux et non plus d'une autorité judiciaire.
La secrétaire d'Etat à l'économie numérique a déja expliqué qu'elle trouvait la loi bancale et mal appliquée avec Hadopi, son frère, PDG de Price Minister, en rajoute une couche : http://www.lexpress.fr/actualite/high-tech/le-frere-de-nkm-juge-hadopi-mal-pensee-et-inefficace_758493.html
Les artistes remis dans le débat après le Parlement lui même : la droite utilise la lettre contre Aubry comme argument, la gauche les artistes contestataires comme Cali :
INTERNET - Cela faisait longtemps que les discussions ne portaient plus sur les représentants de la culture. Ce lundi après-midi, les députés ont parlé d'eux...
Surprise, le ton était plus modéré ce lundi après-midi, lors des débats sur le projet de loi Création et Internet (http://www.20minutes.fr/dossier/hadopi), dit Hadopi. Alors que le débat portait surtout sur le fonctionnement du Parlement (http://www.20minutes.fr/article/323929/High-Tech-Hadopi-le-projet-de-loi-depasse-par-les-dysfonctionnements-du-Parlement.php), au détriment du fond, les artistes sont soudain revenus sur le devant de la scène.
C’est Frédéric Lefebvre, porte-parole et député UMP, qui a dégainé le premier en citant dans l’hémicycle la lettre ouverte envoyée à Martine Aubry (http://abonnes.lemonde.fr/politique/reactions/2009/05/04/loi-sur-le-piratage-des-artistes-de-gauche-denoncent-la-strategie-du-ps_1188363_823448.html), la secrétaire nationale du PS, par Pierre Arditi, Juliette Gréco, Maxime Le Forestier, Michel Piccoli et Bernard Murat. Dans cette lettre, ces artistes rappellent que la gauche est leur «famille» mais qu’ils ne comprennent pas les agissements des députés socialistes, lesquels ont voté «non» au texte anti-piratage le 9 avril dernier.
«En faisant échec au vote de cette loi à l'Assemblée vous nous avez adressé un message de rupture, écrivent-ils. Vous avez perdu notre soutien — peut-être n'est-ce pas si grave après tout? Mais il nous semble aussi, et cela est plus fâcheux, que vous avez également perdu votre âme. Quant à nous, nous restons de gauche, comme ça, quand vous le redeviendrez, vous saurez où nous trouver.»
Les pour, les contre
Pour l’opposition, c’est un argument en or massif. Selon Frédéric Lefebvre (http://www.20minutes.fr/article/320985/A-la-Une-Frederic-Lefebvre-retour-aux-sources.php), la gauche ne comprend pas les artistes, un milieu traditionnellement de gauche. Mais l’opposition s’en défend. «Les artistes sont partagés sur la question. Cessez de parler en leur nom, exhorte Christian Paul, député socialiste. Chaque semaine, la proportion des artistes pour et celle des contre ne cesse de changer». Parmi les défenseurs de la loi, il y a Françoise Hardy, San Severino, Renan Luce, Bertrand Burgalat, Didier Lockwood et Dany, qui s’étaient réunis au théâtre de l’Odéon (http://www.20minutes.fr/article/316135/Culture-Les-artistes-reunis-pour-soutenir-la-loi-Creation-et-Internet.php) pour afficher leur soutien.
A l’inverse, on se souvient de la tribune écrite dans «Libération» par plusieurs personnalités du cinéma français (http://www.20minutes.fr/article/319155/Culture-Catherine-Deneuve-et-Louis-Garrel-se-rejouissent-les-societes-d-ayant-droits-pleurent.php), dont Catherine Deneuve et Louis Garrel. «La diversité de la création doit dès aujourd'hui revenir au centre de la réflexion sur les enjeux de la révolution numérique, peut-on lire sur leur blog contestataire (http://pourlecinema.over-blog.fr/), au même titre que la protection des libertés individuelles et des auteurs. Complètement oubliées dans ce projet de loi, elles sont pourtant les poumons de la création».
Le retour de Cali
Retour à l’Assemblée: cette fois, c’est Martine Billard, député Verts, qui invoque l’exemple du chanteur Cali. Celui-ci a dit en public que le disque était trop cher. Martine Billard enfonce le clou: pour elle, les majors font trop de profit. «Les producteurs se font des marges énormes et la différence de revenu de la Sacem ou de l'industrie du disque ne vont pas aux auteurs. De plus, si la diffusion sur support non physique est beaucoup moins chère que sur support physique, les gains réalisés vont directement dans les poches des majors.»
C’est assez rare pour le signaler: dans le cadre de la discussion sur Hadopi, les artistes servent aussi bien les arguments de la gauche que ceux de la droite. Mais pour Nicolas Sarkozy, il y a un vrai intérêt politique à ce cafouillage. «C’est une occasion pour lui de se mettre les artistes dans la poche», note Lionel Tardy, député UMP anti-Hadopi interogé par 20minutes.fr.
Les labels indie s'inquiètent eux de la mainmise d'Hadopi sur les intérêts des majors uniquement. Deezer et Universal jouent double jeu quand à eux :
La Fédération des producteurs et éditeurs indépendants d’Aquitaine et la fédération professionnelle des labels indépendants (CD1D qui rassemble une centaine de labels) ont souhaité faire le point sur le projet de loi controversé Hadopi (http://www.web-libre.org/dossiers/loi-hadopi,7170.html). Philippe Couderc et Eric Petrotto ont donc organisé un débat pour s’organiser en syndicat et pour faire entendre leur opinion au sujet de la loi Création et Internet. Après une rencontre au Printemps de Bourges (http://www.web-libre.org/dossiers/printemps-de-bourges,4780.html), ils ont adressé une lettre ouverte aux députés chargés de voter la loi en y exprimant leur malaise tant la loi Hadopi semble surtout concerner les grandes maisons de disques. Ils ont donc tenu à mettre l’accent sur les fournisseurs d’accès à Internet qui utilisent un contenu qui ne leur appartient pas, sans reverser quoi que ce soit aux ayants droit. Un coup de pied aussi aux grandes majors, propriétaires également de sites Internet « Ceux qui possèdent les contenus sont ceux qui possèdent également les contenants ».
Ainsi, le site d’écoute gratuit Deezer pose des questions intéressantes sur le fait même de son existence : « Si l’internaute peut se construire gratuitement sa propre discothèque consultable à volonté, pourquoi achèterait-il de la musique sur les sites de téléchargement légaux ? »… Et là où le bât blesse c’est que Deezer aurait passé des accords avec Universal (http://www.web-libre.org/dossiers/universal-music-mobile,2162.html) par exemple afin d’acquérir le catalogue de musiques qui sont diffusées gratuitement… Une position évidemment très bancale pour la major !
En bref donc, en s’immisçant dans le débat concernant Hadopi, les labels indépendants veulent aussi avoir droit au chapitre en proposant la création d’une redevance prélevée sur le chiffre d’affaires des fournisseurs d’accès à Internet, cette redevance étant destinée directement à la création… Ce qui semble logique… La Sacem (http://www.web-libre.org/dossiers/sacem,1139.html) est également mise en cause et ils insistent sur « la nécessité d’adapter son système de perception et de répartition aux nouveaux modèles technologiques ».
Les labels indépendants se positionnent donc contre la pénalisation des internautes mais pour la pédagogie et le dialogue comme on peut le voir sur la page d’accueil de leur site « Télécharger, c’est découvrir, acheter, c’est soutenir – cd1d ne réalise aucun profit et reverse 85 % de ses ventes ». http://www.cd1d.com/
Un point de vue intéressant qu’il conviendrait sans doute de prendre plus en compte…
Enfin, le filtrage des contenus se fera, problème technique ou d'intrusion ou non : il faut des tests, et il y aura des tests, selon le gouvernement : Article détaillé, technique et long, nécessitant une concentration de lecture :
Hier de 16h30 à 1h30 du matin, ont repris les débats à l’Assemblée nationale. (notre compte rendu intégral, partie I, (http://www.pcinpact.com/actu/news_multi/50671.htm)partie II (http://www.pcinpact.com/actu/news_multi/50672.htm)) La soirée s’est surtout manifestée par une succession d’avis défavorables émis par Christine Albanel et Franck Riester contre tous les amendements déposés sur le texte, quelle que soit l’épaisseur des arguments avancés par leurs auteurs (de toutes les couleurs politiques). Mais des éléments importants ont été donnés sur les technologies de filtrage qui se cachent dans le projet de loi.
http://static.pcinpact.com/images/bd/news/mini-70502-albanel.jpg (http://ww.pcinpact.com/affichage/50687-filtrage-experimentation-hadopi-contenu-source/70502.htm)
L’un des points forts a donc été ce chapitre du filtrage. Dans les nombreuses missions confiées à la Hadopi est prévue une évaluation d’expérimentation du filtrage. Que dit le texte ? « [La Hadopi] évalue (…) les expérimentations conduites dans le domaine des technologies de reconnaissance des contenus et de filtrage par les concepteurs de ces technologies, les titulaires de droits sur les œuvres et objets protégés et les personnes dont l’activité est d’offrir un service de communication au public en ligne. Elle rend compte des principales évolutions constatées en la matière, notamment pour ce qui regarde l’efficacité de telles technologies, dans son rapport annuel. (…) Elle identifie et étudie les modalités techniques permettant l’usage illicite des œuvres et des objets protégés par un droit d’auteur ou par un droit voisin sur les réseaux de communications électroniques. Dans le cadre du rapport (…)elle propose, le cas échéant, des solutions visant à y remédier ».
Des accords de l'Elysée oubliés
Les termes sont limpides : reconnaissance des contenus et filtrages, expérimentation avec les sociétés spécialisées en collaboration forcée avec les FAI, le tout consigné dans un rapport annuel. Ce texte, qui a été voté hier soir par les députés, en l’étant va ainsi conduire à des tests grandeurs natures visant à mettre place le filtrage des contenus.en France.
Ce ne sont que des tests, mais les accords de l’Élysée étaient limpides : ils n’envisageaient ces mesures qu’en cas de faisabilités techniques et financières, pas au-delà. Avec cet article, le projet pousse l’expérimentation en faisant l’économie de ces contraintes. Il y aura et devra y avoir des tests, un point c’est tout.
Le député Brard, avec sa verve bien connue, avait eu beau expliquer que l’utilisation des technologies de reconnaissance des contenus et de filtrage « relève de logiques de régimes autoritaires non démocratiques » et que ce dispositif était « inacceptable ». En vain.
Le député Bouillonnec, qui a démultiplié hier soir les arguments constitutionnels contre ce texte, critiquait lui aussi cet article estimant que l’on va confier à une autorité administrative un dossier présentant « une dimension quasi scientifique et technologique. Pensez-vous que la Hadopi va pouvoir suivre quand le reste du monde ne s'occupera pas de cette technocratie sans mesure ? » s’interrogeait en substance l’intéressé. En vain.
http://static.pcinpact.com/images/bd/news/mini-70496-riester.jpg (http://ww.pcinpact.com/affichage/50687-filtrage-experimentation-hadopi-contenu-source/70496.htm)
La CNIL et l'Arcep éjectées
Plusieurs parlementaires demandèrent que l’ARCEP soit associée pour évaluer ces outils (Tardy et Brard), aidée de la CNIL (Billard). « l'Arcep s'occupe des tuyaux, non des utilisateurs » répondra le rapporteur Riester qui ne veut pas associer l’autorité qui réglemente les tuyaux, lorsque ces intermédiaires sont justement cités dans l’article de loi. « C'est une technologie de reconnaissance des contenus menés par les acteurs d'internet (!) et l'industrie de la Culture » insistera Christine Albanel. On se souvient aussi que la Fédération Française des Télécoms, l’AFA mais aussi Free via Xavier Niel s’étaient tous opposés à ces mesures. En vain.
Martine Billard constatera ainsi un glissement d’ampleur dans le projet puisqu’on passe de la protection des droits d'auteurs à la reconnaissance de l'ensemble des contenus qui vont circuler. « Ce n'est plus création et internet, mais surveillance de l'internet ! N'introduisez pas la surveillance de la toile ! » réclamera la députée Vert, suivie d’un Mathus qui reprochera à la Ministre de fabriquer « un Frankenstein de l'ère numérique, délégué aux mains des intérêts privés avec des listes officielles labélisées (…) On peut être stupéfait de l'énormité des moyens, mais aussi au regard des principes de droit qui régissent nos libertés dans notre République. Il y a une fuite en avant ! »… Et tout cela, en dehors de la sphère judiciaire.
Un filtrage qui pourra être intrusif
L’un des autres points chauds de la discussion sera l’amendement de Martine Billard qui a voulu que ces technologies de filtrage « ne soient pas intrusives ». Avis défavorable, en chœur, d’Albanel et Riester. Très avare d’explications, la ministre de la Culture lâchera tout de même qu’avec cet article, « il n’y a aucune espèce de surveillance, mais de simples expérimentations menées par les acteurs de la Culture avec les FAI sur la possibilité de mettre en place un système qui empêcherait de pirater. C'est tout. Il n'y a aucun dispositif de surveillance ». La ministre s’est voulue rassurante : elle décrira en quelques mots ce dispositif qui sera « un tatouage sur les œuvres qui permettrait d'empêcher le piratage à la source ultérieurement. Il n'y a aucune espèce de filtrage ». Un filtrage qui ne filtre pas, donc... mais qui pourra être intrusif. Voilà qui peut inquiéter alors que le projet de loi Hadopi va pouvoir s'intéresser, en l'état actuel du texte, aux échanges par mails (http://www.pcinpact.com/actu/news/50590-filtrage-email-messagerie-hadopi-communication.htm) et toute autre forme de communication électronique.
Ajoutons aussi que l'article 5 du projet, qui permet au juge d'imposer toute mesure à toute personne donc au FAI et donc le filtrage, ne sera pas rediscuté. IL a été voté conforme, il n'en sera plus question. IL est définitivement adopté.
"Elle est finalement utile cette deuxième lecture. On va avoir une vision globale de ce texte. Et nous n'avons pas encore adopté la question des logiciels de sécurisation !" nous commente-t-on en fin de matinée à l'Assemblée nationale. Justement...
Un pont possible avec la mission Sirinelli sur le dépôt des oeuvres
Fait piquant, nous avions interrogé Oliver Henrard, juriste de Christine Albanel sur les outils de sécurisation lors d’une soirée (http://www.pcinpact.com/actu/news/49552-outil-securisation-filtrage-hadopi-cgti.htm) organisée par le Club Parlementaire sur l’audiovisuelle, tenu par Frédéric Lefebvre.
En marge de cette rencontre, nous avions posé la question suivante à l’éminent juriste : il n’existe aucune base exhaustive des œuvres protégées (MP3, DIVX, etc.). Comment l’outil de sécurisation que devra installer l’abonné internet va permettre à celui-ci de ne pas télécharger du Carlos si l’outil ne sait pas quelles sont les œuvres à protéger. Faudra-t-il envisager un filtrage protocolaire ? La réponse ci-dessous (en présence d'un journaliste tiers auprès de qui nous nous sommes présentés dans les premiers instants de l'extrait audio) :
Olivier Henrard et les outils de sécurisation (http://www.pcinpact.com/link.php?url=http%3A%2F%2Fwww.dailymotion.com%2Fvi deo%2Fx96wex_olivier-henrard-et-les-outils-de-se_news)
envoyé par pcinpact (http://www.pcinpact.com/link.php?url=http%3A%2F%2Fwww.dailymotion.com%2Fpc inpact)
Dans l’esprit des coauteurs de ce texte, il y aura un jour ou l’autre une liaison entre les outils de sécurisation, le filtrage et le dépôt légal des œuvres. Le pont n’est pas en béton armé, mais c’est une potentialité. Olivier Henrard poursuivra en indiquant qu'i"l n'y a pas de lien nécessaire mais il y a une cohérence".
Le dépôt des œuvres légales est actuellement étudié par une mission confiée au Pr. de droit, Pierre Sirinelli au sein du CSPLA (notre actualité (http://www.pcinpact.com/actu/news/48054-rapport-pierre-sirinelli-empreinte-filtrage.htm), et celle-ci (http://www.pcinpact.com/actu/news/48592-depot-legal-piratage-web-20-sirinelli.htm)). Elle reviendra à inciter les créateurs à déposer leurs œuvres afin qu’elles soient justement marquées par un tatouage numérique, ce fameux tatouage dont faisait référence Albanel hier soir. La boucle serait-elle bouclée ?
Olivier Henrard relativisera néanmoins l’interventionnisme étatique, assurant que le ministère est agnostique sur les technologies de filtrage et que toute la confiance sera portée sur le marché libre : la fameuse main invisible sera chargée de définir la meilleure solution entre filtrage de contenu, protocolaire… etc. La riche conversation fut interrompue par l’arrivée de M. Lefebvre.
Olivier Henrard et les outils de sécurisation (suite) (http://www.pcinpact.com/link.php?url=http%3A%2F%2Fwww.dailymotion.com%2Fvi deo%2Fx96wg7_olivier-henrard-et-les-outils-de-se_news)
envoyé par pcinpact (http://www.pcinpact.com/link.php?url=http%3A%2F%2Fwww.dailymotion.com%2Fpc inpact)
Le lien pour les vidéos : http://www.pcinpact.com/actu/news/50687-filtrage-experimentation-hadopi-contenu-source.htm?vc=1
Pour ceux qui n'auraient pas regardé les débats hier soir (quoi, il y en a ici?), je vous conseille de télécharger la 2ème séance du lundi 4 mai 2009 sur cette page :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/seance/vod/internet.asp
(le lien n'y est pas encore)
Certains passages sont mythiques (surtout la fin, les deux dernières heures environ si ma mémoire est bonne), notamment sur l'amendement de Martine Billard, mais également les différentes interventions de Jean-Yves le Bouillonnec.
Globalement, ça parle de la labellisation du net, du filtrage des contenus, de la surveillance généralisée des réseaux par des sociétés privées, en dehors de tout cadre judiciaire, le renversement de la charge de la preuve -contraire à l'article 11 des droits de l'Homme-... Des sujets tellement importants que Mme Albanel et M. Riester ne cesseront de répéter "défavorable" aux amendements proposés sans aucune argumentation.
À ne surtout pas rater.
Un filtrage par tatouage des oeuvres...
Ils vont réussir à tatouer les oeuvres à l'intérieur des archives rar empaquetées dans une autre archive rar ?
Ils détecteront que the_doors_light_my_fire_change_extent_to_flac.doc est un fichier de musique ?
Ils boucheront les fuites au niveau des maisons de disque qui nous permettent d'écouter les albums trois mois avant leur sortie en bac ?
Ils tatoueront tous les CD et DVD rip faits par des particuliers depuis leur discothèque et, donc, pas du tout watermarkés ?
Leur spyware qui va tourner en rond à vide dans une machine virtuelle sur mon Arch Linux va t-il pouvoir empêcher mon autre ordinateur de récup dédié au DL de pomper sur le bourricot tout seul dans son coin, comme un grand ?
L'encodage des mp3 va t-il avoir une influence sur les .flac et autres .ape qui circulent ?
Est-ce que ça marchera avec les connexion newsgroup SSL et le direct DL ? Est-ce que, en dehors de son augmentation considérable, ça aura un effet sur le MàM ?
Ils y connaissent vraiment rien en technologie informatique ou ils nous prennent vraiment pour des cons ?
Là, je regardais d'un oeil distrait le grand journal en rentrant de chez un connard, euh client.
Et que vois-je, un Amont mièvre face à un Arthur H idiot par définition, et une simplification honteuse de la problématique d ' hadopi.
Si même le GJ qui habituellement est il est vrai un peu "pro droite", se permet de présenter un tel raccourci, ça va mobiliser les masses bovines contre les opposants à l'hadopi. Amont des sources à eu l'air tout penaud devant cette connasse de la météo.
On est mal barrés.
L'amendement Bono finalement voté dans sa version originale ! (MAJ)
Guillaume Champeau - publié le Mercredi 06 Mai 2009 à 14h41 -
Alors que la France pensait s'être débarrassée de l'amendement Bono grâce à un compromis mou et une ultime manoeuvre procédurale, le Parlement Européen a réaffirmé mercredi son attachement à l'amendement anti riposte graduée présenté par Guy Bono et Daniel Cohn-Bendit. La France, par son entêtement à ne pas vouloir accepter cet amendement, repousse de plusieurs mois le Paquet Télécom, mais est politiquement dos au mur concernant la riposte graduée.
Mise à jour : Interrogé par PC Inpact, le porte-parole de la Quadrature du Net indique que le Paquet Télécom a été repoussé du fait du vote de l'amendement Bono, puisqu'il devra repasser en conciliation pour une troisième lecture, à partir de septembre, après les élections européennes. "On rempile pour 3 ou 6 mois de Paquet télécom", confie-t-il. "Les débats ont permis d’affirmer que l’accès Internet est bien un droit fondamental en totale contradiction avec le projet Hadoi actuellement débattu à l’Assemblée nationale. Ce vote finit d’achever Hadopi !".
Une nouvelle fois contre toute attente, le Parlement européen a rejeté mercredi matin le compromis Trautmann et adopté la version originelle de l'amendement Bono (138/46), qui fait obligation aux états membres de passer par un ordre préalable de l'autorité judiciaire avant toute suspension de l'accès à Internet.
C'est une immense victoire du Parlement contre l'Hadopi, si la France ne force pas une conciliation pour retarder l'adoption du Paquet Télécom de plusieurs mois.
Sous la pression très forte des citoyens, le Parlement a dû inverser l'ordre des votes, pour se prononcer d'abord sur l'amendement Bono. Il a été adopté par 407 voix contre 57, et 171 absentions. "Les eurodéputés - à l'exception notable des membre de l'UMP - ont ainsi réaffirmé leur attachement à la défense des droits des internautes", s'est félicité l'eurodéputé Guy Bono. "A un mois des élections européennes, c'est un signe fort ! Contrairement à ce que semble penser l'UMP et sa ministre de la Culture, l'avis du Parlement européen ne vaut pas rien !"
"C'est une nouvelle claque pour Sarkozy et le gouvernement français ! Le Parlement a dit non à Sarkozy autant sur le fond que sur la forme! Les eurodéputés ont dit non à la riposte graduée et non aux pressions inadmissibles exercée par la France sur le premier organe démocratique du continent européen !"
"Quand l'Europe veut, l'Europe peut", ironise-t-il en référence au tract de l'UMP pour les élections européennes.
Source : http://www.numerama.com/magazine/12848-L-amendement-Bono-finalement-vote-dans-sa-version-originale-MAJ.html
En gros, si le gouvernement s'entête à repousser le Paquet Télécom à cause de l'entêtement à vouloir punir de malheureux internautes comme si la répression est plus importante que l'avenir numérique de l'Europe, il risque d'agacer très sérieusement des partenaires européens ou certains lobbys. Il commence - je l'espère - à être dans la merde...
Yek ! Yek ! Yek !
Quelle terrible guerre nous livrent la monarchie sarkozyste et le peuple des Internautes. :p
Même si ce n'est pas fini, je ne résiste pas au plaisir de montrer l'image suivante :
http://forumhentai.net/imagehosting/242194a018ea92cc86.jpg
PAF DANS TA GUEULE HADOPI !
:biggrin:
Encore une fois un vote a une majorité écrasante en faveur de l'amendement Bono, fraudais maintenant que notre gouvernement ce mette dans la tète que l'Europe ne veut pas de riposte graduée.
En tout cas ça fait plaisir, encore une coup de pied au cul de l'HADOPI, ça doit commencer a faire mal a son postérieur :biggrin:
Enfin une bonne nouvelle à ce sujet, une vraie bonne nouvelle je veux dire, et pas un pétard mouillé.
La première victime officiel de l'HADOPI
TF1 aurait licencié un cadre pour son hostilité à Hadopi, Albanel interpellée
Un cadre de TF1 a été licencié "suite à une dénonciation du ministère de la Culture" pour avoir critiqué le projet de loi sur la protection des droits sur internet, selon Libération, des accusations aussitôt qualifiées "d'absurdes" par Christine Albanel.
Jérôme Bourreau, 31 ans, était responsable du pôle innovation web de TF1 et a été licencié pour "divergence forte avec la stratégie" de TF1, écrit jeudi le journal qui a recueilli le témoignage de ce jeune cadre.
Selon Libération, M. Bourreau qui habite le XVIIème arrondissement parisien a écrit, en février, à sa députée Françoise de Panafieu (UMP) depuis son adresse mail personnelle, pour dénoncer le projet de loi Hadopi, actuellement discuté à l'Assemblée.
"Le 4 mars, écrit le journal, il est convoqué par Arnaud Bosom", chargé des activités numériques de la Une, qui lui "lit le mail mot pour mot" et lui dit qu'il n'a "pas le droit d'avoir cette opinion". M. Bosom reconnaît que c'est le ministère de la Culture qui lui a transmis le mail adressé à Mme de Panafieu.
Le 16 avril, M. Bourreau reçoit sa lettre de licenciement dont Libération a eu copie. "Cette correspondance nous est parvenue via le cabinet du ministre de la Culture qui l'a adressée le jour même à la société TF1", y lit-on. Il est reproché à M. Bourreau son hostilité au projet Hadopi considérée "comme un acte d'opposition à la stratégie du groupe TF1".
La ministre de la Culture Christine Albanel a affirmé "n'avoir jamais contacté la direction de TF1 pour s'immiscer dans la politique de gestion du personnel de la chaîne" et "trouve absurdes les accusations du journal".
"Je n'ai jamais demandé la tête de quiconque. Ce n'est pas dans mes habitudes", a insisté jeudi après-midi Mme Albanel, interrogée par le socialiste Patrick Bloche, lors de la reprise de l'examen du texte à l'Assemblée nationale.
"A ma connaissance rien n'a été transmis" à la direction de TF1, a-t-elle ajouté.
Egalement interpellée à l'Assemblée, Françoise de Panafieu, a qualifié le courrier du cadre de TF1 de "très bien construit". Elle a dit l'avoir ensuite "transféré au ministère de la Culture, un peu comme un exemple, en suggérant qu'on s'en inspire pour en faire comme un contre-argumentaire à l'attention des députés du groupe (UMP)".
"En aucun cas le mail ne demandait la confidentialité quant à l'identité", a-t-elle précisé.
Cette affaire a suscité des réactions, le SNJ-CGT jugeant qu'il s'agit d'"un nouvel épisode qui prouve encore des relations incestueuses entre le pouvoir et la chaîne Bouygues". "TF1 et le ministère de la Culture veulent-ils couler une chape de plomb sur les libertés individuelles ?", s'est interrogée la CFDT.
L'information a été qualifiée de "stupéfiante et choquante" par le député PS Christian Paul, l'un des fers de lance de son groupe contre le texte Hadopi.
"Le contrôle féroce de la distribution de la culture est le vrai visage d'Hadopi. A méditer par tous les artistes!", a ajouté M. Paul en dénonçant "un événement grave et profondément attentatoire à la liberté de pensée".
Interrogé, TF1 n'a pas souhaité faire de commentaire.
lockNshoot
07/05/2009, 21h18
LA boucle est bouclée, mais là elle est super visible quand même. Quand j'ai lu ça ce midi, j'ai halluciné.
Salarié anti-hadopi licencié par TF1 : la chaîne se cadenasse
TF1 et Vous, une histoire de goût
Les commentaires, pour la plupart très négatifs, continuent à être supprimés sur le post de TF1 où la chaîne s’explique sur le licenciement du responsable de la stratégie web de l'entreprise. qui a osé écrire en privé à Françoise de Panafieu qu’il n’appréciait pas vraiment le projet Hadopi. On rappellera que le mail - privé - avait été transmis par la députée au ministère de la Culture pour être ensuite envoyé à TF1. Qui a pris la décision que l’on sait.
A priori, la chaîne n’a pas pensé à demander à ses équipes, dont le super-webmaster en question avant son départ, une option pour filtrer ou interdire les commentaires. Du coup, pris dans la tourmente des critiques, la chaîne Bouygues se bétonne et supprime à la main les posts des internautes en colère.
Selon les heures, comme la marée, la réponse publiée dans la rubrique TF1 & Vous affichait 1 commentaire ou 25 ou 0. Ce soir, alors que le compteur montait à plus de 22 000 lectures, on assiste à une petite pause. Explication épicée d'un internaute : « il est 21h 18, les commentaires ne sont plus supprimés, car les effaceurs/effaceuses de commentaires sont rentrés chez eux. Il est tout de même cocasse qu'un 8 mai des personnes soient payées pour censurer .... Bonne soirée ». Selon nos constats, la javellisation vient de reprendre malgré tout.
Pour ceux qui veulent un florilège de ces commentaires, certains ont été reproduits sur cette page (un gus dans son garage qui à l'aide d'un script récupère tous les posts avant le couik)
Mais ajoutons aussi celle-ci ou celle-ci. Et sans doute bien d'autres...
Enfin, rappellons les explications données jeudi soir par Christine Albanel devant la représentation nationale, alors que le ministère avait d'abord avancé avoir commis une "erreur" dans la transmission de ce mail à TF1, selon un article du Point (qui a lui même supprimé le mot "d'erreur" après publication) :
Mme Christine Albanel, ministre de la culture Renseignements pris, il s’avère qu’un mail avait été adressé à Françoise de Panafieu – elle en dira peut-être un mot – , laquelle l’avait fait suivre au ministère, pour obtenir des éléments techniques, qui lui ont effectivement été communiqués. A ma connaissance, il n’y a rien eu de plus ; rien n’a été ensuite transmis.
Je tiens à dire solennellement que je n’ai jamais demandé à personne la tête de qui que ce soit. C’est quelque chose que je ne ferai jamais ; ce n’est ni dans mes habitudes ni dans ma nature. Je ne suis jamais intervenue, jamais, ni sur les programmes ni sur la gestion des chaînes. Cela ne me viendrait même pas à l’esprit. Je ne suis naturellement pour rien dans cette affaire. Il s’agit de décisions internes à la société TF1; je ne sais pas sur quel fondement elles ont été prises – en fait je ne connais pas bien le dossier, mais sans doute s’agit-il d’une différence de stratégie plus globale, du moins je l’imagine.
Je regarderai de plus près bien sûr, mais c’est tout ce que je peux dire à ce stade. A ma connaissance, rien n’a été transmis et, bien entendu, je n’ai jamais demandé la tête de quiconque. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)
Mme la présidente. La parole est à Mme Françoise de Panafieu.
Mme Françoise de Panafieu. Comme chaque député, je reçois quotidiennement de très nombreux mails, une soixantaine par jour en ce qui concerne cette loi, plus tous les autres bien sûr. Certains sont spirituels, d’autres le sont beaucoup moins, d’autres encore sont très bien construits. Celui dont il est question faisait partie de cette dernière catégorie. Devant les arguments donnés par son auteur, je l’ai transféré au ministère de la culture, un peu à titre d’exemple, et cela le 19 février dernier, en suggérant qu’on s’en inspire pour établir une sorte de contre-argumentaire à l’intention des députés du groupe. Cela a été fait et j’ai reçu l’argumentaire.
Je précise qu’en aucun cas l’auteur du mail ne demandait la confidentialité sur son identité. Or beaucoup de ceux qui nous envoient des mails la demandent, et certains utilisent des adresses composées pour l’occasion : c’est gratuit et il faut dix secondes pour créer une adresse du genre antihadopi@wanadoo.com. Au contraire, pour donner plus de crédibilité à ses arguments, qui étaient de vrais arguments fondés, l’auteur a indiqué qu’il travaillait dans le secteur des médias et de l’internet et a même précisé le nom de son entreprise.
J’aurais pu - on peut le faire -, sélectionner une partie du message pour le transmettre. Cependant quand l’auteur ne demande pas la confidentialité, on se sent autorisé à appuer sur la touche forward. Que celui qui ne l’a jamais fait lève le doigt. Il est évident qu’on en fait usage, et chacun sait que la diffusion d’un mail est exponentielle : il est envoyé à deux personnes, puis à dix et, au bout d’une demi-heure, 500 personnes sont au courant.
J’ai transmis ce courrier au ministère pour avoir des renseignements techniques, uniquement pour cela, et je les ai reçus.
Par ailleurs, je constate que la lettre envoyée par TF1 l’a été il y a trois semaines, et que nous avons été mis au courant cette nuit fortuitement par vous, monsieur Brard.
M. Jean-Pierre Brard. Heureusement que je suis là ! (Sourires.)
Rédigée par Marc Rees le vendredi 08 mai 2009 à 22h25 (23465 lectures)
Source : http://www.pcinpact.com/actu/news/50760-tf1-commentaire-effacement-hadopi-licenciement.htm
Pour voir les images ou les liens, allez sur le lien ci-dessus.
Quelques pauvres employés de la T(élé) des F(élés) Un(iques) ont du passer un stage dans un pays adepte de la censure. :p
L'HADOPI s'enfonce de plus en plus dans le ridicule.... :lol:
Je précise qu’en aucun cas l’auteur du mail ne demandait la confidentialité sur son identité. Or beaucoup de ceux qui nous envoient des mails la demandent, et certains utilisent des adresses composées pour l’occasion : c’est gratuit et il faut dix secondes pour créer une adresse du genre antihadopi@wanadoo.com.
Je sais pas s'il faut rire ou pleurer. Ou pleurer de rire.
Comment "Un pôv' type se fait virer pour son avis personnel sur l'Hadopi" devient "Il aurait pas du mettre son nom (c'est sa faute!)."
Hadopi : le projet de loi Création et Internet adopté par 53 % des voix
Guillaume Champeau - publié le Mardi 12 Mai 2009 à 16h52 -
Nos serveurs ont explosé sous le poids des connexions. Sous l'oeil d'un très grand nombre d'internautes, les députés réunis au grand complet ont adopté en seconde lecture le projet de loi Création et Internet. Le sort de la loi dépend désormais du Sénat, et surtout du Conseil constitutionnel.
Riposte graduée
Ils sont tous venus. Sur 577 députés, 557 avaient fait le déplacement à l'Assemblée Nationale pour s'exprimer sur le projet de loi Création et Internet. De mémoire d'observateurs de la vie politique, une mobilisation d'une telle ampleur est extrêmement rare dans l'histoire de la Cinquième République.
Le résultat fut serré, mais les députés ont adopté mardi après-midi la loi Création et Internet par 296 voix contre 233. Soit 53 % des suffrages exprimés (557). Les noms de ceux qui ont voté pour ou contre le texte seront publiés dans la soirée sur le site de l'Assemblée Nationale.
Christine Albanel, dont les députés ont réclamé la démission dans l'après-midi, n'a même pas pris la peine de prendre le micro pour défendre une dernière fois son texte, alors que les socialistes ont dénoncé "une loi d'exception et d'intimidation".
"Tout au long de ce débat les artistes auront été doublement trompés. Il n'y aura pas un seul euro de plus pour la création, mais en plus le texte risque de ne jamais être mis en oeuvre", a prévenu le socialiste Patrick Bloche, en référence aux multiples décrets d'application prévus par le texte, et à la censure du Parlement Européen suite au vote de l'amendement Bono.
De son côté, la députée Verts Martine Billard a dénoncé "le fantasme du contrôle du réseau", alors qu'au nom des députés UMP, M. Gosselin a estimé que l'Hadopi "offre toutes les garanties nécessaires, respecte parfaitement les droits de la défense", et "est parfaitement en phase avec le droit européen".
Le projet de loi Création et Internet doit désormais retourner au Sénat pour y être adopté conforme, avant sa promulgation par le Président de la République.
Ou plutôt avant la saisine du Conseil constitutionnel, promise par les députés socialistes.
Source : http://www.numerama.com/magazine/12880-Hadopi-le-projet-de-loi-Creation-et-Internet-adopte-par-53-des-voix.html
L'Union des Moutons du Président a ainsi adopté HADOPI.... :scotty: (le smiley dénommé "scotty" :lol:).
Nous connaissons désormais le nom des 296 moutons qui ont voté pour, contre 233 Justes :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo0386.asp
Il est peu probable que des croutons du Sénat votent contre. Il ne reste donc que le Conseil Constitutionnel et l'Union Européenne pour torpiller le texte. Sinon, il nous reste la guérilla virtuelle.
Bal-Sagoth
12/05/2009, 19h41
Il est peu probable que des croutons du Sénat votent contre. Il ne reste donc que le Conseil Constitutionnel et l'Union Européenne pour torpiller le texte. Sinon, il nous reste la guérilla virtuelle.
ON A PAS PEUR! ON A DES CAILLOUX! :shinner:
Nous connaissons désormais le nom des 296 moutons qui ont voté pour, contre 233 Justes :
http://www.assemblee-nationale.fr/13...ins/jo0386.asp (http://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo0386.asp)
Il est peu probable que des croutons du Sénat votent contre. Il ne reste donc que le Conseil Constitutionnel et l'Union Européenne pour torpiller le texte. Sinon, il nous reste la guérilla virtuelle.
Pas mieux. Parfaitement résumé ma pensée, c'est fort.
Je compte surtout sur l'union européenne, là.
Mais ne sous estime pas les sénateurs: il y'a quelques mois, ils ont surpris tout le monde en refusant je ne sais plus quelle loi que tout le monde croyait votée d'avance.;)
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